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        <title>Réseau Durandal - paris</title>
        <description>Le Réseau Durandal est un site d'information indépendant à l'échelle locale et nationale</description>
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                <title>[Paris] Le comité du 9 Mai félicite le Maire de Paris</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 11 May 2008 18:32:11 +0200</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/00/01/129769268.3.jpg&quot; id=&quot;media-1010129&quot; alt=&quot;772533361.3.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1010129&quot; /&gt;&lt;b&gt;COMMUNIQUE OFFICIEL DU C9M en date du 10 mai 2008&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; Bravo !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Bravo à monsieur Delanoë et aux pouvoirs publics qui ont préféré le chaos à une marche ordonnée, silencieuse et recueillie.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette décision inique a fait naitre de légitimes frustrations chez les camarades venus parfois de fort loin pour honorer la mémoire de Sébastien.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La conséquence de tout cela est qu’hier soir, Paris s’est embrasée en plusieurs endroits avec de très nombreux et violents incidents, des dizaines d’interpellations et de gardes à vue et quelques camarades blessés.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Aux gobelins, autour de Montparnasse, dans plusieurs points du 15ème (Motte-Piquet, Sèvres-Lecourbe, Ségur, Dupleix, Charles Michels, Ecole Militaire, Javel, Rue de Lourmel, Cambronne) à Saint-Germain, à Denfert-Rochereau des incidents ont éclaté entre les militants et les forces de « l’ordre » venues avec des directives claires d’arrestation., Plusieurs groupes de supplétifs gauchistes ont également et aperçus et approchés, parfois avec contact (autour de Vaugirard et de la rue de Rennes), mais l’énorme dispositif policier a empêché la plupart des confrontations.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; A Port-Royal, d’âpres négociations des membres du C9M avec la police ont permis d’éviter que les quelques 150 camarades présents soient tout simplement embarqués. Reconduits par les forces de l’ordre, découpés en paquets de 20 par rame de métro, encadrés par les mobiles les manifestants ont pu rejoindre le 15e arrondissement avec plus ou moins de bonheur car, au même moment, une rafle géante couvrait 3 stations de métro du 15ème : La Motte-Piquet, Dupleix, Bir-Hakeim. Pas moins de 20 fourgons de CRS et de gendarmerie mobile, des dizaines de policiers en civils ont occupé le périmètre jusque 3 heures du matin. La plupart des camarades n’ont dû leur salut qu’à un sprint dans les rues du 15ème. Plus tard, une opération de la même envergure tentait de prendre en tenaille les camarades regroupés dans le quartier de Javel. D’autres interpellations avaient lieu.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une centaine de militants ont tenté vers minuit de rejoindre la rue d’Assas pour honorer Sébastien par un dépôt de gerbe. Les éclaireurs ont été accueillis par un dispositif policier hermétique constitué de 4 cars de CRS stationnés sur toute la longueur de la rue des Chartreux et plusieurs autres répartis dans la rue d’Assas et le long des jardins du Luxembourg. Impossible de passer ! Là aussi quelques tentatives de militants se soldent par des interpellations.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Que retenir de cette soirée ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - Que le Pouvoir a voulu ce chaos et se trouve donc seul responsable des graves désordres intervenus la nuit dernière. Nous ne pouvons que regretter plus encore que l’on ne nous ait pas laissé le droit de défiler dans le calme et le recueillement.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - Que d’indéniables difficultés de circulation des directives par les organisateurs du C9M ont empêché le regroupement en bon ordre des participants dans le 15ème. Nous le regrettons et nous en assumons la pleine responsabilité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - Que hélas, un manque de discipline des différents groupes a empêché une initiative concertée et organisée. Certains ont préféré trouver un contact rapide avec les gauches plutôt que d’attendre le signal d’un rassemblement alternatif.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - Que le dispositif policier démesuré (à la charge du contribuable, bien sûr !) doit nous rappeler si besoin est que nous basculons de plus en plus rapidement dans un Etat sécuritaire totalitaire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Enfin, nous tenons à remercier l’ensemble des camarades venus de tout la France et de l’étranger. Nous prenons acte du changement d’attitude de la préfecture envers notre hommage et prenons d’ores et déjà des dispositions pour l’an prochain.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous rappelons aux petits collabos sarkozystes de la CNT, du SCALP, de Raz l’Front et de No Pasaran ainsi qu’au maire de Paris qu’il n’existe pour nous ni pardon, ni oubli.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et comme nous restons fidèles a notre mot d’ordre « Nous passerons toujours » sachez qu’un hommage solennel a pu être rendu à Sébastien le 9 Mai rue des Chartreux. Une petite vidéo sera postée dans le week-end.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Sébastien Présent ! 
