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        <title>Réseau Durandal - mythologie</title>
        <description>Le Réseau Durandal est un site d'information indépendant à l'échelle locale et nationale</description>
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                <title>[Mythologie] La mythologie norroise</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 24 Apr 2008 11:18:01 +0200</pubDate>
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                     &lt;h3&gt;&lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/02/01/745245769.jpg&quot; id=&quot;media-984123&quot; alt=&quot;964853805.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-984123&quot; /&gt;&lt;span&gt;La mythologie norroise&lt;/span&gt;&lt;/h3&gt; &lt;div class=&quot;posttext&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator1&quot;&gt; &lt;div class=&quot;posttext-decorator2&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9.5pt; color: black; font-family: Arial&quot;&gt;&lt;i&gt;Partie 1 : &lt;span style=&quot;font-size: 9.5pt; color: black; font-family: Arial&quot;&gt;Au commencement étaient le froid et le chaud&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9.5pt; color: black; font-family: Arial&quot;&gt;Cet article a pour but d'esquisser l'ancienne mythologie norroise, telle que nous la connaissons dans les poèmes de l'Edda, imposant chant épique anonyme, composé il y a un millénaire et qui nous est parvenu conservé sur des parchemins islandais du XIIIe siècle.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9.5pt; color: black; font-family: Arial&quot;&gt;Quelle actualité ont encore ces anciennes légendes?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9.5pt; color: black; font-family: Arial&quot;&gt;Les mythes et légendes ne perdent jamais leur valeur. Car ils ne concernent pas seulement le «temps passé», le «cette fois-là». Ils ont cours «tout le temps», «à chaque fois». Et l'ancienne mythologie norroise est - à mon avis - la tentative la plus originale, la plus passionnante, la plus intéressante jamais effectuée pour décrire notre réalité extérieure et notre monde intérieur, pour capturer la vie, l'existence par le discours et l'image.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9.5pt; color: black; font-family: Arial&quot;&gt;Comment le monde s'est-il formé?&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9.5pt; color: black; font-family: Arial&quot;&gt;Au commencement étaient le Froid et le Chaud. D'un côté &lt;b&gt;Niflheim&lt;/b&gt;, son givre et son brouillard. De l'autre, &lt;b&gt;Muspellsheim&lt;/b&gt;, une mer de flammes dévorantes. Entre eux, le néant, un immense abîme sans fond: &lt;b&gt;Ginnungagap&lt;/b&gt;. C'est là, dans cet énorme vide - à mi-chemin entre lumière et ténèbres - que la vie allait apparaître. Dans la rencontre entre glace et fournaise...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9.5pt; color: black; font-family: Arial&quot;&gt;Car la neige se met peu à peu à fondre, et formé par le froid mais animé par la chaleur apparaît un être étrange, un immense troll nommé &lt;b&gt;Ymer&lt;/b&gt;. C'est le plus grand géant qui ait jamais existé.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9.5pt; color: black; font-family: Arial&quot;&gt;Mais là où fond la neige apparaît une autre créature - pourvue de cornes et de pis: une vache gigantesque, nommée &lt;b&gt;Audhumla&lt;/b&gt;. Et du lait, elle en avait plus qu'assez. Il coule en larges rivières de ses énormes tétines. C'est là qu'Ymer puise sa nourriture. Et Audhumla? Elle se met aussitôt à lécher les pierres salées couvertes de givre qui gisent autour d'elle et du géant. C'est alors que se produit un fait surprenant: ses coups de langues mettent soudain à jour quelques longs cheveux! Le jour suivant, c'est une tête et un visage qui se dégagent de la pierre. Et le troisième jour, c'est tout un corps que la vache parvient à libérer à coups de langue... C'est le corps d'un homme. Un homme grand et beau appelé &lt;b&gt;Bure&lt;/b&gt;. C'est de lui que descendent les dieux, que nous appelons &lt;b&gt;æser&lt;/b&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9.5pt; color: black; font-family: Arial&quot;&gt;Pendant son sommeil, le géant Ymer commence à transpirer... et de son aisselle gauche sortent soudain deux êtres humains mâle et femelle. Ses pieds ne veulent pas être en reste et s'accouplent. De leur union naît un fils à six têtes. C'est l'origine de la lignée des &lt;b&gt;rimtusser&lt;/b&gt;, que nous appelons de nos jours trolls et géants, mais qui sont plus connus sous le nom de jotner (jotun au singulier).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9.5pt; color: black; font-family: Arial&quot;&gt;Malgré leur nature diverse, ces êtres ont dû parvenir à vivre ensemble en paix. Ils conçoivent en tout cas des enfants ensemble... Odin - qui deviendra plus tard le primat de tous les dieux - est le fils de la fille de jotun &lt;b&gt;Bestl&lt;/b&gt;a et de &lt;b&gt;Bor&lt;/b&gt;, le fils de Bure. Les rimtusser se multiplient à plaisir, au point de grouiller partout. Et un jour, Odin et ses frères - &lt;b&gt;Ve&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Vilje&lt;/b&gt; - se rebellent contre Ymer et sa lignée. Le combat est féroce. C'est Odin et ses frères qui emportent la victoire. Ils tuent le géant et un flot de sang balaie les ennemis des æser et les noie tous... à l'exception de deux d'entre eux. De ce couple de jotun qui s'enfuient dans les embruns et se réfugient dans le brouillard des montagnes descendront toutes les lignées de rimtusser à venir. Quant à Audhumla, la première vache, elle a dû elle aussi être balayée dans l'abîme. Après ce bain de sang, personne n'en a, en tout cas, plus entendu parler...