02.08.2008

[Provence] Une mosaïque gauloise découverte près d’Alès

mosaquegauloiserc0.jpgALES (NOVOpress) – Une équipe du CNRS a mis à jour sur la colline de l’Ermitage, qui domine le Gardon et la ville d’Alès, une mosaïque datant de 50 avant Jésus Christ, l’époque de César et de la conquête de la Gaule, une période qui correspond au début de la réalisation de mosaïques en Gaule, et en particulier dans cette région alors en voie de romanisation.

Exceptionnelle par sa taille - 36 m2, la plus grande jamais découverte datant de cette époque - et par ses motifs polychromes - carrés et triangles de calcaire local de cinq couleurs différentes, représentant deux aigles, une rosace et des poissons, entourés de feuilles de vigne - cette mosaïque ornait la demeure d’un personnage vraisemblablement fort riche et fort puissant.

« La colline occupait une position stratégique car à la frontière du monde romain et du monde gaulois », explique Fabienne Olmer, la directrice de l’équipe de recherches. « Le développement de l’oppidum » [où a été faite la découverte] « correspond au développement du commerce entre ces deux régions », ajoute-t-elle.

« Il est probable », note Mme Olmer, « que l’oppidum devait être très important dans la mesure où l’on trouve habituellement des mosaïques datant cette époque dans des centres urbains très importants tels que Marseille, Nîmes ou Narbonne ». Les mosaïques mises à jour sont malheureusement passablement dégradées. Des mosaïques avaient déjà été découvertes sur ce site, « mais il n’en reste presque rien » déplore-t-elle. Les fouilles, financées par le ministère de la Culture, seront poursuivies l’an prochain.

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30.07.2008

[Patrimoine] Stonenhenge , monument mythique

swisstxt20080401_8921297_1.jpgStonehenge est un site qui fait vibrer l'imaginaire. Ce cercle de monolithes, dont le plus gros pèse 50 tonnes, se dresse au sud-ouest de l'Angleterre, dans la plaine de Salisbury, près du fleuve Avon. A l'origine, dès le néolithique moyen (3000 av. J.-C.), était installée là une structure circulaire en terre de 114 m de diamètre, entourée d'un fossé et où étaient plantés cinquante-six poteaux de bois. Cette structure, complétée par des alignements de nouveaux poteaux de bois au milieu du néolithique, prend de nouvelles proportions au néolithique final (2500 av. J.-C.) : des "pierres bleues" de 4 tonnes, transportées sur 400 km depuis le pays de Galles, sont disposées en cercle, puis la touche finale est donnée avec le "cercle de Sarsen", composé de trente pierres ouvragées, d'une hauteur de 5 mètre, surmontées de linteaux, cinq trilithes indépendants (deux pierres verticales coiffées par un linteau) se dressant à l'intérieur, en fer à cheval. Les linteaux étaient assujettis à leurs montants par assemblages à tenon et mortaise, technique empruntée à la charpenterie.


Quelle était la raison d'être d'un tel monument ? Bien des hypothèses ont été proposées. Des travaux récents, présentés dans le numéro de juin 2008 de National Geographic, peuvent apporter un nouvel éclairage. Il s'agit de découvertes archélogiques qui concernent les environs de Stonehenge.

Ainsi, en 2002, des archéologues ont mis au jour deux sépultures, celles d'un homme et d'un adolescent, situées à 4 km de Stonehenge et datables d'environ 2400 av. J.-C. La tombe de l'adulte a livré le plus riche mobilier funéraire jamais identifié, pour cette époque, en Grande-Bretagne : parures en or pour la chevelure, couteaux en cuivre, outils en silex, protège-poignets d'archer en pierre polie, une pierre pour le travail du métal et des poteries correspondant à la culture des gobelets campaniformes, très répandue en Europe continentale. L'analyse chimique de l'émail des dents a révélé un détail étonnant : l'adulte aurait été originaire d'une région préalpine, sans doute le sud de l'Allemagne, d'où il aurait apporté certains des objets trouvés dans sa tombe ! Ce qui confirmerait que l'Europe de cette époque était traversée de courants de circulation. Phénomène confirmé par une autre découverte, en 2003, à quelques centaines de mètres de la première. Il s'agissait cette fois des tombes de sept personnes, venant elles aussi d'assez loin (peut-être la Bretagne).

