14.09.2008

[Venezia] Festa dei Popoli Padani

veneziand9.jpgVENISE (NOVOpress) – C’est aujourd’hui dimanche que va s’achever à Venise la traditionnelle « Festa dei Popoli Padani » (« Fête des Peuples Padans ») organisée par la Lega Nord (Ligue du Nord).

La fête a débuté vendredi matin par le traditionnel « rite de l’ampoule », le prélèvement de l’eau du Pô, le fleuve qui traverse la Padanie, à sa source de Pian del Re, au pied du Monte Viso, à 2 022 m d’altitude, dans les Alpes occidentales. Elle va se conclure sur la rive des Esclavons près de la Place San Marco par l’intervention du secrétaire général de la Ligue, Umberto Bossi.

Une fête qui revêt cette année une importance particulière puisqu’elle concorde avec l’adoption par le Gouvernement Berlusconi, qui comprend quatre ministre leghistes, de la réforme du fédéralisme fiscal (voir Novopress). « La participation des populations du Nord est le meilleur soutien pour parvenir à concrétiser rapidement le fédéralisme fiscal », a déclaré le député piémontais Sebastiano Fogliato. Vêtue de vert, la couleur des chemises des militants de la Ligue, Venise n’aurait pas fait, ce week-end, bon accueil au jacobinisme…

www.novopress.info

05.09.2008

[Padania] Grazie mille !

robertocotapk1.jpgLa Padania : La proposition de loi destinée à encadrer l’ouverture de mosquées, dont vous êtes l’auteur principal, va faire plaisir à de nombreux maires qui doivent souvent faire face à la multiplication incontrôlée des centres islamiques sur leur propre territoire.

Roberto Cota : Il s’agit d’une mesure qui va beaucoup aider les maires dans ce domaine afin que soient respectées certaines règles de base et que l’on puisse empêcher cette prolifération incontrôlée des centres islamiques.

Une loi « fédéraliste » qui place eu premier plan les exigences des échellons locaux. Par conséquent ?

Sans doute, la compétence pour délivrer les autorisations d’ouverture pour les nouvelles mosquées reviendra-t-elle aux Régions. Ces autorisations devront bien entendu être conformes à un plan que la Région définira elle-même et qui devra tenir compte de toute une série de facteurs concrets, dont l’un des principaux sera l’utilité réelle d’une mosquée. Si dans une ville, il s’avère que le nombre des immigrés est faible et, le cas échéant, qu’il existe déjà un lieu de culte musulman, la construction d’une nouvelle mosquée ne pourra pas être autorisée.

Quelles compétences auront les communes ?


La principale sera de pouvoir prévoir l’organisation d’un référendum qui sera nécessaire pour obtenir l’autorisation régionale. Comme on peut le constater, dans ce projet les échelons régional et local sontfortement impliqués.

Le projet que vous présenterez au Parlement prévoit également des conditions précises en référence à certains principes qu’en Italie, même les islamistes devront reconnaître.

Vu que contrairement à d’autres confessions, il n’existe par d’accords entre l’islam et l’Etat italien, nous considérons qu’il est essentiel que soient respectés certains fondamentaux de notre système politique tels que l’interdiction de la polygamie ou l’égalité hommes-femmes. Ce sont des lois de l’Etat. Elles doivent s’appliquer à tous, islamistes compris.

En outre le projet semble établir une distinction nette entre lieu de culte et lieu où se déroulent d’autres activités ?


Ce serait une erreur que de ne pas le faire. Si une demande d’autorisation est déposée pour un lieu de culte, à l’intérieur de celui-ci on prie et c’est tout. Nous ne voulons plus que les mosquées se transforment en école islamiques, en marchés, etc.

D’un point de vue politique, pensez-vous qu’un texte comme celui-ci puisse rassembler au-delà de la Ligue ?