&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9.5pt; color: black; font-family: Arial&quot;&gt;Les æser traînent le cadavre d'Ymer jusqu'à l'abîme de Ginnungagap. Ils le posent en couvercle au dessus du néant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9.5pt; color: black; font-family: Arial&quot;&gt;C'est là qu'ils créent le monde - sur le cadavre du géant.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9.5pt; color: black; font-family: Arial&quot;&gt;Son sang devient la mer. Sa chair devient la terre. Ses os deviennent les montagnes et les falaises, ses dents et les éclats de ses os les rochers et les éboulis. Ses cheveux deviennent les arbres et l'herbe. Les dieux lancent en l'air sa cervelle qui se transforme en nuages. Et le ciel? C'est la boîte crânienne du géant... Elle est placée comme une coupole au-dessus de la création. Les dieux attrapent ensuite des étincelles de la fournaise de Muspellsheim et les attachent au firmament. Elles y scintillent encore. C'est ainsi que sont nées les étoiles.&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9.5pt; color: black; font-family: Arial&quot;&gt;Du cadavre d'Ymer sortent de petits asticots. Ils sont à l'origine des nains, des créatures souterraines qui vivent dans les grottes et cavernes. Les æser en choisissent quatre pour porter la voûte céleste. Ces nains sont appelés &lt;b&gt;Østre&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Vestre&lt;/b&gt;, &lt;b&gt;Nordre&lt;/b&gt; et &lt;b&gt;Sondre&lt;/b&gt; (est, ouest, nord et sud).&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 9.5pt; color: black; font-family: Arial&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 9.5pt; color: black; font-family: Arial&quot;&gt;Tout prend ainsi un sens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; http://jinormandie.hautetfort.com/&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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                <title>[Mythologie] Saga de Bardr</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Sat, 08 Mar 2008 19:18:41 +0100</pubDate>
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                     &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/02/02/1342737331.jpg&quot; id=&quot;media-891552&quot; alt=&quot;762672445.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-891552&quot; /&gt;Descendant des trolls et des géants des glaces du nord, Bárdr s'installe en famille en Islande, près d'un glacier dont il devient un génie tutélaire. Quant à Hördr, au milieu de disputes familiales sanglantes, il est condamné à être proscrit et est exilé sur l'îlot de Hólmr. Ces deux sagas légendaires ont été écrites vers le milieu du XIVe siècle. Elles brillent ainsi d’un éclat insolite : la première, un conte fantastique, met en scène les tréfonds mythologiques des mondes du givre, et la seconde, un saisissant roman d’aventures, dépeint l’inexorable descente du héros vers les enfers du bannissement. Toutes deux, empreintes du sentiment tragique du destin, résonnent des échos de la mythologie nordique et de l’histoire ancienne de l’Islande. Elles font ainsi figure de récits fondateurs du monde scandinave.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;Par Régis Boyer&lt;br /&gt; 172 pages - Prix éditeur : 17 €&lt;br /&gt; ISBN : 978 2 914777 37 7&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;http://jinormandie.hautetfort.com/&lt;/p&gt; 
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                <title>[Mythologie] La légende de Balder</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 25 Dec 2007 21:27:05 +0100</pubDate>
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                    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/00/02/5f704db6f6932fb10c207f50136fa387.jpg&quot; id=&quot;media-738795&quot; alt=&quot;914a84d44ba426e6bce4689d3af52d21.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; color: black; font-family: Arial&quot;&gt;Balder était le dieu de l’amour et de la lumière. Il était blond, resplendissant de beauté. Il était connu pour sa gentillesse, son éloquence et sa sagesse. Il était marié à Nanna, la déesse de la joie. Ils eurent un fils Forseti, le dieu des lois et de l’Ordre. La belle demeure de Balder s’appelait Breidablikk et elle était faite de métaux précieux. Ici, il n’y avait rien de maléfique ou de faux. Balder régnait sur les runes– qui était inscrites sur sa langue. Il était aussi connu pour ses tours de magie. Balder, commença à faire des cauchemars où il était question de mort. Il en parla à Odin et à Frigg, ses parents, mais personne ne put lui donner une explication. Odin galopa vers Niflheim sur son cheval Sleipnir. Dans le domaine de Hel, il rechercha le fantôme d'une grande voyante morte ou il consulta la Géante Angrboda Il lui fut répondu que Balder était condamné et que même Odin ne pourrait pas l'empêcher. Frigg n'accepta pas le destin de Balder. Elle fit une longue liste de toutes les choses nuisibles et dangereuses, Puis elle passa dans les Neuf Mondes pour faire jurer à chaque être, à chaque chose de ne jamais blesser Balder. Le feu, l'eau, des pierres, des métaux, des plantes, les oiseaux et les Maladies ont tous juré. Alors Frigg se sentit très heureuse car elle croyait que plus rien pouvait maintenant arriver à son fils. Les dieux avaient trouvé un nouveau jeu: ils jetaient toute sorte de choses sur Balder juste pour les voir tournoyer sans risque à ses côtés. Seul Loki n'était pas heureux. Il était jaloux de Balder. Déguisé comme une vieille femme, il questionna habilement Frigg qui a admis que, peut-être, une petite plante à l'ouest de Valhalle n'avait pas fait la promesse - un brin insignifiant de gui. Plein de haine, Loki trouva cette plante et fabriqua une flèche. Il rejoignit les dieux qui jouaient à leur dernier