Il semble bien, donc, que le site de Stonehenge ait attiré du monde... Une équipe d'archéologues, animée par Mike Parker Pearson, de l'université de Sheffield, s'est mise au travail, à partir de 2003, pour affiner ce constat. D'ores et déjà elle a obtenu des résultats spectaculaires. Un henge (surface délimitée par des fossés circulaires et des levées de terre, de 30 m de large et 3 ni de haut) de 450 m de diamètre, a été identifié à 3 km de Stonehenge. C'est le site de Durrington Walls. A l'intérieur du henge, trois structures circulaires en bois, repérables par ce qui en reste : des trous de poteaux. A l'extérieur du henge ont été mis au jour les emplacements de sept, maisons formant hameau, lequel était traversé par une avenue de 30 m de large, pavée de silex. conduisant aux rives de l'Avon. Dans ces maisons. d'émouvantes traces des activités humaines emplacement d'un foyer, coin destiné à la cuisson de la nourriture, empreintes de pieds de lits en bois... Des sondages réalisés dans les environs ont révélé les emplacements de plusieurs centaines de maisons : le plus vaste village néolithique connu à ce jour en Grande- Bretagne.

Mike Parker Pearson propose des interprétations liées au sacré : l'avenue reliant Stonehenge au cours de l'Avon, longue de 3 km, aurait été une voie de processions. Stonehenge aurait été un site destiné aux morts (plusieurs centaines de tombes ont été repérées) tandis que Durrington Walls aurait été un lieu de vie (de grandes quantités de poteries et de débris d'animaux, surtout des porcs, ont été retrouvés), les deux sites étant reliés par des processions saisonnières, destinées à perpétuer le lien entre morts et vivants. Et l'archéologue fait remarquer que Stonehenge est aligné dans l'axe du lever du soleil au solstice d'été, et dans l'axe du coucher du soleil au solstice d'hiver, alors que le cercle sud de Durrington Walls est orienté vers le lever du soleil au solstice d'hiver. Troublant, non ?

Un élément supplémentaire de réflexion est proposé aux archéologues par le site des monts Preseli, dans le sud-ouest du pays de Galles, territoire connu pour ses nombreux monuments mégalithiques. C'est de là que proviennent les fameuses "pierres bleues" de Stonehenge. Question : pourquoi les constructeurs de Stonehenge sont-ils venus si loin chercher des pierres et comment les ont-ils transportées sur une distance de 400 km ? Les réponses dépendent des travaux archéologiques en cours, qui vont se poursuivre et se développer. Stonehenge n'a pas encore livré tous ses secrets. Mais ce qui est assuré c'est que le territoire environnant Stonehenge a été, pendant la très longue période de construction du monument, occupé et mis en valeur sur le plan agricole et pastoral. Stonehenge, qui attirait des hommes venus de loin, était au centre d'une vaste communauté. Utilisant des symboles qui parlent encore à ceux des Européens qui n'ont pas perdu la mémoire, une mémoire venue de loin."


Magazine Terre & Peuple n°36

16.04.2008

[Patrimoine] Alerte rouge

621194862.jpgPatrimoine : alerte rouge

Crédits en baisse, monuments historiques dangereusement menacés, mesures insuffisantes ou qui tardent à venir… L’État se désengage-t-il ?

Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? Semaine après semaine, rapport après rapport, l’État promet des aides ou de nouvelles mesures en faveur de notre patrimoine, donnant des crédits une année pour les reprendre quelques mois plus tard. Nos vieilles pierres et leurs propriétaires attendent… Jusqu’à quand le pourront-ils, alors que l’on sait que la mérule, un champignon, détruit une charpente de bois en quelques semaines et que l’eau, quand elle s’infiltre, ruine très rapidement un bâtiment ? Le problème semble particulièrement préoccupant en ce début d’année.

Faisant suite à des études menées pour le Sénat et l’Assemblée nationale, respectivement par Philippe Richert, sénateur du Bas- Rhin, et Christian Kert, député des Bouches-du-Rhône, un rapport du ministère de la Culture sur l’état sanitaire du parc monumental français a été envoyé au Parlement, en décembre dernier, en application de l’article 90 de la loi de finances pour 2007. Cette soixantaine de pages a permis d’avoir une connaissance plus précise de notre patrimoine (monuments classés, parcs et jardins, vestiges archéologiques, fortifications et enceintes urbaines…), à travers un certain nombre d’observations et d’analyses recouvrant l’ensemble de celui-ci, tout en laissant apparaître une dégradation sensible de son état de conservation et un besoin accru de travaux.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes.En 2007,la France comptait 43 233 monuments historiques protégés, dont 14 897 classés et 28 336 inscrits. Si la part des monuments classés en « bon état » est passée de 19 % en 2003 à 22% en 2007, on observe que la proportion des monuments en « état défectueux » a progressé en quatre ans de 32 à 41%. Parmi ces derniers,65% se situent dans des communes de moins de 2 000 habitants, ce qui n’arrange rien en matière de sauvegarde et de financement !