Nous espérons que notre texte suscitera un large débat. La nécessité d’une réglementation me semble me semble réelle et incontestable. Mais quelqu’un comme le maire de Gênes, qui n’est pas d’accord avec nous, a reconnu la nécessité de règles claires. Ensuite, on pourra bien sûr discuter sur leur contenu, mais il me semble que personne ne puisse nier la nécessité de telles règles.
Les « dix commandements » du projet :

1 - Compétences des Régions en matière de construction de mosquées ;
2 - Consultation obligatoire des populations des communes concernées par référendum ;
3 - Nombre de mosquées proportionnel à celui des fidèles ;
4 - Construction des mosquées à une distance minimale d’1 km par rapport aux églises ;
5 - Interdiction du Muezzin avec amplificateurs de sons et d’images ;
6 - Interdiction du financement par l’Etat. Les noms des bailleurs de fonds devront être connus ;
7 - Langue italienne obligatoire pour les prêches des Imams ;
8 - Reconnaissance de la laïcité de l’Etat et de l’interdiction de la polygamie ;
9 - Interdiction de toute pratique liée à l’occultisme ;
10 - Interdiction de toute activité non liée au culte : commerces, centres de formation, écoles.

26.08.2008

[Padania] Nouvelle ONC en Lombardie

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14.07.2008

[Padania] Un maire au pays de Berlusconi

unmaireaupaysdeberluscovi8.jpgM. le Maire, pouvez-vous nous présenter votre commune ?

LM : Garbagnate est une ville de près de 30 000 habitants, de la banlieue nord de Milan, porte d’entrée du Parc des Groane pour les Milanais. En 1800, Garbagnate était un paisible village de paysans cultivant le blé et le ver à soie. En 1920, c’est le premier essor du village, avec l’ouverture d’un sanatorium qui accueillera bien vite plus de 1000 tuberculeux et comptera jusqu’à 400 infirmières. L’air de Garbagnate est alors réputé pour sa qualité. Dans les années 40, Garbagnate, dont la terre regorge d’un argile ferreux propice à la fabrication de briques, voit pousser les briqueteries. Une bonne partie du Milan de l’après-guerre sera construit en briques de Garbagnate. Dans le même temps, chaque famille de Garbagnate a dans sa cave un métier à tisser pour la production de bas. Les maris mettent le métier en marche le matin et les épouses n’ont qu’à l’approvisionner en fil dans la journée. Pour la petite histoire, j’ai financé une bonne partie de mes études en vendant les bas de Garbagnate à mes collègues étudiantes.

Enfin, en 1960, c’est l’arrivée d’Alfa Romeo qui va doper la commune. De 5000 personnes en 1950, la population de Garbagnate ne va cesser de croître pour en compter près de 30 000 aujourd’hui… Même si l’âge d’or d’Alfa n’aura réellement duré que 20 ans, il aura considérablement marqué Garbagnate.

Vous avez été élu en 2007 à la tête d’une liste civique de centre-droit, appuyée par Forza Italia, AN et la Lega Nord, mettant fin à près de 40 années de gestion de gauche. Mais ce n’est pas votre premier mandat puisque vous avez déjà été maire de Garbagnate, de 1980 à 1985… sous l’étiquette socialiste ! C’est un parcours peu banal, pouvez-vous nous le détailler ?

LM : J’ai en effet été élu maire une première fois en 1980, à la tête d’une coalition socialo-communiste. Mais, en 1985, alors que j’avais porté le parti socialiste à 27%, j’ai été victime de la défection du PCI qui a fait alliance dans mon dos avec la Démocratie chrétienne… Je suis sorti de cette expérience profondément meurtri et amer quant à la qualité du personnel politique. Comme une opportunité professionnelle se présentait à moi, j’ai alors abandonné la politique pour m’investir pleinement dans la direction d’une usine de plasturgie.

Ce que vous avez fait jusqu’au début des années 90 avant de racheter un fabricant de résistances électriques et bougies de préchauffage pour l’automobile. Entreprise que vous avez développée et dont vous avez ensuite transmis la gestion à vos fils. Et, pendant tout ce temps, vous n’avez plus exercé de responsabilités politiques ?

