03.11.2008

[Occitania] A Toulouse, la délinquance ne connaît pas la crise

200705091914zoomlk5.jpgLibération rapporte les propos tenus par Didier Martinez, délégué UNSA police, au sujet d’incidents quotidiens dans le quartier du Mirail à Toulouse. Denier en date : des CRS ont fait usage de leur arme pour tenter de stopper une voiture qui venait de forcer leur barrage blessant au passage deux CRS.

Libé ne pouvant s’empêcher de remettre en cause la version policière, y va de son petit commentaire : La subtilité tactique qui consiste à tirer sur des fuyards pour se protéger n’est pas ce qu’il y a de plus facile à comprendre…

De son côté, le délégué syndicaliste rappelle quelques vérités, et évoquant un “climat de guérilla urbaine”, ajoute :
“Nous avons à faire à des gangs armés au Mirail. Il y a toutes les nuits 7 ou 8 véhicules brûlés. Personne n’en parle, mais la violence atteint en ce moment à Toulouse un niveau très, très inquiétant”.

Concernant la baisse officielle des chiffres de la délinquance, un autre explique :
“Jusqu’à présent, quand une patrouille était prise à partie, il nous fallait déjà faire un rapport en rentrant. Maintenant, lorsqu’un véhicule est touché par un simple caillassage, il nous faut en plus rédiger un constat à l’amiable. Du coup, on ne le signale plus. Et voilà comment Sarkozy obtient des chiffres de la délinquance à la baisse.”

Les caillassages et échauffourées dès la tombée de la nuit, ce n’est que “l’ordinaire de la cité”, selon Didier Martinez. Lequel ajoute que “contrairement à ce que dit le gouvernement, la délinquance ne baisse pas. Nous tirons d’ailleurs la sonnette d’alarme.”
Il semblerait que ce soit d’ailleurs la seule chose qu’ils puissent tirer… Cela permet d’éviter les bavures.

Carole d’Hombelois

Source : Le Salon Beige

23.10.2008

[Sécurité] Emeutes à Poissy : les responsables courent toujours

poissyqk7.jpgPOISSY(NOVOpress) – Fin septembre, le quartier de Beauregard, au cœur de la ville de Poissy (Yvelines), avait vécu sous la terreur de la racaille : voitures brûlées, forces de l’ordre caillassées, pompiers agressés… Seuls six individus âgés de 18 à 26 ans avaient été interpellés (Novopress 29, 30/09/08 et 01/10/08).

Depuis hier soir, ils sont libres. Faute de preuves probantes sur leur participation à ces violences, la justice les a relaxés. Pourtant, « les juges paraissaient inflexibles durant les plaidoiries » s’étonne Le Parisien de ce jour. Odile Faivre, la procureure, elle, est carrément dépitée : « Soit ce sont les policiers qui ont menti, soit ce sont les prévenus. Mon choix est fait. Les prévenus mentent tous à l’évidence ». Le quartier a été ravagé, des Français agressés… Et les responsables de cette guérilla multiethnique courent toujours…

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15.10.2008

[Sécurité] Luc Besson renonce

besson2ro0.jpgMONTFERMEIL (NOVOpress) – C’est décidément la fièvre du samedi soir tous les jours à Montfermeil (Seine-Saint-Denis). Et le star system n’est pas épargné. La Cité des Bosquets, théâtre des émeutes de 2005, n’accueillera pas John Travolta et Jonathan Rhys-Meyer. Le tournage de From Paris With Love, produit par Luc Besson, a été reporté après l’incendie dans la nuit de dimanche à lundi de 10 voitures servant aux cascades du film d’action. « Le tournage est reporté à une date ultérieure, quand les esprits seront moins chauds, mais il n’est pas abandonné », a assuré un responsable de la société Europacorp. Le son de cloche s’avère différent à la mairie de Montfermeil. Lors d’une rencontre avec les habitants de la cité des Bosquets, recrutés pour les besoins du long-métrage, le réalisateur du « Nikita » aurait confié renoncer à filmer à sur place. « Luc Besson est venu ce matin nous annoncer que le tournage était annulé, c’est une profonde déception », a expliqué le maire UMP de la ville Xavier Lemoine.

