04.04.2008
[Québec] « Non-ingérence et non-indifférence »
« Non-ingérence et non-indifférence »
http://resistancequebecoise.org/affichen.php?page=0&i...
Louise Beaudoin a délaissé un temps sa bonne amie Liza Frulla pour enfin commenter ce qui se trame dans les officines de l’Élysée eu égard au Québec (Le Devoir, 1er avril 2008). Il est bien sûr ici question du président de la République française, le chum de l’autre, qui projetterait de mettre un terme, lors d’un voyage au Québec qui aurait lieu l’été ou l’automne prochains, aux liens privilégiés qui ont historiquement uni le Québec et la France. C’est de la formule « non-ingérence et non indifférence » dont il est question ici, une formule inventée en 1977 par Alain Peyrefitte, tout juste après la première élection du Parti Québécois. Cette formule laissait entendre – pas trop brusquement il est vrai - que la France serait un partenaire du Québec s’il décidait d’emprunter la voie de l’indépendance.
Que Nicolas Sarkozy veuille mettre une telle formule au rancart n’a rien de bien étonnant. Rappelons qu’en 1995, lorsque le petit bonhomme à la morphologie napoléonienne (il en a que la morphologie, n’en doutons point) a fait la gaffe d’appuyer Édouard Balladur plutôt que Jacques Chirac, son avenir politique était très sombre. Il est alors venu au Québec se réfugier auprès du créateur de politiciens par excellence, Paul Desmarais. Celui-ci lui a alors dit : « T’en fais pas Nico, on va te concevoir une stratégie qui te ramènera au devant de la scène ». Mission qui fut accomplie quelques années plus tard, alors que Sarko dirige la République. Mais il faut savoir qu’oncle Paul ne fait jamais de cadeaux sans rien réclamer en retour. Qu’il ait profité de l’élection de son poulain tricolore pour réclamer que cesse enfin la folie française qui consiste à encourager les lubies indépendantistes du Québec n’est en soi rien pour étonner l’indépendantiste que je suis. D’ailleurs, si le PQ entretenait davantage ses relations internationales, il aurait vu venir le coup depuis belle lurette.
Mais il faut quand même être honnête et dire que Louise Beaudoin, elle, grâce aux rencontres qu’elle eut avec l’amoureux-de-la-chanteuse-qui-lui-porte-ombrage, avait compris ce qui se tramait dans les plus hauts lieux du pouvoir français. Bravo à elle! Ne nous reste dès lors plus qu’à critiquer la réaction qu’elle eut dans cette affaire. Qu’elle réclame, dans son analyse d’hier et publiée dans Le Devoir, que Jean Charest agisse afin d’empêcher que Sarko concrétise ses projets les plus funestes eu égard au Québec est carrément surréaliste. Serait-ce que Mme Beaudoin n’a pas vu passer dernièrement la photo sur laquelle on retrouve un Sarkozy heureux de remettre la « Grand-Croix » à son Ô combien fier parrain Desmarais, en compagnie qu’ils étaient d’un Jean Charest qui était tout aussi souriant qu’eux? Elle n’a pas compris ce que dissimulait cette photo officielle?
C’est pourtant écrit dans le ciel que cette attaque que prépare la France de Sarko contre les indépendantistes québécois a été imaginée et conçue en partenariat avec Desmarais et Charest, le premier étant l’un des marionnettistes du second! Jean Charest ne fera donc jamais rien pour empêcher qu’une telle chose survienne, n’en déplaise à Mme Beaudoin qui aimerait probablement se faire de nouveaux amis chez les libéraux. Et ce, parce que dans les faits, une telle position française rejoindrait les objectifs politiques les plus fondamentaux de ce même Charest. Rappelons qu’au début des années 1990, l’actuel premier ministre du Québec disait s’être trouvé une raison d’être dans la vie : combattre et vaincre le mouvement indépendantiste. Il ne peut donc qu’être heureux de s’être déniché un allié français dans cette mission! D’ailleurs, Charest vient de dire qu’il est tout à fait d’accord avec son pote Sarko!
Dans de telles circonstances, quelle devrait être la réaction du mouvement indépendantiste québécois?
D’une part, il nous faudrait renvoyer, et le plus rapidement possible, des émissaires en France afin qu’ils y rencontrent nos alliés privilégiés, de façon à les convaincre de faire pression sur Sarko pour qu’il abandonne ses projets. Le PQ a négligé trop longtemps ses contacts internationaux, l’heure est venue de changer de stratégie à leur égard. Si l’on veut un jour obtenir une reconnaissance internationale pour notre projet indépendantiste, il nous faudra d’ici là entretenir généreusement nos relations avec ceux qui pourraient accepter de nous appuyer.
