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        <title>Réseau Durandal - tribune_libre</title>
        <description>Le Réseau Durandal est un site d'information indépendant à l'échelle locale et nationale</description>
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                <title>[Tribune libre] La patrie trahie par la République</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 25 Apr 2008 20:13:04 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/02/00/883384415.jpg&quot; id=&quot;media-986526&quot; alt=&quot;953450716.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;J’ai tourné autour de ce thème comme un maître-chien mis en présence d’un colis piégé. Difficile de l’aborder de front sans qu’il vous explose à la figure. Il y a péril de mort civile. C’est pourtant l’interrogation capitale. J’ai hésité. D’autant plus qu’en 1973, en publiant Le Camp des saints, j’ai déjà à peu près tout dit là-dessus. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu’« ils sont chez eux chez moi » (Mitterrand), au sein d’une « Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes » (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu’au basculement définitif des années 2050 qui verra les « Français de souche » se compter seulement la moitié - la plus âgée - de la population du pays, le reste étant composé d’Africains, Maghrébins ou Noirs et d’Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l’islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer(1).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La France n’est pas seule concernée. Toute l’Europe marche à la mort. Les avertissements ne manquent pas - rapport de l’ONU (qui s’en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment -, mais ils sont systématiquement occultés et l’Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l’Europe des Quinze est l’un des phénomènes les plus sidérants de notre époque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l’incurie des « gouvernances » et qu’il lui faudra affronter dans son âge d’homme…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans compter que les « Français de souche », matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l’homme, de « l’accueil à l’autre », du « partage » cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites « antiracistes », conditionnés dès la petite enfance au « métissage » culturel et comportemental, aux impératifs de la « France plurielle » et à toutes les dérives de l’antique charité chrétienne, n’auront plus d’autre ressource que de baisser les bras et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule « citoyen » du Français de 2050. Ne désespérons tout de même pas. Assurément, il subsistera ce qu’on appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minorités, peut-être une quinzaine de millions de Français - et pas nécessairement tous de race blanche - qui parleront encore notre langue dans son intégrité à peu près sauvée et s’obstineront à rester imprégnés de notre culture et de notre histoire telles qu’elles nous ont été transmises de génération en génération. Cela ne leur sera pas facile.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Face aux différentes « communautés » qu’on voit se former dès aujourd’hui sur les ruines de l’intégration (ou plutôt sur son inversion progressive : c’est nous qu’on intègre à « l’autre », à présent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront définitivement et sans doute institutionnellement installées, il s’agira en quelque sorte - je cherche un terme approprié - d’une communauté de la pérennité française. Celle-ci s’appuiera sur ses familles, sa natalité, son endogamie de survie, ses écoles, ses réseaux parallèles de solidarité, peut-être même ses zones géographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sûreté et, pourquoi pas, sa foi chrétienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-là tient encore.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cela ne plaira pas. Le clash surviendra un moment ou l’autre. Quelque chose comme l’élimination des koulaks par des moyens légaux appropriés. Et ensuite ?&lt;br /&gt; Ensuite la France ne sera plus peuplée, toutes origines confondues, que par des bernard-l’ermite qui vivront dans des coquilles abandonnées par les représentants d’une espèce à jamais disparue qui s’appelait l’espèce française et n’annonçait en rien, par on ne sait quelle métamorphose génétique, celle qui dans la seconde moitié de ce siècle se sera affublée de ce nom. Ce processus est déjà amorcé. Il existe une seconde hypothèse que je ne saurais formuler autrement qu’en privé et qui nécessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, c’est que les derniers isolats résistent jusqu’à s’engager dans une sorte de reconquista sans doute différente de l’espagnole mais s’inspirant des mêmes motifs. Il y aurait un roman périlleux à écrire là-dessus. Ce n’est pas moi qui m’en chargerai, j’ai déjà donné. Son auteur n’est probablement pas encore né, mais ce livre verra le jour à point nommé, j’en suis sûr…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce que je ne parviens pas à comprendre et qui me plonge dans un abîme de perplexité navrée, c’est pourquoi et comment tant de Français avertis et tant d’hommes politiques français concourent sciemment, méthodiquement, je n’ose dire cyniquement, à l’immolation d’une certaine France (évitons le qualificatif d’éternelle qui révulse les belles consciences) sur l’autel de l’humanisme utopique exacerbé. Je me pose la même question à propos de toutes ces associations omniprésentes de droits à ceci, de droits à cela, et toutes ces ligues, ces sociétés de pensée, ces officines subventionnées, ces réseaux de manipulateurs infiltrés dans tous les rouages de l’Etat (éducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pétitionnaires innombrables, ces médias correctement consensuels et tous ces « intelligents » qui jour après jour et impunément inoculent leur substance anesthésiante dans l’organisme encore sain de la nation française.