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19.02.2008

[Patrimoine] Le château Robert-le-Diable en rénovation

Le château Robert-le-Diable en rénovation

6867bfe3488dabd60cd19a63667097f0.jpgSur les hauteurs de Moulineaux, le château Robert le Diable pourrait, enfin, retrouver de l'activité. 50 000 € seront affectés à l'achat du château, et 700 000 € à sa rénovation. Cette seconde somme sera consacrée à la réalisation de travaux d'aménagement extérieurs à l'enceinte (promenade dans les douves, aires de jeux et de pique-nique, amélioration des accès et des vues vers la vallée, mise en sécurité et signalétique de jalonnement et d'interprétation).
Un effort financier motivé par la lente mais inexorable dégradation du site. La délibération précise : "le château est aujourd'hui fermé et connaît une évolution inquiétante du fait du vandalisme. Un incendie a d'ailleurs affecté tout récemment la tour dite de Rouen".
Or, la collectivité considère l'endroit comme "une porte d'entrée stratégique vers la zone urbaine historique". Autrefois très prisé par les visiteurs, le château Robert le Diable, grâce à ces travaux, pourrait donc renouer avec ses admirateurs. Par ailleurs, des animations (qui restent encore à déterminer) devraient à nouveau créer l'engouement.
Une seconde phase non programmée prévoit d'ores et déjà, en cas de succès, des travaux de consolidation et de mise aux normes des bâtiments pour permettre l'accès du public à la cour intérieure, aux souterrains et aux tours.

Source : jinormandie.hautetfort.com 

07.12.2007

[Paris] La tour Montparnasse

ea8542bf5b2c2b55d2d538cd2cc2770e.png Alors que près de 950 hectares connaissent actuellement une opération d’aménagement, le maire de Paris, Bertrand Delanoë insiste, dans le Figaro du 8/11, sur la nécessité de renforcer l’intégration de la capitale dans le club des grandes villes mondiales. Pour concurrencer la mégalopole rhénane, il propose de faciliter l’accueil des entreprises de hautes technologies avec la construction d’« hôtels industriels »… En clair, des tours. Pour l’instant, les projets restent très hypothétiques car les associations et les représentants politiques refusent de mettre au placard la décision de 1975 qui interdit la construction d’immeubles de plus de sept étages.

L’unique grande tour de Paris surplombe la gare Montparnasse. Achevée en 1973, l’immense monolithe étale son ombre sur le XVe arrondissement. Avec ses 210 mètres de hauteur, ses 56 étages, ses 90 000 m² de bureaux… la tour est visible de très loin. Et nombreux sont ceux qui apprécient les jours de brouillard qui la font disparaître et redonnent au quartier des dimensions plus humaines.

Les 600 000 visiteurs, au contraire, aiment les ciels limpides et, quand la météo est favorable, l’Île-de-France se dévoile sur près de quarante kilomètres. Retrouver les noms des nombreux monuments historiques reste un excellent test de culture générale ! Et ce n’est pas sans une certaine malice que l’on constate que la tour échappe à l’énumération…

Plusieurs sites publient de belles photographies prises depuis le 56e étage de la tour Montparnasse. Je vous conseille celui-ci : http://www.insecula.com/salle/MS00997.html

E. Desennal pour Novopress


23.11.2007

[Archéologie]

bd697045c08bcbd9daf7564bacce444a.jpg En 1946, Charles-Antoine Cesari, lors d’une balade à travers le maquis, trouva des vestiges néolithiques. Situé sur une butte dominant la vallée fertile du fleuve Taravo et distant de six kilomètres du golfe de Valinco, le site de Filitosa a révélé lors des fouilles menées dès 1956, une occupation humaine vieille de 8000 ans. Les trouvailles des archéologues ont montré que vers -3000, des cultivateurs s’étaient organisés pour construire des castellu (villages fortifiés). Ces premiers Corses appartenaient à la civilisation néolithique dite « torréenne » célèbre pour ses monuments mégalithiques circulaires, les torres.