Les enquêteurs exploitent « la rumeur d’une tentative de racket » qui aurait pu être exercée sur Luc Besson ou la production. Selon RTL, vendredi dernier, des « jeunes » « en colère » « manifestaient certaines revendications » susceptibles de perturber la préparation du tournage. Ces derniers estimaient que « les promesses qui leur avaient été faites par Luc Besson de jouer les figurants n’étaient pas tenues » et exigeaient la construction d’une salle de concert ou un centre culturel. Rien que ça. Un ultimatum ayant poussé les représentants de la production a « très gentiment accepter de négocier », relate Le Figaro.fr de ce hier. Les figurants de cette cité de non droit touchant jusqu’à 200 € par journée. Une figurante a déclaré à l’AFP : « C’est un rêve qui s’envole, alors qu’on voulait que les gens tournent la page des choses qui se passent à Montfermeil ». Une fois encore, la réalité a rattrapé la fiction en banlieue.

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03.10.2008

[Yvelines] Douce France ...

lynchetf3.jpgLA VERRIERE (NOVOpress) – Un homme d’une trentaine d’années a été lynché mercredi soir par une bande d’une quinzaine de voyous, dans un train reliant Saint-Quentin-en-Yvelines à La Verrière (Yvelines). La victime a dû se réfugier dans un wagon proche de l’agression pour sauver sa vie. Il souffre d’une fracture du nez, d’un poignet cassé et d’un mois d’incapacité totale de travail. Il sera hospitalisé dans les heures qui viennent.

La bande, composée d’individus de Trappes, la Verrière, Maurepas et Elancourt, dont les identités n’ont pas été révélées, a semé une véritable terreur sur son parcours. Mercredi, en fin d’après-midi, les voyous arrivent très « échauffés », selon Le Parisien de ce jour, à la gare de Saint-Quentin-en-Yvelines. Une fois dans le train, ils terrorisent les voyageurs. « Enjoignant les personnes qu’ils croisent de leur révéler où elles habitent ». C’est dans ce train que cette racaille va s’attaquer au trentenaire, « littéralement roué de coups », souligne Le Parisien.

L’un des protagonistes suspecté d’avoir participé au lynchage est ramené au commissariat de Trappes. Une fois sur place, « on a évité le drame de justesse » se souvient un enquêteur. Dans les locaux de la police, le délinquant assène un coup de poing au visage d’un fonctionnaire et tente de s’emparer de l’arme de service de l’un des trois policiers qui tentaient de le calmer. « Il a empoigné la crosse et tirait dessus comme un diable. Nos étuis ont des sécurités, mais il fallait agir », relate un policier dans le journal. Agir ou réagir contre la racaille ? Pour l’instant, ce sont les voyous qui ont l’initiative dans de nombreuses communes françaises.

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30.09.2008

[Yvelines] A Poissy la police se fait charger par la racaille

poissyhy5.jpgPARIS (NOVOPress) - Mantes-la-Jolie, Trappes, Saint-Cyr-l’Ecole, Triel-sur-Seine, Poissy… Les Yvelines souffrent de plus en plus des violences ethniques. Nouvelle illustration hier dans la cité de Beauregard à Poissy.

Vers 18:30, les forces de l’ordre veulent contrôler un automobiliste près de la place Corneille. Ce dernier refuse. Le journal Le Parisien de ce jour raconte la suite : « Soudain, alors que les policiers tentent de faire barrrage au contrevenant, un groupe de jeunes surgit de nulle part. Une pluie de projectiles s’abat sur les policiers : 70 individus hostiles s’en seraient pris aux forces de l’ordre pour empêcher l’interpellation de l’automobiliste ». La violence s’amplifie au fil de la soirée : les fonctionnaires reçoivent désormais des objets incendiaires, tandis que « des jeunes nous ont même chargés », témoigne un policier.

