26.04.2008

[Politique] Mort politiquement

2144278748.jpgOn attendait cette nouvelle depuis longtemps, elle a fini par arriver. Jean-Marie Le Pen, président posthume du Front National, est mort. Politiquement. Il vient de mettre fin volontairement à sa carrière en tentant d’emmener avec lui ses proches et ses héritiers.

Jean-Marie Le Pen est ce que l’on appelle chez les juristes un récidiviste, en jargon journalistique un multirécidiviste. Les prétoires, il les connaît, et pas seulement à cause de son cursus d’étudiant en droit. En terme de condamnations, il ne fait pas dans le détail, mais lorsqu’il en parle (de détail), cela lui coûte cher. A titre d’exemple, sa saillie de 1987 sur ce thème avaient permis aux groupuscules immigrationnistes de récolter 100 000 francs en dommages-intérêts, sans avoir à faire autre chose que s’indigner vertueusement.

Jean-Marie Le Pen vient, à nouveau, de ressortir l’histoire du détail et les détails de l’histoire, dans le dernier numéro du mensuel « Bretons ». A la question « pourquoi le FN fait moins peur », le président du Front national, dont le sonotone s’était peut-être déréglé momentanément, a répondu par une diatribe sur l’existence ou non de l’extermination nazie, s’empêtrant peu à peu dans un discours que personne ne lui demandait et répondant de travers à des questions qu’on ne lui posait pas.

Dans la bouche d’un blanc-bec acnéique, ces propos seraient passés pour de la bêtise (et de la sévère), et le morveux serait reparti avec une baffe et le nez qui coule. Prononcés par un ténor de la politique nationale déjà condamné pour « consentement à l’horrible », « incitations à l’affreux » et autres « provocations au doute », ils sont un crime politique majeur ou un signe inquiétant de démence sénile.

Entendons-nous bien : cela aurait pu ne pas être le cas. La provocation a fait la gloire du Front depuis sa naissance, et ses moments de gloire et d’altitude sondagière ont souvent coïncidé avec les fanfaronnades de son chef, qui faisaient fureur chez les sympathisants.

Mais les temps ont changé. Le parti s’est embourgeoisé à mesure que son Lider blanchissait. Le Front National n’est plus que l’ombre de lui-même, relégué dans un discours incompréhensible, mélange de socialisme national mal assumé et d’un poujadisme honteux, condamné à jouer les faire-valoir d’un Sarkozy qui l’avait déjà largement phagocyté aux dernières élections, transformé en un placement financier dont SOS Racisme et autres MRAP tirent des revenus plus réguliers que de leur Livret A.

A l’entendre se défendre, on ne croirait pas que Jean-Marie Le Pen ait près de 80 ans, dont plus de 50 en politique. Non qu’il impressionne par une lucidité de jeune plébéien, loin de là ! Ses explications : il aurait, dit-il, refusé que l’interview soit publiée, pour des motifs plus ou moins obscurs. Après avoir volontairement parlé devant un journaliste qu’il ne connaissait pas, de ce dont on ne lui demandait pas de parler, et de surcroît d’un thème sur lequel il sait que ses ennemis, qu’il a nombreux, l’attendent constamment, c’est une faute majeure, pour ne pas dire un crime, sauf à considérer que seul parlait un étrange mélange de sénilité et de cancer prostatique verbal.

Nietzsche l’aurait annoncé ainsi : Le Pen est mort, c’est lui-même qui s’est tué. Mais ne tuer que lui-même n’est pas à la dimension de la haute idée qu’il se fait de son auguste personne : c’est tout son héritage qu’il entend emporter avec lui au tombeau. Tout ce qui a pu se reconnaître de ses idées, tout ce qui lui est assimilé, de près ou de loin, tout ce qui pourrait lui succéder. Après lui, le déluge, et pas d’arche de Zoé. Notre respect pour la douleur des proches ne nous empêchera pas de demander à Marine ce qu’elle pense désormais de l’euthanasie.

Pour ceux qui ont pu se penser proches du Front national, il n’y a plus qu’une chose à faire : enterrer définitivement Le Pen. Le Pen est politiquement mort, il l’a voulu, et la charité veut qu’on ne lui discute pas ce privilège. Ce ne sont pas les rats qui quittent la marine : c’est l’équipage qui débarrasse le pont de la charogne. Sans faire dans le détail.