LM : Aucune.

Qu’est-ce qui a fait, alors, que l’on vous retrouve tête de liste aux municipales en 2007 ? Dans un camp, de surcroît, opposé à celui qui était le vôtre en 1980 ?

LM : Tout d’abord, j’ai toujours gardé un rôle actif dans la sphère associative, tout au long de mon parcours de chef d’entreprise. En 2003, en plus de mon implication dans diverses associations, notamment professionnelles et culturelles, je suis devenu président du Rotary local. À cette occasion, j’ai pu mesurer que beaucoup d’habitants avaient encore confiance en moi, 20 ans après mon premier mandat. Et, peu à peu, je me suis épris de nouveau de l’action politique.

Ensuite, il faut bien comprendre que pendant ces 20 ans loin de la vie politique, le paysage électoral italien a considérablement évolué. Les partis de l’après-guerre ont été liquidés et sont apparues de nouvelles réalités, pour aboutir aujourd’hui au Peuple des Libertés et au Parti Démocratique. Et les lignes de partage ont évolué, même si certains Italiens sont restés figés dans leurs certitudes idéologiques.

Pour ma part, j’avoue avoir ouvert les yeux sur la faillite de la gauche. La gauche a prétendu faire table rase du passé, a sapé les fondements traditionnels de la société - en commençant par la famille (*), l’éducation et la justice - et n’a proposé aucune alternative. Cette gauche, qui a remis en cause tout ce qui fondait notre société, a en particulier ruiné le principe d’autorité. En échange, elle n’a rien su nous proposer d’autre que le laxisme et la permissivité.

Si je suis dorénavant à la tête d’une municipalité de centre-droit, c’est parce que j’ai compris que la mission prioritaire qui incombe aujourd’hui aux hommes politiques est de restaurer l’autorité et la justice comme piliers de notre société. Une mission qui passe par un travail d’éducation important. Or ce travail d’éducation, il doit être mené aussi bien sur le plan familial et scolaire que juridique et politique.

Il n’est pas normal que celui qui enfreint la loi n’ait pas conscience de sa culpabilité tout simplement parce qu’il a perdu la notion du bien et du mal et qu’il échappe dans 9 cas sur 10 à la sanction. En ce sens, il me semble essentiel de revenir aux règles de base de notre vivre-ensemble, telles que nous les avons héritées de la tradition catholique.

Sans un socle de valeurs fortement partagées, une communauté ne peut se développer harmonieusement.

Mais que peut un maire pour contribuer à restaurer ces valeurs ?

LM : Un maire peut beaucoup. Il est le « premier citoyen ». Il a valeur d’exemple et est un modèle pour bon nombre de ses administrés. Par sa conduite et son discours, il peut donner la direction à suivre, tracer la route. Un maire n’est pas là que pour gérer le quotidien, il a aussi pour fonction de dessiner l’avenir.

En outre, le maire peut influencer les autres responsables politiques, leur rappeler leurs engagements et les attentes des citoyens. Nous avons une grande responsabilité.

(…)

M. le Maire, un dernier point sur lequel je souhaiterais vous entendre, est celui de la famille. Comme vous l’avez évoqué tout à l’heure, la gauche a voulu détruire la famille et il faut hélas reconnaître qu’elle y est presque parvenue. En Italie, le modèle familial est en effet réduit à sa plus simple expression, celle de l’enfant unique. Or qui dit enfant unique dit enfant-roi, donc peu préparé à l’exercice de la vie en société qui implique respect du prochain, goût de l’effort collectif et sens de la solidarité ; et qui dit enfant unique dit non-renouvellement des générations, péril démographique et légitimation implicite du recours à l’immigration. Partagez-vous ce constat et comment pouvez-vous, en tant que maire, agir pour contribuer à modifier cet état de fait ?