Le monde à l’envers. Le maire socialiste de Poissy, Frédérik Bernard, constate simplement les dégâts de telles violences ethniques : « Les jets de pierres se font plus nombreux, et, dernièrement, une tentative d’incendie a eu lieu dans une école du quartier ». Sans les condamner, semble-t-il…

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16.07.2008

[Sécurité] Incendies de voitures : des chiffres minimisés ?

tlm0601350cd9.gifPARIS (NOVOpress) – Le Parti socialiste a accusé hier le ministère de l’Intérieur d’avoir voulu « minimiser la réalité » des violences commises dans la nuit du 13 au 14 juillet, en rendant publique des statistiques « de manière précipitée ». Selon le secrétaire national du PS, Bruno Le Roux, « il y a un bilan préoccupant des violences, mais il ne se reflète pas dans les chiffres donnés de manière précipitée par le ministère de l’Intérieur ».

M. Le Roux dénonce « une volonté de minimiser la réalité d’un climat de tension persistant et de violences ». Le député de Seine-Saint-Denis a pris l’exemple de son département, pour lequel, a-t-il dit, le ministère de l’Intérieur donne « 20 véhicules brûlés » alors que selon « des sources policières, il y en a 22 pour la seule commune d’Epinay-sur-Seine ». « Les chiffres sont volontairement minimisés », a-t-il protesté.

Pour la nuit du 13 au 14 juillet, 297 véhicules ont été incendiés en France, dont 211 en Ile-de-France, selon les chiffres officiels du ministère de l’Intérieur. En outre, 295 véhicules ont été incendiés et 98 personnes ont été interpellées la nuit suivante. L’année dernière, plus de 46 000 véhicules avaient été incendiés par ce que la terminologie officielle nomme des « jeunes ». Un mot à traduire par « criminels allogènes de moins de 45 ans ».

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23.04.2008

[Sécurité] Le logiciel Ardoise suspendu

772533361.jpgAlliot-Marie suspend « Ardoise »

Le nouveau logiciel Ardoise (présenté comme une simple amélioration des outils existants et ne devant être utilisé dans un premier temps qu'à titre expérimental) a été suspendu par Michèle Alliot-Marie dont la seule volonté semble aujourd'hui de vouloir paraître encore plus à gauche que Nicolas Sarközy.
Ce projet avait suscité l'hostilité des associations de gauche et d'invertis qui n'auront donc mis que 24 heures pour faire plier la ministre.

Source : AFP

19.04.2008

[Sécurité] Justice et ordre

138076616.jpgJustice et ordre

Pour en finir avec l’insécurité, il est nécessaire de redéfinir le rôle de la justice. Elle ne se résume pas à l’institution qui en porte le nom puisque tous les jugements prononcés ne sont pas de fait respectueux de la vertu de justice. La justice des hommes demeure soumise à l’idée qu’ils se font du juste.

La Justice, au sens noble du terme, et à laquelle doit tendre l’institution du même nom, est l’expression de la force, elle-même expression de l’harmonie, elle-même expression de l’ordre. Quand la justice, au sens de l’institution, ne vise plus sa finalité, elle est injuste. Elle n’est plus une force (expression de l’harmonie et de l’ordre) mais une violence qui porte atteinte à l’harmonie (notamment sociale) et à l’ordre (notamment l’ordre public) et ouvre la voie à une autre violence : la vengeance. Celui qui se venge après un jugement injuste veut "faire justice lui-même". Mais sa réaction -la vengeance- relève de la violence. L’absence de justice et l’absence de force sont une violence par action ou par omission et la violence engendre la violence.