Denis Parest et Marie Duvell pour Novopress Breizh

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25.04.2008

[Politique] Troisième voie

318195384.jpgLa troisième voie existe...dans notre milieu en tout cas

Pour être très schématique, dans le nanocosme "natio" sur Internet, il y a une ligne de fracture entre des sectes soraloïdes (anti-ricaines, pro-Meyssan, antisémites, antisionistes, etc.) et des sectes dantecoïdes (pro-ricaines, anti-islamiques, qui croient que l'islam est un communisme du désert, ou alors le communisme un islam de la taïga, bref.).

C'était sympathique, au départ, ces petites guéguerres entre post-adolescents s'inventant des amis imaginaires. D'un côté le soraloïde qui s'invente un ami imaginaire au Hezbollah, et qui croit lutter contre le capitalisme en se paluchant sur un sketch de Dieudonné. De l'autre le dantecoïde et ses amis imaginaires officiers de Tsahal qui zappe entre Fox News et Guysen TV, en espérant que l'Apocalypse satisfasse au plus vite leurs envies de croisade.

Cet onirisme commence à devenir gonflant. Rien à foutre du Proche-orient, sauf quand les chrétiens y sont rançonnés. Il faudrait que les esprits engagés et rebelles cessent de se fourvoyer sur la destinée de quelques arpents de déserts et des semi-nomades qui y vivent, et se focalisent sur le devenir de leurs pays. La maxime est pourtant très simple. Eux chez eux, nous chez nous. Rien à faire que l'islamisme soit "moyen-âgeux" et "fasciste", tant qu'il reste confiné à son espace historique. Rien à faire que les Américains tirent profit de leur statut pour avoir un leadership économique et culturel, tant qu'ils ne viennent pas chez nous pour nous dicter notre conduite.

La grille de lecture Islam versus Empire, que ce soit pour soutenir l'un ou l'autre, est une imbécilité et un dérivatif. En l'occurence c'est l'Empire qui a dépecé la Serbie (comme les Albanais dépecent leurs prisionniers de guerre). Et ce sont les "résistants" à l'ordre mondial qui empêchent le Liban de devenir un pays souverain et stable.

On en arrive à la situation hallucinante où Finkielkraut, à peu près le seul intellectuel autorisé à la télé à dénonçant le multiculturalisme, se retrouve contredit par des disciples d'un maître qui n'a rien publié depuis 5 ans et qui se contente de transformer le FN en groupuscule national-bolchévique illisible. Tout ça parce qu'il est juif, donc sioniste, donc pro-américain, donc anti-français (ça fait beaucoup de donc). Idem quand il s'agit de cracher sur des gens honnêtes et compétents comme Eric Zemmour ou Elisabeth Lévy. C'est foutrement con. Inversement, une amorce de défense du droit des musulmans à vivre en paix chez eux (donc de ne pas être systématiquement invectivés par cette saloperie qu'est l'ONU) vous classe comme méchant islamophile financé par Tariq Ramadan.

Il y a des limites à la connerie. Rien ne m'insupporte plus que d'imaginer les dernières forces politiques radicales s'épuiser en querelles byzantines, tout en laissant un monopole idéologique à l'UMPS.

Accessoirement, beaucoup de régions du monde retrouveront un calme relatif quand elles cesseront d'être le terrain de jeu d'idéologues occidentaux en carton.

 http://soulidarieta.hautetfort.com/

17.04.2008

[Politique] Saint-Denis proclame son indépendance

607414925.jpgTitre exagéré diront certains. Il n’empêche : la municipalité PCF de Saint-Denis installera ce soir un conseil des citoyens étrangers, comité consultatif qui sera systématiquement associé à la préparation des conseils municipaux. Le maire Didier Paillard explique qu’il s’agit d’

“une nouvelle étape dans la conquête de l’égalité des droits civiques pour tous les habitants”.

Ce maire avait, en mars 2006, été à l’origine d’un référendum sur le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers extra-communautaires aux élections locales. Francis Langlade, maire-adjoint et futur président du comité, indique que ce conseil

“aura son mot à dire sur tous les grands sujets et participera à l’élaboration de la politique municipale”.

Ses 20 membres (14 conseillers et 6 suppléants) participeront chaque mois, une semaine avant le conseil municipal, à une “séance privée” de préparation de l’assemblée municipale, qui remplace “toutes les réunions de commissions préparatoires” existant auparavant.

“Ces séances non délibératives sont le moyen trouvé pour associer nos habitants étrangers à toute la vie municipale sans risquer d’entacher d’illégalité les actes du conseil municipal”.