jeu favori et demanda au frère aveugle de Balder, Hoder, s'il voulait jouer lui aussi. Hoder en fut enchanté. Loki lui donna la flèche de gui et guida sa main vers le but. La flèche perça le cœur de Balder qui tomba mort. Cette mort fut le plus grand malheur qui n'ait jamais frappé les hommes ou les dieux. On donna des funérailles dignes d'un héros à Balder et son corps fut placé sur son bateau, Ringhorne, avec tous ses trésors. Puis les dieux essayèrent en pure perte de pousser le bateau sur l'eau mais rien n'y fit sans doute parce que c'était défunt mort sans justice. Alors on appela la Géante Hyrrokin qui brisa le sortilège et donna une telle impulsion au bateau que le feu jaillit sous la quille et la terre entière trembla. Les funérailles purent commencer mais Nanna, la femme de Balder, le cœur brisé, rendit l'âme et fut mise sur le bucher avec son mari. Odin déposa sur le corps de son fils, l'anneau magique Draupnir et Thor consacra le bucher d'un coup de son marteau tandis qu'il envoyait dans les flammes un Nain nommé Lit qui par malheur se trouvait dans ses jambes. Frigg chercha quelqu'un qui aurait assez de courage pour aller au Niflheim et pour demander à Hel le prix pour faire sortir Balder du domaine des morts. Hermod, un des fils d'Odin, se proposa immédiatement pour effectuer la démarche. Hermod chevaucha Sleipnir neuf nuits durant à travers des vallées profondes et ténébreuses avant d'arriver à Giallarbru, le pont étincelant d'or, qui enjambait le fleuve Gioll. Modgud, la jeune fille qui gardait le pont fut étonnée des couleurs d'Hermod et des vibrations qu'il avait produites en traversant le pont. Elle lui indiqua que Balder était déjà dans le royaume des morts et lui montra le chemin pour le rejoindre. Grâce au fantastique Sleipnir qui franchi d'un bond les énormes grilles du domaine de Hel, Hermod pu rencontrer la maîtresse des lieux. Hermod raconta à Hel pourquoi il était venu. Elle lui répondit que si Balder était ainsi pleuré par tous sans exception dans les Neuf Mondes, elle le laisserait retourner à Asgard. Avant le départ d'Hermod, Balder lui remit l'anneau Draupnir qu'Odin avait glissé à son doigt sur le bûcher et Nanna donna au messager un anneau d'or pour Full et une pièce de lin pour Frigg. Puis Hermod se dépêcha de revenir avec cette bonne nouvelle et les dieux allèrent immédiatement dans tous les coins et recoins des Neuf Mondes pour demander à chacun de pleurer pour Balder. Mais dans une profonde caverne, il y eut une mauvaise Géante Thokk qui ne pleura pas et Balder resta sur la Terre des Morts. Cette Géante était en réalité Loki déguisé. Balder demeurera dans le royaume de Hel jusqu'au Crépuscule des Puissances et il sera l'un des six rescapés des gigantesques bouleversements qui vont transformer le monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Source : europe-revolution.hautetfort.com&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <title>[Mythologie] Les Walkyries</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 02 Oct 2007 19:15:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/01/00/ce0c86d20b3866f3cb9f9ff539b0c183.jpg&quot; id=&quot;media-580445&quot; alt=&quot;352d067168087a8c7b9ed2620513f0b4.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-580445&quot; /&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Peu valorisé, le rôle des Valkyries n'en demeure pas moins essentiel dans la Mythologie Germano-Scandinave et a une place primordiale dans l'esprit du Viking. Le terme de Valkyrie vient de Valkyrja (Valkyrjur au pluriel), nom éloquent puisque le mot Islandais Kjósa, déverbatif de kyrja a donné en français &quot;kyrie&quot;, ce qui signifie &quot;le choix&quot; et Val &quot;la mort&quot;, mot lui-même tiré du vieux Norrois: Valr, signifiant &quot;les cadavres gisant sur le champ de bataille&quot;, racine que l'on retrouve également dans Valhöll qui est &quot;la salle (höll) des guerriers morts au combat (Val)&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les Valkyries ou &quot;óðins meyjar&quot; (filles d'óðinn) sont apparentées à la famille des Dieux de la guerre nommés Æsir (Ases) et ont pour devoir de venir chercher les héros morts au combat nommés Einherjars (ceux qui combattent seuls) sur le lieu de la bataille puis les emmener dans la Valhöll ou en Allemand au &quot;Walhalla&quot;. C'est la demeure d'óðinn à Asgarðr. Les murs y sont couverts de lances polies, de boucliers étincelants et à chaque siège se trouve une armure rutilante. Les Einherjars y passent une existence enjouée, guerroyant avec enthousiasme quotidiennement sans jamais périr malgré les pires blessures subies et festoyant chaque nuit en dévorant le sanglier Sæhrímnir qui renaît chaque matin. Ils y attendent valeureusement le Ragnarök (terme signifiant &quot;le Destin final des Dieux&quot; puis réinterprété ultérieurement avec l'influence du Christianisme comme &quot;le Crépuscule des Puissances&quot; puis comme &quot;le Crépuscule des Dieux&quot; à l'époque Wagnérienne. Le Ragnarök est l'idée de la fin du monde chez les anciens Scandinaves, l'âge où les hommes et les Dieux face à leur destin livrent ensemble un ultime combat, avant le Renouveau). Si les Valkyries, génies des morts et guerrières supraterrestres, ont le pouvoir de décider qui remportera la bataille, c'est óðinn qui choisi les guerriers qui, jugés véritablement dignes et courageux, mourront afin d'avoir l'honneur d'accroître son armée en vue du combat suprême du Ragnarök. Si elles ne se plient pas à sa volonté et n'appliquent pas ses décisions, elles seront condamnées à vivre comme de simples mortelles pouvant avoir époux et enfants.