04.05.2008

[Religion] Le mensonge laïcisateur

746139846.jpgLe mensonge laïcisateur

Soutenu par 145 organisations, l’appel « Sauvons la laïcité de la République » déclare à l’AFP avoir atteint ses objectifs : il a récolté en trois mois 150 000 signatures qui s’engagent à « tout mettre en œuvre pour organiser la plus large mobilisation de citoyennes et citoyens ».

Cent quarante-cinq organisations ! C’est donc que la Ligue des Droits de l’Homme, la Ligue de l’Enseignement et le Grand Orient de France ne suffisent plus à remplir leur fonction salvatrice. A eux seuls, ils apparaissaient sans doute incapables de sauver la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat : séparation aujourd’hui menacée, selon eux, par les discours du président Sarkozy à Riyad et à Rome.

En quoi menacée ? Leurs déclarations à l’AFP nous renseignent. La menace est que le Président ait osé parler de « l’héritage civilisateur » des religions et des « racines chrétiennes de la France ». C’est attentatoire aux « valeurs communes inscrites dans la Constitution et qui assurent une République indivisible, laïque, démocratique et sociale ». On voit ainsi ce que signifie « laïque » dans le texte constitutionnel.

Cela revient à dire premièrement que la France n’a pas de racines chrétiennes et secondement que l’héritage des « religions » n’est pas « civilisateur ». Sur le premier point, il s’agit d’un mensonge évident et caractérisé, même s’il n’est souvent qu’implicite. Sur le second point, on observera que le bannissement laïque s‘étend donc à l’islam et au judaïsme. Il s’agit alors pour les laïcisateurs d’imposer que toute « religion » soit considérée comme un phénomène, appartenant à l’intimité de la vie privée, qu’il serait indécent de manifester en public. Les « religions » étant ainsi réputées n’avoir eu aucun rôle « civilisateur », n’ont donc eu aucune influence, fût-ce simplement culturelle, sur le développement des civilisations. Si l’on n’admettait pas ces deux négations, le laïcisme apparaîtrait clairement pour ce qu’il est : une régression ignorante, une haine aveugle.

19.04.2008

[Religion] Benoît XVI aux Etats-Unis: contre le laïcisme

1079926120.jpgBenoît XVI aux Etats-Unis: Contre le laïcisme

Les médias ont mis l’accent, pour la deuxième journée de la visite de Benoît XVI aux Etats-Unis, sur la messe célébrée au Nationals Stadium. Pourtant, l’essentiel était ailleurs : dans les deux discours prononcés au sanctuaire de l’Immaculée Conception de la capitale fédérale à l’adresse des évêques, le deuxième en réponse à leurs interpellations sur les questions aujourd’hui cruciales pour l’Eglise : dans les deux cas, le Saint-Père a dénoncé le fléau du laïcisme. Ces deux textes n’ayant pas encore été traduits en français, je vous en propose quelques extraits – traductions non officielles, donc.

Comment semer l’Evangile aujourd’hui, comment l’évêque peut-il mener ses ouailles à une rencontre avec le Dieu vivant ?, demandait ainsi Benoît XVI. « Il doit peut-être commencer par faire place nette en enlevant les barrières qui empêchent une telle rencontre. (…) Est-il cohérent de professer notre foi le dimanche, puis, en semaine, de promouvoir des pratiques en affaires ou des procédures médicales contraires à cette foi ? Est-il cohérent pour des catholiques pratiquants d’ignorer ou d’exploiter les pauvres et les marginalisés, de promouvoir des comportements sexuels contraires à l’enseignement de l’Eglise, ou de prendre des positions qui contredisent le droit de vivre de chaque être humain depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle ? Il faut résister à toute tendance à traiter la religion comme une affaire privée. »