Ses membres pourront aussi être invités à prendre la parole lors du conseil municipal. Ce comité sera composé de 10 hommes et 10 femmes, “étrangers de toutes origines”, présentés par les 3 listes (PCF, PS et UMP-MoDem) ayant obtenu des élus au conseil municipal, à proportion de leurs résultats. Il s’agit majoritairement de militants associatifs.

Michel Janva
Source : Le Salon Beige

02.04.2008

[Politique] Poisson d'avril ?

1821139276.2.jpgCommuniqué du 2 avril 2008

:: Poisson d’avril ? ::

Un “Comité d’initiative pour la refondation” vient d’annoncer la constitution d’un parti supplémentaire de droite nationale. Une liste de signataires soutenant prétendument cette initiative est jointe à l’annonce.

Citée au premier rang, on trouve Isabelle Crépin. C’est de façon tout à fait abusive que le nom de cette responsable du Bloc Identitaire en Flandre apparaît.

Cette manoeuvre a au moins un mérite : celui de permettre aux Identitaires de préciser qu’ils ne sont en aucune façon associés à cette initiative. En effet, les axes, les projets, les méthodes de ce futur parti ne correspondent en aucune manière à notre stratégie et nos ambitions pour le courant identitaire.

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BLOC IDENTITAIRE
http://www.bloc-identitaire.com

[Politique] Achevons-le !

Achevons-le !

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, le communisme n’a pas été totalement éradiqué (malheureusement), ni par la chute du mur de Berlin, ni par l’implosion de l’URSS.

S’il a perdu la bataille des idées, le communisme menace encore notre civilisation, par le biais de ses anciens sbires, particulièrement en Europe de l’est, où aucune véritable “épuration” n’a été réalisée.

Arrivistes notoires, les anciens dirigeants militaires et politiques communistes ont, à l’image de la classe politique française, effectué une pirouette politique, en achetant une veste réversible. Communistes devenant capitalistes souvent ultra-libéraux, certains ont su infiltrer les nouveaux cercles de pouvoir, en se faisant passer pour des hommes neufs.

C’est le cas de Sandor Labroc, Hongrois qui dirige les services de renseignements de son pays depuis décembre 2007, et qui a été curieusement imposé par le Premier Ministre (celui qui avait reconnu mentir quotidiennement au peuple) en dépit d’un désaccord au sein des plus hautes sphères de l’Etat. En effet, ce dangereux individu a passé 6 (six) ans à l’académie Dzerjinski,du nom du fondateur de la tristement célèbre Tchéka, ancêtre du KGB, à Moscou de 1983 à 1989.

Le plus grave, c’est que cet homme a obtenu un poste sensible au sein de l’OTAN : le loup est dans la bergerie…

LeBerlioz pour Novopress France

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31.03.2008

[Politique] Faut pas pleurer

486940737.jpgFaut pas pleurer
Catholiques en campagne (http://www.catholiques-en-campagne.fr/)

Les élections passées, qu’elles soient municipales ou cantonales, ont entraîné une victoire de la gauche.
Si le constater n’est pas un exploit, le prévoir ne l’était pas moins. La déception toujours plus grande des français face à la politique présidentielle devait, à coup sûr, provoquer un retour du balancier. Je dis bien une politique présidentielle et non gouvernementale. L’amertume vient des électeurs sarkoziens. Il y o t cru fermement et leur chute est d’autant plus grande que leurs convictions étaient fortes. Mais ce succès de la gauche est-il uniquement le fruit d’une déception ou plus subtilement une constante démocratique ?

Les Français ont depuis bien longtemps la fâcheuse manie de changer d’opinion d’une élection à l’autre. Les exemples ne manquent pas. Les quelques cohabitations qui ont tant desservi la France sont bien là pour nous rappeler ce phénomène. De cette manie, quelques politologues y ont vu une sagesse démocratique. En chaussant leurs lunettes d’un rose –sans jeu de mots- très angélique, ils trouvent que c’est une manière très intelligente de contrebalancer le pouvoir fort d’un camp par l’opposition conséquente de l’autre. Les Français ont, il est vrai, bien des qualités qui tendent d’ ailleurs à s’effacer, mais ils sont tout sauf sages. L’histoire gauloise nous le dit ; les querelles de clochers nous le montrent, l’instabilité politique des III° et IV° Républiques nous le prouve ; les barricades et les révolutions dans les rues de Paris nous l’assènent définitivement si notre mémoire avait des faiblesses.