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                <title>[Paris] Esclavage mondial</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 08 May 2008 20:04:04 +0200</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/02/01/442296505.jpg&quot; id=&quot;media-1005957&quot; alt=&quot;808219823.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1005957&quot; /&gt; JEUNESSES IDENTITAIRES&lt;br /&gt; ————————— &lt;p&gt;Communiqué du 7 mai 2008&lt;/p&gt; &lt;p&gt;:: Les Français volent le travail des clandestins ! ::&lt;/p&gt; &lt;p&gt;“Pour payer moins que le SMIC, embauchez Toufik !”&lt;br /&gt; “Les Gaulois c’est du tracas les immigrés ça fait pas chier !”&lt;br /&gt; “Pour les billets, contre les papiers !”&lt;br /&gt; “Les clandos faut que ça bosse !”&lt;br /&gt; “Les Français volent le travail des clandestins !”&lt;br /&gt; “Pour pas être à la déche, il nous faut de la chair fraiche !”&lt;br /&gt; “Kader, Abdel, moins chers que Jean-Michel !”&lt;br /&gt; “Les clandos, il faut qu’ils bossent !”&lt;br /&gt; “Les pakis en cuisine, les maliens à l’entretien !”&lt;br /&gt; “La loi nous casse les couilles, on veut se remplir les fouilles !”&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici une petite sélection des slogans scandés par une trentaine de jeunes identitaires devant les locaux du MEDEF samedi 3 mai 2008 (voir absolument le clip disponible à l’adresse suivante : &lt;a href=&quot;http://fr.novopress.info/?p=11386&quot;&gt;http://fr.novopress.info/?p=11386&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En costumes, cigares aux lèvres et bouteilles de champagne à la main, les militants des JI Paris et Ile de France ont ainsi voulu parodier (quoique …) le comportement outrancier des patrons qui paradent désormais dans les médias en expliquant qu’ils embauchent des clandestins. Par la même occasion, ce sont la passivité des pouvoirs publics et la complicité des syndicats face à ces pratiques négrières dégueulasses qui ont été dénoncées.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car pour nous ce sont l’immigration ET l’émigration qui sont des drames.&lt;br /&gt; Drames pour les populations déracinées, drames pour les pays “d’accueil”.&lt;br /&gt; Si pour les “altermondialistes” c’est le monde qui n’est pas une marchandise, pour nous ANTIMONDIALISTES identitaires (et donc cohérents) c’est bien l’Homme qui n’en est pas une.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous réclamons le droit de VIVRE ET TRAVAILLER AU PAYS, pour les Européens comme pour les Africains, les Asiatiques, les Sud-américains et tous les autres continents.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour voir le clip de l’action : &lt;a href=&quot;http://fr.novopress.info/?p=11386&quot;&gt;http://fr.novopress.info/?p=11386&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>[Paris] C9M</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 08 May 2008 20:01:24 +0200</pubDate>
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                     &lt;a href=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/02/01/933075002.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/02/01/933075002.jpg&quot; id=&quot;media-1005951&quot; alt=&quot;933075002.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1005951&quot; /&gt;&lt;/a&gt; 
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                <title>[Paris] 1er meeting identitaire parisien !</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 08 May 2008 19:59:01 +0200</pubDate>
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                <title>[Paris] RESF , patronat : même combat !</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Fri, 25 Apr 2008 20:25:19 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/01/01/1725634452.jpg&quot; id=&quot;media-986552&quot; alt=&quot;1711251621.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;b&gt;Communiqué des Jeunesses Identitaires Paris et Ile de France&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; RESF = nouveaux négriers !&lt;br /&gt; RESF patronat même combat !&lt;br /&gt; RESF fournit de la chair fraîche au patronat !&lt;br /&gt; RESF = esclavagiste !&lt;br /&gt; Laissez-les grandir chez eux !