24.12.2008

[Musique] Entrevue avec Paris Violence

Lorsque la oi !, le punk ou la cold wave rencontrent les décadents de la fin du dix-neuvième siècle… Paris Violence voit le jour en 1994. Première démo en 1995, « l’Esprit français », puis seconde en 1996 avec « Hiver en banlieue ». En 1998, après deux autres cassettes, un 45 tours et quelques participations à des compilations, Paris Violence sort son premier album intitulé « Temps de crise ». Suivront « Mourir en novembre », puis « L’Age de glace », « Ni fleurs ni couronnes » et enfin « En attendant l’Apocalypse » dont les thématiques principales s’inspirent des écrivains décadents, du dandysme et de l’esthétisme fin-de-siècle. Un choix assez original dans la scène punk française pour que nous nous intéressions de plus près à ce groupe dont le chanteur, Flavien, a bien voulu répondre à quelques questions. Voilà une présentation digne d’un bon vieux fanzine français, non ? L’entretien, ma foi, est un peu bref, mais pour sûr, vous n’avez pas fini d’entendre parler de Paris Violence.

[Amer] : Le «anywhere out of the world» de «temps de crise» laissait présager un goût certain pour la décadence et les littératures fin-de-siècle. Mais un album punk dédié à cette culture en a quand même étonné plus d’un/e et ferait sûrement s’étouffer quelques universitaires spécialistes de la période s’ils l’apprenaient (maintenant c’est fait)... Peux-tu dans ces conditions nous en dire un peu plus sur la genèse de cet opus et sur les réactions qu’a provoquées sa sortie...

Paris Violence : Ce morceau date de l’époque de la troisième démo, « violence dans l’azur » (clin d’oeil à Mallarmé), soit 1997. J’étais alors fasciné par Baudelaire, qui est sinon un décadent du moins le précurseur par excellence de ce mouvement trente ans auparavant… Le titre a été repris sur le premier album, temps de crise, comme beaucoup d’autres issus des deux dernières démos. Un autre se voulait plus directement romantisme noir, « rendez-vous en enfer », j’en trouve aujourd’hui l’écriture bien maladroite mais c’était un premier essai dans cette veine 19° siècle qui est au coeur de disques bien plus tardifs comme en attendant l’apocalypse. A l’époque d’ailleurs je craignais que ce morceau déroute un peu, jeté au milieu de l’atmosphère urbaine et hyper-réaliste de temps de crise, mais curieusement il n’a choqué personne. Ce qui a pu exaspérer certains analphabètes de notre si beau milieu underground, c’est le principe, plus global, d’une recherche esthétique qui sorte des canons du genre, et des morceaux intimistes et réalistes étaient à ce titre exactement aussi insupportables à des oreilles conditionnées par des textes à la gloire du football ou de la bière que d’autres, plus subtils, comme « rendez-vous en enfer » ; quant aux nombreuses citations et références littéraires qui émaillent cet album, elle n’ont probablement suscité aussi peu de débats que parce que la majorité des gens n’étaient tout bonnement pas en mesure de les identifier, faute de les connaître ! Quand au milieu universitaire, j’étais moi-même étudiant en lettres quand l’album est sorti, et les réactions autour de moi venant dudit milieu ont été globalement bienveillantes. J’étais très heureux en tout cas de faire mes premiers pas en musique avec un public qui ne soit pas univoque, qui rassemble certaines personnes que rien n’aurait paru rapprocher, le punk qui fait la manche dans la rue et le khâgneux à grosses lunettes – sachant que le second, en outre, n’est pas forcément toujours le plus cultivé des deux…

(…) et qu’il s’amuse parfois à faire la manche (Pourquoi, de la Souris) tandis que le premier porte parfois de grosses lunettes (nous en connaissons tous). Bref. Quels ont été tes livres de chevet lorsque tu as écrit les paroles d’En Attendant l’Apocalypse, et quels sont ceux que tu conseilles aux personnes qui ne connaissent pas cette période ? Dans l’album, tu fais directement référence à Rodenbach, Paul Adam, Jean Lorrain, Rachilde, Rollinat et Remy de Gourmont (sans accent sur le « e »), et il nous est permis d’imaginer l’influence d’un Baudelaire et peut-être d’un Huysmans à travers quelques expressions, tournures et citations. Mais en existe-t-il un qui t’a particulièrement guidé dans ton écriture ?

Le refrain du morceau «les décadents » résume en effet assez bien mes influences littéraires du moment, auxquelles il faudrait rajouter Richepin, Magre, le premier Huysmans en effet, Lemonnier, Mendès, le Maeterlinck de la période « sombre »… Les maîtres du genre sont sans doute pour moi Lorrain et Rachilde première époque, avant qu’elle ne devienne un auteur reconnu et ne s’éloigne de la décadence ; je conseillerais aux curieux le recueil Romans fin de siècle de la collection « Bouquins », qu’on doit pouvoir encore trouver facilement d’occasion, et qui rassemble quelques perles rares du style souvent diffi ciles à trouver isolément car non rééditées depuis un siècle. Séguier avait aussi lancé la collection « Bibliothèque décadente » avec des oeuvres également peu accessibles, bien préfacées et d’une édition agréable ; cet éditeur a aussi réédité plusieurs décadents dans des collections différentes, et un certain nombre d’essais sur cette école. Si je devais citer quelques titres que j’affectionne, ce pourraient être Monsieur de Phocas, Les Noronsoff, Histoires de Masques et les Contes d’un buveur d’éther de Lorrain, Monsieur Vénus, L’Animale, Les Horsnature de Rachilde, bien entendu les Névroses de Rollinat, Le Rouet des Brumes de Rodenbach ainsi que ses recueils de poésie, et bien d’autres ; il faut bien garder à l’esprit cependant que la plupart des auteurs décadents ne l’ont été qu’à une époque, et ont ensuite varié leur répertoire ; il y a peu de Lorrain, et encore lui-même a-t-il publié un certain nombre de récits assez éloignés de sa veine cauchemardesque.



Il n’y a pas que des textes dédiés à la Décadence ou de veine littéraire dans En attendant l’Apocalypse qui apparaît pourtant comme un album très homogène. Nous pensons en particulier aux morceaux plus contemporains et hyper-réalistes tels que le Ciel se couvre, En disgrâce ou Mornes Horizons qui jettent un pont entre l’univers de Paris Violence que nous connaissons et celui, plus intimiste, de la littérature fin-de-siècle. Les thèmes abordés, ainsi que les ambiances qui s’en dégagent, ne sont pas très éloignés les uns des autres, et les néons blafards des peep-show ne jurent pas avec l’éclat malade des pierres précieuses qui jonchent les textes de Lorrain, Gourmont ou Rollinat. Tu disais d’ailleurs à propos des sexshops que « se retrouver seul sous la flotte, boulevard Clichy, en sortant du peep-show avec l’impression d’avoir juste dépensé 50 balles pour salir un kleenex était une sensation assez bizarre. » C’est, d’après toi, le spleen incarné. Pour sûr, cet univers aurait fasciné Jean Lorrain et incarne en même temps ce que semblerait désigner le titre d’un de tes précédents albums, l’Age de glace. Au final, on pressent une véritable continuité entre tes différents concepts albums qui peuvent apparaître, à première écoute, fort disparates, mais qui témoignent, à mieux y regarder, d’un glissement de plus en plus sensible vers une critique « esthétique » ou méta-politique du monde moderne. Aussi les ep’s Cauchemar abyssal et les Mondes Flottants nous sont-ils apparus comme directement liés à En attendant l’apocalypse. Avec le recul, comment toi analyses-tu la chose ?