Donc si la vision optimiste de quelques politologues sur la sagesse des Français ne devait pas être retenue, il reste la constante évoquée précédemment. Le pouvoir s’use et déçoit. Il y aura toujours un fossé –dont la profondeur diffère selon les circonstances- entre les fausses espérances qui se perdent dans les urnes et les dures réalités qui émergent dans la vie quotidienne. Les promesses électorales ne peuvent jamais suivre. Soit elles étaient déraisonnables et elles sont vite oubliées par le candidat élu. (D’ailleurs il s’en explique toujours par une rhétorique de grande envergure inversement proportionnelle à sa valeur morale). Soit elles étaient réalistes mais elles sont rejetées par les barrières que la République s’est créées : Conseil constitutionnel, syndicats, grèves, manifestations…

Autrement dit la vie politique française est un coup à gauche, un coup à droite. La politique française ressemble à une conduite de chauffard ivre. Dès le lendemain des élections, le Président Sarkozy effectue un remaniement gouvernemental. Il est plus profond qu’on imagine. L’ouverture à tous les « hommes de bonne volonté » disparaît au profit d’un retour net de l’UMP. Voilà un retour aux sources et une bonne manière de calmer les critiques de l’UMP qui émergeaient ici et là depuis quelques temps. De plus, l’information gouvernementale, avec ses porte-parole, est bloquée : fini le temps des déclarations libres et des couacs répétés. Il est vrai que l’on en a entendus.

Il semble donc que notre système politique se condamne à chaque lendemain d’élections. L’élu déçoit inéluctablement par machiavélisme ou par empêchement. L’électorat change de camp et diminue ainsi la marge de manœuvre du pouvoir. Le gouvernement, contraint de se soumettre pour ne pas se démettre, modifie sa conduite et trouve une route si souvent empruntée, celle qui ne mène à rien d’abord, et dans le mur ensuite.

Faut pas pleurer. Ces mots durs et si peu féminins sont de Mme Trautmann à l’égard de Mme Kellner et sa déception quelque peu larmoyante. Mais faut pas pleurer, nous, Français, on a le système politique qu’on mérite.

21.03.2008

[Politique] Aux municipales , 12 378 électeurs ont voté identitaire !

Aux municipales , 12 378 électeurs ont voté identitaire !

Voici ci-dessous les résultats des quelques listes du courant « identitaire » au premier tour des élections municipales de 2008

Elsass :

Strasbourg, contre le FN, Robert Spieler, réalise 2,17 % (1 616 voix)

Nissa :

A Nice, toujours contre le FN, Philippe Vardon, liste N.I.S.S.A., fait 3,03% (3 686 voix).

Normandie :

Au Havre (184 000 hab), le candidat Philippe Fouché-Saillenfest, fait 3,98% (2 436 voix)

Orléannais :

A Evreux (51 000 hab), Emmanuel Camoin à fait 3,67% (247 voix)

A Dreux (30 000 hab), Laurent Leclercq fait 4,30 % (355 voix)

Vlaanderen :

A Lomme (28 000 hab), Luc Pecharman fait 3,49% (349 voix)

A Wattrelos (59150) (42 000 hab) : Sylvie Langlois fait 7,77 % (1 118 voix)

Occitania :

A Lunel (34 400) (24 000 hab) : Patrick Marcou fait 4,80 % (489 voix) 

Yvelines :

A Conflans-Sainte-Honorine (78700) (33 000 hab), Myriam Baeckeroot fait 5,37 % (674 voix)

Provence :

A Aix-en-Provence (13 100) (141 000 hab, Jean-Louis Garello fait 2,72 % (1 408 voix)

En tout sans compter les résultats des cantonales , ce sont donc plus de 12 000 suffrages exprimés qui sesont portés sur les listes identitaires dans un contexte de démobolisation de l'électoral de droite

Celà constitue une moyenne de 4,13% pour les identitaires là où ils se sont présentés ( une dizaine de villes )

Saluons également les excellents résultats des bretons d'Adsav ! ( plus de 3000 voix ) et des autonomistes basques et corses réalisant eux aussi de remarquables percées

Ces résultats électoraux qui sont les premiers d'envergure pour les identitaires ( en tout 12 000 voix ) qui contrairement aux législatives de 2007 n'ont pas constitué 2 listes mais une dizaine sans compter les listes d'unions sont donc un véritable encouragement ettranchent véritablement avec la morosité de ceux obtenus par les deux autres droites : libérale et nationale

D'autant plus lorsque l'on sait que contrairement aux autres grands partis jacobins , la stratégie d'enracinement identitaire est loin d'être exclusivement électoraliste.

