02.09.2008

[Provence] Festivité identitaire

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02.08.2008

[Provence] Une mosaïque gauloise découverte près d’Alès

mosaquegauloiserc0.jpgALES (NOVOpress) – Une équipe du CNRS a mis à jour sur la colline de l’Ermitage, qui domine le Gardon et la ville d’Alès, une mosaïque datant de 50 avant Jésus Christ, l’époque de César et de la conquête de la Gaule, une période qui correspond au début de la réalisation de mosaïques en Gaule, et en particulier dans cette région alors en voie de romanisation.

Exceptionnelle par sa taille - 36 m2, la plus grande jamais découverte datant de cette époque - et par ses motifs polychromes - carrés et triangles de calcaire local de cinq couleurs différentes, représentant deux aigles, une rosace et des poissons, entourés de feuilles de vigne - cette mosaïque ornait la demeure d’un personnage vraisemblablement fort riche et fort puissant.

« La colline occupait une position stratégique car à la frontière du monde romain et du monde gaulois », explique Fabienne Olmer, la directrice de l’équipe de recherches. « Le développement de l’oppidum » [où a été faite la découverte] « correspond au développement du commerce entre ces deux régions », ajoute-t-elle.

« Il est probable », note Mme Olmer, « que l’oppidum devait être très important dans la mesure où l’on trouve habituellement des mosaïques datant cette époque dans des centres urbains très importants tels que Marseille, Nîmes ou Narbonne ». Les mosaïques mises à jour sont malheureusement passablement dégradées. Des mosaïques avaient déjà été découvertes sur ce site, « mais il n’en reste presque rien » déplore-t-elle. Les fouilles, financées par le ministère de la Culture, seront poursuivies l’an prochain.

www.novopress.info

08.07.2008

[Provence] Ne pas se tromper de drapeau

drapeauprovencefleurdelus4.gifLe drapeau d'origine catalane, d'or aux quatre pals rouges verticaux, omniprésent sur les frontons de la plupart des hôtels de ville des communes de Provence et sur le logo de la région PACA, est nettement plus célèbre et répandu que le drapeau provençal azuré à lys d'or surmonté d'un lambel rouge à trois pendants. Et pourtant, ce dernier est l'étendard le plus adéquat à notre province. En effet, le premier est une adaptation à l'identique du blason de la Catalogne (le comte catalan Raymond-Bérenger de Barcelone obtient la Provence en 1125 par mariage avec Douce de Gévaudan, descendante de Guillaume 1er dit le Libérateur, qui fit de la Provence une principauté indépendante suite à sa libération en 973). Quant au second, il provient de la maison d'Anjou (branche des Capétiens), dont l'un des fils, Charles 1er de Sicile dit Charles d'Anjou, frère de Louis XI dit Saint Louis (roi de France de 1226 à 1270), obtint la Provence en 1246 par mariage avec Béatrice de Provence, l'une des quatre filles de Raymond-Bérenger V. Alors que le drapeau or et écarlate dit "provençal" est presque identique à celui de la Catalogne (celui-ci a quatre pals horizontaux), le drapeau azur à fleur de lys nous rappelle l'appartenance de la Provence à la France et la solidité de ces liens. En effet, la Provence n'a pas été "annexée" ou "rattachée" comme tant d'autres provinces mais "unie" à la France, c'est la doctrine du co-Etat : la Provence conserve toutes ces libertés et franchises, son autonomie institutionnelle et se voit garantir le respect de ses spécificités malgré l'uniformisation juridique et politique du Royaume de France (situation enviable !) qui se poursuivra jusqu'à la Révolution en 1789.