Les deux titres « contemporains » de l’apocalypse ne sont en effet pas là par simple effet de continuité avec les disques précédents, et personne à ma connaissance n’a en effet jugé que ces textes brisaient l’homogénéité de l’album. C’est sans doute que le réalisme sordide, paradoxalement, fait partie intégrante de l’esthétique décadente dont on pense qu’elle se résume à un monde de bizarreries oniriques et de paradis artifi ciels qui en serait l’opposé parfait ; le dualisme baudelairien entre spleen et idéal, son goût pour les grandes tristesses parisiennes est pourtant le pendant nécessaire de son esthétisme baroque, qui ne peut prendre qu’ainsi sa dimension désespérée, inaccessible, fugitive ; le rêve, la névrose sont assumés comme des états seconds de fuite du réel, et non comme un tout hermétique, qui se rabaisserait alors à une simple féérie psychédélique. L’extase décadente est pessimiste, car elle assume la co présence de cette réalité qu’elle méprise mais qui la terrorise : hors de la thébaïde, la sinistre ronde des hommes continue de tourner. Laforgue ou Lorrain ont écrit nombre de pages où un Paris malade cuve ses mornes lendemains d’orgie. La figure du bouge, du bordel, du lieu interlope (dont les sex-shops et peep-shows parisiens sont les épigones de notre temps) est une sorte d’entre-deux – et toute la décadence se définit par l’omniprésence du principe d’ambiguïté – entre la jungle urbaine des sociétés industrielles et le rêve, qui est souvent un cauchemar. La débauche vénale est un thème décadent par essence, qui corrompt en même temps le monde vrai, social, bourgeois qui essaie de cacher ce chancre honteux, et le plaisir, qui devient luxure morbide : chacun des deux pôles vient en somme contaminer l’autre, les frontières se brouillent, tout chancelle.

Concernant la seconde partie de ta question, ces trois disques sont en effet les premiers à être en quelque sorte déconnectés de toute réalité sans abandonner le réalisme, qui joue alors le rôle esthétique que je viens d’essayer d’esquisser ; quant aux thématiques des deux eps qui entourent l’apocalypse, si elles ne sont pas directement décadentes, elles relèvent finalement de sensibilités très fi n XIXème : la fascination pour les poissons abyssaux rejoint l’attrait du souterrain, de l’inconnu, du bizarre qui est au coeur de la tératologie décadente ; de même pour l’Extrême-Orient, qui peuplait de songes exotiques tous les Pierre Loti de l’époque.



Dans le neuvième numéro du fanzine Vendetta (été 2004), tu déclarais : «L’esprit bourgeois, c’est ce que je déteste et «en attendant l’apocalypse» est sans doute ce que j’ai écris précisément de plus anti-bourgeois, mais c’est un mépris esthétique et dandy et non working class». Peux-tu préciser ce que tu voulais dire par là ?

Le milieu punk est parfois borné, il reste marqué inconsciemment par des catégories plus ou moins héritées du marxisme, selon lesquelles par exemple toute révolte authentique serait prolétarienne, et se déclencherait en réaction aux effets d’une exploitation économique ; en gros, il n’y aurait de révolte que matérialiste. C’est méconnaître le sens profond et éternel de la fierté, de l’impertinence, du refus de la conformité qui sont autant de valeurs aristocratiques au contraire, au sens le plus métaphysique du terme – c’est-à-dire sans aucune connotation sociale ou historique, mais avec pour seule définition la recherche jamais assouvie de la qualité, telle qu’elle peut diffi cilement se marier aux exigences collectives, donc à la norme. Il s’agit donc d’une forme d’exigence, moteur de toute distinction. Le personnage qui incarne par excellence cette attitude est le dandy du XIXème siècle, qui donne à ce principe une sublimation esthétique jusqu’à faire de cet esthétisme un principe en soi. Ainsi, concernant Paris Violence, en attendant l’apocalypse est sans doute le disque à la fois le plus déconnecté de toute réalité sociale, politique et historique, sans la moindre ombre d’engagement, et le plus iconoclaste de par son anti-modernisme proclamé, précisément.



Nous ne savons pas trop pourquoi cela évoque en nous ce qu’Hugues Rebell, l’auteur des Trois Aristocraties, écrivait en 1900, dans « Préjugés Modernes » : « il arrive un moment où les choses échangent leur nom ainsi les réactionnaires se trouvent être à présent des actionnaires, tandis que les progressistes actuels, loin d’être réellement des êtres de progrès, d’avant garde, de liberté, sont des retardataires ; ils démolissent au lieu de construire, et, au lieu de briser vos chaînes, ils vous en forgent de nouvelles. » Peut-être parce dans ce que tu dis, au-delà du dandy, nous entrevoyons son ancêtre le muscadin, ce « tumultueux soldat de l’ordre nouveau » écrivait Louis Blanc, c’est-à-dire ce contre-révolutionnaire ambré et musqué qui bottait le cul aux sans culotte à coup de bâton court et plombé, provoquant les premières rixes, fin fructidor, avec les « Jacoquins » comme ils les appelaient insolemment, en garatisant comme on disait à l’époque, à la défense d’un Directoire conservateur. Ils ne constituaient pas une classe, encore moins un parti de classe, mais incarnaient, très physiquement, la Réaction. Que réponds-tu à ceux qui, non sans raison peut-être, te rangent du côté des réactionnaires, hormis, on s’entend, ton profond mépris ?

Rebell est un personnage intéressant, un de ces non-conformistes de la Belle Epoque qui devraient clouer le bec à tous les détracteurs de l’esthétisme fin-de-siècle assimilé à une quelconque forme de conservatisme bourgeois. Il est incontestable que le muscadin est le grand père du dandy dans son goût pour l’élégance vestimentaire et sa vision du monde élitiste (certes ces jeunes gens n’incarnaient pas un parti de classe, comme tu le rappelles, mais ils se recrutaient tout de même en grande partie dans la jeunesse dorée du faubourg Saint-Germain, ou ce qu’il en demeurait après l’émigration et la Terreur). Je me méfie cependant beaucoup de ce terme de réactionnaire que tu balades du Directoire à 2006. La Contre-Révolution était une chose alors, la Réaction en est une autre aujourd’hui, ou plutôt elle n’est plus grand chose et le mot ne connote plus que des réalités idéologiques assez peu attractives ; rien de bien commun à mon sens entre un ultra de la Restauration, comme le fut Chateaubriand, et un militant anti avortement et anti contraception attardé au XXIème siècle. Que je rejette la modernité dans ses grandes lignes, cela va de soi, mais je ne laisse à personne le droit de me ranger où que ce soit.

Rien de commun, certes, mais une espèce d’héritage ou de filiation, usurpée (cela va sans dire), que revendiquent certains de ces ânes bâtés. Ce sont souvent les mêmes qui se gargarisent de Mishima, Nietzsche, Bloy ou Céline, famille bien improbable d’hétérogénéité dont ils se réclament être pourtant les parents proches lorsqu’ils ne déterrent pas le baron Ungern Stenberg ou le fraîchement inhumé Philippe Murray. Bien des figures en somme qui jalonnent l’univers de Paris Violence et qui entretiennent aux yeux de certains la confusion entre l’anti-modernisme dont sont porteurs certaines de ces figures et, disons-le vite fait, un certain conservatisme de droite, voire un fascisme de salon. Beaucoup de gros mots et de raccourcis au final qui viennent nourrir une réputation ; bonne ou mauvaise, convenons qu’avec le panache, cela demeure important. Comment te débrouilles-tu, toi, au milieu de tous ces morts...?

