14.09.2008

[Nissa] La pissaladière

pissaladiereer5.jpgGastronomie identitaire : La pissaladière niçoise, un héritage italien ?

La pissaladiera, en langue niçoise, a bien entendu un cousinage lointain avec la pizza italienne, qui date du temps où Nice n’avait pas été cédée à la France… Mais en dehors de la pâte qui la compose, pâte à pain dans laquelle on ajoute de l’huile d’olive, la pissaladière se compose exclusivement d’oignon cuisinés longuement à feu doux et sans coloration, jusqu’à ce qu’ils soient bien fondus, de petites olives noires de Nice et de pissalat. C’est la particularité de cette spécialité typiquement niçoise (mais que l’on fait aussi à Antibes !) qui ne doit pas se confondre avec la pichade mentonnaise qui accepte la tomate dans sa préparation…

Devenu une rareté, le pissalat est un peu la survivance de l’antique hallex romain, sorte de pâte de poisson macéré et dont on tirait par décantation, le garum, condiment cher à Apicius (qui s’apparente aujourd’hui au nuoc nam asiatique). Le pissalat, de peis salat, qui signifie « poissons salés » en provençal, est en fait une préparation artisanale et familiale niçoise, faite d’une macération au sel d’alevins de sardines et d’anchois. Quoique les puristes assurent que les anchois apportent de l’amertume au pissalat et les enlèvent au moment de la fabrication du condiment…

Ces derniers sont pêchés grâce à un privilège dérogatoire dans les seules prud’homies d’Antibes, Cros de Cagnes, Nice et Menton, pendant une période limitée à quelques semaines. Les alevins de sardine, ou poutine, sont alors pêchés de mai à août au stade « habillé » (c’est-à-dire dès l’apparition des écailles), parfois même on pêche la poutine non habillée. Puis à partir de septembre, on pêche la balaye (ou blanchaille), c’est-à-dire, la sardine jeune (jusqu’à 5 cm) et encore blanche. Puis l’on met ces alevins et jeunes poissons à macérer au sel avec des aromates dans un pot en grès, environ 15/18 jours et parfois jusqu’à un mois et demi ! Assez puissant en bouche et évidemment très salé, le pissalat est gris s’il est fait uniquement à base de jeunes sardines mais il prend une couleur rougeâtre en présence d’alevins d’anchois.

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31.08.2008

[Euskadi] Le gâteau basque

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Gastronomie identitaire : le gâteau basque, porte-étendard d’Heuskal Herria

Signé de Lauduru, la croix basque, Etxeko Bixkotxa (aussi parfois nommé pastizia), le célèbre sablé fourré de confiture de cerise noire ou de crème pâtissière est l’un des signes les plus évidents de l’appartenance basque.

Cette pâtisserie « de ménage » remonterait au XIIème siècle dans la région de Cambo Les Bains. C’est au départ un biscuit sans grand attrait confectionné à base de farine de maïs et de saindoux, parfois « sculpté » en forme de cochon. Un peu plus tard, il devint un gâteau festif que l’on offrait aux visiteurs étrangers de passage au pays basque. Dès lors, il devint un peu l’emblème gourmand de la région et témoignait de l’accueil chaleureux des gens de là-bas !

Il utilise alors les fruits locaux (prunes, figues, cerises…) dont les confitures deviennent de délicieuses garnitures. La plus célèbre restant à ce jour, la confiture de cerises noires d’Itxassou, nom du village qui produit les plus fameuses. Ce n’est que bien plus tard, à la fin du XIXème siècle, que la crème pâtissière (parfumée à la vanille, au rhum, à l’amande voire à l’anis) deviendra une aussi prestigieuse garniture du gâteau basque.

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30.08.2008

[Savoie] Les rissoles , spécialité savoyarde

risollessv3.jpgPour 4 personnes.

 

400 g de pâte brisées ou feuilletées, 2 kg de pommes, de poires ou de mirabelles, 200 g de sucre ou 180 g de miel, 5 dl d’eau, 1 cuillère à café de cannelle et éventuellement du sucre glacé. (Les genevois les aiment aux mirabelles ou aux poires.)