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/font&gt; Le nombre des Valkyrja varie selon les poèmes et les chants mais il est probable que leur nombre soit illimité. Leurs noms renvoient très souvent à une fonction guerrière et magique: Geirdríful (lanceuse de lance), Geirahöð (combat de lance), Göll (hurlement terrifiant au combat), Gunnr (bataille), Herfjöturr (lien magique de l'armée), Hladgud (qui tisse dans la bataille), Hrist (celle qui ébranle), Hlökk (vacarme des combats), Hildr (combat), Skögull (synonyme de combat), Skoggjöld (temps de la Hache), Göndul (habile au maniement du gandr / baguette magique), Rodgríðr (la dominatrice), Randgríðr (ravage des boucliers), Þrúðr (force), Skuld (l'avenir)... à noter que Skuld fait également partie des Nornes (équivalent des Parques dans la Mythologie Grecque). Cependant, ces noms ne sont pas très anciens et ont vraisemblablement été crées par l'imaginaire des poètes au fil du temps.&lt;br /&gt; &lt;font face=&quot;Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;Les valkyries, apparaissent physiquement comme de magnifiques vierges blanches ayant les yeux bleus et de longs cheveux blonds coiffés en chignon. Elles sont vêtues d'amples robes de cérémonies pour servir, au Walhalla, la viande et l'hydromel aux guerriers et portent casque, bouclier ainsi qu'une lance, lorsqu'elles chevauchent, sous le tonnerre de Þhórr (Thór), de puissants étalons nacrés dans la fureur dévastatrice des combats. Dans le ciel leurs armures forment parfois d'étranges lueurs que les hommes d'aujourd'hui nomment les aurores boréales.&lt;br /&gt; Au cours des époques la personnalité ainsi que la charge de la Valkyrie s'éloigne du concept originel de la mythologie Nordique et des croyances populaires pour ainsi laisser place à un portrait plus romantique et magnanime. On alla jusqu'à leur attribuer, par ineptie, une connotation sexuelle. Les Scaldes (poètes) firent avant tout éloge de leur caractère Héroïque et à travers la saga des Völsungar et en particulier du Niebelungenlied (poème autrichien écrit en 1200 relatant la vie du héros Siegfried) renchérirent leur nature humaine qu'elles n'ont pourtant pas. De fait, les personnages et les aventures relatées dans le Niebelungenlied sont, à tort, souvent mélangé à ceux de la tradition proprement Nordique (Edda / Völsung). Si des fondements communs existe dans ces deux Sagas on ne peut les assimiler totalement. Le caractère de la version Norroise (Völsung) est très proche du monde céleste tandis que la version Allemande (Niebelungenlied) est beaucoup plus proche du monde humain. Cette erreur fut pourtant exaltée et universalisée au XIXème siècle principalement par Richard Wagner qui, dans son oeuvre, ôta aux Valkyries leurs cruautés ancestrales ainsi que leurs aspects ténébreux.&lt;br /&gt; Si dans la société Scandinave mourir courageusement au combat fut un honneur et que les Valkyries, expertes en bravoure, offrent gloire et victoire sur le champ de bataille, il ne faut pas oublier qu'elles n'en restent pas moins, à l'origine, des créatures mortuaires démoniaque redoutables, se délectant de corps démembrés, appréciant les tueries sanguinaires, les carnages de la guerre et le triomphe de la mort, n'hésitant nullement à massacrer elle-même les guerriers dont le destin est de périr, afin d'avoir le plaisir de les choyer dans la Valhöll.&lt;br /&gt; L'identité de la Valkyrie véhicule indéniablement une notion de mort au combat, une mort violente réclamé par le destin. La Valkyrie est le lien fondamental entre le guerrier et sa mort. A la fois obscurité et lumière, belle et sinistre, ces majestueuses vierges funestes furent craintes et respectées de tout Viking.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Source : Europe Identité&amp;nbsp;&lt;/p&gt; jinormandie.hautetfort.com
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                <title>[Mythologie] L'Asgard</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 30 Sep 2007 22:46:28 +0200</pubDate>
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                    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/02/00/02fd09eea0c1597ec3b06c9e23eb239f.jpg&quot; id=&quot;media-576848&quot; alt=&quot;abbd1a382dd3bd075b73495311aeab68.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Dans la &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Mythologie_nordique&quot; title=&quot;Mythologie nordique&quot;&gt;mythologie nordique&lt;/a&gt;, &lt;b&gt;Ásgard&lt;/b&gt; ou &lt;b&gt;Asgard&lt;/b&gt; (&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Vieux_norrois&quot; title=&quot;Vieux norrois&quot;&gt;vieux norrois&lt;/a&gt; &lt;i&gt;Ásgarðr&lt;/i&gt;, «&amp;nbsp;citadelle des &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Ases&quot; title=&quot;Ases&quot;&gt;Ases&lt;/a&gt;&amp;nbsp;»), est la cité des Ases, située soit dans le ciel, soit au centre du monde. &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Odin&quot; title=&quot;Odin&quot;&gt;Odin&lt;/a&gt; et ses frères la construisirent après avoir créé les êtres humains. Odin s’établit au centre de la cité, sur l’&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Idavoll&quot; title=&quot;Idavoll&quot;&gt;Idavoll&lt;/a&gt;, et désigna douze autres Ases pour régner avec lui. Ils y construisirent un temple appelé &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Gladsheim&amp;amp;action=edit&quot; class=&quot;new&quot; title=&quot;Gladsheim&quot;&gt;Gladsheim&lt;/a&gt; où ils siégèrent, et un autre pour les &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Asynes&quot; title=&quot;Asynes&quot;&gt;Asynes&lt;/a&gt;, appelé &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Vingolf&quot; title=&quot;Vingolf&quot;&gt;Vingolf&lt;/a&gt;. On trouve également à Asgard le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Valhalla&quot; title=&quot;Valhalla&quot;&gt;Valhalla&lt;/a&gt; et le trône d’Odin, le &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Hlidskialf&quot; title=&quot;Hlidskialf&quot;&gt;Hlidskialf&lt;/a&gt;.La ville d’Asgard est entourée d’une muraille infranchissable, construite par un &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9ants_%28mythologie_nordique%29&quot; title=&quot;Géants (mythologie nordique)&quot;&gt;géant&lt;/a&gt;, après la guerre contre les &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Vanes&quot; title=&quot;Vanes&quot;&gt;Vanes&lt;/a&gt;. Ce monde est le plus élevé dans la hiérarchie des mondes nordiques, par opposition à &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Muspellheim&quot; title=&quot;Muspellheim&quot;&gt;Muspellheim&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Asgard est à plusieurs reprises assimilée à &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Troie&quot; title=&quot;Troie&quot;&gt;Troie&lt;/a&gt;, sous le vocable, semble-t-il, d’«&amp;nbsp;Ancienne Asgard&amp;nbsp;».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Midgard&quot; title=&quot;Midgard&quot;&gt;Midgard&lt;/a&gt; et &lt;b&gt;Ásgard&lt;/b&gt; sont reliés par &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Bifr%C3%B6st&quot; title=&quot;Bifröst&quot;&gt;Bifröst&lt;/a&gt;, le pont de l’&lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Arc-en-ciel&quot; title=&quot;Arc-en-ciel&quot;&gt;arc-en-ciel&lt;/a&gt;, gardé par &lt;a href=&quot;http://fr.wikipedia.org/wiki/Heimdall&quot; title=&quot;Heimdall&quot;&gt;Heimdall&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
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                <title>[Culture] Lire Homère</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                <category>Europe</category>
                                <category>Mythologie</category>
                                                <pubDate>Mon, 24 Sep 2007 21:25:54 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/02/00/f69ca436f8cb01b4a1b989e2d37c94d7.gif&quot; id=&quot;media-565686&quot; alt=&quot;3e0592993730a4576d864de3efb3488d.gif&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-565686&quot; /&gt;&lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;En&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt; &lt;font size=&quot;3&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;quoi les poèmes homériques nous concernent-ils, nous, Français et Européens de ce nouveau siècle ? La réponse va de soi. Ces poèmes sont la source de notre esprit, mais aussi de notre littérature et d'une part importante de notre imaginaire. En composant l'Iliade, récit reposant sur une réalité historique, Homère s'est fait aussi l'initiateur de l'histoire et a été compris de cette façon par les Anciens. Mais l'&lt;i&gt;Iliade&lt;/i&gt; est avant tout le poème fondateur par excellence, dont la &lt;i&gt;Chanson de Roland&lt;/i&gt;, quelque vingt siècles plus tard, sera comme un écho assourdi.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;L'&lt;i&gt;Iliade&lt;/i&gt; n'est pas seulement le poème de la guerre de Troie, c'est celui de la destinée telle que la manifeste toute notre tradition.&lt;/span&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Avec l'&lt;i&gt;Odyssée&lt;/i&gt;, Homère fut aussi l'inventeur du premier roman, genre resté spécifiquement européen jusqu'à la mondialisation, dont la particularité, au-delà du divertissement, est de proposer une réflexion sur l'existence reposant sur des personnages et une fiction.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Pendant dix siècles, Homère fut l'éducateur de la Grèce, beaucoup plus que les philosophes qui l'on souvent mal compris. Aux Européens qui s'interrogent sur leur identité, ses deux grands poèmes tendent un miroir où retrouver leur vrai visage intérieur, débarbouillé de ce qui les a défigurés et les fait errer souvent, hagards et perdus. À la façon de Schliemann, découvreur obstiné du site de Troie, si l'on creuse sous les strates accumulées, c'est dans la méditation d'Homère que l'on peut retrouver dans toute sa fraîcheur de notre tradition.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Les hommes n'existent que par ce qui les distingue : clan, lignée, histoire, culture, identité. Il n'y a pas de réponse universelle aux questions de l'existence et du comportement. Chaque peuple, chaque civilisation apporte les réponses qui leur viennent de leur âme propre et sans lesquelles l'individu, fille ou garçon, ne peut connaître la paix intérieure et diriger sa vie. Comme les plantes, nous ne pouvons nous passer de racines. Seulement, nos racines ne sont pas seulement celles de l'hérédité, auxquelles on peut être infidèle, ce sont également celles de l'esprit. Et nul mieux qu'Homère n'a montré ce qu'est l'esprit de notre esprit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Qui était Homère? Laissons de côté les discussions des érudits qui s'amuseront encore longtemps à édifier leurs hypothèses, et rapportons-nous à ce que pensaient les Anciens. Pour ces derniers, la réalité du divin poète ne faisait aucun doute. De même n'ont-ils jamais douté de sa double paternité pour l'&lt;i&gt;Iliade&lt;/i&gt; et l'&lt;i&gt;Odyssée&lt;/i&gt; . L'&lt;i&gt;Iliade&lt;/i&gt; n'est pas seulement le poème de la guerre de Troie, c'est celui de la destinée telle que la percevaient nos ancêtres boréens, qu'ils soient grecs, celtes, germains, slaves ou latins. Une perception dont la redécouverte nous est comme une libération et une renaissance.