Je crois que si je me préoccupais le moins du monde de ma réputation cela ferait longtemps que je ne ferais plus de musique, car de tout temps j’ai été accusé de tout et n’importe quoi, de droitisme par les gauchistes, de gauchisme ou d’anarchisme par les droitiers, quand ce n’est pas tout simplement le refus d’engagement qui est vu en soi comme une ignoble perfidie - conformément au vieux dogme marxiste selon lequel l’absence d’engagement n’existerait pas -, l’esthétisme et le dandysme étant le comble de ce conservatisme qui refuserait de dire son nom ; c’est finalement assez logique rapporté à un système globalisant (et totalitaire) de pensée qui n’admet pas qu’une réflexion puisse ne pas s’étayer exclusivement sur une analyse économique et sociale, domaines qui en effet me laissent absolument indifférents et dont l’étude ne peut selon moi ne prendre sens que subordonnée au culturel, au métaphysique et à l’esthétique, qui du reste peuvent très bien s’en passer. Pour le reste je ne peux en vouloir à personne de ne pas avoir compris Nietzsche ou Céline, ils sont en quelque sorte faits pour cela, toute la stratégie de ces auteurs ayant été de provoquer pour confondre (et confondre c’est aussi générer des confusions), je regrette simplement – mais c’est un problème vieux comme l’humanité – que les cons ne se contentent pas de leur rôle ontologique qui est normalement de fermer leur gueule. Ceci étant aussi exaspérant de la part des donneurs de leçons de tout bord qui vont minutieusement passer au crible de leur culture lycéenne toutes tes références pour essayer de les faire correspondre aux cases de leurs petits tableaux minables, qu’aux idéologues de caniveau de tout bord eux aussi, qui depuis toujours ne se nourrissent que du pillage systématique de ce qui ne leur appartient pas (on appelle ça de la récupération, et c’est sans doute de ce réflexe de rapine intellectuelle qu’est née la politique, par opposition au politique au masculin). Et puis ce qui a de la gueule dérange toujours, et quand dans un siècle on aura continué à rabâcher que Céline n’était pas fasciste ni Nietzsche proto-nazi, ce qui est censé être acquis depuis un bon bout de temps, ils feront toujours autant rager les imbéciles et tel était sans doute leur souhait – et la preuve de leur qualité immortelle.

Quant à Murray, j’ignorais qu’il avait déjà été déterré par l’extrême droite, mais ça ne fera jamais qu’un paradoxe de plus. Malgré le caractère un peu monomaniaque de sa haine du festif, qu’il étend un peu à tout mais que finalement je partage quelque part, je le considère comme un grand esprit de notre fin de millénaire (ne serait-ce précisément que pour ses excellentes pages sur la stupide euphorie du passage à cet an 2000 de malheur).

Mais revenons l’espace d’un instant aux dandys et autres Inc’oyables, Décadents ou Gommeux que trop souvent la bonne société ravale au rang de simple mode lorsqu’il s’agit, tout au contraire, de véritable posture au monde. Ce désir de vie totale dont sont porteurs ces mouvements n’est pas très éloigné à notre sens de celui exprimé par la mouvance dans laquelle tu évolues ; en effet, punks et skinheads ont incarné à eux seuls cette réaction à la fois éthique et esthétique d’une partie de la jeunesse à l’étroitesse de la vie qu’on leur proposait, et ce, à travers une attitude, un style, miroir à la fois de l’épuisement des idéologies et de la nécessité conjointe d’une révolte aux accents d’apocalypses à la fin des années soixantedix. Les punks sont nés de la rencontre improbable entre le rock décadent et ultradandy d’un Bowie ou du Velvet Underground et le minimalisme sale et échardé des « garages bands » tels que les Stooges, ces groupes désireux de recoller avec l’essence du rock’n roll et de trancher avec l’esthétisme outrancier de leurs aînés : le Bromley Contingent est né et avec lui ce rejet à la fois viscéral et nostalgique des années soixante (en gros le mouvement hippy). Les skinheads, aux confl uents des souscultures mods, rude boys et rockers ont incarné eux aussi cette révolte à la fois aristocratique et « working class » par destination que d’aucuns se sont ingéniés à caricaturer au seul motif que comme leurs lointains cousins Abracadabrants ou Apaches, ils ont fait voeu d’inconséquence, ultime sacrilège à l’heure des sociétés « conscientisées » et qui leur a valu rejet et fascination de la part de leurs contemporains… Penses-tu néanmoins qu’ils incarnent aujourd’hui encore une quelconque menace, ce Style dont nous parlions à propos des lointains Muscadins, ou le conformisme at-il eu défi nitivement raison de ces mouvements par essence baroques et complexes ? Bref, la question pourrait être : qui, de nos jours, est renversant ?

La question est toujours la même : qui, de nos jours, dans la médiocrité de cette époque sans saveur et quand tout a été dit déjà depuis longtemps, pourra encore surprendre ? Question que les hommes se sont en fait posés de tout temps… certes, dans l’immédiat, aucun mouvement de mode novateur ne semble susceptible d’opérer une quelconque révolution esthétique, mais n’oublions pas que la plupart du temps le salut ne vient que d’individus de génie, et non d’écoles. Je pense que le meilleur critère demeure l’inclassabilité ; le dandy, le décadent, le non-conformiste, le punk, le skin ou tout ce que tu veux sera toujours considéré par la gauche bien pensante comme un crypto fasciste, et par la droite comme un huluberlu. Etre détesté par les cons reste convenons-en la seule preuve intangible de la qualité, ou en tout cas sa condition sine qua non .

Tu cites tous ces mouvements nés de la faillite successive des idéologies, qui ont sombré les unes après les autres ; maintenant qu’il n’en reste plus, que le nihilisme a été pressenti, puis réalisé, il ne reste plus qu’à attendre son dépassement, qui ne pourra plus être idéologique– et c’est tant mieux. Toute crise de civilisation est esthétiquement et intellectuellement féconde, donc aucun doute que quelque chose finira bien par sortir de notre désarroi ; nous nous sentons atrocement vides, et craignons en conséquence de vivre un âge stérile – c’est une crainte injustifiée, car c’est toujours de la peur du vide que l’art naît. Mais peut-être précisément ne sommes nous pas assez en crise, ne vivons-nous que dans un entre-deux-crises borné en amont par cette fin des idéologies, mais dont l’aval nous reste encore inconnu. Tout au plus pressentons-nous cette menace du néant et de l’inhumain dont j’ai parlé à ma façon avec mon âge de glace. Que le néant se montre enfin, et l’on verra se bâtir de nouvelles cathédrales ciselées dans nos angoisses.



Peut-on un jour espérer lire ta prose ailleurs que sur une pochette de disque ? As-tu des projets d’écriture et surtout d’édition ou refuses-tu d’alimenter cette vaste tinette que représente aujourd’hui le marché du livre où tout le monde publie ses états d’âme comme il pisse. D’ailleurs, qui actuellement mérite d’être lu au coeur de la médiocrité ?

Je ne suis pas prétentieux à ce point, et de toute façon si je me fiais à mes opinions sur ce qu’est devenu le marché du disque, si tant est qu’il ait jamais été autre chose, là encore je n’aurais peut-être rien produit ; il faudrait seulement que je trouve le temps de passer le pas qui sépare des notes éparses et volumineuses de la création d’un livre prêt à être imprimé. En ce moment, je dévore l’oeuvre de deux romanciers japonais contemporains hors pair : Yôko Ogawa, romancière au style ciselé et à l’univers peuplé d’obsessions bizarres, et Murakami Ryû (à ne pas confondre avec Haruki Murakami, qui est cependant lui aussi un excellent auteur), qui est selon moi un des grands écrivains de notre époque. Inutile de préciser que tous deux sont dans la filiation la plus directe de Mishima.

Quand j’en ai marre de la littérature française je passe toujours à la japonaise, paradoxalement je trouve qu’elles sont souvent très proches et en tout cas complémentaires.

Dernière question ; te balades-tu toujours un cran d’arrêt dans la poche, au cas où tu ferais une mauvaise rencontre ?