Le Pape dénonçait ensuite le « matérialisme » qui de façon tout aussi subtile focalise l’attention sur le « centuple » qui nous est promis ici-bas « au détriment de la vie éternelle » : « Aujourd’hui, il faut rappeler aux gens quel est le but ultime de leur vie. » Benoît XVI s’est explicitement adressé à une Amérique qui semble croyante et religieuse, qui est certainement prospère et attachée à la liberté, mais : « Dans une société très attachée à la liberté individuelle et à l’autonomie, il est facile de perdre de vue le fait que nous dépendons d’autrui et que nous avons à l’égard d’autrui des responsabilités. »

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16.04.2008

[Religion] Sharia Academy …sur Channel 4

1706291760.jpgL’islam est mis à l’honneur cette année en Grande-Bretagne avec une émission de télé-réalité intitulée “Make me a muslim !” ( “Faites de moi un musulman”). Le principe est simple : des Anglais de souche s’engagent à vivre pendant trois semaines selon les principes du Coran. Attention, le port du voile est obligatoire pour les femmes et le Champagne doit être vidé dans l’évier…

Commentaires :

- Le remède aux dérives de la jeunesse européenne (drogues, culte de l’instant et pratiques sexuelles débridées) est forcément l’islam, mais pourquoi le suivi des préceptes catholiques, anglicans ou protestants ne serait pas plus évident ?
- Le ton de la légèreté, l’expérience étant vécue comme un jeu (le divertissement des téléspectateurs est le mobile principal) est totalement inouïe, devant la gravité du sujet : la Grande Bretagne s’islamise, et l’islam est un totalitarisme conquérant.

- La présence d’une convertie légitime de fait une attitude qui relève de la haute trahison à sa patrie, l’Islam étant une nation étrangère.
- Une participante, anglaise de souche ayant une relation avec un musulman pratiquant, est formatée dans le but propagandiste de faire accepter le phénomène au nom de la « tolérance ».

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12.04.2008

[Religion] La pensée du jour

218035596.jpg« Qu’est ce qui se cache, en réalité, derrière cette agitation ? Une Europe malade de relativisme qui a trahi son identité au point de considérer comme un défi lancé à l’islam un fait absolument banal : un musulman qui se convertit au christianisme. »

C’est ce qu’a déclaré Magdi Cristiano Allam, éditorialiste au grand quotidien italien Corriere della Sera, égyptien de culture musulmane, converti au catholicisme et baptisé pendant la veillée pascale 2008 par l’Evêque de Rome, le Pape Benoît XVI, au grand dam des « intellectuels musulmans » et de leurs idiots utiles.

Rappelons que l’apostasie est passible de mort dans les pays d’islam : « Celui qui abandonne sa religion islamique, tuez-le. »

LeBerlioz pour Novopress France

01.04.2008

[Religion] Plus de musulmans que de catholiques

13113946.jpgLe Vatican reconnaît officiellement que le nombre de musulmans dans le monde (19,2 % de la population mondiale) est désormais plus important que celui de catholiques (17,4 % de la population mondiale).

«Il est vrai qu’alors que les familles musulmanes, comme on le sait bien, continuent d’avoir beaucoup d’enfants, les familles chrétiennes ont au contraire tendance à en avoir de moins en moins» a déclaré Mgr Vittorio Formenti, responsable des études statistiques du Saint-Siège.

Toutefois, les chrétiens, dans leur ensemble, représentent 33% de la population mondiale, et les hindouistes 13,3 %.

 http://fr.altermedia.info/

27.03.2008

[Religion] Pour supprimer la souffrance, doit-on supprimer la vie ?

1823529742.jpg« Pour supprimer la souffrance, doit-on supprimer la vie ? »

Le décès de Chantal Sébire marque l’issue d’un drame humain atroce qui a été largement médiatisé. Sa maladie défigurative et incurable a fait l’objet d’un vaste débat sur la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté

Il faut se garder d’instrumentaliser la tragédie particulière d’une personne qui lutte avec la mort. La législation actuelle est claire. Elle n’autorise pas l’euthanasie qui serait la complicité par l’Etat et le corps médical de la destruction d’une personne. L’acceptation légale du meurtre volontaire d’un malade de la part des médecins et de la société ferait vaciller les principes fondamentaux sur lesquels sont fondés le vivre ensemble et le respect de chacun.