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Ce long poème de 16 000 vers en 24 chants rapporte un bref épisode à la fin des dix années du siège de Troie, vraisemblablement au XIIIème siècle avant notre ère . Troie, autrement appelée Ilion (d'où l'Iliade), est une puissante cité fortifiée, édifiée à l'entrée des Dardanelles, sur la côte asiatique de l'Hellespont, frontière constante entre l'Occident et l'Orient. Pas plus que les historiens d'aujourd'hui, ceux de l'Antiquité, Hérodote ou Thucydide, n'ont douté de la réalité des événements servant de cadre à l'&lt;i&gt;Iliade&lt;/i&gt;. Les Troyens sont des Boréens de même race que leurs adversaires grecs, les Achéens &lt;i&gt;« à la blonde chevelure »&lt;/i&gt;, également appelés Argiens (originaires d'Argolide) ou Danaens (descendants du mythique Danaos). À cette différence près que les Troyens sont associés à l'Asie, et pas seulement pour des raisons géographiques. Leur armée compte des contingents barbares (étrangers au monde grec), ce que confirmeront les découvertes archéologiques du XXème siècle sur leurs relations avec le très composite empire hittite.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Reprenant une ancienne tradition, Homère a donné au conflit une origine mythique faisant intervenir les dieux qui se partagent entre les deux camps. Par vengeance, Aphrodite (Vénus chez les Latins) accorde à Pâris, jeune prince royal de Troie, fils de Priam, le pouvoir de s'emparer d'Hélène, la plus belle des femmes, déjà mariée à Ménélas &lt;i&gt;« aux blonds cheveux »&lt;/i&gt;, un Achéen, roi de Sparte. Le rapt d'une épouse royale par un étranger est un crime qui frappe tous les Achéens. Lors des épousailles, chacun des seigneurs grecs avait juré de faire respecter l'union de Ménélas et de la trop désirable Hélène. Aussi, une armée s'est-elle rassemblée à Aulis avec ses vaisseaux rapides, comparables aux futurs drakkars vikings, et s'est dirigée vers les rives asiatiques de la Troade. On se vengera de Troie et on ramènera Hélène.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Ainsi commence la guerre: &lt;i&gt;« Toute la terre, au loin, riait de l'éclat de l'airain... »&lt;/i&gt; Après dix ans d'un très long siège assorti de razzias dans toute la région, une querelle oppose Agamemnon, chef de la coalition achéenne, et Achille, le plus fameux héros de son camp. Abusant de son pouvoir, Agamemnon s'empare de Briséis &lt;i&gt;« aux belles joues »&lt;/i&gt;, jeune captive aimée d'Achille. En proie à une juste colère, celui-ci abandonne le combat et &lt;i&gt;« se retire sous sa tente »&lt;/i&gt; (la formule fera école) ainsi que ses hommes (les Myrmidons). Lentement, après maintes péripéties et la ruine d'un espoir de paix (chant III), la victoire change de camp. Conduits par Hector, homologue d'Achille chez les Troyens, ces derniers menacent bientôt le camp des Achéens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Devant le danger, Agamemnon se repent. Il restitue Briséis et offre de somptueux présents à titre de réparation. Il envoie en ambassade Ulysse &lt;i&gt;« homme aux mille tours »&lt;/i&gt;, ainsi qu'Ajax et Phénix, vieux précepteur d'Achille, pour tenter de fléchir ce dernier (chant IX). Démarche vaine. Achille s'entête dans sa rancune, se mettant en faute à son tour. Suivent de nombreuses péripéties contées par Homère dans le style qui n'appartient qu'à lui : &lt;i&gt;« La foule des traits a volé de leurs mains audacieuses ainsi que des torches ardentes... »&lt;/i&gt; Finalement, la situation est dénouée par la mort de Patrocle, l'ami fidèle d'Achille, tué par Hector. Fou de douleur, le héros achéen rentre dans le combat : &lt;i&gt;« Il allait, semblable à la nuit... »&lt;/i&gt;. Après un duel féroce, il tue Hector, puis se déchaîne et s'acharne sur sa dépouille, la traînant sans fin dans la poussière derrière son char.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;À la douleur de la mort de son ami, s'ajoute la certitude de son propre sort. Une ancienne prédiction veut qu'il soit tué sitôt qu'il aura pris la vie d'Hector. Cela, Achille le sait depuis toujours. À la différence d'autres héros morts au combat, il connaît par avance son destin et l'a choisi. Il ne le subit pas comme une fatalité à la façon des Orientaux, il l'affronte. Tout jeune, le choix lui a été offert entre une vie longue et paisible loin des combats, et une vie intense et brève, coupée net dans l'éclat de la bataille. Et c'est celle-ci qu'il a voulue, léguant aux hommes de l'avenir un modèle de grandeur tragique. Libre d'illusions, il sait qu'il n'aura pas d'autre vie: &lt;i&gt;« La vie d'un homme&lt;/i&gt;, dit-il au chant IX, &lt;i&gt;ne se retrouve pas; jamais plus elle ne se laisse enlever ni saisir, du jour où elle est sortie de l'enclos de ses dents... »&lt;/i&gt;. C'est une pensée qui ne peut nous laisser insensibles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;En comparaison des textes sacrés d'autres peuples et d'autres cultures, la liberté et la souveraineté des héros d'Homère est unique. Certes, les dieux interviennent dans l'Iliade, à temps et contretemps, mais sans jamais peser sur l'autonomie des hommes. Leurs nombreuses interventions ne font que précipiter ce qui se serait de toute façon accompli. Et l'on sent bien qu'Homère ne les prend pas tout à fait au sérieux, ce qui scandalisera Platon, esprit guindé et moralisateur. Les dieux d'Homère sont à l'image des mortels. Ce ne sont pas des petits saints. Ils se querellent, se cajolent ou se jalousent, et souvent prêtent à rire. Leur seule fonction est de veiller à l'accomplissement du destin, à ce que les hommes ne se haussent pas au-delà de leur condition, afin que soit garanti l'ordre du monde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Au dernier chant de l'&lt;i&gt;Iliade&lt;/i&gt;, quand le vieux Priam vient implorer que lui soit rendu le corps d'Hector, son fils. On voit soudain Achille se montrer accessible à la compassion. Transformé par sa propre souffrance, le héros se révèle plus complexe que ne le suggérait sa violence sauvage. L'Iliade s'achève maintenant, sans les épisodes de la mort d'Achille et du « cheval