Ce petit canif a bel et bien existé dans mon adolescence mais n’a Dieu merci jamais servi car le plus grand danger qu’il représentait aurait été sans doute pour son possesseur. Je trouve la canne-épée plus élégante. Pour éviter les mauvaises rencontres nocturnes au XIXème siècle on portait volontiers une paire de petits pistolets de poche, même les femmes avaient cela dans leur sac ; parfois, ce sont de véritables petits bijoux. Mais je pense que mon expérience de port d’arme la plus spectaculaire a eu lieu un jour où, décidant de parfaire la décoration hétéroclite de mon appartement de l’époque tout en faisant une promenade salutaire pour dissiper une sale gueule de bois, mes pas m’ont guidé dans un bazar perdu au fin fond du quartier chinois, dans lequel j’ai acheté un katana. Finalement sur le chemin du retour j’ai fait tous les bars de l’Avenue d’Italie et de l’Avenue de Gobelins, et quelque temps après je traversais la moitié de Paris ivre mort avec un sabre japonais à la ceinture.

Nous concluons ces faits d’armes sur les paroles d’un de leurs morceaux tiré de l’album «en attendant l’Apocalypse»...

Mornes horizons
Dans le sex-shop d’Alphonse Larvis
Il y a toujours les irisations du vice
Et un choix des plus tendance des séquelles
D’un demi siècle de misère sexuelle
Sous les néons, brillent à l’encre invisible
Les prophéties ô combien prévisibles
Qui mettaient bien en rage vos parents
Et laissent aujourd’hui vos gosses indifférents
Tous nos sens se sont donc fourvoyés
Dans les rayons compliqués des hypermarchés
La liberté des plus extrêmes de nos désirs
Nous laisserait-elle sans plus rien à nous dire ?
Attendre qui, espérer quoi ?
D’un système détraqué où seul le client est roi
Rêver de quoi et croire en quoi ?
En une partouze sordide où l’on plongerait malgré soi ?
Dans le sex-shop d’Alphonse Larvis
Les cabines privées remplacent les strip-teases
Le plaisir de demain sera multimédia
Ou mieux, quitte à tout prendre, il ne sera pas
Réduire au minimum les contacts humains
Les saturer de relais indirects et sans fin
Partenaire artifi cielle en langage numérique
A l’étreinte glaciale comme un couloir de clinique
Tous nos sens se sont donc fourvoyés
Dans les rayons compliqués des hypermarchés
La liberté des plus extrêmes de nos désirs
Nous laisserait-elle sans plus rien à nous dire ?
Attendre qui, espérer quoi ?
Un retour élégant à l’Amour Courtois ?
Rêver de quoi et croire en quoi ?
En un ersatz de bonheur dans un demi-coma ?
Peut-être dans cette droide déroute
N’y-a-t-il strictement plus rien à foutre
Si l’horizon de l’homme contemporain
N’éclaire pas plus loin que sa main
Moi-même, obsédé lambda
Pourquoi je traîne ici ?
Testant des artefacts d’émois
Dans les sous-sols de la rue Saint-Denis
Pervers au milieu des pervers
Recherchent la paix en enfer
Et le regard sous cellophane
De muses toxicomanes
Alors pourquoi mon Dieu est-ce que j’aime donc tant
La morne servitude de ces plaisirs angoissants ?
Alors pourquoi mon Dieu est-ce que j’aime donc tant
L’odeur entêtante des désinfectants ?

www.zentropa.info

 

24.09.2008

[Musique] Insurrection

insujwc4.jpgQuatrième production du label Alternative-s, Insurrection - Ne plus subir commence sur un son bien lourd avec « Ma rage ». Ce titre, qui deviendra culte, nous montre qu’Insu a clairement mis l’accent sur la qualité : tout d’abord musicale avec un enregistrement de très bonne facture, mais également des paroles recherchées traitant soit de l’actualité comme « Le sang des martyrs » en souvenir de ces jeunes filles mortes à cause du racisme anti-blancs , soit de thèmes plus classiques comme la société de consommation avec « société de supermarché », l’ensemble faisant souvent référence à la religion. On ne change pas Insurrection et c’est tant mieux ! « Ne plus subir », balade, nous invite à se surpasser et à lutter pour notre idéal. L’album finit en beauté avec la reprise Fiori nel deserto. Quant au livret, rien à dire, c’est pro !

www.novopress.info

30.08.2008

[Berry] Nouvel opus d'Insurrection

insurrection4002jy6.jpgRock enraciné : le groupe Insurrection répond aux questions des Jeunesses identitaires du Berry

Dans le cadre d’une série d’interviews et dans un souci d’unité qui nous tient toujours plus à coeur, allant au-delà de certaines divergences idéologiques, les Identitaires du Berry donnent la parole au leader d’Insurrection - groupe incontournable de notre mouvance - le Lapin Hardcorigène.

Peux-tu nous faire l’historique de ton groupe ?


Pour vous la faire rapide, la fondation du groupe remonte au printemps 1998 dans le Berry, après un concert patriote, trois jeunes ont décidé de choisir comme arme de combat la musique. Nous avons commencé à répéter dans les locaux de répétition de la Mairie de Châteauroux puis avons sorti notre premier mini CD. Par la suite nous avons enchainé des concerts et continué à sortir nos albums malgré les soucis qu’un militant politique est parfois mené à connaître au long de sa vie.

Après plusieurs formations, qui joue dans Insurrection maintenant ?

Je suis le seul musicien rescapé du groupe. Insurrection s’est recomposé en 2004 sur Limoges avec un bassiste Castelroussin et un batteur du Limousin. Etant exclu du Berry pour les raisons que vous connaissez, je ne pouvais continuer l’aventure à Châteauroux. J’ai donc décidé de ne pas lâcher et de reformer le groupe dans la région Limousine où je vivais à l’époque pour continuer à diffuser mes idées. C’est grâce à cette reconstruction que nous avons sorti l’album Radikalcore.

Pourquoi avez-vous choisi la musique comme « arme de combat » ?


La musique, quels que soient les styles, par ses rythmes et ses mélodies, parle à chacun d’entre nous d’une façon différente suivant les goûts musicaux de chacun. Elle a ce don de parler à l’imaginaire et de motiver l’être humain. On peut le constater tous les jours lorsqu’une musique que vous avez entendue un matin à la radio vous trotte dans la tête pendant toute une journée. On peut le remarquer aussi d’une autre manière avec les chants et les musiques militaires qui donnent de la vaillance aux soldats avant la bataille. Nous avons aussi choisi le terrain musical car il permet de livrer notre vision du monde, nos combats, nos exemples à suivre sur un support (le CD) qui traverse les temps: combien d’entre nous écoutent toujours les premiers groupes oï alors qu’ils ont splitté depuis plus de 30 ans maintenant. Ma dernière raison pour ce choix est l’implantation d’une contre culture enracinée face à la sous-culture standardisée qui berce nos jeunes frères de sang. Ce qui plaît aux jeunes aujourd’hui ce sont les fringues, les magazines et surtout la musique; cela peut paraître un peu pathétique mais c’est la vérité. Alors étant persuadé que l’on n’attire pas les mouches avec du vinaigre, j’ai choisi de prendre un de ces moyens, en l’occurrence la musique, pour captiver l’attention des jeunes d’aujourd’hui. J’essaie de faire de la musique le plus sérieusement et professionnellement possible afin de mettre toutes les chances de mon côté pour persuader ceux qui entendront mes messages.

A ses débuts, Insurrection a eu du mal à se faire entendre car ses textes étaient soi-disant « trop brutaux » pour être ceux d’un groupe de RIF.


