Réfléchir & Agir : « Non Jef, t’es pas tout seul ! »
Ce sont ces mots de Brel qui nous sont venus aux lèvres après avoir ouvert l’excellent (mais, si, mais si ! L’ex-cel-lent !) dernier numéro de Réfléchir & Agir. En effet, quelle ne fut pas, notre surprise, notre désolation et, disons-le, notre commisération, à la lecture d’un vilain petit billet de (mauvaise) humeur, gribouillé par les rédac-chefs Pierre Gillieth et Eugène Krampon. Sujet de fâcherie : les affreux Z’Identitaires que nous sommes. Motif de l’ire : le fait que R&A, pas plus que Terre & Peuple, n’auraient été conviés à rejoindre la Fédération identitaire naissante.
Les choses qui ont déjà été dites vont mieux – on peut tenter de l’espérer – en les redisant. Et il n’est sans doute par inutile de rappeler à nos petits camarades de Réfléchir & Agir (mais, si, mais si ! On est des camarades !) quelques points de détails. Donc, allons-y pour un bis repetita :
La Fédération identitaire est un projet politique destiné à présenter des candidats à certaines élections, soit sous les couleurs des mouvements qui en font partie (comme à Nice ou en Alsace), soit dans le cadre de listes d’union (comme à Dreux). A ce titre, elle a vocation à rassembler des personnes et organisations engagées sur la voie électorale. Une voie qui n’est, à notre connaissance, ni celle d’un magazine tel que R&A, ni celle d’une association culturelle comme Terre & Peuple, lesquels ont choisi d’explorer d’autres pistes au demeurant tout-à-fait légitimes, nécessaires et complémentaires.
Avec la Fédération identitaire, il faut descendre dans la rue et user sa semelle sur le pavé, mon bon Krampon. Il faut oser parler aux gens de sujets qui les touchent, avec des mots qu’ils comprennent et sans les raser, mon cher Gillieth. Est-ce vraiment la place (et l’envie…) des théoriciens que vous êtes à R&A, vous qui souhaitez « pallier à l’absence d’idées, de formation et de curiosité intellectuelle » de notre milieu ? D’autant que, comme vous l’avouez quelques lignes plus loin : « nous ne voyions pas l’utilité d’être dans la rue et surtout avec qui. » Eh bien voilà ! Tout est dit ! Mais on ne peut pas à la fois se proclamer végétarien et buveur d’eau, puis reprocher à son charcutier de ne pas vous avoir convié à sa soirée charcutaille et beaujolpif…
Et puis vous savez, avec la Fédé, comme avec les Identitaires, il faut accepter de militer à visage découvert, de mettre son nom, sa photo, de prendre des risques, d’être poursuivis, condamnés… Au fait, c’est comment vos blazes à vous deux, déjà ?
Bref, les Identitaires ont toujours dit que, s’ils ne s’interdisaient par de participer à certaines élections, ils ne considéraient pas celles-ci comme l’Alpha et l’Omega du combat politique. Et cette Fédération n’est que la structure identitaire dédiée à la bataille électorale, tout comme le CEPE est la structure identitaire dédiée au soutien de nos prisonniers, et comme S.D.F., Soulidarietà, Solidarité alsacienne etc. sont les structures identitaires dédiées à l’action sociale. Rien de plus, rien de moins. Ce n’est pourtant pas très compliqué à comprendre pour peu qu’on en ait l’envie…
Une dernière précision : nous entretenons des rapports cordiaux avec T&P, un certain nombre de militants des JI et du Bloc en étant membres. Et il ne tient qu’à vous que nous entretenions de bons rapports. Il ne manque pas chez les Identitaires de structures de réflexion – tel le Groupe Sparte – où vous serez les bienvenus, et ce dans le respect de vos différences et avec tous les égards dus à votre rang. Mais ces trépignages de pieds d’amoureux (même pas) éconduits n’étaient vraiment pas justifiés. Chacun a sa place, mais chacun à sa place. Sinon Peter et son Principe rappliquent dare-dare… Donc, on sèche ses larmes, on se mouche très fort et puis on oublie tout ça très vite… Voilà ! C’est fini ce gros chagrin ! Vous savez quoi ? On s’téléphone et on s’fait une bouffe. Mais attention : y’aura du cochon !
Les Identitaires



Curieuse époque où l’Etat s’affaiblit, renonce à exercer ses prérogatives répressives et se couche devant la rue, mais
Liberté, que de crimes on commet en ton nom ! 
Le gouvernement jure ses grands dieux qu’il n’y aura pas de plan de rigueur. C’est vrai, il n’y en aura pas, tout simplement parce qu’un plan de rigueur serait, aujourd’hui, totalement impuissant face à la nature de la crise. Cela n’empêche pas que le Premier ministre juge, en privé, la situation économique « gravissime ». En effet, la croissance ne sera pas de 1,8% comme l’affirme Christine Lagarde, l’INSEE table sur 1% à 1,5% alors que le budget 2008 est bâti sur une prévision de croissance de 2 à 2,5%. La question n’est plus désormais à la baisse des impôts mais à leur hausse probable. L’Etat (1000 Milliards d’euros de dépense publique) ne peut plus honorer ses dettes, le moral des ménages est au plus bas niveau historique observé. Dans les cabinets ministériels, on n’hésite pas à comparer la situation à celle des années 30 et les conseillers d’avouer qu’ils n’ont plus aucun levier monétaire ni budgétaire.

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Revue « L’Ecologiste »