Malgré les liens tissés par Frédéric Mistral et les premiers Félibres avec la Catalogne, le fondateur du Félibrige reconnaîtra le drapeau azur à fleur de lys dans ses Mémoires et récits (1906) :  

Mais de tout ce monde-là, ce qui m'engageait le plus, c'etait la fleur des "glais". C'est une grande plante qui croit au bord des eaux par grosses touffes, avec de longues feuilles cultriformes et de belles fleurs jaunes qui se dressent en l'air comme des hallebardes d'or. Il est à croire même que les fleurs de lys d'or, armes de France et de Provence, qui brillent sur le fond d'azur, n'etaient que des fleurs de glais : "fleur de lys" vient de "fleur d'iris", car le glais est un iris, et l'azur du blason représente bien l'eau où croît le glais.
 
drapeau%20provence%20ancien.gifCependant, les gardiens auto-proclamés de l'identité provençale et de la mémoire de Frédéric Mistral, vieux régionalistes de gauche ramollis et francophobes (mais fervents immigrationistes car ces messieurs préféreront toujours Mohamed, fraichement débarqué du bled, à Jean-Paul, coupable d'être "fier d'être français") mettront en avant le drapeau d'origine catalane pour marquer leur haine de la France. Voila le pourquoi du comment... Enfin, pour clore d'avance toute polémique, on notera qu'il est anormal que le drapeau "provençal" choisi par la plupart des mairies de Provence pour orner leurs frontons et par la région PACA pour se constituer un logo soit le drapeau d'origine catalane alors que même le motif du blason officiel de Provence, reconnu comme tel, est identique à celui du drapeau provençal bleu azur à fleur de lys (un bon point toutefois au très bel hôtel de ville de Meyreuil qui fait fièrement cohabiter les deux drapeaux !). Par conséquent, il serait donc logique que le drapeau provençal fleur de lysé soit également reconnu comme drapeau officiel et puisse, à ce titre, flotter aux côtés des drapeaux tricolore et européen. On se consolera toutefois en songeant au fait que le fier et noble drapeau azuré n'ait pas été souillé par une introduction dans le logo de la région "PACA", monstre bureaucratique coupé du pays réel puisqu'il tend à confondre Provence et Pays niçois, deux patries charnelles soeurs mais aux identités propres.    
 
Sans pour autant rejeter le drapeau or et écarlate catalan, auquel nous sommes historiquement attachés, nous reconnaissons le drapeau azur à fleur de lys et à lambel de gueules comme le véritable drapeau de la Provence, semblable à aucun autre étendard de quelque province de France que ce soit. C'est le drapeau spécifique de la Provence.
 
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25.04.2008

[Provence] Débat sur le Kosovo à Aix

772533361.2.jpgA Aix-en-Provence, le prochain rendez-vous mensuel de “CAFÉ
ACTUALITÉ” aura lieu mardi 6 mai à 18 h 45, sur le thème:
"KOSOVO: LE NOUVEL ORDRE MONDIAL CONTRE L’EUROPE" par Jacques SAINT-
PIERRE, professeur d’Histoire.
La réunion a lieu au Café “Le Festival", en bas du Cours Mirabeau
(salle du premier étage).

http://reseaudurandal.hautetfort.com/provence/

[ Réseau - Durandal Provence ] 

[Provence] Frédéric Mistral

671624270.jpgLe grand poète de la Renaissance méridionale (une vingtaine d'oeuvres) est né à Maillane, le 8 septembre 1830, il prit à vingt-et-un ans "la résolution de relever de raviver en Provence le sentiment d'appartenance qu'il voyait s'annihiler sous l'éducation antinaturelle de toutes les écoles, de provoquer cette résurrection par la restauration de la langue naturelle et historique du pays et de rendre la vogue au provençal par l'influx et la flamme de la divine poésie". En prolongement des congrès de poètes d'Arles (1852) et d'Aix (1853), il fonde avec six de ses amis le Félibirge en 1854. Il publie en 1859 Mirèio, suivra l'éclatant hommage de Lamartine qui y consacre tout son 40e Entretien et la popularisation de l'oeuvre par l'opéra de Gounod.

L'Anthologie du Félibrige nous dit : "Il ne faut pas oublier que Mistral n'est pas seulement un grand poète : organisateur, diplomate, politique à larges vues d'ensemble, il est aussi un savant. Son Lou Trésor dou Félibrige, immense et complet de recueil de la langue d'Oc, a excité l'admiration de tout le monde intellectuel, et l'Institut lui a accordé un prix de 10 000 francs. En 1904 le prix Nobel de littérature lui est décerné, il en emploiera le montant au développement Arlaten, où depuis 1898, il réunit tout ce qui se rattache à la vie familière, aux coutumes, aux moeurs de la Provence". Le Museon Arlaten, lieu de mémoire, véritable sanctuaire de la civilisation provençale, est l'un des tous premiers grands musées d'ethnographie régionale.