On ne peut disposer de la vie d’autrui. Confronté au problème de la mort, le médecin est d’abord au service de la santé. Le Code de déontologie médicale le rappelle : “Le médecin n’a pas le droit de provoquer délibérément la mort.” Une société ne peut décider qui doit vivre et qui doit mourir et si telle vie vaut la peine d’être vécue. Un passé récent souligne les dangers eugénistes que ferait encourir une telle dérive. En viendra-t-on à refuser de réanimer quelqu’un qui aurait décidé de se suicider ? Pour supprimer la souffrance, doit-on supprimer la vie ?

Le cadre législatif actuel sur l’accompagnement vers la fin de vie propose des solutions palliatives qui respectent à la fois le caractère inviolable de la vie humaine, et d’autre part, le refus d’un acharnement thérapeutique, qui mettrait en œuvre des moyens disproportionnés. Dans certains cas, le médecin pourra proposer des sédations avec un effet anesthésiant ou l’utilisation adaptée d’antalgiques, en phase terminale. Il revient aux spécialistes de la douleur de définir les justes prescriptions pour soulager les souffrances et les douleurs, tout en ne provoquant pas activement la disparition d’un être humain, car sa vie est sacrée.

La méditation de la passion du Christ au cœur de cette semaine sainte peut éclairer la manière dont les croyants peuvent aborder la question de la mort et de la souffrance qui l’accompagne. L’agonie de Jésus souligne le caractère intolérable de la mort d’un Juste innocent.

Mgr Dominique Rey, évêque du diocèse de Fréjus-Toulon

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26.03.2008

[Religion] Un geste fort de Benoît XVI

712621552.jpgUn geste fort de Benoît XVI

Comme il le fait habituellement, le pape a baptisé quelques adultes venus de différentes parties du monde lors de la veillée pascale (qui est en effet aussi une veillée baptismale). Parmi les sept élus, cette année, il y avait Magid Allam, devenu Cristiano (Christian) Magid Allam au lendemain même de son 56e anniversaire. Il est peu connu en France, mais célèbre en Italie, car il est éditorialiste et vice-directeur du Corriere della Serra, et il participe souvent à des émissions de télévision. Or Magid Allam était musulman. Le fait que le pape en personne baptise une personnalité ex-musulmane de premier plan est évidemment un événement de grande importance.

D’autant que Magid Allam suscite souvent la polémique. Certains sont allés jusqu’à le comparer à Oriana Fallaci. En réalité, il se présentait comme un « musulman modéré », et en cette qualité il fustigeait l’islamisme en termes très forts, accusant les pays occidentaux de nourrir les extrémistes et donc le terrorisme. Il dénonçait le « multiculturalisme », l’inconscience islamiquement correcte de la classe politico-médiatique européenne, demandait qu’on en finisse avec la « mosquée-mania », etc.

Ce qui est intéressant est de constater que Magid Allam a quelque peu évolué. Il a fini par constater que le problème n’était pas l’islamisme, mais l’islam lui-même. C’est ce qu’il dit, semble-t-il pour la première fois, dans la longue lettre qu’il a envoyée à son journal : « J’ai dû prendre acte que, au-delà (…) du phénomène des extrémistes et du terrorisme islamique au niveau mondial, la racine du mal est inhérente à l’islam, qui est physiologiquement violent et historiquement conflictuel. »

Il ajoute qu’en acceptant de le baptiser publiquement, le pape « a lancé un message explicite et révolutionnaire à une Eglise qui jusqu’à présent a été trop prudente dans la conversion des musulmans », en « s’abstenant de faire du prosélytisme dans les pays à majorité islamique », « par peur de ne pas pouvoir protéger les convertis face à leur condamnation à mort pour apostasie ».