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Même si je peux, à la limite, les créditer d’une part de sincérité, il m’arrive d’avoir de la peine à admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot renégat, mais il y a une autre explication : ils confondent la France avec la République. Les « valeurs républicaines » se déclinent à l’infini, on le sait jusqu’à la satiété, mais sans jamais de référence à la France. Or la France est d’abord une patrie charnelle. En revanche, la République, qui n’est qu’une forme de gouvernement, est synonyme pour eux d’idéologie, idéologie avec un grand « I », l’idéologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, qu’ils trahissent la première pour la seconde.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parmi le flot de références que j’accumule en épais dossiers à l’appui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant éclaire bien l’étendue des dégâts. Elle est extraite d’un discours de Laurent Fabius au congrès socialiste de Dijon, le 17 mai 2003 : « Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d’une jeune Française issue de l’immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République… » Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure : « Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d’êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie. » (Président Boumediene, mars 1974.) Et celle-là, tirée du XXe chant de l’Apocalypse : « Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean Raspail&lt;/p&gt; 
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                <title>[Tribune libre] Pour une colonisation équitable du Tibet</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 24 Apr 2008 10:19:35 +0200</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/02/00/172054456.3.jpg&quot; id=&quot;media-984005&quot; alt=&quot;1821139276.3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-984005&quot; /&gt;&lt;b&gt;Pour une colonisation équitable du Tibet&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Source : &lt;a href=&quot;http://www.les-identitaires.com/aff_doc.php?id=1315&amp;amp;idrub=3&quot;&gt;Les Identitaires&lt;/a&gt; &lt;p&gt;On a assez versé d’encre au sujet de la cause tibétaine pour que l’on puisse passer à un autre sujet de pleurnicherie. La conscience de tout ce que le monde occidental compte de bobos est soulagée. Peut-être y aura-t-il encore quelques soubresauts d’ici la fin des JO mais la cause est entendue et elle sera vite oubliée. Entendons nous bien, en tant qu’Identitaire, il est dur de rester insensible à l’effacement d’un peuple de son territoire par une puissance totalitaire. Mais cela n’enlève rien au ridicule des hordes de Manu Chaos qui partent à l’assaut de la Grande Muraille. Tout cela entre deux voyages certifiés équitables dans une région sinistrée de notre chère planète.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais la cause du Tibet n’est de loin pas la seule que la classe dominante a choisie pour expier sa culpabilité d’être en haut de la chaine alimentaire. D’ailleurs l’alimentation parlons-en ! Le commerce équitable vous est sûrement familier. Vous savez, il s’agit d’acheter plus cher ses bananes pour être sûr que José ou Mamadou, à l’autre bout de la planète, puisse se payer non pas une, mais deux chaussures ! Il n’y a pas de petits gestes militants comme on dit. Et puis ça soulage et ça empêche de réfléchir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Seulement, le commerce équitable est l’allié objectif de la mondialisation, sa soupape qui sert à rassurer les humano-écolo-droitdel’hommistes. Un moyen de faire passer la pilule à ces gens qui ont peur d’être responsables de la mort d’un nouveau petit Bolivien ou Béninois chaque jour qui passe. Bien sûr le processus de production est contrôlé et tout le monde de bout en bout de la chaine est content. Surtout ceux qui sont au milieu, les contrôleurs, nouvelle espèce de profiteur entre le producteur et le consommateur qui a trouvé de l’emploi sur le marché de la mauvaise conscience.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien sûr, il ne s’agit pas de nier l’existence d’une mondialisation sauvage qui maltraite et exploite les producteurs du Tiers-monde tout en polluant allègrement. Il n’en reste pas moins que mondialisation équitable ou mondialisation sauvage, il s’agit toujours de mondialisation.&lt;br /&gt; Même si José et Mamadou peuvent maintenant vivre décemment, il n’est pas souhaitable pour eux de devenir exclusivement dépendants de la consommation d’un pays fort lointain. Une mode qui change, une rumeur de maladie virulente dans leur production et c’est toute l’économie d’un pays qui s’effondre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Du coté de chez nous, est-il aussi souhaitable de voir disparaitre l’agriculture ? De voir l’Europe se transformer en immense Sillicon Valley au nom de la ultra haute valeur ajoutée ? Laissant à l’Inde l’administration et à la Chine l’industrie ? Ce monde, même s’il est équitable, nous n’en voulons pas. Et un des moyens pour l’éviter qui est à la porté de tous nous vient de nos anciens, consommer local et au rythme des saisons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jean-David CATTIN&lt;/p&gt; 
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                <title>[Tribune libre] Du pain pour Ingrid et des jeux pour le Tibet !</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 16 Apr 2008 18:22:20 +0200</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/01/00/172054456.jpg&quot; id=&quot;media-964476&quot; alt=&quot;1821139276.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-964476&quot; /&gt;&lt;b&gt;Du pain pour Ingrid et des jeux pour le Tibet !&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Par Erwan LE GWEN (http://les-identitaires.com)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « On nous cache tout, on nous dit rien.&lt;br /&gt; Plus on apprend plus on ne sait rien.&lt;br /&gt; On nous informe vraiment sur rien »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce refrain de Jacques Dutronc, témoin d’une époque, reste d’actualité. Aujourd’hui, même si on prétend ne rien nous cacher, on ne nous en dit pas plus. En cette époque hyper informative, on joue avec le temps de cerveau disponible pour détourner l’attention des vrais problèmes de proximité et mobiliser les esprits malléables sur d’autres soucis près du cour, mais loin des yeux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On organise ainsi des happenings pour prier pour Ingrid Bétancourt. Si la situation de cette colombienne, française par mariage, est attristante, elle n’en relève pas moins de la situation politique intérieure de la Colombie. N’y a-t-il pas ailleurs d’autres victimes moins médiatiques certes mais tout aussi dramatiques, qu’ils s’agissent de familles françaises pris en otage par une société de consommation qui les poussent vers la paupérisation ou d’autres qui finissent par se suicider sur leur lieu de travail ou d’autres encore prisonnières des cités de la République.