de Troie» qui ne seront évoqués que dans l'&lt;i&gt;Odyssée&lt;/i&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Le second des grands poèmes raconte en 12000 vers le retour d'Ulysse vers sa patrie. Un retour contrarié par mille pièges et mille merveilles. L'&lt;i&gt;Odyssée&lt;/i&gt; est donc le poème du retour, celui du &lt;i&gt;nostros&lt;/i&gt;, mot qui a donné « nostalgie », par lequel les Grecs expriment leur désir intense du pays natal, ce qu'il nous est facile de comprendre. C'est aussi le poème de la juste vengeance. Mais par la présence forte de Pénélope, l'Odyssée est également le poème de la féminité indépendante et respectée, l'une des spécificités majeures de la tradition boréenne. Amante, épouse et mère, Pénélope est également en charge du petit royaume d'Ithaque en l'absence d'Ulysse. Bien d'autres femmes sont présentes chez Homère. Dans l'&lt;i&gt;Iliade&lt;/i&gt;, Hélène, Andromaque, Cassandre et Briséis. Dans l'&lt;i&gt;Odyssée&lt;/i&gt;, Circé, Calypso et Nausicaa. Mais Pénélope les éclipse toutes. Contrainte, à la façon des femmes de notre temps, d'inventer l'art de rester féminine dans un monde social nécessairement dominé par des valeurs masculines, elle souffre souvent mais n'abdique jamais. Elle sait se maintenir belle et désirable en dépit de l'âge. Elle connaît aussi l'importance de la pudeur parmi les hommes. Quand elle est par trop tourmentée, elle a la sagesse de se réfugier dans le silence, antidote à l'émotivité féminine. Ou bien, elle se retire dans le sommeil, veillée par Athéna. Face à la meute avide des prétendants, elle n'engage pas la lutte sur le terrain masculin de la violence. Elle ruse, sourit, invente le stratagème de la toile toujours à refaire, tournant à son avantage la convoitise dont elle est l'objet, et qui ne lui déplaît peut-être pas. Au retour d'Ulysse, pourtant le plus rusé des hommes, elle le berne quelque peu lui aussi, feignant de ne pas le reconnaître, même après qu'il a massacré les prétendants avec l'aide de leur fils, Télémaque. Il devra d'abord prouver son amour avant qu'elle ne consente à se donner à lui. Dans quel récit sacré d'autres cultures trouverait-on l'équivalent de Pénélope et de sa rayonnante féminité ?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Oui, Homère est toujours actuel. Pas seulement pour le plaisir d'histoires fabuleuses contées dans le style de la poésie orale . Derrière le récit, se manifeste une vision du monde et de la vie qui éveille le souvenir d'une sagesse perdue. Chez Homère, les forêts, les roches, les bêtes sauvages ont une âme. La nature tout entière se confond avec le sacré et les hommes n'en sont pas isolés. En elle, dans son immanence, ils trouvent des réponses à leurs angoisses. &lt;i&gt;« Comme naissent les feuilles, ainsi font les hommes. Les feuilles, tour à tour, c'est le vent qui les épand sur le sol et la forêt verdoyante qui les fait naître quand se lèvent les jours du printemps. Ainsi des hommes: une génération naît à l'instant où une autre s'efface »&lt;/i&gt; (Iliade, VI). Ainsi tourne la roue des saisons et de la vie, chacun transmettant sans le savoir quelque chose de lui-même à ceux qui vont suivre, assuré ainsi d'une parcelle d'éternité.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;L'&lt;i&gt;Iliade&lt;/i&gt; et l'&lt;i&gt;Odyssée&lt;/i&gt; montrent à l'évidence que le monde d'Homère, monde en ordre, n'est pas né de la paix et de discours vertueux, mais de la guerre et des pires passions sublimées. Les héros ne sont pas des modèles de perfection. Ils sont sujets à l'erreur et à la démesure en proportion même de leur vitalité. Pour cette raison, ils tombent sous le coup de la loi qui es le ressort des mythes grecs et de la tragédie. Toute faute mérite châtiment, celle d'Agamemnon comme celle d'Achille. C'est le principe immuable qui garantit l'ordre voulu par les dieux, c'est-à-dire par la nature.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;À l'image des héros, les hommes (&lt;i&gt;viri&lt;/i&gt;) cherchent dans le combat et l'action la mesure de leur courage, comme les femmes cherchent dans l'amour ou le don de soi la lumière qui les fait exister. Aux uns et aux autres, importe seulement ce qui est beau et fort. Quand Pénélope se tourmente à la pensée que son fils Télémaque pourrait être tué par les prétendants, ce qu'elle redoute c'est qu'il meure « sans gloire », avant d'avoir accompli ce qui ferait de lui un héros. On a compris que les vertus chantées par Homère sont esthétiques. Elles se définissent au regard du beau et du laid, du noble et du vil. Mais la beauté n'est rien sans vaillance. Ainsi Pâris ne peut être vraiment beau puisqu'il est couard. C'est un bellâtre que méprise son frère Hector.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Si l'observation de la nature apprend aux Grecs à mesurer leurs passions, à borner leurs désirs, l'idée qu'il se font de la sagesse avant Platon est sans fadeur. Ils savent qu'elle est associée aux accords fondamentaux nés d'oppositions surmontées, masculin et féminin, âme et corps, sens et esprit, instinct et raison. Héraclite s'était mis à l'école d'Homère quand il a dit : &lt;i&gt;« La nature aime les contraires: c'est avec elle qu'elle produit l'harmonie. »&lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;Dominique VENNER&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt; font-family: Verdana&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;
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                <title>[Mythologie] L'Odinisme</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 18 Sep 2007 18:51:25 +0200</pubDate>