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; … tels étaient les slogans inscrits sur le parcours de la manifestation parisienne organisée le 5 avril 2008, à l’appel des groupuscules RESF, Alternative Libertaire, PCF, Cimade, collectif Sans Papiers 13, Ligue des doits de l'Homme, etc.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une action des Jeunesses Identitaires Paris et Ile de France visant à mettre à l’index les contradictions des marcheurs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une opération pour le moins pertinente puisqu’elle provoqua une grande perplexité dans les rangs mêmes des manifestants, d’aucuns auront jugé que la critique provenait de leur propre bord !&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Coincés entre le chou et la chèvre (défendre la cause immigrationniste, l’abolition des frontières et combattre le libéral-mondialisme, les abus sociaux, l’exploitation…), les ligues web-révolutionnaires, syndicats anarcho-ludiques et autres confédérations en perdent leur latin.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Et de fait, il est désormais admis par tous que le patronat trouve dans les clandestins une main d’œuvre bon marché et malléable à dessein ; le clandestin a besoin de se soigner, de se nourrir et de travailler ; pris à la gorge, il n’a d’autres choix que d’accepter des conditions de travail et de rémunération indignes voir même dangereuses. Son absence de statut légal et sa privation de droits civiques en font une proie facile pour les patrons malveillants.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En outre, aussi vrai que 1-1=0, un emploi occupé par un clandestin reste un emploi de moins pour un citoyen français.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ceux qui dénoncent RESF comme fournissant de la chair fraîche aux patrons-voyous sont ceux qui défendent les droits des français ; ceux qui jettent l’anathème sur l’hypocrisie sentimentaliste des idéologues droitsdelhommistes sont les seuls défenseurs de la cause des peuples.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Contre l’exploitation libérale, contre la colonisation morale, ethnique et culturelle, défendons notre identité.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;JI Paris et Ile de France&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;http://www.jiparis.com/&lt;/p&gt; 
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                <title>[Paris] Velib’ en proie à un vandalisme croissant</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 23 Apr 2008 09:20:54 +0200</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/02/02/1558181852.jpg&quot; id=&quot;media-982015&quot; alt=&quot;635033171.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-982015&quot; /&gt;Plus de 10 % des 15 000 vélos sont volés ou hors d’usage. De plus en plus de jeunes les dégradent et vantent leurs exploits sur Internet. &lt;p&gt;Jeté dans les escaliers du métro, utilisé pour arpenter les skate parcs ou encore noyé sans état d’âme dans les cours d’eau, depuis sa création, le Vélib’ n’a jamais été une espèce aussi menacée. Et les vandales se vantent désormais de leurs forfaits sur la Toile. Véritable scène de théâtre, Internet regorge de vidéos qui témoignent de ces «actes d’incivilité». Les auteurs, souvent adolescents ou jeunes adultes, exhibent leurs exploits. Comme s’ils répondaient à une nouvelle mode&lt;/p&gt; http://fr.altermedia.info/ 
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                <title>[Paris] L'identité parisienne selon Claude Dubois</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 21 Apr 2008 21:08:08 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/02/02/655177385.gif&quot; id=&quot;media-979131&quot; alt=&quot;1939476412.gif&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-979131&quot; /&gt;&lt;b&gt;Existe-t-il encore un Paris populaire ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;En tant que tel, et c'est une première dans l'histoire, le Paris populaire que nous avons connu et aimé n'existe plus... Quelques individualités demeurent çà et là, mais pour combien de temps ? Paris est devenue une ville pour &quot;rupins&quot; très &quot;oseillés&quot;!&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Que préférez-vous dans ce Paris dont vous êtes nostalgique ?