&lt;br /&gt; On organise aussi une solidarité envers le Tibet.&lt;br /&gt; 40 ans après 1968 et s’il était encore vivant, Guy Debord dénoncerait sans doute le côté « spectaculaire » de la chose, en observant les jeunes socialistes, Jcr et consorts mais aussi les ex-maos devenus bobos abattre les idoles qu’ils ont adorés hier.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il faudrait pourtant leur rappeler que cela fait juste une cinquantaine d’année que les Tibétains sont victimes d’un génocide culturel autant que des méfaits d’une immigration invasion organisée par la Chine communiste. Eh oui si pour certains, dont Bernard Stasi, l’immigration est une chance pour la France, elle ne l’est pas pour le Tibet.&lt;br /&gt; Cela n’empêchera pas nos bobos tibétophiles de rejoindre demain les manifestations du RESF . Il est plus facile de voir la paille dans l’oeil de leur voisin chinois que la poutre sur laquelle s’empale l’Europe.&lt;br /&gt; Le seul débat qu’ils nous proposent est de savoir s’il faut boycotter ou non, non pas les JO, mais la cérémonie d’ouverture. Ils n’ont même pas compris dans la société qui est la nôtre, les marques ont déjà décidé : les jeux se tiendront et les spots publicitaires sont déjà tournés .&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Entre bla-bla et bling-bling, nos bobos triomphants ne sont finalement que des moutons dont le cerveau absorbe désormais plus facilement les base-lines des produits de grandes marques que les slogans révolutionnaires. Nous n’en sommes pas !&lt;br /&gt; Les héritiers de Mai 68 n’ont donc comme horizon à nous proposer que du pain pour Ingrid et des jeux pour le Tibet.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Comme ils ont abandonné leurs idéaux, qu’il nous permette aujourd’hui de nous approprier leur refus d’une société spectaculaire et marchande. Mais surtout de l’assumer jusqu’au bout !&lt;br /&gt; Eteignons leur télévision à coup de pavé ! 
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                <title>[Tribune libre] Proposer et construire</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 12 Apr 2008 13:08:49 +0200</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/01/02/172054456.jpg&quot; id=&quot;media-955723&quot; alt=&quot;1821139276.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-955723&quot; /&gt;&lt;b&gt;Proposer et construire&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Par Pierre CHATOV (http://les-identitaires.com)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On reproche fréquemment aux milieux contestataires et radicaux de se complaire dans la posture de la critique et de la dénonciation sans produire de contenu positif susceptible de remplacer ce qui est, souvent véhémentement, remis en cause. Cette analyse récurrente n’est pas dénuée de tout fondement. En effet, les mouvements radicaux se placent souvent dans la perspective des combats les plus urgents, dans la nécessité de l’action immédiatement réactive face aux dangers les plus évidents et les plus pressants. Ainsi, devant l’étendu des désastres modernes et la proximité des basculements cataclysmiques, ils cherchent souvent à « parer au plus pressé » en dénonçant les maux les plus visibles qui assassinent peu à peu peuples et nations et en combattant leurs symptômes les plus mortifères. Le meilleur exemple de ce positionnement d’urgence est sans doute aujourd’hui le combat contre l’immigration qui prend une place primordiale dans les préoccupations des militants identitaires.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette attitude non seulement n’est pas condamnable mais au contraire tout à fait digne et même absolument indispensable à condition qu’elle ne soit qu’une partie de l’action politique et non sa fin. Il est absolument nécessaire, pour gagner en crédibilité et représenter une véritable alternative, d’associer à cet activisme de l’urgence une réflexion approfondie et globale des enjeux du temps et de leurs causes profondes ainsi qu’un travail constant de propositions et de réalisations, même modestes, qui incarnent concrètement, charnellement, physiquement, visiblement la possibilité de l’existence « d’autre chose », d’une « autre voie », d’une autre « façon de vivre », d’un autre « rapport au monde ». Ce travail impérieux et essentiel doit être mené à tous les niveaux et dans tous les domaines. Il n’est pas aisé, aucune grande action ne l’est.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le premier, et sans doute le principal, champ d’action de cet ouvrage est soi-même.&lt;br /&gt; Nous ne sommes pas des saints et n’avons évidemment pas vocation à tenter d’en devenir mais nous avons par contre une obligation constante de « cohérence » et nos engagements ainsi que nos volontés proclamées doivent se traduire dans nos comportements quotidiens sous peine de passer, à raison, pour de futiles et inutiles discoureurs, si brillants et si justes que soient nos analyses et nos prises de position.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si celui qui (et ils seront de plus en plus nombreux) est écoeuré par le matérialisme déifié et la laideur cosmopolite de la société moderne trouve dans nos rangs les mêmes attitudes (égoïsme, égocentrisme, prétention), le même langage (vulgarité, langue martyrisé et réduite à 50 mots), les mêmes facilités (mensonge, mythomanie, déresponsabilisation), les mêmes lâchetés (médisance, jalousie, refus des mérites de l’autre…) et les mêmes sales habitudes (drogue, infidélité, promiscuité sexuelle) que partout ailleurs, il ne fera qu’un bref passage et s’en retournera, persuadé que « décidément, tout est pourri et foutu », vers la déréliction et l’ennui dépressif moderne.