Pour moi, les étiquettes « RIF » ou « RAC » c’est du passé, je m’en cogne, ça ne m’a jamais empêché de chanter. C’était une autre époque, nous avons dit ce que nous avions à dire dans nos musiques à ce moment-là. Nous l’avons dit avec nos mots, les mots de jeunes de 16 ans qui ont la rage. Je ne regrette aucun de mes CDs. Pour moi ce genre de reniement, c’est comme si on devait regretter une garde à vue que l’on aurait faite à 17 ans pour une baston ou pour un collage qui part en couille, ça fait partie de ma jeunesse, de mon parcours, je ne serais peut-être pas la même personne si je n’avais pas fait ou vécu ces choses.

Petite anecdote : je me souviens que Fraction avait été un peu été critiqué aussi à l’époque pour quasiment les mêmes raisons à la con que nous, cependant la meilleure vente chez B.B.Rock était Rejoins nos rangs…

Insurrection chante depuis 10 ans des chansons radicales et enracinées avec des prises de position bien tranchées, quelles réactions souhaites-tu susciter chez les personnes qui vous écoutent ?

Je dirais que la première des réactions que je veux susciter par mes textes est une prise de conscience sur la société qui nous entoure et sur les gens qui la gouvernent, qui sont la principale source des problèmes que notre pays subit depuis des années. Les textes d’Insurrection sont écrits dans le but de faire réfléchir l’auditeur sur les causes des problèmes actuels (que ce soient des problèmes moraux, économiques, spirituels…) plus que sur leurs conséquences…

Trop de militants ne raisonnent pas correctement sur les fléaux qui menacent notre territoire et bien souvent se laissent aller à des raisonnements préfabriqués et faciles.
Si l’on prend le problème de l’immigration. Souvent, pour beaucoup des nôtres hélas, le premier problème c’est l’immigré en tant que tel car c’est lui qu’ils croisent le plus souvent (dans la rue, le métro…) en oubliant très vite que l’immigré n’est pas venu tout seul en France comme par magie, mais que ce sont les dirigeants politiques et financiers de notre pays qui les ont fait venir chez nous pour les exploiter sans se soucier de l’avenir plus que précaire de notre propre peuple. Les textes d’Insurrection ont pour but d’orienter le jeune militant vers les sources des problèmes et non vers leurs conséquences, car un problème se traite toujours à sa racine. Si l’on veut faire crever une mauvaise herbe, il faut mettre le désherbant sur la racine de la plante et non sur les feuilles sinon la mauvaise herbe peut survivre.

Même si notre président parle de « karchers » et de « racailles » à la télé pour séduire le peuple sur de l’émotif, il ne faut pas se laisser distraire car c’est lui qui, main dans la main avec les grands patrons, les fait venir sur notre sol !

Evidemment, ce serait trop beau de dire que toutes les personnes qui écoutent Insu. ont eu cette démarche de réflexion, mais je suis persuadé que nos musiques ont participé activement à une politisation plus sensée, principalement chez les jeunes militants.

Quand tu choisis volontairement le problème de l’immigration dans la question ci-dessus, essaies-tu à mots couverts de nous faire un discours pro-intégrationniste comme c’est un peu la mode dans nos milieux ?


Absolument pas ! Déjà pour s’intégrer dans un pays, il faut le vouloir et ce ne sont pas les 10% (je suis sympa) d’immigrés corrects et sérieux qui vont plaider pour les 90% autres de pollueurs sociaux, ethniques, religieux et culturels ! Alors même si dans la question précédente, je dis que l’immigré en tant que personne n’est que le résultat de l’immigration, il n’en est pas moins que c’est une conséquence grave et lourde à porter pour pas mal de nos frères de sang car nous subissons tous les jours leur mode de vie qui est très souvent incompatible avec le nôtre. Mais là encore nous pouvons remercier nos dirigeants car ce n’est pas en déracinant des hommes et des femmes et en les faisant venir en France pour les parquer dans des cités morbides que l’on va créer de gentils enfants de chœurs de la République. Si l’on me déracinait et que l’on me mettait en cage, ma réaction serait celle d’un homme : celle de me libérer ! Tout simplement !

Vos textes mettent vivement en avant votre foi catholique, alors ma question sera simple et brève : quels sont les problèmes que rencontre un catholique pratiquant aujourd’hui dans notre pays ?


Incontestablement le premier problème, et de loin le plus grave, c’est la laïcité. Alors que la France est la fille ainée de l’Eglise, c’est au nom de la tolérance que les dirigeants français (encore eux…) interdisent aux français de venir au collège avec une croix autour du cou. Par cet acte concret, le système désolidarise notre peuple avec ses racines religieuses et entaille le lien direct avec nos ancêtres qui ont versé leur sang pour cette même croix. Je pense que le travail de destruction de l’être touche à sa fin: quand on n’a plus ni travail ni famille et que l’on nous empêche de porter cette croix, nous ne sommes alors plus rien, juste un numéro de consommation au service de Washington !

Hélas, je n’ai pas de remèdes miracles mais ce que je sais, c’est que je suis un insoumis de la République et ce ne sont pas leurs lois qui feront que je vais retirer cette croix de mon cou et arrêter de dire mon chapelet ou d’aller à la messe. Alors je vis comme je dois vivre et je me bats comme je dois me battre avec les armes que l’on me laisse (souvent démesurées face à celles de mes adversaires) tout simplement, sans jouer au mytho ou faire de folklore stérile. Pour moi c’est ça être réellement révolutionnaire !

Certains se demandent si vous vous considérez plus proches d’une personne catholique d’origine extra-européenne, noire par exemple, que d’un athée ou d’un païen Européen : que pouvez-vous leur répondre ?

Je suis un adepte du slogan 0% racisme - 100% Identité, je me sens donc ethniquement plus proche d’un français de souche qui se dit païen et religieusement plus proche d’un extra-européen catholique. Je souhaite simplement voir l’extra-européen dans son pays d’origine et le païen blanc faire preuve de bon sens en se convertissant à la foi de ses pères. Cette question (piège) à un côté malsain qui voudrait faire dire sans réfléchir qu’il faut prendre sans hésitation partie pour le Français parce qu’il est blanc. C’est trop facile, je suis désolé mais si l’Africain se convertit et ainsi acquiert des valeurs morales qui se propageront dans son pays et le civiliseront (comme cela s’est déjà fait) alors je le soutiens à 100% car il fait preuve d’un courage énorme en évangélisant ses frères et en choisissant la chrétienté comme mode de vie.

Pour ce qui est du Français qui se revendique ouvertement « païen », on se rend vite compte qu’il n’est pas réellement « païen » au sens religieux du terme, c’est juste un mot, une étiquette qu’il se colle pour éviter d’avoir des comptes à rendre sur sa vie morale. Le Français qui se revendique de la sorte veut avoir sa petite vie facile, niquer des nanas à droite puis à gauche, surtout pas d’enfants parce qu’il ne pourra plus faire des concerts en arborant son T-shirt White Power à cause du bébé dont il devra s’occuper… Il peut ainsi vivre sa petite vie sans avoir de comptes à rendre à personne et surtout pas à un Dieu qu’il ne voit pas, ne touche pas, ne sent pas et donc qui pour lui n’existe pas. (Ce n’est évidemment pas le cas de tous, mais en tout cas d’une bonne partie que j’ai côtoyée et rencontrée). Je souhaite juste lui répondre à travers cette question que vous me posez : mon cher ami, tu ne vois pas l’air, tu ne sens pas l’air, tu ne touches pas l’air et pourtant l’air existe sinon tu ne pourrais vivre sur cette planète. Dieu c’est la même chose ! Alors chasse ce mode de vie animal facile et rentre dans le vrai combat comme l’ont fait tes héros qu’ils se nomment Jehanne d’Arc, Degrelle ou Codreanu…

Selon vous, quelles menaces principales pèsent aujourd’hui sur la France et sur l’Europe ? Quelle vision de l’avenir avez-vous pour notre pays et notre continent ? Quelles sont selon vous les solutions à apporter aux nombreux maux que connaissent les peuples français et européens ?