On constate aussi que le pape a baptisé publiquement un ex-musulman deux jours après que Ben Laden l’a accusé de participer à une « croisade » contre l’islam en compagnie des caricaturistes de Mahomet…

Magid Allam était un des noms les plus souvent cités de « musulmans modérés » susceptibles de faire « évoluer » l’islam et de le rendre compatible avec les valeurs occidentales. Les islamistes faisaient tout pour le discréditer, et sur leurs sites ils le présentent comme un faux musulman, un homme qui en réalité est un copte. Car Magid Allam est d’origine égyptienne. C’est Tariq Ramadan qui a fait circuler cette rumeur, traitant de menteurs ceux qui prétendaient que Magid Allam était musulman. Mais Magid Allam est en effet né de parents musulmans, et il a même fait le pèlerinage de La Mecque en 1991 avec sa mère. (Le prénom Magid, en égyptien, Majid, dans les autres pays arabes, veut dire « glorieux », et il est porté aussi bien par des chrétiens que par des musulmans, d’où la possibilité d’entretenir l’ambiguïté.)

Voilà donc une illusion qui se dissipe. Non, il ne peut pas y avoir d’islam occidentalement correct. L’un de ceux sur qui on comptait le plus, le « musulman modéré » Magid Allam, à force de réfléchir à la question, n’a pas contribué à faire émerger un islam de la modernité, il est devenu chrétien. Au cours de ces années, dit-il, « mon esprit s’est affranchi de l’obscurantisme d’une idéologie qui légitime le mensonge et la dissimulation, la mort violente qui conduit à l’homicide et au suicide, la soumission aveugle à la tyrannie, me permettant d’adhérer à l’authentique religion de la Vérité, de la Vie et de la Liberté ».

Or c’est cet homme-là que le pape a voulu baptiser lui-même, en sachant qui il est, en sachant ce qu’il dit. En outre, le Saint-Siège a souligné l’importance de l’événement et du geste de Benoît XVI, de façon quelque peu paradoxale, par un communiqué censé le relativiser, publié moins d’une heure avant la veillée pascale (alors que la conversion de Magid Allam avait été tenue secrète). Informant la presse que parmi les nouveaux baptisés il y aurait Magid Allam, vice-directeur du Corriere della Serra, le P. Lombardi ajoutait : « Pour l’Eglise catholique, toute personne qui demande de recevoir le baptême après une profonde recherche personnelle, un choix pleinement libre et une préparation adéquate, a le droit de le recevoir. Pour sa part, le Saint-Père confère le baptême au cours de la liturgie pascale aux catéchumènes qui lui ont été présentés, sans faire d’“acception de personne”, c’est-à-dire en les considérant tous également importants devant l’amour de Dieu et bienvenus dans la communauté chrétienne. »

Magid Allam est protégé par une escorte policière depuis cinq ans, car il est condamné à mort par une fatwa, comme falsificateur de l’islam, et aussi menacé de mort par le Hamas en raison de ses prises de position pro-israéliennes. Désormais il sera aussi menacé de mort comme véritable apostat de l’islam. « Je réalise ce à quoi je m’expose mais je vais faire face à mon destin la tête haute et avec la force intérieure de quelqu’un qui est sûr de sa foi », dit-il.

Pour l’heure, les autorités musulmanes italiennes font plutôt profil bas, soulignant que Magid Allam est adulte et libre de faire ce qu’il veut… « Ce qui m’étonne, c’est l’importance que le Vatican a donnée à cette conversion », a toutefois ajouté Yahya Pallavicini,vice-président de la communauté religieuse islamique italienne…

Source: http://yvesdaoudal.hautetfort.com

19.03.2008

[Religion] Former les acteurs locaux et faire pression sur les élus

1702469926.jpgFormer les acteurs locaux et faire pression sur les élus

« Catholiques en campagne », collectif d’associations catholiques récemment créé et décidé à investir le champ politique, s’est engagé dans la bataille des municipales pour la première fois.