Frédéric Mistral, de son vivant, connaît la reconnaissance de la nation et du peuple. Il reçut un triomphe en entrant dans le théâtre antique d'Arles, il assista à l'inauguratiuon de sa statue, le Président de la République lui rendit visite en 1913 à Aix, les étudiants dételèrent sa voiture s'exclamant : "Les chevaux tirent les hommes, les hommes portent les dieux !".

 Lorsque survint le jour de sa mort à la veille de la Grande Guerre, le 25 mars 1914, un véritable deuil national s'installe, les drapeaux sont en berne et le glas retentit dans toutes les villes de Provence.

 Aujourd'hui Mistral est traduit dans vingt-cing langues et cent-quatre-vingt universités dans le monde enseignent la langue d'Oc.

Des plaques commémoratives, une rue et une statue au Parc Jourdan témoignent de la fidélité de la ville d'Aix à la mémoire de Frédéric Mistral.

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24.04.2008

[Provence] Siéu Prouvençau !

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Si Mohamed est Français, siéu Prouvençau ! (ou languedocien, niçois, corse, savoisien, alsacien, lorrain, flamand, normand, bretons, gascons, basques…)

Dans cette France où l’expression “identité nationale” est devenue le chiffon rouge que chacun s’agite sous le nez pour exciter le taureau médiatique et les singes politiques, il y a un élément pourtant fondamental qui n’a pas été mis dans la balance : c’est l’identité régionale. Pendant que l’intelligentsia parisienne se frotte la tête pour savoir quel contenu donner à cette étrangeté remise au goût du jour depuis les élections présidentielles (la “nation”), une donnée essentielle demeure malgré les agitations : l’identité locale. En effet, la République “une et indivisible” a voulu faire de nous de simples et pauvres “citoyens”, pauvres de l’absence d’attache et d’enracinement. Pour cette République centralisatrice et jacobine, il n’existe pas de Basques, de Lorrains, de Corses, de Provençaux. Et pourtant, alors que nous croyons être tous égaux devant la carte nationale d’identité, il apparait clair aux yeux de tous, lors d’une rencontre opportune avec un compatriote qui a ses racines dans un autre coin de France, que la façon d’être et de parler n’est pas la même, que l’alimentation n’est guère plus semblable … Et on se prend notamment à découvrir que certains mots employés depuis son enfance, que l’on croyait français, sont en fait issus de la plus pure tradition linguistique régionale (en Provence, on peut vous citer quelques noms de poissons…).

Ce déclic, qui peut donc venir de la confrontation avec une culture régionale différente de la sienne, est le premier pas accompli sur le chemin de la quête identitaire. Quête romantique et poétique au début, puis beaucoup plus délicate à assumer, socialement parlant, quand on commence à regarder autour de soi et que l’on constate les graves méfaits de l’immigration-invasion alors qu’une voix aussi douce qu’hypocrite nous chante, depuis le berceau, le refrain d’une France Terre d’Asile et d’une nationalité à tirage illimité. Première embûche sur la voie qui mène à la renaissance identitaire : le conflit brutal entre la réalité et les dogmes avalés de force depuis sa plus tendre enfance. Au delà des droits de l’homme ou de la carte d’électeur, censés être constitutifs d’une identité nationale (de fait désincarnée), on se rend bien compte qu’il y a une autre identité qui, quant à elle, ne tolère pas la soumission à une culture d’importation. Parce que cette identité-là est plus visible, elle est palpable, parce que cette identité est vécue quotidiennement : elle est charnelle. Cette identité est senteurs, marchés, accents, expressions, climats, paysages, architecture, savoir-faire, … Cette identité régionale, c’est la petite patrie qui bâtit la grande.