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Quel sens réel et profond peut avoir, par exemple, la lutte contre les agissements des bandes ethniques si, entre pétards, musique MTV, look américanisé prescrit par la mode mercantile du moment et loisirs débilitants, on vit soi-même comme n’importe quelle racaille exotique de banlieue acculturée ? La première réalisation militante c’est d’être soi-même la « proposition » d’un modèle clairement différent de celui dégueulé à jets continu par le système, c’est d’incarner au jour le jour un « exemple » (encore une fois « l’exemplarité » n’est pas la perfection, qui n’est pas de ce monde, ni l’absence de défauts ou de faiblesses, qui est une utopie, mais une « tension » permanente vers la cohérence et un effort continu vers l’amélioration personnelle).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Bien sûr, être un peu plus poli que la moyenne, un peu plus honnête, un peu plus généreux, un peu plus courtois et correct avec les jeunes filles, un peu plus dévoué, un peu plus hospitalier, un peu plus fidèle et croyant, un peu plus élégant, un peu plus serviable, un peu plus humble, un peu plus résistant à ces instincts… tout cela est moins flamboyant et romantique que les rêveries de « reconquista » baïonnettes au canon, les appels aussi fumeux que pompeux au « grand soir » et les rodomontades de fin de soirées dans les arrières salles de bistrot… C’est pourtant certainement le premier et le plus important acte révolutionnaire. Celui qui produit le substrat humain sur lequel on peut solidement et durablement construire. La base indispensable à toutes les réalisations futures. Sans ce préalable, les actions menées comme les éventuelles victoires ne seront qu’éphémères et circonstancielles. Construites sur du sable… 
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                <title>[Tribune libre] Fitna ...</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 03 Apr 2008 21:03:39 +0200</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/02/01/172054456.3.jpg&quot; id=&quot;media-940176&quot; alt=&quot;1821139276.3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-940176&quot; /&gt;&lt;b&gt;Fitna…&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Par François DANCOURT (http://les-identitaires.com/)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est fou le nombre de mots arabes qui ne servent à rien que l’actualité nous contraint à apprendre. Grâce au film de Geert Wilders, les Européens et les Occidentaux savent désormais que Fitna veut dire en arabe quelque chose comme « sédition ». Au demeurant, Fitna serait un synonyme de fitness que le monde blanc s’en ficherait un peu si l’Europe n’accueillait pas plusieurs millions de musulmans sur son sol.&lt;br /&gt; J’avoue ne pas être allé au-delà de trente secondes de visionnage de Fitna. Vouloir dénoncer l’Islam en commençant par des vues de l’attentat du 11 septembre à New York, très peu pour moi. Sans doute très efficace pour capter l’attention de l’américain conservateur moyen, mais un peu trop grosses ficelles pour le Français que je suis. Cette simple maladresse me laisse à penser que Wilders n’est pas l’agent du Mossad que certains sites se plaisent à dénoncer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais au-delà des avions percutant les TwinsTowers, la musique du film, incantations en arabe, m’a vite ennuyé. J’ai trop vécu un peu partout dans le monde maghrébin et oriental pour ne pas avoir entendu jusqu’à plus soif les appels des muezzins. Les supportant là-bas comme un élément folklorique, au même titre que les cloches des vaches dans les alpages suisses, je n’ai aucun goût à les entendre ici plus de trente secondes.&lt;br /&gt; Il parait selon ses promoteurs que le film a le mérite de porter à la connaissance du plus grand nombre les appels à la haine et au meurtre contenus dans le coran. Dans le monde musulman (terme vague qui peut désigner aussi bien le roi du Maroc, occidentalisé, que le dernier ahuri d’une madressa au fin fond du Pakistan), il parait que le film ne plait pas. Le monde musulman, contrairement à d’autres civilisations, ne jure que par son livre sacré, lequel écrit par un chamelier voilà 1 500 ans environ, est à la pensée moderne ce que la momie est à l’espèce humaine. Cependant, tous les goûts étant dans la nature, y compris le totem polynésien, je n’ai jamais vu le moindre inconvénient à ce que, de Tanger à l’Indonésie, on se prosterne tous les jours pour Allah le très miséricordieux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais, ce bouquin – le coran – contient de nombreux passages, mis en relief par le film de Wilders, qui disent clairement quel sort il faut réserver à tous ceux qui refusent l’amour et la paix de l’Islam. Je serais tenté de dire : pourquoi pas ? Egorger, tuer, lapider, quoi de plus répandu dans l’histoire du monde et donc de plus humain, trop humain. Libre aux musulmans qui le souhaitent d’en faire leur article de foi à l’usage des non musulmans.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais libre à nous de ne pas être tout à fait d’accord avec le sort, pour l’heure théorique, qui nous est promis. Il va sans dire que nous savons, pour l’avoir entendu sur France Télévision, que l’immense majorité des musulmans de France et même d’ailleurs n’aspirent qu’à la paix. Seuls quelques radicaux envisagent un concours de grimaces voire des chatouilles sous les pieds des chrétiens et autres athées. C’est donc à l’étranger, dans les sables du Sahel ou les banlieues du Pakistan, qu’il faut aller dénicher la toute petite poignée d’intégristes (vraisemblablement manipulés par Israël) qui prend au sérieux ces passages du coran. Ce sont eux qui depuis quelques décennies ont tué des moines en Algérie, des coptes en Egypte, des maronites au Liban… Ce sont eux également qui manifestent à quelques dizaines seulement dans les rues du Caire, de Karachi ou de Damas pour condamner le film de Wilders aujourd’hui comme les caricatures danoises d’hier.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Lequel Wilders, qui a tout compris en blond oxygéné qu’il est, traite les islamistes de « fascistes », ce qui n’empêche pas naturellement qu’il soit désormais, lui, catalogué « d’extrême-droite ». Wilders, en bon libéral néerlandais, ne doit plus comprendre car ce qu’il craint dans l’Islam, c’est grosso modo la fin des campings naturistes, des technoparades et des boites échangistes, mixtes ou pas. Autant dire que ses « valeurs » ne pèseront pas lourds quand l’heure des comptes sera venue. 