LM : Vous mettez là le doigt sur un des problèmes majeurs de l’Italie. Et qui, effectivement, en conditionne de nombreux autres. L’une des réponses que les élus peuvent y apporter est de donner plus de possibilités aux femmes qui travaillent d’assurer la garde et l’éducation de leurs enfants. Quand j’étais entrepreneur, je me suis beaucoup impliqué dans la création de crèches d’entreprise. Et je continue à soutenir le développement des solutions d’accueil pour les enfants en bas âge, si possible en partenariat avec les employeurs.

Il faut penser la ville en tenant compte de cet impératif familial. Plus la vie des familles sera facilitée, moins les couples hésiteront à avoir d’autres enfants. Au niveau gouvernemental, je crois que la prime à la naissance du second enfant, dans l’esprit de ce qu’avait fait la précédente équipe Berlusconi, mérite d’être instituée durablement. Non pas que la naissance d’un enfant soit une affaire de sous mais parce qu’il appartient aux politiques de définir des objectifs partagés par tous, de fixer des défis mobilisateurs au pays.

Gérer le quotidien est l’obligation minimale de l’élu, mais oser envisager le futur pour mieux le préparer dès aujourd’hui est l’attribut du politique responsable. Je tiens beaucoup à la définition de la politique comme art de programmer le futur pour faire en sorte que les idées deviennent réalité. Mais pour cela, il faut aimer. Aimer son peuple, aimer sa ville. Et, là encore, je crois à l’importance du processus éducatif dans l’art d’aimer, selon le titre du livre d’Erich Fromm.

(*) En Italie, précise Leonardo Marone, le délire progressiste est allé jusqu’à faire du livre La famiglia che uccide (littéralement « La famille qui tue ») un best-seller…

www.wikio.fr

08.07.2008

[Padania] Le fédéralisme fiscal ou la vision identitaire de l'économie

imagesaf3.jpgLa farce parlementaire sur l’adoption par l’Assemblée Nationale, puis le rejet par le Sénat, de l’amendement reconnaissant l’existence des langues régionales et l’inscrivant dans la Constitution est révélatrice des blocage de la société française et de l’archaïsme de sa classe politique.

Alors que tous les pays européens se sont engagés ces dernières années sur la voie de plus de fédéralisme, la France s’accroche désespérément à son trop tristement célèbre modèle jacobin qui fait d’elle, depuis l’effondrement de l’Union Soviétique, le pays le plus centralisé d’Europe.

Dernier exemple en date de l’évolution de nos voisins européens vers plus de fédéralisme, et donc plus de libertés locales, l’Italie.

A l’initiative du Ministre des Réformes Umberto Bossi, par ailleurs dirigeant de la Lega Nord, le Parlement italien se prononcera à l’automne sur un projet de fédéralisme fiscal attribuant aux collectivités territoriales (communes et régions), qui dépendent actuellement des transferts financiers de l’Etat, 16% de l’impôt sur le revenu et la moitié de la TVA. Ainsi ce sont 26 milliards d’euros qui ne prendront pas le chemin de Rome mais resteront en régions pour financer les politiques mises en oeuvre par les collectivités locales.

Un exemple de réforme exemplaire de l’Etat alors qu’en France l’acte II de la “décentralisation” s’est traduit en fait par une forme de recentralisation, en réduisant encore l’autonomie financière des collectivités locales, et donc leur autonomie politique.

Source : Christian Chaton

07.07.2008

[Padania] Fermeture possible de la mosquée de Milan

portrait.5.jpg« Soit on trouve une solution d’ici la fin août, soit on ferme » a déclaré le ministre de l’intérieur italien. A Milan, chaque vendredi, 4 000 musulmans étendent leur tapis et envahissent rues et trottoirs car la mosquée est trop exigüe. Un ultimatum leur a été posé : “Il leur faut trouver un lieu plus acceptable et qui fera aussi l’affaire des citoyens “.