Plus prosaïquement, ce lien entre l’ordre, la justice et la force - dont Marcel De Corte écrit qu’elle "a une utilité générale qui est de maintenir l’ordre de la justice tout entier" - nous montre combien le rétablissement de la paix civile dans notre pays doit passer par une politique englobant la prévention (remettre les valeurs ordonnées à l’honneur) et la répression (permettre à la justice de tendre à sa finalité). Pour cela, il suffit d’une volonté politique qui n’est rien d’autre que l’usage de la vertu de force éclairée par la vertu de prudence. Car la force "est éminemment l’amie de la prudence dans l’ordre des moyens"

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17.04.2008

[Sécurité] Garantir la paix civile

                                          1409440164.jpg

Maintenir la sécurité est une des missions régaliennes de l’Etat. Le gouvernement veut rétablir l’ordre public et la paix civile, mais de quel ordre et de quelle paix s’agit-il ? Les forces de police et de gendarmerie constituent, pour l’Etat, l’essentiel des moyens de sa politique de sécurité. Mais faut-il seulement remettre à l’honneur la puissance publique ou devons-nous de préférence rechercher l’harmonie de l’ordre ? Pour faire face à la violence des voyous le gouvernement dispose du "monopole de la violence légitime". Mais comment différencier la violence des délinquants de celle de l’Etat ? Il nous faut, pour cela, distinguer la violence de la vertu de force. Les opposants du gouvernement actuel l’accusent de mener une politique fondée sur des lois liberticides. Mais à quelle liberté aspirent-ils ? La réponse à ces nombreuses questions nous permet de mieux comprendre la mission de l’Etat : le maintien de la sécurité n’est qu’une dimension de la Politique qui doit tendre au bien commun. C’est par le respect de l’ordre naturel des choses qu’une politique peut y parvenir.

Le gouvernement souhaite montrer qu'il mène une politique de fermeté pour rétablir la paix civile. Mais à quelle paix aspire-t-il ? Le renforcement des forces de police et de gendarmerie, aussi bien en termes techniques (Flash Ball, gilets pare-balles) que qualitatifs (amélioration de la formation, soutien de la nation à nos forces de l’ordre) ou quantitatifs (augmentation, redéploiement...) peut-il suffire pour résoudre le problème de l’insécurité ? Cette politique est bien entendu nécessaire pour instaurer une sorte de statu quo et permettre ainsi de s’attaquer, sans la pression de la délinquance quotidienne, aux causes originelles de ce cancer social. Mais elle ne saurait suffire.

Car la paix civile n’est pas la disparition de la violence du fait d’une forte présence policière qui limiterait les possibilités de passage à l’acte des délinquants. Lorsque nous parlons de paix, c’est l’image de la guerre qui nous vient à l’esprit comme si elle était son inverse. Mais saint Augustin définit la paix comme "la tranquillité de l’ordre". Elle n’est donc pas l’absence de guerre, ni un équilibre instable de puissances qui campent sur leurs positions et s’opposent insidieusement et indirectement. Cette définition de la paix est large. Lorsqu’il la définit, saint Augustin parle de "la paix de toute chose".

Le 26 août 2002, était mis en vente dans les librairies le roman Rose bonbon racontant l’histoire d’un pédophile et faisant peu ou prou l’apologie de ce crime odieux. Le ministre de l’Intérieur avait le pouvoir d’en empêcher la vente aux mineurs, son exposition à la vue du public ainsi que toute publicité, conformément à la loi du 16 juillet 1949. Craignant la campagne médiatique contre la censure qui battait déjà son plein - Libération écrivant que "les menaces du ministère de l’Intérieur font craindre un retour de l’ordre moral" - Nicolas Sarkozy s’est bien gardé de faire usage de la loi, redoutant que son intervention n’obère sa politique de sécurité. Il le reconnaissait d’ailleurs publiquement : "Je veux rétablir l’ordre public, pas l’ordre moral". Notons que cette notion d’ordre moral est péjorative lorsqu’il l’emploie en sous-entendant qu’elle puisse être une atteinte à la liberté. A l’inverse, elle est pour nous synonyme de la notion d’ordre naturel des choses.