D’autre part, et parce que rien ne dit que la première opération puisse être couronnée de succès, le Québec indépendantiste pourrait imiter les comportements de la Chine, de la Serbie ou de la Russie. Il n’est évidemment pas ici question des comportements de ces régimes par rapport à leurs propres minorités nationales. Il est plutôt question des messages qu’ils ont adressés au Canada afin que ce pays n’appuie pas l’indépendance du Kosovo ou qu’il ne se mêle pas du dossier tibétain. Il a alors été dit au Canada que s’il ignorait de tels avertissements et qu’il appuyait de ce fait Kosovars et Tibétains, il lui faudrait alors comprendre que la Russie, la Serbie ou la Chine pourraient pour leur part et en guise de représailles appuyer l’indépendantisme québécois. De tels messages ont le mérite d’être clairs! Gageons qu’ils ont été entendus à Ottawa.
À ce que je sache, il y a bien des peuples en lutte sur le territoire français. Si la France de Sarko se propose d’abandonner une deuxième fois le Québec à son sort (le premier abandon étant survenu en 1759), le Québec indépendantiste pourrait dès lors se détourner de Paris (pour un temps à tout le moins, en attendant que le régime change à l’Élysée) et nouer plutôt des liens avec les Bretons, les Basques, les Corses, les Occitans, les Savoyards, les Alsaciens, etc. Dans les faits, de tels liens seraient plus naturels que ceux que les Québécois ont eus avec Paris depuis des années, cette métropole impériale qui a elle-même malmené ses minorités nationales.
Évidemment, je ne suis pas complètement naïf. Je peux bien évidemment comprendre les raisons stratégiques qui ont poussé le Québec a historiquement appuyer Paris. Un appui de Paris au projet indépendantiste québécois aurait été hier déterminant, et il le serait tout autant demain. La politique amène parfois les humains à s’associer à des régimes pas tellement admirables, de façon à atteindre leurs propres objectifs qui peuvent, eux, être nobles (l’indépendance du Québec dans ce cas-ci). Cela, nous le comprenons bien. Mais dès le moment où Paris se dira attachée davantage à l’unité canadienne qu’à l’indépendance du Québec, il n’y aura plus rien qui imposera aux indépendantistes d’ici de s’associer inconditionnellement à cette capitale. Il sera alors à propos de faire connaître nos sympathies pour les peuples en lutte présents sur le territoire français et qui eurent à subir des répressions qui ressemblent drôlement à ce que les francophones du Canada ont connues sous le joug anglais. Cela pourrait bien ramener Paris à de meilleures dispositions à notre égard, n’en doutons point…
Patrick Bourgeois
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03.04.2008
[Québec] Je me souviens...
Je me souviens… La Société Saint Jean Baptiste de Montréal, représentée par la “Délégation François 1er” regroupant ses membres français vous invite à participer à une réunion d’échanges et de débat sur le 400ème anniversaire de la fondation de Québec.
Mardi 8 Avril à 19 heures
au Café Québécois
30 rue Lacépède, dans le 5ème
Métro Place Monge
Au menu : Information sur l’opération “Donnons le nom de Québec à une rue de notre ville” relançée maintenant que les élections municipales sont passées ;
Information sur le programme des festivités du 400ème anniversaire ; quelle place pour les associations libres dans un paysage verrouillé par les institutionnels ?
Préparation au voyage à Québec autour du 15 Août à l’occasion de la “Conférence des Peuples de Langue Française” : organisation, inscriptions ;
Projet de célébration de la “Nouvelle France” en 2009 ; idées diverses, dont celle d’un colloque académique à Brouage
Perspectives de la politique extérieure française vis à vis du Québec et du Canada ; que dira Sarkozy en Octobre prochain ? Quel bilan de la “non ingérence, non indifférence” ?
www.novopress.info
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26.03.2008
[Québec] Novopress Québec
18:54 Publié dans Québec | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.03.2008
[Québec] Pour la patrie !
Jules-Paul Tardivel (2 septembre 1851-24 avril 1905), journaliste et romancier ultramontain, a été le premier Québécois à préconiser l'indépendance du Québec et l'instauration d'une république canadienne-française.
Tardivel est né à Covington, dans le Kentucky. Il est le fils de deux immigrants arrivés récemment de France et de Grande-Bretagne, Claude Tardivel et Isabella Brent. À la mort de sa mère, son père le confie à la garde d'une tante maternelle qui habite à Mount Vernon, Ohio.