Umberto Bossi, fondateur de la ligue du Nord et actuel ministre de Berlusconi a déclaré : ” Pour la Ligue, il s’agit d’un passage important. Nous avions fait une promesse durant la campagne électorale et à présent, nous tenons cette promesse.”

Les conditions fixées aux musulmans sont les suivantes :
1°) déménager non seulement la mosquée (en réalité un ancien garage) mais aussi le “centre culturel” islamique
2°) Pas d’aide ou de fonds publics.
3°) déménager avant la fin août (pour des raisons également liées à l’hygiène)

www.fdesouche.com 

23.05.2008

[Padania] Perchè stiamo combattendo ?

  1. Per l'autogoverno della Padania superando lo Stato centralizzato con un moderno Stato federale che sappia rispettare tutti i popoli che lo costituiscono, indipendentemente dalla loro consistenza numerica.
  2. Per la precedenza ai Padani nell'assegnazione di lavoro, abtazioni, assistenza, contributi finanziari.
  3. Perche' i frutti del lavoro e le tasse dei Padani siano controllati e gestiti da Padani, attraverso l'organizzazione di un sistema finanziario simile a quello attuato nel Trentino e nel Süd Tirolo.
  4. Per un sistema pensionistico padano che garantisca l'intoccabilita' della pensione dei nostri lavoratori, minacciata dalle numerose pensioni di invalidita' distribuite a scopi clientelari dai partiti romani e dai pensionamenti anticipati in massa.
  5. Perche' l'amministrazione pubblica e la scuola tornino ad essere gestite dai Padani e non snaturalizzate.
  6. Per la riaffermazione delle nostre culture, storia, delle lingue padano alpine, dei nostri valori sociali e morali.
  7. Per il potenziamentodell'artigianato e dell'agricoltura che devono godere di facile accesso a prestiti agevolati.
  8. Per il finanziamento della ricerca scientifica e delle attivita' culturali che le scelte del regime hanno soltanto mortificato.
  9. Perche' la giustizia in Padania combatta con efficacia e con adeguati strumenti delinquenza, mafie, racket.
  10. Contro gli attentati alla nostra identita'.
  11. Contro la mentalita' opportunistico-mafiosa del governo di Roma, contro la conseguente degradazione della Padania.
  12. Contro la devastazione e la svendita del nostro territorio, plasmato e difeso dalle generazioni precedenti, patrimonio che abbiamo il dovere di trasmettere integro alle prossime generazioni.

  13. http://www.giovanipadani.leganord.org/


08.05.2008

[Padania] Prise de pouvoir

747036210.jpgComment résister à la pression de la Ligue du Nord, qui a doublé son score national (8,3 % contre 3,9 % en 2006) et qui détient les clés de la majorité au Sénat avec 25 élus ? Le parti populiste obtient les ministères qu'il revendiquait. A la tête de celui des réformes fédéralistes, qu'il retrouve après en avoir été écarté par un grave accident vasculaire cérébral en 2004, Umberto Bossi, fondateur de la Ligue, pourra veiller à la mise en œuvre du fédéralisme fiscal. Ministre de l'intérieur, Roberto Maroni aura en charge la sécurité et l'immigration.

Malgré les protestations de la Libye et de la Ligue arabe, Roberto Calderoli a été maintenu au gouvernement, avec une mission inédite de "simplification" des lois. Début 2006, alors ministre des réformes, il s'était rendu célèbre en s'exhibant à la télévision avec un tee-shirt illustré de caricatures de Mahomet. Il avait été contraint à la démission après une émeute devant le consulat d'Italie à Bengazi (Libye), qui s'était soldée par onze morts. Outre le ministère de l'agriculture, la Ligue devrait aussi avoir un vice-ministre ou un sous-secrétaire d'Etat pour les infrastructures, un autre domaine qui lui tient à cœur.