&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;Bien sûr, il s'agit du Paris de mon enfance... Les souvenirs embellissent la réalité, parfois... Néanmoins, ce Paris-là, Paname, nous permettait de nous émerveiller. Contrairement à ce que l'on pense, les vieilles rues mal éclairées, les vieilles baraques calamiteuses créaient une ambiance poétique qui nous enchantait. Le menu peuple était davantage à tu et à toi... Le terme de &quot;convivialité&quot; était inconnu au bataillon, mais, entre eux, les gens étaient plus spontanés dans leurs propos et dans leurs actes : quand quelque chose déplaisait, en deux coups les gros, un coup de poing réglait l'affaire... Quitte à aller boire un gorgeon après ! C'était ça, Paname !&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;Pouvez-vous nous expliquer d'où vient le surnom &quot;Paname&quot;, donné à Paris ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Dans le livre, je tente d'expliciter les différents petits noms qui, au cours des siècles, ont désigné Paris : Parouart, au XVe, employé par François Villon, Pampeluche, au début du XIXe, qui apparaît chez Vidocq, Pantin, au XIXe, qu'utilise Victor Hugo, Pantruche, au XIXe, argot de Pantin, qu'on entend dans les chansons de Bruant, la Grand'Ville, qui existe depuis longtemps, et, enfin : Paname. L'origine de &quot;Paname&quot; est claire et obscure. Panama, le scandale de Paname ont eu leur mot à dire. Alors, un paname était un chapeau porté par les élégants... Paname a pu signifier la ville des élégants puis, à cause du scandale, la ville du chatoiement, des illusions et des désillusions... En tout cas, c'est pendant la guerre de 14 que le terme, qui s'employait déjà aux dires du linguiste Albert Dauzat, a pris son essor. &quot;Tu le r'verras, Paname !&quot; est le titre d' une chanson de 1916 ou 17. Après l'Armistice, on ne dit plus &quot;Pantruche&quot;, mais seulement &quot;Paname&quot;. A ce moment, Francis Carco écrit un recueil de fort beaux textes qu'il intitule &quot;Panam&quot; sans &quot;e&quot;... Plus tard, il écrira un roman, &quot;Paname&quot; avec un &quot;e&quot;... Au début, les deux orthographes coexistaient.&lt;/font&gt;&lt;b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Parlez-vous le patois parisien ? Pouvez-vous nous faire une démonstration ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#003366&quot;&gt;Dans le livre, ce que je nomme le &quot;patois parisien&quot; est le langage qui s'utilisait dans le peuple et le bas-peuple avant la Révolution. Je suis viocard, mais pas suffisamment pour jacter ce patois-là ! Exemple : pour dire &quot;J'ai été sa maîtresse&quot;, une femme disait : &quot;J'ons été sa toupie&quot;... Alors, à Paris, on parlait quasiment comme à la campagne. A partir des premières décennies du XIXe, ce langage s'est renouvelé. On l'a nommé l'&quot;argot parisien&quot;. J'en suis familier et, dans mon bouquin, souvent j'ai raconté des historiettes en argot... Par exemple, feu mon vieux Robert de la Butte aux Radis, Robert Lageat, patron du Balajo, pour faire comprendre qu'il ne fallait pas trop plaisanter sortait : &quot;La main au fion, j' suis pas bon, hein !&quot; Raccourci terrib' qui dit bien ce qu'il veut dire. J'espère que vous n'avez pas la comprenette trop engorgée et que vous avez pigé ! De toute façon, pour terminer, bien amical, je vous serre la quintuplée, la pogne, la paluche, la pince... En parlant de l'argot, Maurice Chevalier chantait, &quot;goualait&quot; : &quot;Vous gênez pas, y a du choix dans les mots : un plume, un pucier, un pageot...&quot; : pour dire un paddock, pardagon… ou tout simplement un lit !&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Racontez-nous une anecdote amusante sur le Paris de votre enfance.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;C'est pas grand' chose comme anecdote. Je lisais &quot;But-et-Club&quot; et &quot;Miroir-Sprint &quot; chaque semaine et j'aimais la boxe : Laurent Dauthuille, Robert Villemain, Ray Famechon et tutti quanti... Un dimanche après-midi, avec mon dab - mon père -, nous étions passés dans le Faubourg Saint-Denis. Au 57, il y avait le Central, un stade où débutaient les pugilistes. Nous sommes entrés et avons vu, sur le ring, de jeunes boxeurs combattre. Une belle femme est entrée. De la poulaille, un gars a lancé : &quot;Mézig, si j'avais une belle poule comme ça, l'dimanche, j'resterais au page avec !