Son oncle, l'abbé Brent, reçoit un jour la visite de prêtres du Bas-Canada qui le persuadent de l'envoyer étudier au séminaire de Saint-Hyacinthe. Tardivel arrive au Québec en 1868 et fait ses études classiques en quatre ans au lieu des sept ou huit ans habituels. Il devient alors un ultramontain zélé et prend un grand intérêt à suivre la lutte de Pie IX contre les troupes sardes, qui cherchent à s'emparer de Rome. Plusieurs Québécois traversent alors l'Atlantique sous la bannière des zouaves pontificaux afin de défendre le pape qu'ils croient en danger. Le jeune étudiant défend alors fortement les intérêts de l'Église dans ses écrits.
En 1872, Tardivel retourne aux États-Unis mais, désenchanté par la politique de Reconstruction, revient au Québec dès l'année suivante. Il est d'abord engagé au Courrier de Saint-Hyacinthe puis, en septembre 1873, devient membre de la rédaction de la Minerve, un journal conservateur de l'époque.
En 1874, il emménage à Québec et devient journaliste pour le Canadien, bientôt rejoint par Joseph-Israël Tarte, qui en devient propriétaire en 1875. Tardivel commence alors à se démarquer par ses articles consacrés à la défense du nationalisme canadien-français et du catholicisme et par la promotion de la langue française. En 1880, il publie L'anglicisme, voilà l'ennemi, où il tire à boulets rouges sur les anglicismes qui, selon lui, dénaturent la langue parlée.
En 1881, il fait la rencontre du Père oblat Pierre-Zacharie Lacasse, qui le persuade de fonder un journal indépendant, qui ne serait lié à aucun parti politique et où il pourrait défendre ses idées plus aisément. En juillet, il se sépare de Tarte, qu'il trouve trop lié aux intérêts du Parti conservateur et pas assez à ceux de l'Église et fonde la Vérité, un hebdomadaire qu'il dirigera jusqu'à sa mort, en 1905. Le modèle dont il s'inspire est l' Univers de Louis Veuillot, l'un des journaux ultramontains les plus puissants de France. Plus tard, la Vérité va inspirer la fondation du Devoir à Montréal, du Droit à Ottawa et de l'Action catholique à Québec.
Tardivel a une prise de position unique en ce sens qu'il critique tant les conservateurs que les libéraux, et qu'il s'en prend même aux positions des évêques québécois qu'il juge trop libérales par rapport à celles du pape. Il est plus conservateur que libéral mais, en 1885, il s'en prend à leur acharnement pour abattre Louis Riel et se sépare d'eux. À un moment, il prend parti pour Honoré Mercier mais s'attaque férocement à lui lorsque les scandales politiques commencent à miner son gouvernement. Il désapprouve également la politique de Wilfrid Laurier, déclarant qu'il a lâchement laissé tomber les francophones de l'Ouest lors du règlement Laurier-Greenway de 1896.
Tardivel a plusieurs affinités avec Henri Bourassa mais se distingue de lui par sa notion de patrie. Alors que, pour Bourassa, la patrie est un Canada bilingue et autonome de la Grande-Bretagne, pour Tardivel, c'est un État canadien-français et catholique.
En 1895, après une réflexion de dix ans, Tardivel se prononce pour l'indépendance du Québec. Dans son roman, Pour la patrie, sorti la même année, il tente de démontrer qu'un Québec détaché du reste du Canada pourrait mieux défendre le fait français et catholique en Amérique du Nord. Il voit cette option dans une optique à plus ou moins long terme car, pour lui, l'indépendance viendra à l'heure choisie par la Providence. Il n'est pas pour la dissolution des liens avec la Grande-Bretagne car il croit que Londres seule peut s'opposer efficacement aux visées centralisatrices d'Ottawa.
Contrairement aux souverainistes modernes, Tardivel fait englober dans son territoire indépendant une bonne partie de l'Ontario, du Nouveau-Brunswick et même une portion de la Nouvelle-Angleterre, là où les francophones sont majoritaires. Il n'y inclut cependant pas les populations francophones de l'Ouest canadien qu'il croit condamnées.
Tardivel décède à Québec en 1905 et repose, depuis, au cimetière Notre-Dame-de-Belmont à Sainte-Foy (Québec). Son dernier éditorial portait sur une critique de Laurier, qui venait de céder sur les droits des francophones dans la constitution des nouvelles provinces d'Alberta et de Saskatchewan.