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                <title>[Tribune libre] Digression sur une banderole</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 01 Apr 2008 18:20:21 +0200</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/00/02/1740828307.jpg&quot; id=&quot;media-935721&quot; alt=&quot;687540358.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-935721&quot; /&gt;&lt;b&gt;Digression sur une banderole&lt;/b&gt; &lt;p&gt;Le Billet de Patrick Parment&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si le rugby est un sport de voyous pratiqués par des gentlemen, alors que dire du foot qui vole souvent au ras des pâquerettes, voire des QI ? On n’ira pas vous dire que ceux qui ont exposé une banderole, lors du match de je ne sais trop quel Ligue, entre le Paris-Saint-Germain (Ile-de-France) et Lens (Nord, donc Cht’is), sur laquelle on pouvait lire : «Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Cht’is » sont des mecs raffinés, mais franchement, il fallait quand même le prendre au second degré. D’autant que l’équipe de zozos, supporters habituels du PSG, auteur de ce crime semble-t-il, n’en est pas à son coup d’essai.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lors des faits, le président de la République et sa suite ont superbement ignoré l’incident et les banderoles ont été retirées. On aurait dû en rester là et ne donner aucune publicité à cette affaire. Mais la bien-pensance en a décidé autrement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais de quel poids est-elle, cette banderole, face au suicide de cette mère de famille de deux enfants, secrétaire depuis vingt ans chez Peugeot et que l’on a poussé vers la porte sous couvert de départ volontaire ? C’est du moins ce qu’affirme l’avocat de la famille.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que dire de ces 1 090 ouvriers, toujours de chez Peugeot, qui vont bientôt prendre le même chemin ? Imagine-t-on un seul instant la casse sociale et le désarroi dans lequel on va plonger toutes ces familles, quand dans le même temps, sur les plateaux de télé, la « bien-pensance » est à l’oeuvre et s’interroge sur le sort à réserver aux zozos qui ont osé dauber sur le film de Dany Boon (qui vient de se mettre plus de 3 millions d’euros dans les fouilles en reconnaissance d’un juste talent).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que dire encore des 600 ouvriers de l’usine de Gandrange, eux aussi immolés sur l’autel du capitalisme financier. Qu’avait besoin Arcelor, aciérie européenne, franco-luxembourgeoise exactement, d’aller se fondre dans un conglomérat mondialisé. Le sieur Mittal, patron indien de ce bouclar raisonne en financier du monde globalisé : on ferme ici, on vend-là et on ramasse les bénéfices. Où est la vision géopolitique dans cette affaire ? Nulle part.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu’en pense la bien-pensance de toutes ces familles qui vont se retrouver dans le besoin ? Qu’en pense monsieur Xavier Bertrand, ministre du Travail justement et l’homme fort du gouvernement paraît-il ? Qu’en pense notre président qui a déclaré « l’Etat prêt à investir sur le site avec ou sans Mittal » ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Source: &lt;a href=&quot;http://solidarite-alsacienne.hautetfort.com/&quot;&gt;http://solidarite-alsacienne.hautetfort.com&lt;/a&gt;/&lt;/p&gt; 
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                <title>[Tribune libre] Le temps</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 28 Mar 2008 19:49:46 +0100</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/02/00/172054456.2.jpg&quot; id=&quot;media-928628&quot; alt=&quot;1821139276.2.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-928628&quot; /&gt;&lt;b&gt;Le temps&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Par Philippe VARDON (http://les-identitaires.com)&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les élections terminées, un temps succède à un autre.&lt;br /&gt; Pour le militant identitaire, la politique n’est pas rangée au placard jusqu’au prochain scrutin. Tout au contraire, pour nous, le vrai sens de l’action politique est l’engagement quotidien. Alors les municipales passées… et bien les JI reprennent leurs tractages et collages dans les lycées niçois, je participe à la préparation du camp d’été 2008 et – collectivement – les militants niçois élaborent les projets qu’ils tenteront de réaliser dans les mois à venir (nouveau local, publication, associations…).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais si l’action est toujours au rendez-vous, il est tout aussi nécessaire de se poser après chaque étape pour regarder avec lucidité le chemin parcouru. Il est évident que le courant identitaire – à travers l’école de formation que sont les Jeunesses Identitaires, le catalyseur des énergies adultes qu’est le Bloc, et le rassemblement des initiatives électorales qu’est la Fédération – avance, progresse, mûrit. Des évolutions, humaines-structurelles-intellectuelles, sont le fruit de cette croissance.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Chacun d’entre nous, d’entre vous, a le devoir de participer – à son poste, selon ses possibilités (mais il est suffisamment clair que chez les Identitaires chacun peut trouver le moyen de prêter la main !) - à l’édifice communautaire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous ne pourrons progresser réellement sans plus de bras, plus de cerveaux, plus de plumes, plus d’argent… À chacun de prendre sa place, avant qu’il ne soit trop tard. Car s’il est clair que nous souhaitons prendre le temps et refusons de sombrer dans la structurite aigüe dont sont souvent malades les groupuscules radicaux (avec leur grands conseil de ceci, leur comité coordinateur national de cela…), nous avons aussi conscience que les événements pourraient se précipiter. L’Histoire est avant tout le domaine de la surprise. Alors, c’est à nous – et à nous seuls – qu’il appartient d’être prêts.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et que jaillissent cent, mille, dix mille cœurs rebelles ! 