[ Réseau - Durandal Politique ]

http://reseaudurandal.hautetfort.com/politique/ 

[Politique] Une société de défiance

1821139276.jpgUne société de défiance
Par Enric FARIGOULE (http://les-identitaires.com)

Ce qui me marque chez les dirigeants identitaires, c’est qu’ils n’arrêtent jamais : le lendemain du 2ème tour, alors que le maire n’est pas encore dans son fauteuil, ils manifestent contre la mosquée, devant la mairie de Nice, ils organisent un diner-débat à Paris, ils inaugurent une maison de l’identité à Lille, ils rencontrent des conseillers régionaux, ils mettent sur pied de nouvelles stratégies…

Entre les deux tours, Fabrice Robert, commentant les résultats des élections, n’hésitait pas à revenir sur les fondamentaux: « Soyons clairs : nous pourrions demain accumuler les scores à 0,2 % nous n’en continuerions pas moins de lutter pour les nôtres. Car, pour nous, le combat n’est pas simplement électoral, il est total ». Convenons que ça tranche avec l’hypocrisie ambiante de la classe politique… Et ceux qui s’imaginent qu’on peut briller dans une élection locale, avec une campagne de quinze jours, peuvent aller se rhabiller. Ils devraient avoir à l’esprit qu’un maire sortant est en campagne depuis 6 ans, à arpenter le terrain, à rencontrer ses administrés, à recevoir leurs doléances, à délivrer des permis de construire, à visiter les maisons de retraite, à octroyer des subventions… Ceux qui le savent n’ont donc pas été étonnés des succès de Jacques Bompard, infatigable militant qui arpente le terrain sans relâche depuis le début des années soixante. C’est la même démarche que je retrouve aujourd’hui chez Philippe Vardon qui recueillera un jour les fruits de son militantisme inventif si les petits sangliers ne le mangent pas…

Je ne vais pas analyser les résultats des élections municipales dans le détail. Je renverrai comme d’habitude aux analyses très pointues du site Polémia. Mais, je voudrais dégager des lignes de force qui me semblent déterminantes pour les combats à venir :

Premièrement : L’effondrement du Front National, à un point tel, qu’il n’apparaît même plus dans les comptes rendus et les analyses. Alors bien sûr, on nous objectera que le FN n’était pas présent partout, alors que c’est justement ce qu’on lui reproche. Si un parti à vocation exclusivement électoraliste n’est qu’en mesure de présenter seulement 80 listes dans 35 départements sur l’ensemble du pays, quelle est son utilité ? En trente cinq ans d’existence, le FN aura fait un tour complet sur lui-même, partant de 0,5% en 1973 pour aboutir à 0,92% en 2008. Et la ridicule mobilisation mariniste autour de sa dirigeante n’aura eu pour effet que de braquer les projecteurs sur cette déchéance. Plus grave encore, alors que la crise économico-financière mondiale semble se rapprocher à grands pas, le sabordage du FN, risque d’être catastrophique en terme de mobilisation de la mouvance.

Deuxième constat : Le taux record d’abstention – prés de 40 % – et la stagnation des scores UMP au second tour démontre que l’électorat populiste (du moins dans sa branche petit-bourgeois) qui avait voté Sarkozy aux présidentielles puis aux législatives est resté chez lui. L’ouverture à gauche et la discrimination positive chères à Sarko ont créé un effet boomerang comme le montre les scores calamiteux recueillis par les représentants des « minorités visibles » à l’enseigne de la ministre Rama Yade.

Troisième élément : La versatilité de l’électorat lequel, 10 mois après avoir laminé la gauche, lui redonne un brin de fraîcheur. Face à l’effondrement programmé de l’économie, une bonne partie des électeurs français sont prêts à se vendre au plus offrant et les déclarations de Sarkozy annonçant qu’il ne pouvait rien faire pour le pouvoir d’achat, puisque les caisses étaient vides, n’a pas été pour rien dans la défaite de l’UMP. Dans l’antiquité les porteurs de mauvaises nouvelles étaient souvent exécutés…