Les menaces sont multiples que ce soit la précarité, par ces lois qui nous empêchent de vivre libres, d’avoir le pouvoir de fonder de belles familles, ou ces lobbies qui nous empêchent de dire ce que l’on pense, ou encore les fausses religions. N’oublions pas les grands patrons esclavagistes qui déracinent et tuent les peuples et leur identité en imposant leurs étendards standardisés d’objets stériles, tout ça au nom du profit. Il y a aussi nos dirigeants qui veulent nous faire rentrer dans un moule, nous conditionner, nous formater et ainsi nous empêcher de raisonner, de réfléchir et donc d’agir. Les ennemis et les luttes ne manquent pas et chaque jour le monde s’enfonce, les gens s’appauvrissent et le chaos s’installe. Mais il est trop facile de critiquer ces personnes sans faire notre propre examen de conscience, en nous disant que le pire ennemi que nous puissions rencontrer sur cette planète c’est nous même. Notre fainéantise, notre égoïsme, notre manque de courage fait que parfois, au lieu de se battre, on s’endort. Soit on s’endort sur l’orgueil de nos acquis, de notre passé, sur notre réput’, soit l’on se cache par peur de combattre. La solution est à la fois simple à écrire sur cette interview mais souvent difficile à mettre en pratique dans la vie de chacun d’entre nous. Chaque personne sur cette terre a un don, une chose particulière qui fait sa différence par rapport aux autres, à nous d’utiliser ce don (peinture, musique, écriture, sport…), de le développer afin de l’utiliser comme une arme. Pas besoin de faire partie d’une grande mouvance ou d’être carté à tel parti pour faire avancer les choses. Si on arrive à faire cette révolution personnelle, cette révolution des âmes, alors la révolution sociale nous tend les mains.

Revenons sur le musical, quels sont vos projets d’avenir, albums, concerts ?


Nous avons signé un contrat chez Alternative-s en début d’année pour un nouvel album. Nous sommes sortis de studio en juin et le prochain opus devrait arriver sous peu. Encore un peu de patience, vous ne serez pas déçus du résultat.

Pourquoi avez-vous choisi Alternative-s ?

J’ai croisé Tannred un soir sur Paris, nous avons bu quelques verres ensemble, nous avons parlé un peu musique et je lui ai dit que j’avais repris les répétitions avec Insurrection. Alors au cours de la discussion, il m’a proposé une production chez Alternative-s. Je lui ai dit que j’allais réfléchir puis peu de temps après on signait le contrat chez le label Niçois.

Je pense à titre personnel que ce label est un bon portail d’ouverture culturelle : un site soigné sans logo tricard si bien qu’un skin ou un skateur peuvent commander sur ce même site et y trouver leur bonheur. De plus la politique du label pour sortir d’un ghetto politique sectaire et bouché sans se renier et ayant pour but de toucher plus de monde m’a plu. Alors j’ai tenté l’expérience. J’espère que le temps me donnera raison.

Notre entretien se termine, as-tu quelque chose à ajouter ?


Oui, en 2008 nos moyens d’action militante ne sont évidemment plus les mêmes qu’il y a 25 ans. Seulement, trop de personnes continuent à militer de la même manière archaïque années après années sans faire attention aux innovations politiques actuelles, car ils sont persuadés que leurs actions (politiques) sont aussi valables qu’il y a 25 ans et que pour eux il n’y a aucune raison de changer leurs petites habitudes. Je voudrais simplement leur dire que même s’il y a des façons de militer qu’il faut conserver des années passées, nous devons aujourd’hui profiter des nouveaux moyens militants mis à notre disposition pour diffuser nos messages et nous enraciner. Les maisons de quartiers ou autres lieux tenus par des patriotes sont de véritables laboratoires d’idées et lieux de convivialité militante, qui soudent les esprits en quelque chose de solide comme j’ai pu le constater à titre personnel avec la Taverne St Georges à Châteauroux. Il y a plein d’autres innovations (y compris musicales) qui sont apparues ces dernières années et bien souvent inconnues de notre milieu, à nous de les utiliser intelligemment et sainement afin de ne pas être l’extrême droite que le système veut produire mais au contraire un véritable contre-courant faisant face à une société à la dérive !

Merci aux Identitaires du Berry pour cette interview !

Source : http://avaricum.unblog.fr

30.07.2008

[Deutschland] Böhse Onkelz

180px-225px-Onkelz-dortmund-II-2004.jpgBöhse Onkelz (en allemand Böse Onkels - "méchants oncles") est un groupe de rock allemand, très important de par son succès et sa longévité (de 1980 à 2005). Les Böhse Onkelz chantent intégralement en allemand, à l'exception des reprises du combo, dont notamment "Je t'aime moi non plus", "My generation", ou "Coz I luv you".

En 1980, Stephan Weidner (17 ans, guitare), Kevin Russell (16 ans, chant) et Peter "Pe" Schorowsky (17 ans, batterie) créent le groupe des Böhse Onkelz, à Hösbach près de Francfort (Allemagne), d'inspiration punk. En 1981, Matthias "Gonzo" Röhr (18 ans), qui joue de la guitare depuis 6 ans dans plusieurs groupes, rejoint les Böhse Onkelz et se met à la basse. Plus tard Stephan et Gonzo intervertiront leur instrument (Gonzo à la guitare). L'origine du nom Böhse Onkelz vient du surnom qu'on leur donnait dans leur quartier, à Francfort: "Guck mal, die bösen Onkels" ("regarde, ce sont les méchants oncles").

Au début des années 1980, les Böhse Onkelz prennent part au mouvement "", originaire de Grande-Bretagne et faisant ses premiers pas en Allemagne, ainsi qu'au mouvement "skinhead" (il faut le rappeler à l'époque majoritairement apolitique, même si certains skinheads se revendiquent de gauche, et certains autres d'extrême droite, ceux-là qui par la suite vont s'imposer chez les "skinheads" en général). Bien que le groupe se définisse avant tout comme apolitique à cette période, certains morceaux ont de leur temps pu prêter à confusion, avec par exemple "Türken rhaus" ("les Turcs dehors") ou "Deutschland den Deutschen" ("L'Allemagne des Allemands"), aux titres et aux paroles hostiles aux étrangers, et glorifiant une allemagne fière et forte. Ces 2 "chansons" ne sont jamais sorti ni en LP, Single ou Album, mais furent uniquement jouées en live dans des concerts avec un public extrêmement confidentiel, au tout début des années 80, en pleine période "skinhead" des Böhse Onkelz. Stephan Weidner, le bassiste du groupe, s'est beaucoup exprimé sur cette période très controversé du groupe par la suite, estimant que ces dérapages devaient être perçus bien plus comme des erreurs de jeunesse, d'une volonté de provocation, que comme une xénophobie affirmée par les membres du groupe. En 85, après un concert dans le Berlin Bunker qui échappe à tout contrôle, du fait de néo-nazis en grand nombre dans le public, le groupe, excédé et d'un commun accord, décide de se retirer définitivement du milieu et Skinhead. Commence alors la phase "underground" des Onkelz.

Au début des années 90, les médias allemands commencent à s'intéresser au phénomène Böhse Onkelz, qui sort de la confidentialité et qui prend de plus en plus d'ampleur. L'existence et la redécouverte des 2 chansons incriminées (voir ci-dessus) de la période skinhead des Onkelz choquent certains grands médias et distributeurs, qui décident de boycotter le groupe. Avec "Heilige Lieder" ("saintes chansons") en 1992, qui sort dans un label indépendant, les Onkelz s'installent pour la 1re fois dans les 10 meilleures ventes d'albums en Allemagne.