Cet engagement s’est fait essentiellement autour de deux axes :

* l’organisation de formations dédiées
* et un travail de pression sur les candidats au moyen de questionnaires permettant aux candidats de se positionner sur des problématiques politiques naturelles et catholiques.

Pour un coup d’essai, ce fut un coup réussi. La machine, lancée dans l’urgence, est à présent bien rôdée pour toute échéance à venir et pour toute action politique d’envergure.

Il s’agit en effet de pérenniser notamment la tactique du questionnaire qui cumule divers avantages : c’est une piqûre de rappel de l’existence de catholiques actifs en politique, il est un moyen de pression électoral, il peut amener un candidat à prendre en compte dans son programme les thèmes qui sont au cœur de notre action politique.

Plus de 700 têtes de listes ont reçu nos questionnaires et de nombreux candidats y ont répondu.

Il s’agit également de poursuivre l’œuvre de formation et d’aide à l’action pour les candidats comme pour les élus. Ajoutons : pour tous les acteurs locaux.

Il s’agit enfin de poursuivre sur notre lancée, en développant notre action politique notamment par le biais d’une communication plus incisive.

Il importe de poursuivre le travail de conviction contre le renoncement, le découragement, la résignation. L’espoir doit changer de camp. Les catholiques doivent redécouvrir les vertus du réalisme et de l’espérance politiques !

C’est un travail de longue haleine ! Rome ne s’est pas faite en un jour !

Nous poserons des actes, avec constance.

Le récent scrutin municipal nous rend confiants : des membres des « Catholiques en campagne » et des militants politiques sympathisants, parfois auditeurs de nos formations, ont été élus ! Ils crédibiliseront notre action politique ! Nous les félicitons et leur souhaitons bonne chance ! Qu’ils tiennent bon : nous préparons déjà 2014 !

Source : E-Deo

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15.03.2008

[Religion] Les Chrétiens disparaissent d’Irak

183385547.jpgLes Chrétiens disparaissent d’Irak

«Que font les Musulmans?» demandait le frère Louis, un diacre de l’Église catholique assyrienne de Notre-Dame du Salut, à Bagdad, quelques minutes après que celle-ci ait été le théâtre d’une explosion criminelle. «Cela signifie-t-il qu’ils veulent nous [les Chrétiens] chasser d’ici?»

Oui, sans doute. Notre-Dame du Salut n’est que l’une des cinq églises visées par une série concertée d’attentats à la bombe perpétrés à Bagdad et Mossoul le dimanche 1er août, entre 18 et 19 heures. Ces attentats à la voiture piégée ont tué au total onze personnes et en ont blessés 55 autres. De plus, la police a pu désamorcer deux autres bombes.

Le moment des attaques a été choisi pour maximiser le nombre de victimes. Le 1er août est un jour férié pour certaines confessions chrétiennes irakiennes et, le dimanche étant un jour de travail ordinaire pour l’Irak à large majorité musulmane, le culte dominical y est pratiqué dans la soirée.

Les cinq attentats ne constituaient de loin pas la première attaque contre la minorité chrétienne lancée depuis la chute de Saddam Hussein. Selon le Barnabas Fund, une organisation d’assistance aux minorités chrétiennes persécutées, plusieurs autres ont été concentrées à la fin de 2003: un missile lancé sur un couvent de Mossoul; des bombes déposées, mais désamorcées, dans deux écoles chrétiennes de Bagdad et Mossoul; une explosion devant une église de Bagdad la veille de Noël; et une bombe, également désamorcée à temps, devant un monastère de Mossoul.

Des islamistes se sont en outre attaqués aux propriétaires, en majorité chrétiens, de magasins d’alcool, de musique et de vêtements dans l’intention de leur faire abandonner leur commerce. Les femmes chrétiennes font l’objet de menaces si elles ne couvrent pas leur tête à la manière musulmane. Des Chrétiens ont été assassinés au hasard.