Après avoir pris conscience que l’identité régionale est le noyau et même la justification de l’identité nationale, il devient très difficile d’affirmer de but en blanc que Mohamed ou Fatou sont Français. De quel terroir, de quelle langue, de quelle culture gastronomique, de quel culte liés à une région de France peuvent se revendiquer Mohamed et Fatou ? Aucun. Parce que “vivant à l’heure américaine” dans la rue (selon la rappeuse Diam’s, muse de Sarkozy), ils continuent cependant à vivre à la maison, autour de Paris ou en Province, comme au bled tant idéalisé.

Dans une République qui accorde la nationalité “française” au monde entier (et tout particulièrement aux “femmes opprimées dans le monde” sous le règne de Sarközy de Nagy-Bocsa), l’identité régionale ne doit pas se vivre comme un repli plein de goût amer dans la bouche mais comme une justification et plus encore une légitimation indispensable à sa qualité de Français : “je suis Français parce que je suis issu d’une patrie de France, d’un terroir de France, et que je cultive ce patrimoine vivant et dynamique dans ma vie quotidienne, et que je transmettrai un jour le flambeau à mes enfants qui le transmettront aux leurs”. Voila le discours à tenir et à ne pas lâcher.

J’aime mon village plus que ton village.

J’aime ma Provence plus que ta province.

J’aime la France plus que tout.

(Félix Gras)

Source : JI d’OC

20.04.2008

[Provence] La libération de la Provence

 
1885571757.pngEn 838, les Sarrasins font irruption dans les eaux de Marseille, saccagent la ville et se retirent emmenant de nombreux captifs (hommes, femmes, enfants réduits à l'état d'esclaves ou jetés à la mer). Pendant une trentaine d'années, Marseille et les environs d'Arles subissent les assauts réguliers des maures. Le coup d'arrêt vient de la détermination sans faille des évêques d'Arles (Rolland) et de Marseille (Babon) qui élèvent des fortifications imprenables. Mais le danger resurgit à l'est : les Sarrasins prennent le Massif des Maures qui surplombe le Golfe de Saint-Tropez. Durablement installés, ils lancent des raids fréquents sur la Basse-Provence puis étendent leur zone de pillage à la Haute-Provence et enfin aux Alpes toutes entières. Ils saccagent les monastères, rasent des villages, barrent des routes... La "plaie provençale" devient alors une "gène internationale" (selon J-P Poly).
 
Juillet 972, les Sarrasins commettent une erreur qui va leur coûter très cher : l'enlèvement de l'abbé Maïeul de Cluny. Celui-ci fait l'objet d'un culte très fort dans toute la Provence, il est le conseiller privilégié d'Hugues Capet, duc puis Roi des Francs (940-996), il a aussi l'oreille de la cour du Roi de Germanie et intervient jusque dans le querelles privées de la famille impériale. On lui proposa le siège pontifical à la mort de Benoît VI mais il refusa jugeant qu'il serait plus utile auprès de ses moines et de son abbaye qu'il a contribué à faire connaître par son rayonnement sans égal. Initialement, les moines et l'aristocratie provençale vont payer la rançon exigée et les Sarrasins libèreront l'abbé.
 
Mais son enlèvement a soulevé un émoi populaire et une volonté d'en finir une fois pour toutes avec l'envahisseur, les Provençaux appellent alors le comte de Provence Guillaume 1er à lancer une guerre de libération contre les Sarrasins "au nom de Maïeul". Après avoir levé une armée qui comptera également des soldats du Bas-Dauphiné et de Nice, aidé de son frère Roubaud et d'Ardouin, maquis de Turin, Guillaume traque les Sarrasins et les écrase à la bataille de Tourtour en 973. Retranchés dans la forteresse de la Garde-Freinet (aujourd'hui dans l'agglomération de Draguignan), les Sarrasins sont chassés vers une forêt voisine, la forteresse est rasée et les quelques survivants seront tués ou fait prisonniers (dont certains seront baptisés et convertis).
 
A la différence de Rodolphe III, qui abandonna la Provence au mains des Sarrasins, Guillaume 1er, dit le Libérateur, surnommé le Grand, le Père de la Patrie, affirma sa volonté de résistance et restera dans les mémoires comme l'héroïque sauveur de la Provence. Guillaume devient alors marquis de la Provence arlésienne puis prince de toute la Provence qui devint une principauté indépendante. En plus d'une guerre de libération, on parle donc d'une guerre d'indépendance : c'est grâce à cette bataille décisive du Tourtour que les Sarrasins seront définitivement expulsés de Provence. Les terres conquises par Guillaume seront distribuées au clergé et à ses officiers. C'est du partage de ces terres, après la défaite des Sarrasins, que date, en Provence, la naissance bien tardive de la féodalité.
 