La "mauvaise réputation" des Onkelz qui persiste donne lieu à un boycott dans nombreuses radios et dans les 2 plus grandes chaînes de TV musicale en Allemagne, MTV et VIVA, ce qui n'empêche pas le succès grandissant que rencontre le groupe. Les Onkelz ont plusieurs fois en public admis leurs erreurs, répétant à de nombreuses reprises que le groupe était apolitique et ne se mêlerait jamais avec les extrêmes (de droite comme de gauche). Dans les années 90 en Allemagne, l'opinion au sujet des Onkelz est assez contrasté - certaines personnes continuent à condamner le groupe pour son passé, d'autres admettent que la situation a changé et qu'il faut relativiser les choses aujourd'hui.

Les 4 derniers albums sortis, "Viva Los Tioz" ("Vive les Onkelz", en espagnol, 97), "Ein böses Märchen" (Un mauvais conte", 2000), Dopamin ("Dopamine", 2002) et "Adios" (2004), se placèrent directement à la 1re place des charts allemands, une première pour un groupe de rock allemand. La généralisation tout azimut du succès des Böhse Onkelz entraîne la fin quasi-totale du boycott des grands enseignes, et les relations semblent s'améliorer notamment avec la grande chaîne de télévision musicale MTV. Les Böhse Onkelz sortent ainsi pour la première fois depuis la création du groupe un clip télévisé, "Dunkler Ort", issu de l'album "Ein böses Märchen". En 2001, ils acceptent de tourner avec MTV un documentaire qui retrace l'histoire mouvementé des Onkelz, et Stephan et les membres du groupe acceptent de bonne grâce de répondre à toutes les questions des journalistes de la chaîne musicale. Cependant, ce documentaire qui était censé sceller la réconciliation entre les Onkelz et le "système", va être détourné de son but originel, et va mélanger simples interviews, attaques incessantes sur le caractère prétenduement raciste du groupe et de son public, et interventions de militants anti-extrême droite, qui vont s'interroger, encore une fois, sur la période skinhead, que les Onkelz ont abandonné il y a plus de 15 ans. Ce documentaire va provoquer le départ fracassant des Böhse Onkelz de tout show télévisé, et de cela va naître une chanson, "Keine Amnestie für MTV" ("Pas d'amnestie pour MTV"), qui attaque violemment la chaîne et tout le star-system par la même occasion. Comble de l'ironie, ce single va battre tous les records de vente en Allemagne, et MTV sera dès lors contraint de diffuser la chanson dans ses classements de meilleures ventes (comme aucun clip TV n'a été prévu par le groupe, MTV aura finalement assez d'humour pour diffuser un clip qui met en scène, avec la chanson en fond sonore, tout ce que les Onkelz rejettent, c'est-à-dire des boys-bands qui se trémoussent sur leur musique).

La tournée 2004 avec 24 concerts a été un immense succès : tous les tickets disponibles (plus de 200 000) ont été vendus. Les Onkelz ont annoncé en 2004 qu'ils quittaient définitivement le devant de la scène après la sortie de leur dernier album "Adios", la tournée 2004 et l'"Abschiedskonzert" (concert d'adieu), immense festival sur 2 jour sur le circuit de l'Eurospeedway Lausitzring, réunissant 120 000 personnes pour un gigantesque jubilé, en juin 2005. Ce festival a réuni plusieurs groupes "amis" allemands ou anglo-saxons des Böhse Onkelz, notamment Wonderfools, Sub7even, D-A-D, Motörhead, Machine Head, Pro-Pain, J.B.O, In Extremo ou Children of Bodom.

Aujourd'hui le groupe n'existe plus en tant que tel, après 25 ans d'existence.

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26.07.2008

[Musique] Paris Violence

images.jpgParis Violence est un groupe unique dans la scène punk française tant par la qualité de ses textes que par l’originalité de sa musique. Formé en 1994 autour de Flav (guitariste, chanteur, auteur et compositeur), le projet a connu diverses formations dont deux années en solo avant que Spirou (ex Molodoï) ne rejoigne le projet. Exceptionnellement prolixe, Paris Violence a produit de nombreux disques sur tous les formats (LP, CD, EP, 10’) dont quatre albums (Temps de Crise en 1998, Mourir en Novembre en 2000, L’âge de Glace en 2001, En attendant l’Apocalypse en 2003). Les premières années du groupe (1994-1999) voient l’affirmation d’un style froid et mécanique inspiré de Métal Urbain, des groupes Chaos Production du début des années 1980 ou du rock réaliste de Pigalle ou La Souris Déglinguée. Le son est volontairement brut et violent, sur des compositions souvent en mode mineur qui ne sont pas sans rappeler certains vieux groupes oi! anglais comme Angelic Upstarts, Blitz ou Peter & the Test Tube Babies. Les textes se distinguent par leur nihilisme désespéré directement influencé par le style de Louis-Ferdinand Céline, décrivant un Paris de grisaille et d’ennui tout droit sorti d’une planche de Jacques Tardi. Le thème du sexe commercial, des sex-shops et des peep-shows des quartiers chauds parisiens renforcent l’ambiance oppressante de ces introspections angoissées. Avec les deuxième et troisième album, la recherche mélodique se fait plus poussée, notamment par l’emploi de synthétiseurs qui viennent de plus en plus étoffer les morceaux et accentuent les influences new-wave et cold-wave du groupe. Des thèmes historiques comme la guerre de 14-18 (« Dans les Barbelés », « Le Chemin des Dames »), la guerre froide (« Budapest 56 », « Retour à Budapest », « Char d’Assaut »), les révolutions parisiennes du XIX° siècle (« Raison d’Etat ») ou encore la guerre civile russe (« De la Vodka et du Sang », « Ungern-Sternberg ») sont également fréquemment abordés avec romantisme. D’autres thématiques originales comme les profondeurs (Cauchemar abyssal) ou le Japon traditionnel (Les Mondes flottants) égrennent les disques ultérieurs. Enfin, l’album En attendant l’Apocalypse est une œuvre décadente puisant son inspiration dans les écrivains fin-de-siècle, rompant définitivement avec les clichés habituels de la scène punk et skin. Le son quant à lui s’est enrichi de tonalités heavy metal, atmosphériques et symphoniques sur une base streetpunk/oi ! Notons l’omniprésence de références littéraires, de Baudelaire à Mishima en passant par Cioran, Musset, Honoré de Balzac, Montherlant, Jacques Prevel, Louis Aragon, Lorrain, Maurice Rollinat, Rachilde… qui donnent un côté consciemment « intellectualiste » à l’ensemble. Le groupe ne se réclame d’aucune tendance idéologique, sa pensée pouvant davantage se définir comme un individualisme et un pessimisme assumés plus proche de la philosophie de Nietzsche que de celle de Rousseau, et pratiquant volontiers une critique acerbe du monde moderne et de la société de consommation (« le Crépuscule des Idoles », « Non-conforme », « Service inutile ».

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08.07.2008

[Musique] Le Royaume Uni parrain du ska

images.jpgLes années 1960 qui ont enfanté du ska Jamaïcain refilent le bébé au Royaume-Uni des années 1980 où tout se joue désormais. En 1979, le ska revient au goût du jour grâce au fondateur des Specials Jerry Dammers et son label britannique Two-Tone (avec les têtes de file The Specials, Madness, The Beat, The Selecter, Bad Manners…) qui met son logo à la mode dans le petit monde du ska, et bientôt dans le monde entier : le damier noir et blanc, symbole d'unité entre les noirs et les blancs. Symbole aussi d'un désir de mettre fin à la haine raciale qui règne depuis des années dans le pays. Les groupes de musiciens ethniquement mixtes essaient de prôner l'unité raciale dans le Royaume-Uni déchirée avec des paroles plus engagées, mais ne peuvent empêcher les émeutes de 1981, à cause des difficultés des ghettos, des attaques fascistes, du chômage, des contrôles policiers, des émeutes raciales, du front national à son apogée, etc. Bref, un pays en profonde crise.