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                <title>[Tribune libre] La révolution ou le cercueil</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 13 Mar 2008 17:46:02 +0100</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/01/02/290454653.jpg&quot; id=&quot;media-901276&quot; alt=&quot;1632881771.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Répulsion, fascination, parfois les deux… rares sont les mots qui suscitent des réactions aussi passionnées, souvent plus épidermiques que réfléchies, que celui de « révolution ». Repoussoir ultime pour ceux pour qui il évoque l’ombre tragique des guillotines et les fleuves de sang accompagnant les rêves meurtriers de fondation d’une humanité nouvelle, il est en général pour les autres un horizon plus ou moins chimérique, toujours lointain en tous cas, qui habille d’une légère odeur de souffre les fantasmes éthyliques de jeunes gens moins mal à l’aise dans leur époque qu’honteux de s’y sentir aussi bien.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour nous, il est l’incarnation d’une obligation vitale. Et nul romantisme désincarné n’entre en ligne de compte dans cette affirmation car nous ne sommes pas des utopistes mais des idéalistes pragmatiques.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La Révolution, qui n’induit nullement les déchaînements de violence que ses contempteurs prétendent ontologiquement liés à elle mais peut tout au contraire éviter ceux-ci, s’est imposée comme une impérieuse nécessité dès lors que l’appareil institutionnel s’est mis, dans toutes ses expressions, au service empressé du grand suicide européen.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous entendons la révolution comme rupture radicale, mentale puis concrète, avec le triptyque « production-consommation-loisirs marchands » qui fonde l’existence contemporaine et dont découlent tous les maux qui nous accablent (névrose individualiste, bougisme, flux migratoires incontrôlés, toxicomanies, dépression médicamenteuse, indifférenciation et acculturation…).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Tout prétendu remède se situant en amont de cette obligation civilisationnelle ne peut être qu’inutile agitation et vaine tartufferie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ainsi les milieux « conservateurs » et « réactionnaires » qui prétendent se désespérer de la dissolution de la famille, de la disparition de la stabilité conjugale et de l’abaissement des moeurs ne sont-ils que d’hypocrites pharisiens dès lors qu’ils se refusent viscéralement à remettre en cause les modèles et mécanismes économiques directement ou indirectement responsables de la tragique situation qu’ils affirment déplorer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Feignant de croire que le libéralisme peut être « segmenté » et que de ce fait un libéralisme économique n’entraîne pas automatiquement un libéralisme social, moral et sociétal, ils commettent l’erreur criminelle de considérer le dit libéralisme comme un « instrument » neutre et non comme une idéologie globale qu’il faut rejeter en bloc si l’on souhaite sincèrement combattre ses effets mortifères. Parfois, secoués par une nouvelle manifestation particulièrement écoeurante de l’époque, ils semblent prendre conscience de l’aporie sur laquelle repose leur raisonnement et envisagent un instant de renoncer à leur indéfectible fidélité capitaliste mais, dès l’émotion retombée, ils renoncent bien vite, effrayés par les possibles conséquences de leur ébauche de volonté.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette peur panique qui s’empare des milieux « de droite » à la simple évocation du terme de révolution découle en fait directement de leur situation matérielle largement privilégiée qu’ils ne sont nullement prêts à oblitérer d’un iota même pour sauver les « valeurs » qu’ils prétendent pourtant continuer à incarner.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais il n’y a pas de compromis ou d’arrangements possibles. Ce sont les fondements mêmes de la modernité bourgeoise et turbo-capitaliste qui sont antinomiques de la Tradition et d’une vision chrétienne et européenne de la destinée humaine et non ses prétendus « excès » ou « dérives » que de simples réformes suffiraient à réguler.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’Europe s’est fondée sur la soumission de l’économique au spirituel et au guerrier. Dès lors que l’on inverse cette hiérarchie, elle n’est plus l’Europe.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Kern, l’un des personnages des « Réprouvés » d’Ernst Von Salomon, illustre cette affirmation avec force et justesse :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Il y a une tyrannie à laquelle nous ne pourrons jamais nous soumettre, c’est celle des lois économiques. Car étant donné qu’elle est complètement étrangère à notre nature, il nous est impossible de progresser sous elle. Elle devient insupportable parce qu’elle est d’un rang trop inférieur. C’est là que se trouve le critérium ; c’est là qu’il faut choisir même sans demander de preuves. On a ou non le sens de la hiérarchie des valeurs et toute discussion est impossible avec ceux qui nient cette hiérarchie.»&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour retrouver une existence décente, conforme à la tripartition fonctionnelle mise en exergue par les travaux de Dumézil, c’est donc bien une sortie radicale de l’économisme qu’il faut envisager.