Devenu très pieux à la fin de sa vie, Guillaume le Grand restitue de nombreux biens à l'Eglise, dont les anciens domaines de l'évêché de Fréjus et, en surplus, le village du Pujet. Il rendit également de nombreux et vastes domaines de Camargues au monastère Saint-Jean d'Arles. Enfin, en 993, il prend l'habit monastique, fait de généreuses offrandes à l'abbaye de Cluny et s'éteint entre les bras de Saint Maïeul, entouré de la multitude de ces fidèles sujets.
 
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12.04.2008

[Provence] Va dire à Sparte !

1026704897.jpgL'objectif du ciné-club identitaire est de réunir des militants et/ou sympathisants désireux de se plonger, le temps d'une soirée, dans un film ou un documentaire portant sur des thématiques qui nous sont familières : le besoin d'identité, la résistance à une oppression (économique, militaire ou culturelle), la naissance d'une nation et d'un peuple, l'ascension d'un homme ou d'une civilisation, ... Avant la projection, un exposé vient présenter le film, l'histoire qui est contée, les valeurs mises en avant et ce qu'il faut en retenir. Autour d'un repas pris en commun, les personnes présentes discutent, échangent, confrontent leurs points de vue. Le ciné-club identitaire offre information et émulation collective dans un contexte de saine et chaleureuse camaraderie.

Le premier ciné-club identitaire a pris pour thème Sparte et la vie des Spartiates. Le choix du film paraissait évident : 300 de Znack Synder (2007). Un exposé historique vint nous éclairer sur l'histoire de Sparte et le contexte historique de la bataille des Thermopyles, sur le rôle de la femme à Sparte, sur la morale guerrière qui y est enseignée, sur la vie quotidienne dans la cité. Un deuxième exposé, cette-fois ci culturel, aborda la question des réactions parfois hostiles soulevées par le film (par quelques critiques effrayées, le public ayant accueilli le film comme il se doit au vu des recettes engrangées !) et évoqua la figure mythique du Spartiate dans l'imaginaire européen et même mondial puisque l'une des strophes de l'hymne national colombien cite comme référence la bataille des Thermopyles. Puis vint la projection du film, après quoi une quinzaine de militants discutèrent autour du film, échangeant leurs impressions sur le spectacle grandiose qui venait de leur être offert.

Ne manquez pas le prochain ciné-club !

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17.03.2008

[Provence] Paca , tout le monde y perd !

“Paca, tout le monde y perd”


L’Unioun Prouvençalo se mobilise pour faire changer le nom de la région

Pour l’Unioun Prouvençalo, qui proteste depuis de nombreuses années contre l’usage de l ’acronyme “Paca” pour désigner la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, le projet de la commission nationale de toponymie de rebaptiser les habitants de la région les “Pacaïens” “est la goutte d’eau qui fait déborder le vase”. L’Unioun Prouvençalo en a donc fait sa priorité de l’année : convaincre l’opinion publique provençale et les élus qu’il faut redonner à la région son nom historique et mondialement connu de Provence.

Son assemblée générale réunie le 24 février à Lorgues (Var) a été l’occasion d’organiser une table ronde autour de la campagne que lance l’Unioun Prouvençalo, intitulée “Paca, tout le monde y perd ! ” Pourquoi ce slogan ? ” Nous sommes conscients que le Pays niçois et les Hautes-Alpes revendiquent leur part d’identité spécifique dans le nom de la région “, indique le mouvement régionaliste. ” Mais force est de constater qu’aujourd’hui, l’usage de “Paca” se généralise du fait de la longueur du nomde la région et que, finalement, cela se retourne contre tous les pays composant la Provence-Alpes-Côte d’Azur. Dans “Paca”, on ne retrouve ni les Alpes du Sud, ni la Côte d’Azur, ni la Provence. Autant donner à la région le nom de Provence, qui est fondé historiquement et culturellement, et qui est un véritable atout économique et touristique. ”