Ce dernier point me remet en mémoire un sondage (1) assez édifiant quant à l’état d’esprit de la société française. A la question : « En règle générale, pensez-vous qu’il est possible de faire confiance aux autres ou que l’on est jamais assez méfiant ? », seulement 22 % des français répondent qu’on peut faire confiance aux autres, plaçant la France au 24ème rang sur 25 (2) alors que dans le haut du tableau on trouve des pays comme la Norvège, la Finlande, la Suède, la Danemark, les Pays Bas, pays qui comme par hasard, sont ethniquement homogènes.
Dans le même sondage, 52 % des Français considèrent que « pour arriver au sommet il faut être corrompu » alors que cette part n’excède pas 20 % aux États-Unis, en Angleterre ou en Norvège. En corollaire, la part de personnes qui déclarent « trouver justifiable d’accepter un pot-de-vin dans l’exercice de ses fonctions » est de 58 % plaçant la France au dernier rang de l’honnêteté derrière le Mexique. C’est le règne du bakchich généralisé… The last but not the least : à la question : « trouvez vous justifiable de réclamer indûment des aides publiques ?»… de tous les peuples avancés les Français sont ceux qui trouvent le plus normal de voler l’Etat, c’est-à-dire leurs concitoyens, en obtenant des aides publiques indues. C’est la désagrégation du lien social, c’est la France de tous les records… avec 62 % de français qui trouvent cela normal.
…de là à penser qu’il y a un lien avec le caractère de plus en plus multi-ethnique de la société française…

Enric Farigoule

(1) « La Société de défiance » : Un livre de Yann Algan et de Pierre Cahuc
(2) Sondage réalisé dans les 25 premiers pays « évolués »

[Politique] Emergence de la droite identitaire

1821139276.jpgLES IDENTITAIRES
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Communiqué du 21 mars 2008

:: Municipales et cantonales 2008: émergence de la droite identitaire ::

Les toutes récentes élections municipales et cantonales ont permis l’émergence électorale et médiatique de la droite identitaire.

Se battant sur des thèmes souvent novateurs et ouvrant des pistes tant sur le plan de la méthode que sur le plan des idées, la droite identitaire a aussi démontré qu’elle touchait un électorat nouveau. Les cantonales niçoises en sont un frappant exemple: le Front National réalise lors de ces élections les mêmes résultats dans les cantons où sont présents les Identitaires de Nissa Rebela et dans ceux où ils sont absents. Les 5 000 électeurs identitaires niçois ne se confondent donc que très peu avec les électeurs frontistes.

Nous pouvons nous entendre et collaborer avec d’autres formations politiques car nous nous refusons à tout dogmatisme et toute dérive partisane ou sectaire, mais nous avons toujours posé comme préalable que cela soit dans le respect de notre sensibilité et de nos fondamentaux.

Nous espérons et souhaitons que des ponts continuent à se nouer (avec des nationaux, mais aussi des régionalistes, des écologistes indépendants ou des antimondialistes sincères), mais dans le même temps nous entendons travailler encore et encore à l’élaboration d’un espace politique neuf, original et autonome. Ce courant s’appuie sur les Jeunesses Identitaires (conduites par Pierre Graillard et Arnaud Borella) comme école de formation; le Bloc Identitaire (dirigé par Fabrice Robert) comme catalyseur des énergies adultes et initiateur de projets; et la Fédération Identitaire (emmenée par Guillaume Luyt et Jacques Cordonnier) comme coordinateur des expériences électorales locales.

Ainsi aujourd’hui, il nous apparaît bien hasardeux d’évoquer une droite nationale ET identitaire et nous considérons qu’il est temps de parler de la droite nationale, d’une part, et de la droite identitaire d’autre part.

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LES IDENTITAIRES
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20.03.2008

[Politique] L'autre face de la médaille

Olivier Besancenot est un des chouchous de la presse pipole qui, tel le magazine Gala, ne tarit pas d’éloge sur le petit protégé d’Alain Krivine, et dont l’épouse Stéphanie Chevrier, connue du tout Paris médiatique, occupe un poste clé au sein de la direction des éditions Flammarion (FDA Quotidien du 13/02/2008). Le porte-parole de la LCR, au talent d’expression indéniable, est ce qu’il est convenu d’appeler un « bon client » ; il est surtout un allié de revers du Système en ce qu’il stérilise une partie de la révolte contre les ravages de l’ultra-libéralisme. Besancenot, qui appelle de ses vœux la création prochaine d’un « Parti anticapitaliste » pour étendre l’influence de la IVème Internationale, partage au fond la même philosophie qu’un certain patronat mondialiste. A savoir l’avènement d’un monde ayant fait table rase des identités et des souverainetés nationales, d’un monde sans frontières, peuplés de citoyens interchangeables et largement ouvert aux flux migratoires. Michel Drucker vient de confier à un journal télévisé que M. Besancenot sera l’invité de son (éprouvante et longue) émission « Vivement dimanche » au mois de mai.

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