Tardivel est considéré comme l'un des grands journalistes québécois du XIXe siècle. Comme, plus tard, Henri Bourassa, il a fondé un journal indépendant des partis politiques, qui a défendu les intérêts des Canadiens-Français catholique avec les moyens du bord. Ultramontain intransigeant, il est l'un des parfaits représentants du Québec conservateur et religieux d'avant les années 1960.
Jesus Franco
http://www.zentropa.info
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19.02.2008
[Québec] Pourquoi la « commission » Bouchard-Taylor est-elle une parodie et que pouvons nous faire pour y remédier?
La société québécoise traverse actuellement la plus grande crise d’identité depuis l’émergence de l’idée souverainiste, voire la guerre des patriotes. Cette crise est encore plus dramatique parce qu’elle se manifeste sournoisement, sous le signe du politiquement correct et de l’hyper-censure. Cette pernicieuse bataille pour l’avenir du Québec change de champs de bataille assez régulièrement. Aujourd’hui, elle a pris la forme de la réaction gouvernementale typiquement lâche qui caractérise notre système : une « commission ». Aujourd’hui, dès que le Gouvernement se montre indécis, voire incapable d’assumer ses responsabilités, il en réfère au processus démocratique de consultation. Cette méthode n’est pas mauvaise au fond si elle est applique avec justesse et neutralité.
Hélas, la « commission » Bouchard-Taylor revêt deux formes d’anti-nationalisme terriblement perfide :
· L’objection de conscience du citoyen québécois de souche qui y conteste la situation actuelle.
· La fausse garantie au peuple plus crédule d’une écoute de la part du Gouvernement.
Dans le contexte sur-médiatisé qui entoure cette « commission » sont mis en évidence trois faits, faussement fondés :
· Le Gouvernement obéirait réellement au peuple quant à la question des accommodements «raisonnables ».
· Les Québécois de Souche racialistes devraient avoir honte et être baillonés.
· Les immigrants seraient compatibles avec le peuple québécois.
Il est souvent vu, à la « commission » Bouchard-Taylor, des scènes sensationnelles durant lesquelles un raciste diabolique tente de tuer tous les immigrants en contestant que ses noix en sac soient kacher. En effet, il semble que M. Bouchard soit d’avis que contester la kashéroute (phénomène de rendre les aliments kasher) systématique des aliments sur nos tablettes d’épicerie est une action profondément antisémite. D’autres fois, nous voyons les « commissaires » bâillonner des Québécois de souche pour leur sois-disant racisme manifeste, alors qu’ils citent haut et fort les « bons » commentaires d’immigrants « intégrés ». C’est une façon odieuse de culpabiliser à l’avant-scène médiatique toute action québécoise de défense de l’identité culturelle.
Qui plus est, cette « commission » a pour effet de garantir au gouvernement en place, le plus menteur et le plus incompétent de l’histoire, l’assurance que jamais la problématique de l’immigration ne pourra lui être reprochée, puisqu’il a mis sur pied une « commission » chargée de noter les opinions des Québécois. Ce que le Gouvernement ne clame pas haut et fort, c’est qu’il a l’intention de doubler le taux d’immigration d’ici la fin de son mandat au Québec. A-t-il attendu la conclusion de la « commission » pour décider cela? Bien-sûr que non. C’est une façon de se laver les mains de tout reproche, puisque messieurs Bouchard et Taylor font systématiquement censure de toute forme de fierté nationale ou raciale, autre que celle des immigrants. Ainsi, à la fin de cette « commission », les deux concernés pourront bien dire ouvertement que tous les commentaires reçus étaient favorables à l’immigration.
Mais comment est-il possible de combattre cette lâcheté manifeste en tant qu’individus? Eh bien la première chose à faire est de se documenter sur le sujet, visiter des sources positives ET négatives face à la question de l’immigration. Ensuite, il est vraiment important de ne pas avoir peur d’en parler avec votre entourage. Vous y découvrirez peut-être davantage de contestation qu’à la télévision, où toute action de fierté raciale est automatiquement pleurée par M. Slimovitch et son B’nai-Brith qui vient rappeler la misère du peuple juif et à quel point il faut ouvrir ses portes et son cœur aux immigrants qui n’ont pas notre chance. Troisièmement, il faut se faire remarquer. Les médias peuvent ignorer des actions de contestation publique, mais le peuple, lui, ne peut qu’en être touché. Il faut se faire remarquer.
C’est à ce fait que la Fédération des Québécois de Souche propose à ses membres de commencer à organiser un véritable mouvement anti-immigration plus ou moins avancé. Mais qu’arrive-t-il lorsqu’on parle de la FQS à la télé? Encore le B’nai-Brith et M. Slimovitch qui dénoncent la haine dont les Québécois font preuve, témoignages faux et juxtaposés avec des images de profanation de cimetières et de graffitis à saveur « nazie ».