&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je lis avec étonnement dans la présentation de votre livre que des japonais tiraient de la Tour Saint Jacques. J'ai eu l'avantage (relatif !) de vivre la Libération de Paris et ne me rappelle pas cet élément. Pouvez-vous m'en dire plus ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il y a une erreur. Je n'ai pas dit que des Japonais étaient à Paris à la Libération et avaient tiré... J'ai dit que mon père m'avait raconté, en me montrant la coupole verte de la Sorbonne, rue Saint-Jacques : &quot;A la Libération, on disait que là-haut, il y avait des Japs qui tiraient&quot;. L'écrivain Renzo Bianchini m'avait raconté cette rumeur... Et Robert Doisneau aussi. Dans un journal datant de la Libération, illustré par les photos de Doisneau, il est également question de Japonais. La vérité étant qu'il n'y en a pas eu. Il s'est agi d'un bruit, d'une rumeur qui a circulé en août 1944.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Quels sont les quartiers qui ont subi le moins de changements à Paris ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;Curieusement, il semblerait que les &quot;beaux quartiers&quot;, comme l'on disait jadis, aient subi moins de changements. Dans certaines rues marchandes de Passy, par exemple, il continue d'y avoir des bouchers, des &quot;volailleux&quot; - pour volaillers, etc. En revanche, les quartiers du centre, du cœur, du ventre de Paname ont totalement été chanstiqués. Je pense aux Halles où, grosso modo, je suis né, au plateau Beaubourg devenu le Centre Beaubourg. Toutes les maisons n'ont pas été détruites, non... C'est la population qui a été chamboulée ! Rue du Plâtre, la rue de mon enfance, créchaient des marchandes de quatre-saisons, des gens qui bossaient aux Halles. Certes, il y avait des taudis : la rue Aubriot, la rue des Guillemites... En 2007, c'est là que le prix du mètre carré est le plus grisolle, chéro ! Pour la première fois, le populo, le trèpe n'est plus dans Paris et personne ne s'en émeut. Historiquement, il s'agit là d'une immense révolution. Après la démolition des Halles, Louis Chevalier, le grand historien de Paris, professeur au Collège de France disait : &quot;Les années zéro du nouveau Paris ont commencé...&quot; Près de quarante pigettes ont passé depuis lors et Paris pâtit encore de ce chamboumenet. En même temps que ses repaires, Paris a perdu ses repères...&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Paris était-il plus sûr dans les années 1950 ? Plus propre ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;Dire que Paris était plus propre en 1950 qu'en 2007 prêterait surement à discussion. Les maisons étaient souvent calamiteuses, décrépies, lépreuses... Il n'empêche : une poésie s'en dégageait, célébrée par les Carco, Mac Orlan et consorts. Les &quot;intérieurs&quot; étaient ce qu'ils étaient, on se débarbouillait souvent dans la cuisine, les &quot;tartisses&quot; étaient au 3e alors qu'on vivait au 1er, etc. Ceci étant, le confort engendre-t-il automatiquement le bonheur ? A entendre, en 2007, les gens groumer contre la baisse de leur fameux &quot;pouvoir d'achat&quot;, il semblerait que non... En 1950, on espérait que le modernisme apporterait beaucoup. Qu'en est-il exactement, près de soixante ans plus tard ? Quant à la sûreté des rues, je pense qu'elle était plus grande autrefois, en 50. La nuit aux Halles, par exemple, un gars qui aurait fauché le sac d'une passante ne serait pas allé bien loin... Les porteurs, les forts l'auraient vite alpagué ! Longtemps, dans le métro, le voyageur ne risquait absolument rien. Je me rappelle un fait-divers au coin de la rue du Four et de la rue de Rennes, une nuit de réveillon de ces années-là. D'un coup de couteau, une sorte de &quot;blouson noir&quot; avait tué un homme avec lequel il s'était pris de bec. Pendant des jours, &quot;Le Parisien libéré&quot; avait disséqué l'affaire. Idem, la nuit, peut-être la même d'ailleurs, du 31 décembre 1959 au 1er janvier 1960. Des bandes de blousons noirs avaient défilé dans Paris et avaient cassé quelques vitrines, peut-être... Mais quelle affaire, le lendemain dans la presse ! Rentrant chez moi, je les avais aperçus alors que je me trouvais au coin de la rue Saint-Martin et de la rue de Rivoli, à la Tour Saint-Jacques, eux étaient au coin du boulevard de Sébastopol... Ce vieux Topol, comme l'on ne dégoise plus du tout...