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette nécessaire extraction du Léviatan technico-industriel induit dans un premier temps le passage d’une économie hétéronome où toutes les unités productives sont interconnectées au niveau mondial, sans finalité autre que l’accumulation de « plus value financière », à une activité replaçant le travail dans sa mission d’utilité communautaire, où il n’est plus « outil anonyme de production » mais « activité vernaculaire » (Ivan Illich) soumise aux impératifs et objectifs politiques, moraux et spirituels de la collectivité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans cette optique, nous devons nous appuyer non pas sur des milieux prétendument « proches de nous » mais qui ne nous ont jamais envisagés sous un autre jour que celui de supplétifs de leurs misérables intérêts de classe, mais sur le prolétariat, entendu non pas dans son acceptation marxiste, mais dans le sens mis en lumière par l’Internationale Situationniste qui affirme que « sont prolétaires tous ceux qui n’ont aucun pouvoir sur leur vie et qui le savent. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est la grande alliance de tous ces gens, artisans, étudiants, paysans, chômeurs, poètes, ouvriers, savants et entrepreneurs, venus des horizons les plus divers, accablés d’être réduits à l’état de simples ventres à pattes et d’être pris en charge de la naissance à la mort, à tous les instants de la vie, par l’Etat et la Capital, qui permettra la révolution identitaire et sociale. Cette révolution devra sceller l’avènement d’une société autonome et localisée, où la frugalité remplace l’accumulation, où les solidarités effectives se substituent aux discours éthérés et aux déclarations d’intention universalistes, où le travail retrouve un sens de contribution au bien commun, où les loisirs sont arrachés à la logique marchande et où l’homme, libéré du totalitarisme de l’apparence, se soumet avec enthousiasme à la loi de l’intérêt général.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;www.zentropa.info&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>[Tribune libre] Liquéfaction et reconstruction</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 11 Mar 2008 17:15:02 +0100</pubDate>
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                     &lt;div class=&quot;storycontent&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Une tribune libre de Jean-François Touzé : Liquefaction et reconstruction…&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://img382.imageshack.us/img382/121/touzde1.jpg&quot; alt=&quot;Image Hosted by ImageShack.us&quot; align=&quot;left&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;Une vague rose au bout du compte bien pâle, une UMP entamée mais pas défaite, un Modem en position d’arbitre dans de nombreuses villes, un PC qui résiste, une extrême gauche en embuscade… Ainsi tourne, tourne, tourne le carrousel défraichi du système, doucement, régulièrement, sans à coups ni heurts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour le Front National, en revanche, la grande glissade vers le précipice continue. Après l’insuccès de la Présidentielle, la déroute des Législatives, c’est un troisième échec en onze mois qu’enregistre avec ces Municipales et ces Cantonales le lepénisme résiduel, illustrant d’une nouvelle page jaunie cette chronique d’un effondrement annoncé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Impossible désormais, quelles que soient les rodomontades de circonstances qui constituent un passage obligé des soirées électorales, de nier la réalité de la marginalisation à marche forcée du Front National. On aimerait pouvoir écrire que le FN est en voie de PCisation tant cette pente semblerait douce, dans la mesure où les communistes peuvent encore s’appuyer sur leur implantation locale – la preuve vient d’en être donnée -, leurs réseaux et leurs forces militantes sinon intactes, en toute hypothèse maintenues.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rien de tel au FN malgré le courage, l’abnégation de ceux qui, sur le terrain, dans les nuits de collages et les journées de boîtage, continuent d’entretenir la petite flamme qui vacille de mois en mois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je ne suis pas de ceux qui reprochent à Jean-Marie Le Pen d’avoir tant misé sur la Présidentielle qui constitue, à l’évidence, la mère des batailles comme le veut l’esprit des institutions de la Vème République. Encore faut-il en admettre la logique et en accepter les conséquences. La logique, c’est que si tout procède de la Présidentielle, les échecs accumulés depuis le printemps dernier découlent du grave revers personnel subi par le candidat à la magistrature suprême. Il s’agit donc de le dire et de le reconnaître. Ce qui ne l’a pas été. Mais, au-delà de cette vérité d’évidence, comment ne pas voir que le Front, qui n’a finalement jamais été autre chose qu’une écurie présidentielle, paye aujourd’hui les dividendes du mépris affiché par son président à l’égard des élections locales, avec pour conséquences l’absence de tout maillage territorial et une existence politique réduite aux apparences. C’est bien cette absence d’implantation, et non les difficultés financières, qui explique le si faible nombre de listes présentées dans les villes grandes et moyennes, tout comme le fait qu’un canton renouvelable sur deux n’ait pas été pourvu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que le FN en soit venu à se féliciter des quelques 10% obtenus à Marseille ou des 12% de son Secrétaire général à Perpignan est suffisamment significatif pour qu’il ne soit pas nécessaire d’insister et le relativement bon résultat enregistré par Michel Guiniot à Noyon, grâce à une implantation réelle due à un travail constant et une approche crédible, tout comme celui de Dominique Martin à Cluses ne peuvent évidemment pas faire oublier les minuscules 4,5% obtenus par Madame Schénardi dans une ville aussi importante que Nice. C’est également le remarquable travail d’implantation – et rien d’autre - de Steeve Briois et de ses équipes qui explique les 28,5% d’Hénin-Beaumont, un Steeve Briois finalement desservi par la médiatisation de sa deuxième de liste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Loin du « &lt;i&gt;redressement&lt;/i&gt; » annoncé dès 20H30 par Jean-Marie Le Pen, ce double scrutin aura témoigné de la liquéfaction du FN.