Le racisme n’est pas la haine. 61% des Québécois seraient raciste selon les médias. Eh bien pourquoi personne n’ose-t-il l’affirmer? C’est le grand mythe de notre génération, il ne faut absolument pas prendre position contre ce qui est à la mode. La Fédération se refuse à croire que 61% des Québécois sont haineux. Le racisme, c’est l’amour de sa race, l’observation de l’identité nationale et le respect de ses valeurs ancestrales.
Des villes comme Detroit, aux Etats-Unis, abritent plus de 81% d’immigrants ou de descendants d’immigrés et tombent littéralement en ruine. Montréal-Nord et St-Pie-X sont des quartiers du Québec où le taux d’immigration est horriblement élevé. Que vous porte à l’esprit la mention de ces quartiers? Posez-vous la question.
La Fédération s’adresse aux Québécois fiers et loyaux envers leur peuple. Brisez les chaînes que les médias ont tissées autour de vos poignets, soyez libres de penser ce que vous voulez! Affirmez-vous en tant que Québécois, instruisez-vous de votre propre volonté, puisez à différentes sources et discutez. Venez nous rencontrer sur notre nouveau forum.
21:15 Publié dans Québec | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.01.2008
[Québec] À propos d'un village "d'irréductibles québécois"
La lecture de De la Démocratie en Amérique, d’Alexis de Tocqueville, apporte un nouvel éclairage sur l’emblématique "affaire d’Hérouxville".
Bien des choses ont été dites en 2007 sur la rébellion civique de ce petit village québécois qui a osé adopter une charte de grands principes à usage communal après un vote en réunion plénière de tous les habitants.
Le bruit médiatique de l’événement a atteint au Québec l’intensité de la polémique sur les caricatures de Mahomet en Europe. Entre autres choses, les "ploucs" d’Hérouxville ont été taxés de racisme et de séparatisme. Il est vrai qu’ils énonçaient clairement leur hostilité face aux principes islamistes de vie sociale et s’autorisaient à appliquer leur droit de sélection à tout candidat demandant à s'installer chez eux.
Source : Elus Identitaires
09:13 Publié dans Québec | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.01.2008
[Québec] Combattre l'insignifiance
Combattre l’insignifiance
Qu’il est désolant d’observer l’actualité politique! Qu’il est déprimant de lire ou de regarder la classe médiatique nous relater le triste spectacle offert par les politiciens! Quelle décrépitude intellectuelle que celle de nos journalistes qui tentent de nous rendre intéressant ce mauvais spectacle… Mais le plus navrant, c’est l’incapacité des politiciens à nommer les véritables enjeux que doivent affronter le Québec et le monde. Est-il possible que les journalistes et les politiciens cherchent à taire la dure réalité parce qu’ils n’ont pas le courage de proposer et de mettre en œuvre les solutions qui s’imposent? Des solutions qui pourtant feraient consensus dans notre société?
Voilà une des nombreuses questions auxquelles il faut apporter des réponses. Il faut combattre les idées molles par des idées fortes, puissantes et audacieuses. Il faut sortir du cynisme, du fatalisme et du désabusement qui ont pris le dessus chez trop de nos compatriotes. Il faut mobiliser les Québécois autour de projets qui vont les rejoindre dans leurs tripes, dans leur être, dans ce qu’ils sont. Des projets qui vont améliorer la qualité de vie de tous les Québécois. Pour y arriver, il faut dire que l’indépendance est nécessaire et qu’il est urgent de faire l’indépendance parce qu’un gouvernement provincial n’aura jamais les moyens de mettre en œuvre nos projets. Il faut sortir le Canada du Québec. Il faut combattre l’insignifiance de tous ceux qui osent encore affirmer qu’on peut encore trouver des accommodements raisonnables à l’intérieur du Canada.
Le Mouvement pour une Élection sur la Souveraineté a toujours réfléchi sans perdre de vue ces paramètres. Je tiens maintenant à contribuer à cette réflexion. Pourquoi? Parce que le MES s’est fait le défenseur d’une approche stratégique qui peut nous mener à l’indépendance. Parce que le MES a osé remettre en question la stratégie étapiste, attentiste et référendaire qui tient lieu, encore et toujours, de politique officielle au Parti Québécois, malgré sa nouvelle direction… Je le répète, si nous voulons faire l’indépendance, il faudra d’abord avoir le courage de mettre à mort l’étapisme.