&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;br /&gt; Détestez-vous le Paris d'aujourd'hui et ses banlieues ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;&lt;br /&gt; &quot;Détester&quot; est peut-être un bien grand mot, mais, c'est certain, je préfère le Paname de jadis... Les souvenirs ont une force incroyable chez &quot;mézigo&quot;, chez moi, quoi... C'est ainsi.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;b&gt;&lt;br /&gt; Quelle personnalité représente le mieux le Parisien ? Et la Parisienne ?&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;font color=&quot;#FF0000&quot;&gt;&lt;br /&gt; Cette notion de Parisien, de titi de Paname, a disparu aujourd'hui. J'ai la chance de connaître quelques lascars qui sont encore des gavroches, ainsi ce fameux Gilbert de la Butte-aux-Cailles, un ancien lutteur et catcheur, un gars de mon âge... Il y aurait aussi Gérad Bouvet, lutteur et catcheur idem. Lui a un accent parisien à ne pas croire ! Autrefois, il suffisait de monter dans le métro : des Gabin, des Maurice Chevalier &quot;in vivo&quot;, il y en avait à la pelle ! Ah ! Au Balajo, ce que j'ai pu rigoler avec Jo Privat, le roi de la boîte à frissons... Il était de Ménilmont' cézig, de Ménilmuche, c'était un prince de la bagoulette, du langage, dirait-on en parler académique... Jo et Robert, le taulier, valaient Ventura et Gabin dans &quot;Touchez pas au grisbi&quot; ! Je vous le certifie, parole d'homme !&lt;/font&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;b&gt;Que pensez-vous de l'actuel maire de Paris ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;font color=&quot;#000080&quot;&gt;D'une certaine façon, Bertrand Delanoë poursuit la politique entreprise au temps de Jacques Chirac et de Jean Tiberi. Il est dans une continuité politique. L'embourgeoisement de Paris a commencé à l'époque de Chirac... Aujourd'hui, élections et ré-élections obligent, Bertrand Delanoë fait du clientélisme. Par exemple, la construction du tramway, l'opération Vélib'... Ce qu'il faut, maintenant, c'est offrir des possibilités pratiques aux Parisiens, ou plutôt aux habitants de Paris. On nous parle de crise des matières premières et Paris est illuminé plus que jamais ! A quoi sert-il d'éclairer l'Hôtel-de-Ville, la nuit, sinon à faire augmenter les impôts locaux ? Je suis très négatif, mais à mes yeux, Bertrand Delanoë n'a pas le sens de Paris. Il l'a déclaré d'ailleurs : &quot;Je ne suis pas un poète, je suis un aménageur !&quot; Mon vieil ami Louis Chevalier, trente ans durant titulaire de la chaire d'histoire de Paris aux XIXe et XXe siècles expliquait qu'à Paris, il fallait en faire le moins possible... pour garder à la Grand' Ville son caractère... Paris est une vieille ville et les maires successifs de Paris en font, au contraire, le plus possible, c'est-à-dire le pire ... Même si les Parisiens sont opposés aux tours, je crois qu'un jour, les tours dénatureront Paris encore plus... Hélas ! Mais que faire contre ces Messieurs de la politique?&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Source : http://www.linternaute.com/paris/&lt;/p&gt; 
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                <title>[Paris] Censure de la mairie de Paris contre la promotion d’une exposition de photos</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 21 Apr 2008 09:04:27 +0200</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/00/02/691409851.gif&quot; id=&quot;media-977969&quot; alt=&quot;103940694.gif&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-977969&quot; /&gt;&lt;b&gt;Censure de la mairie de Paris contre la promotion d’une exposition de photos&lt;/b&gt; &lt;p&gt;La mairie de Paris vient d’annoncer la suppression de la campagne d’affichage présentant une exposition de 270 clichés réalisés sous l’occupation allemande.