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour ne pas avoir envoyé les signaux nécessaires à son électorat traditionnel, ce « peuple de droite », droite nationale, droite sociale, droite populaire, droite des valeurs et des convictions, mais droite tout de même, qui, en avril dernier s’était laissé séduire par Nicolas Sarkozy et qui, la déception venue, n’a opéré aucun début de commencement de retour vers un parti qu’il a quitté le jugeant « fatigué, usé, vieilli », le Front National s’est condamné à la marginalisation. Pour ne pas avoir su, ni voulu, réfléchir aux raisons de ce désamour, pour s’être aveuglé des mirages populistes, ouvriéristes et même parfois tiers-mondistes, pour avoir brouillé les cartes et oublié sa vraie nature, le Front disparait peu à peu du champ utile de la politique française.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une page se tourne qui ne se rouvrira pas. Les querelles qui ne manqueront pas de survenir dans une perspective de succession finiront de faire se consumer une structure frappée par le phénomène mystérieux de l’auto-combustion. C’est ainsi, et c’est ainsi que va la vie…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La droite nationale a pourtant, j’en ai la certitude, de beaux jours devant elle. Il est hors de question de la regarder disparaître, assis au bord du chemin, regardant les photos sépia des bons moments envolés, succombant à je ne sais quelle nostalgie, antichambre du renoncement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ses analyses, ses propositions, ses solutions n’ont rien perdu de leurs pertinences et une majorité de nos compatriotes partagent nos vues, comme l’a montré la dernière Présidentielle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Laissons donc les morts enterrer les morts.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il nous faut nous organiser. Il nous faut repartir. Il nous faut rassembler. Il nous faut réinventer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous ne resterons, certes, pas inertes. Et tant pis si Rome n’est plus dans Rome.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Jean-François Touzé&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; (paru sur &lt;a href=&quot;http://lignedroite.hautetfort.com/archive/2008/03/10/liquefaction-et-reconstruction.html&quot;&gt;Ligne droite&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;www.novopress.info&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; 
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                <guid isPermaLink="true">http://reseaudurandal.hautetfort.com/archive/2008/02/22/tribune-libre-bling-bling-novlangue.html</guid>
                <title>[Tribune libre] Bling - Bling &amp; Novlangue</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 22 Feb 2008 23:29:20 +0100</pubDate>
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                    &lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/01/02/37689157c21a995f2b0437814696ce06.png&quot; id=&quot;media-862519&quot; alt=&quot;b20e595a8c901d348a92701f3851cf1a.png&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-862519&quot; /&gt;A toutes les époques, les mots sont un enjeu de propagande. Ainsi, comme dans 1984 de George Orwell, les mots sont instrumentalisés, réinventés, orientés... Du sociale au sociétale, du clandestin au sans-papier, de l'écologie au développement durable, du révisionnisme au négationnisme, de l'avortement à l'IVG, du viol collectif aux tournantes, de la racaille aux jeunes... Par l'intermédiaire des média d'information continue, le citoyen-consommateur est soumis au feu roulant d'un vocabulaire dégénéré. Le résultat est pitoyable, qui ne passe une journée sans entendre l'écho de l'info du jour renvoyée de la bouche de nos collègues ou de nos parents. Combien de jeunes enfants, apprenant à parler en 2007, prononcèrent le mot &quot;Sarkozy&quot; juste après &quot;Papa&quot; et &quot;Maman&quot; ? Dans un monde où rien n'est gratuit, l'information se déverse en flot ininterrompu. Ainsi, &lt;b&gt;nous connaissons tous les détails de la vie des personnalités, en ignorant celle de celui qui meure devant notre porte.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;p style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Quel sens donner à tout cela ? Les disciples du système me diront que c'est aux intellectuels d'expliquer le monde et aux politiciens de donner un sens à l'altruisme. Ces mêmes démocrates, me diront que la religion ne sert à rien, que nous sommes tous frères et que l'état doit payer (?!).&lt;br /&gt; Mais en s'interrogeant sur la définition des mots, on trouve une partie de la réponse. En effet, lorsque ceux qui sont chargés de donner un sens à la société, sombrent dans le sensationnel, c'est le mot &quot;sens&quot; lui-même qui pose problème. On découvre la face cachée de la pensée unique, les aspects libidineux des grands projets de société, nos dirigeants cachent leur impuissance par de tristes coucheries. &lt;b&gt;L'enjeu politique essentiel est maintenant de savoir qui de monsieur ou de madame gardera le chat et les millions. Pendant que l'insécurité et la faillite menacent nos frères et sœurs européens, les gens de bonne volonté comprennent que le monde de demain est à reconstruire. Tôt ou tard, il faudra leur faire comprendre, que les petits problèmes de nos oppresseurs ne nous intéressent pas.&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;Georges H.&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;font-size: 11pt; font-family: Verdana&quot; align=&quot;justify&quot;&gt;www.rebeyne.com&amp;nbsp;&lt;/div&gt;
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