Cette distinction faite par notre ministre de l’Intérieur est dramatique. Comme s’il pouvait, en effet, résoudre le problème de l’insécurité en limitant volontairement son action à l’augmentation des forces de l’ordre sans s’attaquer au climat délétère de laxisme moral qui alimente la délinquance et que les pseudo-libertaires encouragent. Dans la mesure où les lois civiles respectent l’ordre naturel, porter atteinte à l’ordre public implique fort logiquement un viol de l’ordre naturel des choses. Son argumentation illustre parfaitement les limites d’une politique qui veut résoudre les problèmes tout en refusant de s’attaquer à leurs causes. Peut-on séparer la notion d’ordre public de celle d’ordre naturel des choses ? Si la paix est la tranquillité de l’ordre, est-ce la tranquillité du seul ordre public apparent ? Nos responsables politiques veulent restaurer la paix civile et l’ordre public, répondant là à leur vocation et cela passe certainement par l’augmention des -bien nommées- forces de l’ordre. Mais leur paix n’est que civile et leur ordre n’est que public. Or, la paix, comme tranquillité de l’ordre, exprime bien plus que le rétablissement du seul ordre public et de la seule paix civile. Certes fondamentaux pour la vie en société, ils ne sont qu’une partie de l’ordre des choses comme l’indiquent d’ailleurs les qualificatifs "public" et "civile".

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14.04.2008

[Sécurité] Dispostif anti-jeunes

822251723.jpgAu début, j’ai cru à une plaisanterie : un dispositif anti-jeunes, un de plus. Mais non : d’après un article du Monde du 2 avril, on utilise des émetteurs d’ondes destinés à chasser les moins de dix-sept ans des zones sensibles. L’expérience a eu lieu dans un pays protestant, la Hollande, toujours champion des innovations démocratiques et adepte de la fuite en avant technologique. C’est le destin des pays protestants depuis des siècles, à coups de science et de technique : transformer l’homme en citoyen autonome, à moins que ce ne soit en automate.

Le plus amusant est que le procédé est très politiquement incorrect (mais le politiquement correct est dépassé par les événements). Soumis à une immigration toujours plus dense venue du sud de la Méditerranée, le « dispositif anti-jeunes » chasse surtout de jeunes musulmans. Le procédé est donc clairement vu par ses promoteurs comme une dératisation. On parlait de pesticide humain à propos de la pilule du lendemain, on a affaire ici à un insecticide : il sera interdit de bouger ou de parler, et l’on n’entendra même plus les mouches voler, puisqu’elles mêmes, dans notre meilleur des mondes, auront été tuées.

Les médias attribuent l’invention à un Géo Trouvetout anglais : je n’en crois pas un mot. L’invention et l’intervention viennent de plus haut.

Car enfin, voyons-en les conséquences : si l’on peut à ce point manipuler le cerveau humain (le Mosquito provoque des migraines chez les enfants, et cela peut être gênant quand on l’installe près d’une école), c’est que l’on peut tout se permettre avec l’humanité. Debord l’avait prévu, qui concluait dans ses Commentaires que l’on n’allait pas arrêter la société du spectacle sur sa lancée : celle-ci pouvait mieux faire… Les couleuvres qu’avalent les peuples sont de plus en plus grosses depuis le 11 septembre, la guerre en Irak, le comportement hallucinant de nos « élites » occidentales (Carla, Berlu, Sarko…) . Mais les gens se taisent, les gens se soumettent. Si la vérité doit les rendre libres, alors ils ne veulent pas de la liberté.

On peut inventer des dispositifs pour éloigner les jeunes, les basanés, les vieux, les gays, les homophobes, qui l’on voudra. On savait depuis le marketing sensoriel que l’on peut motiver un achat par les sons et le toucher; et que l’être humain, qui, comme l’avait vu La Boétie dans son Discours de la Servitude volontaire, ne rêve que d´être soumis, conditionné et asservi (quand ce n’est d’être tué), à l’ère de la technologie et du capitalisme de surveillance, ne peut qu’être commandé à volonté. Il n’est que de voir le comportement collectif dans un aéroport, un couloir du métro ou un centre commercial pour s’en assurer. Les fourmis de la technopole sont loin des bâtisseurs de cathédrales…

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