Comment tuer l’étapisme? J’attends des réponses de votre part. Des réponses que j’ai l’intention de partager avec les membres du Parti Québécois. En effet, depuis le 4 décembre dernier, j’assume la fonction de président du Conseil exécutif du PQ de la circonscription de L’Assomption. J’en profite pour remercier les membres pour leur confiance. Les indépendantistes pourront compter sur moi pour brasser la cage.
Pour brasser la cage, il faut bien comprendre la situation politique et le contexte dans lequel se retrouve le mouvement indépendantiste. Je vous soumets quelques pistes.
Le Parti Québécois a subi un échec électoral sans précédent le 26 mars dernier. Nous pouvons toujours nous consoler en nous disant que les Québécois ont alors jugé qu’aucune formation politique ne méritait de former un gouvernement majoritaire. Dans presque tout le Québec francophone, les libéraux de Jean Charest sont 3e. Si Jean Charest est encore premier ministre aujourd’hui, c’est grâce au vote des anglophones et des nouveaux arrivants.
Pour sa part, Mario Dumont a réussi une percée électorale le 26 mars dernier. Toutefois, si les Québécois lui avaient vraiment fait confiance, il serait premier ministre à la tête d’un gouvernement majoritaire. Au fond, Mario Dumont a su profiter du cynisme et de la désaffection des citoyens pour l’ensemble de la classe politique. Les Québécois ne lui font pas confiance. Au mieux, il est perçu comme le moins pire…
Cela étant dit, il faut reconnaître que c’est avec le Parti Québécois que les électeurs ont été le plus sévère. Le Parti québécois a perdu son statut d’opposition officielle et il s’est retrouvé 3e. C’est la première fois de toute son histoire que le Parti Québécois se retrouve au 3e rang! À sa première tentative, en 1970, avec René Lévesque, le Parti Québécois était déjà 2e! Depuis, il s’était toujours classé second ou premier.
Nous aurions tort de croire que cette mauvaise performance électorale n’est attribuable, bien que ce soit un facteur, qu’à l’image d’André Boisclair. Il serait également un peu court de prétendre que le PQ a perdu des appuis à cause de son engagement à tenir un référendum le plus tôt possible. Comment expliquer alors qu’en 1994 Jacques Parizeau ait réalisé la deuxième meilleure performance électorale à vie du Parti Québécois avec un engagement encore plus « contraignant », celui de tenir un référendum dans la première année du mandat?
Mais il y a encore plus grave. Au cours des trente dernières années, le Parti Québécois a été au pouvoir pendant presque 17 ans et il n’a pas réussi à faire du Québec un État indépendant et unilingue français. Pourtant, le Parti Québécois a été fondé pour faire l’indépendance et assurer la protection et la pérennité de notre langue et de notre culture. Aujourd’hui, même les statistiques fédérales le prouvent, le français continue de reculer.
Les gouvernements du Parti Québécois, à l’exception du premier gouvernement de René Lévesque de 1976 au référendum de 1980 et du gouvernement de Jacques Parizeau, se sont trop souvent résignés à faire de la gouverne provinciale, lorsqu’ils n’ont pas carrément démissionné. Au lieu d’assumer leurs responsabilités dans le meilleur intérêt de la Nation québécoise, des élus pourtant souverainistes ont gouverné avec le peu de moyens que leur laissait le gouvernement canadien… Bien sûr, ils ont dénoncé les actions posées par les mandarins fédéraux, mais en même temps, ils prenaient des décisions conformes aux directives et aux lois fédérales.
Malgré ses échecs cuisants, le Parti Québécois continue d’exercer un certain monopole sur l’électorat indépendantiste. Pour beaucoup d’indépendantistes conscients de cette situation, il s’agit d’un obstacle majeur. Et pour franchir cet obstacle, il n’y a qu’une seule alternative : soit nous réussirons à imposer nos idées au PQ, soit nous réussirons à faire émerger une nouvelle force politique qui fera l’indépendance.
Pour faire l’indépendance, nous avons besoin d’un gouvernement qui mettra en œuvre une politique nationale, c’est-à-dire un gouvernement qui posera des gestes pour améliorer chaque jour davantage la qualité de vie des citoyens et des citoyennes. Il faudra que ce gouvernement soit concret et cohérent en légiférant pour assumer toutes les responsabilités dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’environnement, de la culture, de la famille et de la démographie. Il faudra que ce gouvernement soit prêt à agir pour construire une véritable démocratie participative, pour éradiquer la pauvreté, pour mettre le développement économique au service des citoyens et pour démocratiser les institutions mondiales actuellement au service des firmes transnationales.