www.lemonde.fr 

25.04.2008

[Padania] La méthode du gouvernement d’ouverture de Berlusconi

2086372143.jpgRoberto Maroni, responsable de la Ligue du Nord à Rome, tout juste nommé ministre de l’Intérieur, vient de proposer une première mesure d’urgence face à l’invasion migratoire. Il propose une collaboration étroite entre citoyens et forces de sécurité pour le contrôle de l’immigration illégale. Les détails de la mesure n’ont pas été définis mais déjà est annoncé la création de groupes de citoyens basés sur le volontariat agissant comme des informateurs auprès des carabiniers. Ces derniers seront seuls à être habilité à agir. Après les rondes de voisinage habilitées à surveiller la délinquance, déjà opérationnelles dans les mairies tenues par la Ligue (mais pas seulement, voir le cas de Bologne pourtant dirigée par un maire de centre-gauche) voici une mesure qui serait difficilement acceptée par une opinion publique française lobotomisée, qui confond protection contre l’invasion étrangère et la « délation rappelant les heures les plus sombres de notre histoire etc. »

Lire l’interview de Roberto Maroni se justifiant face au Corriere della Sierra Il y affirme clairement le lien entre poussée migratoire et hausse de la criminalité.

En parallèle, Berlusconi vient d’annoncer le retour des contrôles systématiques aux frontières, avec déploiement d’un réseau dense de gardes frontières. Cela est contraire aux volontés de Bruxelles ? Et alors? L’Italie veut être dirigée par des Italiens, cela s’appelle la Souveraineté… Dans le même sens, la réactivation de la loi Bossi-Fini de 2002, créant un délit spécial pour les clandestins, est sur les rails.

Afin de rendre le tout cohérent avec une vue à long terme, Berlusconi vient d’annoncer une autre mesure inspirée par la Ligue : une prime de mille euros pour chaque naissance, ce dès le premier enfant d’une maman mariée ou non, qui n’ira bien évidemment pas dans la poche des mamans étrangères : «Mille euro per i nuovi nati. I soldi alla mamma, anche in caso non sia sposata» (cité in Corriere della Serra, 24 avril 2008)

Politique nataliste ou immigration. La France a malheuresment choisi la deuxième voix.

Joachim Véliocas, Observatoire de l’islamisation.

[Padania] Longévité de la Ligue du Nord

1833895550.jpgLes sondages l’avaient prédit : Silvio Berlusconi allait emporter les élections législatives et retrouver ainsi le pouvoir moins de deux ans après l’avoir quitté. En revanche, ces sondages n’avaient pas prévu le résultat de son allié, Umberto Bossi et de son parti, la Ligue du Nord. Avec plus de 8 % des suffrages au niveau national (presque deux fois plus qu’aux élections législatives de 2006), la Ligue est une force de premier plan dans les régions septentrionales, notamment dans ses fiefs historiques, la Vénétie et la Lombardie.

Comment expliquer ce succès inattendu ? Et plus encore, comment rendre compte de la longévité de ce parti dont les commentateurs ont maintes fois prédit la disparition ?

Cela fait maintenant plus de vingt ans que la Ligue participe à une vie politique italienne qui a pourtant connu de profondes mutations. Elle a résisté, non sans mal, à l’entrée de Silvio Berlusconi dans le paysage politique, qui a poussé la Ligue dans une surenchère radicale : après l’échec de sa participation au premier gouvernement Berlusconi (1994), la Ligue, jusqu’alors fédéraliste, durcit son offre et se déclare indépendantiste. En 1996, avec un programme sécessionniste, la Ligue devient le premier parti du Nord. Elle réclame l’indépendance de la Padanie, nation virtuelle réunissant les régions prospères de l’Italie du Nord.

Mais le “rêve padan” tarde à se réaliser et empêche la Ligue de s’allier avec d’autres partis, la maintenant loin du pouvoir. Après avoir troqué la sécession contre une alliance électorale avantageuse avec Berlusconi (2001), Umberto Bossi devait trouver de nouvelles “batailles” afin de distinguer la Ligue des autres partis de droite. Il investit alors des terrains inexplorés en Italie : la xénophobie et l’anti-européanisme.