En 1981 toujours, autre choc : Marley meurt le 11 mai. Les Blancs britanniques s'empresseront de jouer eux aussi du reggae, comme UB40, Boy George et Culture Beat… ce qui n'est pas au goût de Chris Blackwell qui le prend comme un manque de respect à feu Bob. Il abandonne le créneau de la musique jamaïcaine. Le continent africain se met au reggae, avec comme précurseur Alpha Blondy. En 1985, les rythmiques numériques envahissent le son reggae et virent ragga. Le dub teinté de numérique influence à l'extrême de nombreux artistes, ce qui produit inévitablement de la house music, de la techno. La jungle apparaîtra même en 1994, jouée par des descendants jamaïcains qui accélèrent le rythme du reggae en lui ajoutant des sons numériques et d'autres éléments.

Le label Two-Tone, racheté par Chrysalis Records, s'effondre en 1985, ce qui n'empêche pas au damier de rester le symbole du ska à travers le monde. Après le raz-de-marée 2-tone, Gaz Mayall relance le ska en 1986 avec 4 labels : Gaz Records, Ska records, Skank et Unicord, avec des groupes tels que the Deltones, Potato 5, the Trojans (le groupe de Gaz Mayall). Les concerts et les festivals de ska se multiplient, c'est l'époque cruciale du ska revival qui durera jusqu'en 1991. En 1989, c'est l'explosion du revival avec trois grands courants distincts : le courant allemand, une des scènes les plus productives actuellement, avec des groupes comme the Busters, Skaos, Dr Ring Ding… Un mélange de revival et de two-tone au rythme très soutenu et très rapide, avec 4 ou 5 cuivres par groupe. Vient ensuite le courant américain, avec des groupes toujours présents comme the Toasters, Mighty Mighty Bosstones, Bim Skala Bim, Voodoo Glow Skulls… une scène fusion, caractérisée par un mélange détonnant de 2-tone, de hardcore, de funk et de punk, ce qui donne souvent un ska punk pêchu. Enfin, le courant international qui désire rester proche des racines jamaïcaines des années 1960 : the Trojans, Skaville Train, 100 Mens… et qui prendra davantage d'importance en 1995.

C'est le ska revival qui installe définitivement le ska dans les mœurs musicales.

http://www.wikipedia.fr/

02.06.2008

[Musique] Suprême NTM

1905484899.jpgPARIS (NOVOpress) – Bonne nouvelle pour le marketing et les bobos qui aiment s’encanailler à temps partiel : Suprême NTM ressuscite. Formé en 1989, ce groupe de rap « français » - dont les trois lettres du nom signifient « Nique Ta Mère » - était en sommeil depuis le début des années 2000, les deux membres du groupe, Kool Shen et Joey Starr, ayant opté pour des carrières solo. Mais l’appel du business a réconcilié les deux « lascars » originaires de la Seine-Saint-Denis : série de concerts à Paris-Bercy en septembre prochain, tournée dans l’Hexagone à partir du 3 octobre et têtes d’affiche de la « Musicale » de Canal + le 20 juin prochain… Ça roule pour les deux rappeurs.

Durant les années 1990, Suprême NTM a, en quatre albums studio, craché son venin sur la police et les « fachos ». Traduction : tous ceux qui s’opposent au règne de la racaille et défendent l’identité nationale de la France. Sans oublier une apologie du suicide sur le morceau J’appuie sur la gachette, où les deux rappeurs reconnaissent d’ailleurs qu’ils ont « les neurones affectés et le coeur infecté »… Une violence verbale qui leur vaudra en 1997 d’être condamnés à une forte amende et à deux mois de prison avec sursis par la Cour d’appel d’Aix-en-Provence. Joey Starr a depuis continué dans cette veine en multipliant les actes délictueux au cours de ces dernières années : agression d’une hôtesse de l’air, coups et blessures volontaires sur son ex-compagne, détention d’arme de première catégorie, mauvais traitement sur un singe, crachat sur des gendarmes mobiles, etc.

Porte-étendard historique de la musique agressive des cités de non-droit, Suprême NTM a décomplexé le rap « français » dans cette surenchère haineuse. Il ne faut pas s’étonner qu’un groupe comme Sniper ait depuis osé chanter : «On nique la France sur une tendance de musique populaire (…) Les frères sont armés jusqu’aux dents, tous prêts à faire la guerre… » (La France). Une « guerre » qui a fait rage dans les banlieues françaises en 2005, en attendant la suite…

www.novopress.info 

26.05.2008

[Musique] Victoire des Russes !

527716763.jpg La 53ème édition de l'Eurovision samedi soir à Belgrade n'a pas vu le sacre du Français Sébastien Tellier mais du chanteur russe Dima Bilan avec sa chanson "Believe". La Russie a totalisé 272 points devant l'Ukraine (230) et la Grèce (218) représentée par Ani Lorak et Kalomira. Le président russe Dmitri Medvedev et le Premier ministre Vladimir Poutine ont félicité dimanche le vainqueur.

Le chanteur Russe était entouré lors de sa prestation du violoniste Edwin Marton qui jouait d'un Stradivarius et l'ex-champion olympique de patinage artistique Ievgeniï Pliouchenko.

L'Eurovision n'a semble-t-il pas changé de ligne de conduite : toujours aussi kitsch, toujours autant de paillettes, de costumes ridicules et de chansons has been.

Le style décalé de Sébastien Tellier n'a surement pas du jouer en sa faveur. L'Eurovision laisse la belle part aux chanteurs de cabaret..et au britnet spears en herbe..c'est tout!

A noter que le Russe a chanté en anglais, de quoi enterrer toute polémique autour de Sébastien Tellier et sa chanson en anglais.

 http://www.leblogmusique.net

25.05.2008

[Musique] Nous voilà rassurés

772533361.4.jpgCe soir au Trocadéro ( Paris ) à 21H00 aura lieu un grand concert pour les 60 ans d’Israël , un concert pour la paix version Tsahal avec un flot de drapeaux isréaliens cachant l'absence d'étendards palestiniens . Ce concert sera présenté par Arthur et Nikos Aliagas ( quelle originalité ) et pourrait voir la participation du président Mr Sarkozy en personne s'afficher lors de ce concert pour la paix quelques jours après avoir décrété l'envoi de 1000 soldats français en Afghanistan ! Nous voilà rassurés...Ce concert sera assuré par des "artistes" tels que Jenifer, Vitaa,Lara Fabian  la Star Ac 7 , Lââm et de nombreuses  autres "surprises"... Comme d'habitude une floppée d'artistes engagés , alternatifs et très peu médiatisés ... Une soirée qui s'annonce donc sous les meilleurs auspices hormis peut-être pour nos oreilles qui risquent ,elles de ne pas être en paix ce soir là...

http://reseaudurandal.hautetfort.com/musique/

[ Réseau - Durandal Musique ] 

 

 

20.05.2008

[Musique] Velvet Revolver

2135813739.jpgVelvet Revolver est un groupe de Hard Rock composé de trois ex-membres de Guns N' Roses : Slash, Duff Rose McKagan et Matt Sorum et n'a pour le moment pas de chanteur. Izzy Stradlin, un des membres fondateurs de Guns N' Roses aurait participé aux répétitions avant l'album et composé quelque titres avec Velvet Revolver. Leur premier album intitulé « Contraband » est sorti en 2004. "Libertad", leur second album est sorti le 3 juillet 2007. Le Mercredi 2 avril 2008 le groupe annoncent qu'ils se séparent de Scott Weiland. Aucun remplacant n'est encore annoncé, toutefois Slash a annoncé que les Velvet n'en étaient pas à leur dernière tournée.

Meilleures chansons sélectionnées par le [ Réseau - Durandal Musique] :

She Mine

Just sixteen

Last Fight

Let it roll

Mary 

A écouter gratuitement sur : www.deezer.com 

 

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