Pour faire l’indépendance, en plus de mettre en œuvre une politique nationale, il faudra que le gouvernement, aussitôt élu, légifère pour enclencher le processus menant à la pleine et entière souveraineté. Un premier geste fondateur doit être posé par l’Assemblée nationale en adoptant une constitution provisoire qui établira clairement le principe de la souveraineté populaire. Le peuple du Québec est le seul maître de son destin. Le gouvernement du Québec indiquera alors qu’il agira dans le plein respect des règles de droit et de démocratie, lesquelles veulent que le fondement de la légitimité de l’État du Québec repose sur la volonté et les choix des Québécoises et des Québécois.
Nous avons encore beaucoup de travail devant nous pour faire connaître nos idées auprès des indépendantistes, dont le jugement a été et continue d’être contaminé par les médias et aussi, malheureusement, par la direction péquiste. De plus, il faut diffuser nos idées dans toute la population, qui subit aussi un bombardement de propagande sans précédent de la part de l’ensemble des médias.
Nous avons besoin de la contribution de tous pour enrichir les actions de tout le mouvement indépendantiste. Écrivez-nous. Proposez-nous des actions concrètes pour relancer le mouvement sur ses objectifs véritables. Partagez avec nous votre évaluation de la situation politique, sociale et économique du Québec. Récemment, on a beaucoup abordé la notion du « Nous ». Qu’en pensez-vous? Qu’est-ce qu’un Québécois? Et les projets de constitution et de citoyenneté présentés par Pauline Marois? Devrait-on les améliorer, les modifier? Que proposez-vous?
Il faudra aussi qu’on arrive à discuter sereinement de l’éparpillement des indépendantistes dans autant de mouvements et de partis politiques! Au moment d’écrire ces lignes, il y a au moins 4 partis politiques reconnus par le Directeur général des élections qui se disent souverainistes! Est-il souhaitable, est-il possible de rassembler les indépendantistes au sein d’une seule organisation?
Il y a certainement beaucoup d’autres questions à étudier. Quoi qu’il en soit, le MES lance une opération de brassage d’idées. Je vous invite à y contribuer en nous écrivant à l’adresse suivante : avis@m-e-s.org. Parce que nous savons que dans la masse de commentaires que vous nous ferez parvenir se cache au moins une bonne idée qui nous mènera à l’indépendance. Nous saurons la découvrir!
Je n’ai pas envie de vous souhaiter de joyeuses fêtes… Je préfère vous souhaiter un joyeux Noël et une bonne année!
http://www.m-e-s.org/
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23.12.2007
[Québec] Intronisation de la culpabilisation outre Atlantique
«Malhabile». «Une bonne idée». «Tendancieux». «Nécessaire». L'idée de classifier les présentations des Québécois de souche qui ont défilé à la commission Bouchard-Taylor en fonction de leur degré d'ouverture ou de racisme à l'égard des immigrants fait l'objet des commentaires les plus divers.
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Daniel Weinstock, professeur au département de philosophie de l'Université de Montréal, a fait partie du comité-conseil de la Commission. Il n'a cependant pas été consulté sur la pertinence de catégoriser chaque intervention et de décréter si elle était raciste, négative, modérée ou pluraliste.
S'il l'avait été? «Peut-être aurais-je pensé que c'était une bonne idée après la tournée des régions où l'on a tant entendu que la Commission n'était qu'un freak show. Mais il reste que l'exercice était périlleux. En botanique, il est possible de classifier les plantes. Mettre des gens dans des petites boîtes, c'est plus difficile.»
Claire Durand, professeure au département de sociologie de l'Université de Montréal, a présenté un mémoire à la commission Bouchard-Taylor. Elle est d'accord avec l'idée de chercher à voir combien d'interventions étaient véritablement racistes. «Ça objective ce qui s'est réellement passé à la Commission, dit-elle. Ce serait bien que l'exercice mette à mal cette image caricaturée des Québécois qui s'est mise à circuler. Après tout, il n'est pas plus acceptable de caricaturer les Québécois de souche que de présenter une vision caricaturée des juifs ou des musulmans.»
Si l'idée était de remettre les pendules à l'heure et de faire comprendre que les interventions à la Commission étaient généralement assez favorables à l'immigration, c'est raté, croit toutefois Annick Germain, professeure-chercheure titulaire à l'Institut national de recherche scientifique (Culture et Société). «Moi, ce que les chiffres me disent, c'est qu'il n'y a qu'un Québécois de souche sur cinq qui est ouvert, dit-elle. Les racistes sont clairement racistes, les négatifs ne sont pas très favorables aux communautés culturelles et on semble avoir classifié comme «modérés» des gens qui m'apparaissent clairement avoir un fond de xénophobie.»