Fondée par un outsider comme Bossi, concurrencée par le parti de Berlusconi, promouvant un message sans cesse changeant (fédéraliste, sécessionniste, xénophobe…) et adoptant une stratégie politique en apparence peu cohérente (alliée, puis ennemie, puis à nouveau alliée de Berlusconi), la Ligue représente à bien des égards un mystère. C’est peut-être la difficulté à cerner ce “caméléon” qui pousse les commentateurs à employer des formules toutes prêtes produisant il est vrai un effet certain : “vague antipolitique”, “peur de la mondialisation”, “repli identitaire des milieux périphériques”…

Pourtant, pour comprendre la Ligue, il faut peut-être moins recourir à des motifs idéologiques passe-partout (la “peur de la mondialisation” n’est-elle pas convoquée pour expliquer non seulement le vote léguiste, mais aussi le non français au référendum sur le traité constitutionnel européen, le rejet des OGM, le vote FN, etc. ?) que regarder ce qui se passe au quotidien dans les Préalpes italiennes, dans ces vallées et ces petites villes qui constituent le terroir du léguisme.

Dans ces régions, acquises depuis 1948 à la Démocratie chrétienne, la disparition de cette dernière en 1993 a entraîné un vide politique que la Ligue est venue combler. Ici, les sections de la Ligue sont partout, et elles sont dynamiques si on les compare à celles des autres partis. Il suffit de voir le nombre de Lega Fest (fest signifie fête en dialecte) qu’elles organisent chaque été. On peut tout aussi bien y écouter les représentants du parti que danser la valse et boire de la bière pas chère. Les militants léguistes sont aussi, de loin, les plus visibles. Tout habitant de cette région s’est déjà fait interpeller par des “chemises vertes” (le vert étant la couleur du parti) pour une distribution de tracts, s’est retrouvé face à un pont d’autoroute tagué avec un Padania libera géant, a probablement déjà rencontré une patrouille nocturne organisée par les “volontaires verts” pour protester contre l’immigration extracommunautaire et certainement une manifestation léguiste.

Les militants du parti, reconnaissables à leur tenue (chemises vertes) et à leurs stands, les fameux gazebi ornés de drapeaux padans, sont donc une présence sociale forte. En revanche, en dehors de la période électorale, il est improbable de croiser des militants de Forza Italia, pourtant premier parti au Nord. Quant aux partis de gauche, ils ne sont pas très implantés ici, surtout en dehors des villes. Et les catholiques, visibles dans les réseaux associatifs liés à l’Eglise, n’ont pas d’existence en tant que militants d’un parti.

Si tout Septentrional, même peu politisé, a des chances de savoir décrire un militant léguiste, qui pourrait dire à quoi ressemble un militant de l’UDC (parti catholique) ? Mais il y a plus : ces chemises vertes faisant des distributions gratuites de polenta (plat typiquement padan), quand ils ne promènent pas un porc en laisse pour qu’il “souille” le terrain qu’un maire aurait osé octroyer pour la construction d’une mosquée, sont, en grande partie, très jeunes. La relève est donc assurée. Pour renforcer son ancrage, la Ligue peut aussi compter sur ses nombreux élus locaux : des rues “Padanie” qui apparaissent dans les mairies gouvernées par le parti à l’éradication des bancs publics pour éviter que les “extracommunautaires” s’y assoient, le style des “bourgmestres” léguistes, comme ils aiment se définir, est facilement identifiable.

Bref, si l’on veut comprendre pourquoi la Ligue a résisté au débroussaillement du paysage politique italien qui vient de se produire, il faut prendre en compte son profond enracinement. Preuve que la politique, en Italie comme ailleurs, n’est pas seulement faite de “télépopulisme” et de leaders charismatiques, mais aussi de militants et de présence sur le terrain. La gauche italienne, qui semble désormais trouver ces recettes ringardes, devrait peut-être s’en souvenir.

Source : Le Monde

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