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20:54 Publié dans Religion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : irak

13.03.2008

[Religion] Le lundi de Pentecôte redevient férié !

lundi_pentecote.jpg  Toute décision politique se doit de tenir compte du contexte dans lequel elle est prise. Dans le cas contraire, elle risque de connaître une désapprobation sociale. Quand bien même elle aura été prise avec les meilleures intentions du monde…

En 2005, le gouvernement Raffarin avait décidé de créer un « jour travaillé par solidarité », sous la forme d’une journée de travail non payée, prise sur un jour férié jusque là, et ce, au profit des personnes âgées, après le traumatisme de l’hécatombe consécutive à l’épisode de la canicule.


Le débat autour de cette décision était au moins un rappel utile des liens entre générations, à notre époque individualiste et concentrée artificiellement sur la jeunesse.

Que l’Etat prenne en charge le problème a sa propre logique, dans le cadre de l’Etat-providence. Même si justement, l’on peut regretter que ce soit une nouvelle fois l’« Etat nounou », comme disent les Britanniques, qui s’arroge une compétence en la matière, et ce, au détriment du principe de subsidiarité et des corps intermédiaires (la famille, des associations, …). En admettant tout cela donc, cette décision aurait dû n’être qu’une décision « sociale » parmi d’autres et une interférence supplémentaire de l’Etat …

 

Or, il n’en fut rien. Car, si un but louable est nécessaire à la prise de décision politique, il ne suffit pas : il y faut des moyens louables. 

Un but louable exige des moyens louables ! 

Restait donc à choisir avec à-propos le jour férié qui se serait sacrifié sur l’autel de cette décision politique.

Que l’on ait décidé du principe de prendre sur le quota des jours fériés n’est pas trop critiquable : les jours fériés ne manquent pas en France, qui est aussi le pays des « 35 heures » (on aurait d’ailleurs pu simplement supprimer un jour de congé). Même si l’on peut regretter un temps où il n’était pas rare d’avoir un ou deux jours chômés par semaine, comme l’évoque avec humour La Fontaine dans sa fable Le Savetier et le Financier.

Le problème de nos jours fériés aujourd’hui tient surtout à leur concentration durant le joli mois de Mai, qui perturbe la vie économique.

Alors, oui, M. Raffarin, prélevez sur ceux-là ! Mais avec intelligence !

Las ! Le gouvernement ne trouva rien de mieux que de faire sauter le lundi de Pentecôte : un hold up culturel ! Pensez : les pélerinages, les corridas, la fête annuelle de Lutte Ouvrière, etc...

On ose suggérer que le gouvernement aurait été mieux inspiré de supprimer le 8 mai : il « tombe » de façon aléatoire, il n’a aucune filiation religieuse et sa valeur morale est sujette à débat, sinon à caution… Pourquoi ne pas retenir le 11 novembre pour se souvenir des morts des guerres mondiales, d’autant que la première contient en germe la seconde ?

Passons, et revenons au choix du sieur Raffarin. Sa décision provoqua une forte mobilisation populaire … et une belle pagaille. Bravo, vraiment, M. le Premier Ministre ! Que d’énergie – et de productivité ! - perdue autour de cela !

Et pourtant, sur un plan financier et budgétaire, le but fut atteint, largement même ! 2 milliards d’euros par an ! 

Une victoire du courage politique des citoyens

Mais, voilà, la résistance a payé, elle aussi, celle de la C.F.T.C. notamment : le ministre du travail, Bertrand, vient d’annoncer la suppression de la fixation de cette journée le lundi de Pentecôte et la liberté de choix par les entreprises du jour retenu. Cruel désaveu pour le gouvernement auteur de la décision rapportée et son chef d’alors ! Liberté est laissée aux entreprises de choisir le jour de solidarité. Ce qui crée un dernier problème : quand les deux parents travaillent dans deux entreprises différentes …

Cette affaire peut servir de cas d’école en matière de prise de décision politique. Elle est aussi la preuve qu’une décision inique n’est jamais figée dans le marbre : il faut s’appuyer sur ses incohérences et le choc culturel créé par elle pour la combattre !

http://www.catholiques-en-campagne.fr/

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