Un argument relevé par René Tribolo, membre de la Chambre de commerce et d’industrie de Marseille-Provence, lors de cette table ronde. “Nous avons des PME qui vendent des produits provençaux à l’étranger sur l’image et le nom de la Provence”, rappelle ce chef d’entreprise. Quant au Niçois Adolphe Viani, président du Conseil scientifique et juridique de l’Unioun Prouvençalo, il a rappelé que ” Nice a été provençale jusqu’en 1388. Lors de la dédition de la ville et des vallées proches à la Savoie, ce secteur fut d’ailleurs baptisé terres neuves de Provence “.

Une campagne en préparation

L’Unioun Prouvençalo a approuvé une “adresse” au président de la Région, Michel Vauzelle, lui-même favorable au changement de dénomination, et aux membres du conseil régional pour demander ” de remplacer le nom de Provence-Alpes-Côte d’Azur par celui (…) de Provence, dont les habitants sont les Provençaux “. Des affiches autour du slogan “Paca, tout le monde y perd !” sont en cours de finalisation pour appuyer cette campagne qui se traduira par des rencontres avec les futurs exécutifs départementaux et avec les fédérations professionnelles. L’enjeu est en effet de dépasser l’initiative culturelle pour faire valoir l’impact économique de l’effacement de “Provence” au profit de “Paca”.

Un usage qui se généralise

Aujourd’hui, Google référence près de 8,8 millions de pages web sur lesquelles figure l’acronyme “Paca” alors qu’elles ne sont que 268000 à donner l’intégralité du nom Provence-Alpes-Côte d’Azur ! La Provence est quant à elle citée sur plus de 72 millions de pages.

Source : http://prouvenco.presso.free.fr/

16:57 Publié dans Provence | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : paca

11.03.2008

[Provence] Soutien à Quentin


2002551654.jpg Un Aixois âgé de 28 ans, qui se prénomme Quentin, a été retrouvé devant le bar Le Sextius, dans un état très critique. C'est un témoin, vers 2 heures du matin, qui a prévenu les secours: il venait d'assister au lynchage d'un jeune homme. Que s'est-il passé, dans la nuit de mardi à mercredi, sur un carré de trottoir, cours Sextius à Aix-en-Provence? Comment les enquêteurs vont-ils réussir à lever le voile sur le drame qui s'est noué, à la sortie d'un bar?

Roué de coups, la tête en sang, celui-ci gisait sur le sol. Deux hommes ont été aperçus. Après avoir tabassé leur victime, laissée pour morte sur le macadam, ils ont pris la fuite. "Ces deux hommes étaient au bar, de même que la victime. À l'intérieur, je n'ai rien remarqué de spécial. À la fermeture, ils sont sortis. Puis subitement, sans que personne ne comprenne rien, les coups ont plu sur la victime. En quelques secondes il s'est retrouvé à terre et a reçu plusieurs coups de pied très violents dans la tête", racontait hier un client du bar, encore stupéfait par la violence de cette agression totalement inexpliquée.

Un autre témoin ajoute: "On n'a rien eu le temps de faire, tout s'est passé en quelques secondes." Les auteurs auraient assené quelques coups d'une extrême violence à Quentin, après qu'il était à terre. Immédiatement, les sapeurs-pompiers d'Aix sont intervenus pour porter assistance à la victime. L'individu présentait notamment un grave traumatisme facial. Il a été transporté dans la nuit à Marseille, au service réanimation de l'Hôpital Nord. Il se trouvait alors dans le coma. Hier soir, la victime était sortie de réanimation, précisait l'Assistance publique des hôpitaux de Marseille.

Une enquête a été ouverte au commissariat d'Aix pour tenter de comprendre ce qui a pu motiver la violence des agresseurs. Et pour tenter de les identifier. Hier, toutes les hypothèses restaient ouvertes. D'autant que la victime est parfaitement inconnue des services de police et de la justice. Est-ce une altercation qui aurait très mal tourné? Un acte de violence gratuite? La police n'écarte aucune piste.


source : La Provence (07/03/2008)

17:40 Publié dans Provence | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : aix

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