Gabon-France / Immigration : la colère du Gouvernement gabonais
Communiqué officiel paru dans Gabonews, le 3 mars 2008 :
Le Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération, de la Francophonie et de l’Intégration Régionale a enregistré, avec stupeur et indignation, des reconduites abusives à la frontière ces derniers jours, de deux (2) de nos compatriotes vivant en France.
Il s’agit de :
- Mademoiselle Raïssa MENGUE ONDO, le 19 février 2008 ;
- Monsieur Léguy MBIRA, le 29 février 2008.
Ces reconduites à la frontière, qui ont révolté de nombreux gabonais, convaincus du caractère exceptionnel et des relations séculaires entre le Gabon et la France , sont vécues malheureusement après d’autres intervenues depuis 2006 dans des conditions humiliantes, en violation flagrante des dispositions de la Convention d’Etablissement de 2002, notamment :
- l’article 5 qui oblige chacune des Parties « à accorder sur son territoire un traitement juste et équitable aux biens, droits et intérêts appartenant aux nationaux de l’autre Partie, à leur assurer la pleine protection légale et judiciaire, et à faire en sorte que l’exercice du droit ainsi reconnu ne soit pas entravé » ;
- et l’article 8 alinéa 2 qui indique que : « les autorités de l’une des Parties Contractantes ayant prononcé une mesure d’éloignement à l’encontre d’un ressortissant de l’autre Partie sont tenues de lui permettre d’avertir immédiatement un conseil, son consulat ou une personne de son choix, afin d’assurer la sauvegarde des ses biens et intérêts privés. »
A ces violations, s’ajoutent les plaintes récurrentes des gabonais excédés par la survivance de tracasseries et de nombreux refus de visas, parfois abusifs, au Consulat Général de France à Libreville.
Eu égard à ce qui précède, et rappelant les principes d’égalité et de respect mutuel entre Etats, le gouvernement gabonais entend désormais appliquer la réciprocité ».
Chiche !
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Le Figaro du 19 octobre 2007 rapporte :
Le porte-parole du gouvernement a réaffirmé qu'il n'y aurait pas de régularisation massive de sans-papiers en dépit du processus engagé pour environ 600 travailleurs en grève depuis une semaine.
Il n’aura fallu finalement qu’une mobilisation de quelques cadres bien intentionnés de la CGT qui accompagnent l’association Droit Devant ! pour que les services de Brice Hortefeux acceptent que soit ” étudié positivement ” les dossiers des travailleurs clandestins que la centrale syndicale - ex-communiste ? - chapeautent.
Alors qu’une nouvelle campagne tente d’obtenir du gouvernement la régularisation des clandestins (tous en même temps ou au cas par cas, cela revient finalement au même), dans Présent, Jean Cochet cite Michel Godet, qui a écrit quelques vérités incorrectes dans le JDD. Extraits :
La CGT et les gauchistes de Droits devant ! s’associent pour monter une opération d’envergure visant à obtenir la régularisation des « travailleurs sans papiers ». Plusieurs dizaines d’entre eux se sont réunis à Villejuif ce matin. La CGT a annoncé que 243 salariés « sans papiers » d’une vingtaine d’entreprises franciliennes des secteurs du nettoyage, transport, restauration, service à domicile, se sont mis en grève pour réclamer la régularisation que permet la fameuse circulaire du 7 janvier mais qui n’est pas assez mise en œuvre par les préfets.
Le couturier espagnol Antonio Miro a tout compris de l’humanitaire. Comme nos deux gros bourgeois de Dipardiou et Bouquet, qui passaient quotidiennement, ruisselant de fric, se faire filmer avec les clandestins de la rue de la Banque – sans toutefois aller jusqu’à leur offrir le gîte dans leur très chic restaurant La Fontaine Gaillon pourtant situé à un jet de pierre.
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