A Filitosa, autour de la torre, se trouvent de nombreux menhirs anthropomorphes. En effet, vers -1800, les burins se sont mis à donner vie aux blocs de granit : des visages énigmatiques apparurent dans la pierre puis, la maîtrise artistique s’affirmant, des guerriers casqués munis d’épées et de poignards prirent place sur les hauteurs. Les hypothèses sont nombreuses concernant ces statues-menhirs et on estime généralement qu’elles représentent des chefs autochtones nés avec la maîtrise des métaux, l’essor des échanges et le creusement des inégalités sociales.

Avec 500 statues, la Corse possède 40% des menhirs humanisés français. Marquant l’apogée du mégalithique européen, même brisées et érodées par le temps, les statues-menhirs de Filitosa sont toujours dressées pour protéger leur peuple et faire face à l’ennemi qui viendrait de la mer…

Pour en savoir plus sur le plus fameux site préhistorique de Corse du sud, rendez vous sur le site officiel de Filitosa : http://www.filitosa.fr/fr/

E. Desennal pour Novopress

16.11.2007

[Picardie] La muche de Naours

                                         La Picardie possède des endroits myst935c9972e570d0c3b578c5baeb2a6694.jpgérieux qui témoignent de l’ingéniosité des populations rurales. Comment se protéger d’une invasion quand on habite une vaste plaine presque entièrement défrichée ? Réponse : il faut creuser ! Au nord d’Amiens, près de la N25, à Naours, se trouve une extraordinaire cachette souterraine.

Le village, construit en étoile autour d’une église, est situé à une altitude de 80 mètres et occupe le fond d’une petite vallée. Une rivière provient d’une hauteur proche et dénudée s’élevant à près de 130 mètres d’altitude sur laquelle se trouvent des moulins. Cette éminence se compose d’une alternance de couches : les niveaux durs protègent des strates crayeuses et tendres.

Cette craie a été percée de galeries aux XVIe et XVIIe siècles par les paysans picards pour mettre à l’abri les récoltes que les armées royales, livrées à elles-mêmes, pillaient avec le consentement du gouvernement. Les souterrains de Naours, appelés des muches (en picard, se mucher signifie se cacher), sont célèbres pour leur extension, leur complexité et leur inventivité défensive.

Dissimulées derrière une porte, 28 galeries s’étendent sur 2000 mètres et s’ouvrent sur 300 chambres dont une chapelle et une boulangerie. Deux puits fournissent l’eau potable. Peu après l’entrée, les galeries descendent abruptement ce qui permettait de déstabiliser les attaquants emportés par leur élan. Les couloirs se rétrécissent ensuite permettant d’assommer les soldats un à un. Pour plus de discrétion, les six cheminées convergent vers la maison du meunier seigneurial qui, contraint de travailler pour les pillards, était en général épargné.

Redécouvertes en 1887 par l’abbé Danicourt, PC de Rommel pendant quelques jours, les souterrains de Naours se visitent entre février et novembre. Les souterrains sont fermés pendant l’hiver. Dommage car la température, constante, s’élève à 9,5°C. http://www.grottesdenaours.com/

E. Desennal pour Novopress

10.11.2007

[Occitania] Le château de Bonaguil

a10bc0dbd7890399816bd8db6c942fbc.jpgPatrimoine national : le château de Bonaguil

Entre Agen et Cahors, se trouve l’éperon rocheux de Bonaguil où fut construit du XIIIe au XVIIIe siècle un des plus impressionnants châteaux français.

Dominant trois vallées, le donjon médiéval fut constamment amélioré par les seigneurs de Fumel qui finirent par y élever une incroyable forteresse s’étendant sur 7 500 m². L’amateur peut y étudier toutes les techniques défensives. En effet, on y trouve des fossés, de hautes tours pour les tirs lointains et des casemates abritant des canonnières à tir rasant. L’entrée principale est protégée par un astucieux virage qui empêche l’usage du bélier.

Trop bien défendu pour être attaqué durant 500 ans, le château a manqué d’être détruit à la révolution, après que Jean-Antoine de Fumel ait émigré. L’obstination des domestiques à défendre le bien de leur maître a permis de sauver le bâti. Sans doute amadoués par la découverte des bouteilles conservées dans la cave, les délégués du Conseil départemental ne se sont attaqués qu’à l’enceinte qu’ils ont rabaissée de moitié.