En fait, les gens classifiés comme modérés pouvaient, selon ceux qui les ont évalués, énoncer des affirmations comme: «On veut vivre avec les immigrants, mais ils doivent s'intégrer à nos manières de faire.»
La classification des interventions apparaît «très malhabile» aux yeux de Mme Germain. «Les gens qui ont défilé devant la Commission vont se sentir jugés et ils auront raison: on les jugeait!»
Gérald Larose, quant à lui, pense tout autrement. Il croit que les chiffres compilés par le sociologue Rachad Antonius pour le compte de la Commission étaient nécessaires. «Tout ce que l'on entendait, c'est qu'il y avait eu des débordements. Il y a eu quelques dérapages, c'est vrai, mais ils étaient rares et quand un débat démocratique est aussi ouvert, c'est inévitable. Oui, il y a peut-être eu quelques dommages collatéraux, mais dans une société comme la nôtre, ils sont absorbables.»
Cinq catégories
Les trois juges devaient trier en cinq catégories les propos entendus lors des forums. Voici la grille qu'ils ont utilisée et des exemples qu'ils ont relevés.
Catégorie 1: raciste
Propos ouvertement xénophobes, racistes, inadmissibles.
Exemple : «J'ai vécu parmi les musulmans. Je les ai endurés et là je m'aperçois que je suis obligé de les endurer encore. »
Catégorie 2: négatifs
Propos maladroits, irréfléchis, pouvant blesser, qui manifestent de l'ignorance, reprennent des stéréotypes, des préjugés.
Exemple : «Si l'on ne veut pas s'intégrer et qu'on veut imposer son mode de vie, alors on doit repartir.»
Catégorie 3: modérés
Propos balancés, nuancés, parfois critiques, relevant de grands principes.
Exemple : «En tant que peuple, notre identité est encore fragile. On veut vivre avec les immigrants, mais ils doivent s'intégrer à nos manières de faire.»
Catégorie 4: pluralistes
Propos qui se portent à la défense des immigrants et des communautés culturelles ; apologie des vertus civiques (accueil, entente).
Exemple : «On a beaucoup à apprendre des immigrants, leur culture enrichit la nôtre. »
Catégorie 5: autres
Propos respectueux, mais qui ne portaient pas sur les thèmes abordés par la commission.
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08.12.2007
[Québec] Recul historique du français au Québec
Le français perd des plumes, et les immigrés non francophones prennent du poids au Québec. De nouvelles données dévoilées hier montrent que la proportion de la population dont le français est la langue maternelle n’a jamais été aussi faible depuis 1931. Un phénomène qui culmine à Montréal, et qui s’explique surtout par la présence record d’immigrants allophones.
Les chiffres du Recensement 2006 publiés hier par Statistique Canada sont éloquents. Le français subit un recul historique au Québec, et important dans l’ensemble du Canada. En 1971, 26 % de la population canadienne parlait surtout le français à la maison, contre seulement 21 % aujourd’hui.
Au Québec, le français est la langue maternelle de moins de 80 % de la population actuelle. Statistique Canada n’avait pas observé un si faible pourcentage depuis 1931. La part de la population parlant surtout le français à la maison (sans que ce soit nécessairement sa langue maternelle) a aussi reculé entre les recensements de 2001 et de 2006, passant de 83,1 % à 81,8 %.
Sur l’île de Montréal, la proportion de personnes dont le français est la langue maternelle est passée sous la barre symbolique des 50 %, soit une diminution de près de quatre points en cinq ans. Par ailleurs, désormais,
seuls 54 % des foyers montréalais parlent surtout le français dans la cuisine, quelle que soit la langue maternelle.
Comment expliquer ces reculs ? La réponse principale vient de la présence de plus en plus importante des personnes nées à l’extérieur du pays. Jamais depuis les folles années 20 le pays n’a compté autant de citoyens nés à l’étranger.
Pour Robert Bourbeau, la situation actuelle indique bien le problème démographique du Québec. « Le taux de fécondité est très bas, et nous n’avons pas de preuve que ça changera sous peu. Même si les naissances augmentent actuellement, c’est trop tôt pour savoir si ça va faire bouger les indicateurs du nombre d’enfants par femme. Et comme on fait des efforts pour éviter que la population diminue, on n’a pas le choix d’accueillir toujours davantage d’immigrants. »
Toujours pas la moindre politique familiale pronataliste en vue, ils ne faut pas déplaire aux féministes et aux métisseurs.
Source : www.fdesouche.com
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