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                    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/00/01/d3f0a8ce6d30aea9bdda926c42546cee.jpg&quot; id=&quot;media-554753&quot; alt=&quot;1d9228ae47541a6ebe679ab43a848e0c.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;L’Odinisme est la religion traditionnelle et organique des peuples Nordiques (Scandinaves, Islandais, Normands) et Germaniques (Francs, Anglo-Saxons, etc.).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’Odinisme est une religion polythéiste, avec la croyance dans les Dieux Ases (Odin, Thor…) et Vanes (Frey, Freya…). Certains Odinistes pensent que ces Dieux existent en tant que tels, d’autres qu’il s’agit de métaphores, d’autres de puissances essentielles auxquels on a attribué un nom ; à chacun sa conception du Panthéon Nordique. Chaque Odiniste peut avoir plus d’affinités avec certains Dieux qu’avec d’autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’Odinisme est aussi une philosophie, un respect de principes essentiels. On peut ainsi distinguer neuf nobles vertus : le courage, la vérité, l’honneur, la fidélité, la discipline, l’hospitalité, le travail, l’autonomie, la persévérance.&lt;br /&gt; C’est à chacun d’être responsable, de mettre ses actes en conformité avec cette philosophie.&lt;br /&gt; Le respect de la nature est aussi un principe essentiel ; un Odiniste est de manière naturelle écologiste, proche de la nature, sensible aux éléments naturels.&lt;br /&gt; La notion de Famille est aussi fondamentale : c’est à travers la famille que s’héritent les capacités et qualités physiques, intellectuelles, spirituelles. Un Odiniste cherche donc à s’élever dans certains domaines, en fonction de son Destin, afin de léguer à sa descendance un bon potentiel. Ce potentiel se construit (en positif ou en négatif selon les actes et la manière de vivre des ancêtres) tout au long des générations.&lt;br /&gt; Les Odinistes ont une vision cyclique de la vie, ce qui est aussi une distinction par rapport aux religions monothéistes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’Odinisme, c’est enfin le système des runes, cet ensemble de symboles anciens ayant chacun une signification particulière, et permettant certaines pratiques « magiques ».&lt;br /&gt; Terminons en mentionnant que l’Odinisme n’est pas une religion dogmatique, avec des croyances imposées, des actes imposés ; c’est au contraire à chacun de voir comment vivre sa spiritualité et s’épanouir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Source : les fils d’Odin&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;commentPos&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://sangethonneur.wordpress.com/2007/09/18/lodinisme-en-quelques-mots/#respond&quot; title=&quot;Commentaire sur L’Odinisme en quelques&amp;nbsp;mots&quot;&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
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                <title>[Mythologie] La Vouivre</title>
                <link>http://reseaudurandal.hautetfort.com/archive/2007/08/26/mythologie-la-vouivre.html</link>
                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
                                                <category>Mythologie</category>
                                <category>Poésie</category>
                                                <pubDate>Sun, 26 Aug 2007 21:50:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/01/01/f3242b27015be54302e35533ad511690.jpg&quot; id=&quot;media-515223&quot; alt=&quot;d8f06bfc7bea385c9df490f0f49d15d6.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-515223&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;C’est un serpent ailé dont le corps est recouvert de feu.&lt;br /&gt; Elle a sur le front un oeil unique,&lt;br /&gt; diamant luminescent qui éclaire et qui projette une vive lumière que l’on voit de très loin.&lt;br /&gt; Lorsqu’elle se montre en femme,&lt;br /&gt; elle est très belle mais tout autant redoutable que sous son aspect de dragon.&lt;br /&gt; La nuit, elle traverse les airs en battant bruyamment des ailes,&lt;br /&gt; guidée par l’escarboucle lumineuse qui lui sert de regard.&lt;br /&gt; Le jour, elle reste à dormir, lovée au fond d’une caverne, puis descend vers la rivière pour se baigner.&lt;br /&gt; Tantôt elle vole jusque-là,&lt;br /&gt; s’ébroue et bat des ailes comme le font les oiseaux,&lt;br /&gt; d’autres fois elle se coule dans les flots avec sa peau d’écailles et sa queue ondoyante,&lt;br /&gt; mais le plus souvent elle préfère se dépouiller de ses fabuleux atours&lt;br /&gt; afin de sentir la fraîche caresse des eaux contre son corps nu.&lt;br /&gt; Dans l’herbe, à l’abri des regards,&lt;br /&gt; elle cache sa parure serpente et dépose dessus l’oeil précieux.&lt;br /&gt; Combien sont venus l’épier,&lt;br /&gt; attendre cet instant pour lui voler son bien.&lt;br /&gt; Le maraud n’a qu’à tendre le bras pendant que la Serpe s’éloigne d’une brasse argentée,&lt;br /&gt; attraper le bijou et s’enfuir.&lt;br /&gt; On dit que, privée de cette escarboucle, la Vouivre ne voit plus rien.&lt;br /&gt; Il n’a pas encore refermé les doigts sur la pierre qu’un horrible sifflement le glace jusqu’aux os.&lt;br /&gt; Il voit surtout les dents pourléchées par une langue bifide,&lt;br /&gt; et au milieu du front de la bête,&lt;br /&gt; son visage convulsé de terreur que les mille facettes du diamant déchirent en morceaux.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;font face=&quot;Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=&quot;2&quot;&gt;On a beau les prévenir,&lt;br /&gt; c’est toujours la même chanson.&lt;br /&gt; On les retrouve déchiquetés, disloqués ou calcinés,&lt;br /&gt; et dès qu’on veut les retirer de la vase, ils tombent en poussière,&lt;br /&gt; tandis que la Vouivre ressurgit toujours triomphante des flots.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;
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