Marquant toujours la frontière entre le Tarn et le Lot, le château de Bonaguil, dans un état exceptionnel, sert de cadre à un rallye annuel (en septembre). Pour en savoir plus sur le château de Bonaguil : http://www.fumel-fr.com/bonaguil/histoire.html

E. Desennal pour Novopress

 

11.10.2007

[Patrimoine] Château de Versailles : « Le vilain petit canard de Mme Albanel »

8003979a34ee3c3f784144cb5c861f21.jpgChâteau de Versailles : « Le vilain petit canard de Mme Albanel »

Ce squelette de vingt mètres de long pondu devant la façade du château est la preuve tangible de nos chers repères disparus. Affligeante démonstration des critères de sélection. Assombrissement de la culture, représentation de la mort pour choquer et provoquer. Les journées “Versailles os” sont-elles sur le point de se substituer à celles de “Versailles off” ?

Des nuits blanches en 2006, on se souviendra : on y a vu des zombis parés de robes de mariées, signées Christian Lacroix, dans la Chapelle Royale, le tout organisé sous la tutelle du Ministère de la Culture, avec le soutien du Centre Pompidou. C’est à ce ministère que revient d’autoriser des manifestations non cultuelles au nom de l’État. Cependant la loi stipule que le lieu en question est «mis(e) à la disposition des fidèles et des ministres du culte pour la pratique de leur religion».
Mme Albanel, alors présidente de l’Etablissement public de Versailles, avait fait marche arrière face à des manifestants en colère, la présentation provocatrice du thème de la collection ne laissant aucun doute sur sa nature: « magie noire et mariage blanc, cris et chuchotements, parures et apparitions…. ».

Des lieux de culte fermés ou abandonnés deviennent un terrain propice aux pressions de cet art décadent. Notons qu’une culture qui renie ses origines spirituelles se retrouve, paradoxalement, dans un lieu de culte pour venir y chercher sa source. Rappelons que le profane et le sacré sont intimement liés, comme deux réalités connexes, l’une reposant sur l’autre. Non pas pour se défier ou se provoquer, plutôt pour se reconnaître et marcher à l’unisson.

L’Art Contemporain agonise ici et là, et seuls les récents coups de semonce de quelques évêques courageux laissent espérer une réflexion sérieuse sur la question. Le 14 septembre dernier le Cardinal Meisner à Cologne avait risqué de se prononcer sur la question: « l’art qui se couperait trop de la religion deviendrait “dégénéré” ». Et le Cardinal Barbarin d’ajouter tout en risquant de comparaître en justice : « Ce n’est pas de l’art mais de la négation de l’art. Ce n’est pas un bon signe quand on arrive a faire coïncider chaos et oeuvre d’art ».

Souhaitons que ces « transgressions sans concession », de la voix de Christian Lacroix lui-même, servent au moins à réveiller la foi et la signification profonde de notre patrimoine. Voici une nouvelle invitation adressée tout particulièrement aux catholiques. Il est temps de réhabiter nombre de ces lieux de culte et d’y privilégier la connaissance et la pratique de la liturgie.

Nous entendons réagir contre ces artistes qui banalisent l’idée de magie noire dans nos églises. Nous ne participerons pas à l’enterrement de notre patrimoine. Une réaction « sans concession » s’impose !

Source: www.europaegentes.com

05.10.2007

[Sequanie] Le château des ducs de Wurtemberg

2a82aa10a826ab5076f9a454e4a7a07f.jpgOn pense que les origines de la forteresse remontent à l’époque gallo-romaine. Ce ne fut sans doute qu’une tour de guet en bois, un poste d’observation avancé autour de la ville de Mandeure (Epomanduodurum), pour en assurer la défense.

Le château actuel date du XIIIe siècle et appartient à la famille de Montfaucon, vassale du comté de Bourgogne.

En 1397 Henriette de Montfocon (Henriette d’Orbe) épouse le comte allemand Eberhard IV de Wurtemberg, fils du comte Eberhard III de Wurtemberg, et fait passer Montbéliard dans le domaine de cette famille sous suzeraineté du Saint Empire romain germanique pour 4 siècles.

En 1793, le château est rattaché au Royaume de France comme garnison, rôle qu’il remplit jusqu’en 1933.

De nos jours, le château renferme un musée retraçant l’histoire du pays.

Source : Wikipédia

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