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;LA photographie représente une poignée de Parisiennes souriantes et apprêtées, vêtues de robes cintrées et chaussées de hauts talons, en goguette dans les rues de Paris, au milieu des officiers de la Wehrmacht. Réalisée sous l’occupation allemande par le photographe français André Zucca - accrédité par le magazine de propagande nazie « Signal » - cette affiche illustrant l’exposition « les Parisiens sous l’Occupation », va progressivement disparaître des rues de la capitale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En pleine polémique sur la mise en scène de l’exposition, l’Hôtel de Ville a décidé, hier, de supprimer la campagne d’affichage annonçant les 270 photographies en couleur de Zucca, exposées jusqu’au 1 e r juillet à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP), à deux pas de la rue des Rosiers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une manière de couper court aux critiques, incriminant plus l’absence de commentaires historiques autour des photos que la mise au jour de ces documents, jamais dévoilés au public…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; « Derrière ces clichés si brillants, l’ignominie était en marche »&lt;/p&gt; &lt;p&gt;« Le titre est mauvais, car l’exposition ne présente qu’une facette de Paris sous l’Occupation, reconnaît Christophe Girard, adjoint de Bertrand Delanoë chargé de la Culture et élu PS du IV e , qui souhaite également que « l’exposition s’arrête plus tôt que prévu ». Beaucoup d’habitants du Marais, choqués par cette vision joyeuse de la guerre, sont venus me manifester leur désapprobation. » Dans les allées de la bibliothèque, où les photos sont répertoriées par quartier - Bastille, Ménilmontant, les Grands Boulevards… - les commentaires vont effectivement bon train. « Ah, enfin une preuve de l’Occupation ! » grince ainsi Yves, 69 ans, en observant les deux seules photos où apparaît une étoile jaune, épinglée sur la poitrine d’une homme et d’une femme vêtus de noir. « Et pendant ce temps, 11 500 enfants et 76 000 déportés juifs de France partaient en fumée. Derrière ces clichés si brillants, l’ignominie était en marche », renchérit un autre visiteur sur le livre d’or, « dérangé » par ces photographies présentant un Paris joyeux, lumineux et tranquille, loin des scènes d’arrestation et des longues queues devant les épiceries en période de rationnement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Consciente du « manque de commentaires et de recul », la mairie avait déjà tenté de rectifier le tir il y a quinze jours, en modifiant les notes de certaines photos et en ajoutant un feuillet explicatif à l’entrée estampillé « Avertissement » - en français, en anglais et bientôt en espagnol - pour compléter la biographie du photographe et « contextualiser l’exposition ». « La pellicule couleur nécessitait une lumière forte, ce qui contribue à l’impression d’un Paris constamment ensoleillé et coloré », met en garde la notule, dont le quotidien britannique « The Times » se fait d’ailleurs l’écho. Paradoxe de cette polémique, les photographies de Zucca ont attiré, depuis le 20 mars, quelque 10 000 visiteurs… Un record pour la Bibliothèque historique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;« Les Parisiens sous l’Occupation ». Bibliothèque historique de la Ville de Paris, 22, rue Mahler (IV e , M° Saint-Paul). Ouvert du mardi au dimanche, de 11 à 19 heures. Entrée à 4 €. Renseignements : 01.44.59.29.60 ou www.paris.fr&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Source: Le Parisien&lt;/p&gt; 
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                <title>[Paris] Un parisien préférant la mort que la souillure</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 21 Apr 2008 09:00:11 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/01/02/1456824776.jpg&quot; id=&quot;media-977965&quot; alt=&quot;985221181.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;L’ouvrier cordonnier Jean-Jacques Liabeuf (1886-1910) restera un des criminels les plus étonnants du début de ce siècle. Un sentiment particulier de l’honneur, un sens quasi sacré de la justice le conduisirent à l’échafaud.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Condamné, en août 1909, à trois mois de prison, cent francs d’amende et cinq ans d’interdiction de séjour pour proxénétisme, alors qu’il était, semble-t-il, innocent de ce délit, il jura de se venger des agents de la brigade des mœurs qui l’avaient faussement accusé. Le 9 janvier 1910, bravant l’interdiction de séjour, il se pavana rue Aubry-le-Boucher, où tout le monde le connaissait, attirant volontairement l’attention des policiers de service. Ceux-ci voulurent l’appréhender. Mal leur en prit : ils se meurtrirent doulourseuement les mains sur les brassards hérissés de pointes d’acier que Liabeuf avait fixés sur ses avant-bras et ses biceps, et qu’une pèlerine dissimulait. Au cours de la rixe qui suivit, Liabeuf, à coups de couteau et de revolver, tua un agent et en blessa six autres.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Aux assisses, il déclara : « J’ai été condamné comme souteneur, mais je ne suis pas un souteneur. J’ai été, à la suite de cette condamnation, interdit de séjour. Eh bien ! à cette peine infamante, je préfère la guillotine ! » Condamné à mort, il accueillit le verdict par ces mots : « Si vous m’avez condamné, c’est comme assassin, et non comme souteneur. Devant la Veuve et jusqu’à la dernière goutte de mon sang, je protesterai de mon innocente. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Son exécution, le 30 juin 1910, donna lieu à de puissantes manifestations ouvrières. Cependant qu’il montait à l’échafaud, service d’ordre et manifestants se battirent rue Broca, rue du Faubourg Saint-Jacques, et jusqu’à la place Denfert-Rochereau, aux cris, mille fois répétés par les manifestants, de « Vive Liabeuf ! » Ce dernier, indifférent à tout ce vacarme, poursuivant son idée fixe, mourut en criant : « Je ne suis pas un souteneur ! »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Source : Guide du Paris Mystérieux, les guides noirs&lt;/p&gt; &lt;p&gt;www.jiparis.com&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>[Paris] Cartouche, le &quot;Spaggiari&quot; parisien</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 17 Apr 2008 19:52:03 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/00/00/765297087.jpg&quot; id=&quot;media-966470&quot; alt=&quot;843647396.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Né à la Courtille, à Belleville, en 1693, Louis Dominique Bourguignon, dit Cartouche, est fils de tonnelier. Après avoir été chassé du collège Louis le Grand, il s’engage dans l’armée, puis revient à Paris et y organise une redoutable bande de brigands, souvent d’anciens soldats comme lui, qui vole et assassine durant près de dix ans. Sachant bien se servir des armes, adroit et acrobate, Cartouche s’en prend de préférence aux aristocrates fortunés et aux nouveaux riches qui ont spéculé sur la banque de l’écossais Law. Il cambriole les ambassades, vole l’épée incrustée de diamants du prince de Soubise. Une nuit, il s’empare d’une épée commandée par le Régent pour un ami. Comme elle est en toc, il la lui renvoie accompagnée de ce billet :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; « Au premier voleur du royaume qui a tenté de faire tort à Cartouche, son confrère. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Trahi par un de ses siens, Cartouche est arrêté le 14 octobre 1721 et condamné à mort le 26 novembre. Il est soumis à la question, c’est-à-dire torturé, le 27, puis mené au supplice en place de Grève (de l’Hôtel de Ville) vers cinq heures de l’après-midi. Furieux que sa bande n’ait rien fait pour le libérer, il déclare au pied de l’échafaud qu’il a des révélations à faire. Conduit à l’Hôtel de Ville, il livre les noms de ses complices au cours d’un interrogatoire qui dure dix-huit heures, avouant deux cents vols, sept assassinats, dénonçant une centaine de personnes. Le 28 novembre 1721, à deux heures de l’après-midi, il est étranglé discrètement par le bourreau, en application d’un accord passé avec ses juges, et ses os sont ensuite brisés à coups de barre de fer sur la roue.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au moment de son exécution, deux pièces relatant sa vie se jouent à la Comédie-Française et au Théâtre-Italien. C’est la première fois en France qu’un brigand est adulé par le peuple à l’instar de Robin des Bois en Angleterre. Quelques années plus tard, le contrebandier Mandrin bénéficiera aussi du soutien de l’opinion publique. C’est un signe de la désaffection des Français à l’égard de leur classe dirigeante, d’une aristocratie arrogante, corrompue et incompétente.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;www.jiparis.com&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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