 

Réduisez les fruits en compotes après les avoir pelés et épépinés dans l’eau. Faites cuire 45 minutes à feu doux et ajoutez pendant la cuisson le sucre ou le miel et la cannelle. Pendant ce temps, Etalez la pâte et découpez des rectangles d’environ 20 cm sur 10 cm. Placez y une bonne cuillère à soupe de compote et repliez, en soudant avec de l’eau, les bords de la pâte. Dorez-les au jaune d’œuf et enfournez-les au four préchauffé pendant 15 minutes. Saupoudrez de sucre glace à la sortie du four.

JI Genève

05.05.2008

[Gastronomie] Produire et consommer localement

1035615013.jpg3600… C’est en moyenne le nombre de kilomètres que parcourt un aliment pour se retrouver dans l’assiette du consommateur canadien. Ce chiffre provient d’une étude du très sérieux Leopold Center for Sustainable Agriculture de l’université de l’Iowa. Sur la sellette : nos comportements alimentaires…

Le consommateur occidental connaît-il encore le rythme naturel des végétaux ? Les fraises que l’on trouve au supermarché en plein mois de décembre sont cultivées sous serre, ce qui induit une importante consommation énergétique pour le chauffage. Ou importées, ce qui se traduit par des milliers de litres de gasoil consommés. Pour un résultat la plupart du temps fort décevant : des fruits sans saveur. Ineptie
énergétique et gustative…

Moralité : consommer des produits locaux, et de saison. Voilà qui, de plus, devrait aider les petits producteurs français…

LeBerlioz

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26.03.2008

[Gastronomie] Une soupe hallale pour tous ?

Une soupe hallale pour tous ?

Image Hosted by ImageShack.usLe cochon clandestin dans Paris : Claude Autant-Lara n’aurait pas renié la scène ! Aurait-il pourtant imaginé que le cochon, le cochon de La traversée de Paris, le cochon des valises de Martin et Mariette, ait réellement pû un jour devenir non grata aux portes de nos villes ? Nous ne sommes plus en 1943 mais en 2008. Le cochon n’est plus interdit pour des motifs de rationnement. Il l’est parce qu’il est devenu discriminatoire : au motif que certaines minorités religieuses n’en mangent pas, il serait en effet interdit d’en servir ! C’est du moins ce qu’il faut comprendre de la décision du Préfet de Police d’interdire la distribution par une association identitaire d’une soupe dite « soupe au cochon » aux sans-abris parisiens.

Le préfet ne risque rien : il se retranche derrière une décision du Conseil d’Etat du 5 janvier 2007 qui interdit la distribution sur la voie publique d’un repas contenant du porc.

Les motifs de cette décision sont les suivants : en proposant une soupe populaire au cochon, les organisateurs entendent exclure les indigents refusant de consommer du porc pour des raisons religieuses. L’initiative porterait ainsi atteinte à la dignité de ces personnes et serait dès lors susceptible de créer des troubles à l’ordre public : bref, une soupe raciste, une soupe fasciste, une soupe discriminatoire interdite aux juifs et aux musulmans !

A suivre ce raisonnement, l’étape suivante sera, inévitablement, la fermeture administrative de toutes les charcuteries, des tavernes alsaciennes et des restaurants toulousains ; puis les villes de Vire (pour l’andouillette), du Mans (pour les rillettes) seront décrétées cités interdites puisque les clientèles juives et musulmanes ne pourront évidemment s’y fournir ou s’y restaurer ! La décision d’interdiction n’a cependant pas été simple puisqu’à deux reprises, le tribunal administratif de Paris avait autorisé en référé la distribution de la soupe au cochon en jugeant qu’elle n’était pas discriminatoire. Le Conseil d’Etat a jugé qu’il fallait censurer ces décisions. Pays légal, Pays réel : l’ordonnance rendue par la haute juridiction administrative sonne un nouveau recul de la France éternelle.

L’intérêt de cette décision est pourtant juridique autant que politique. Sur le terrain juridique tout d’abord, la décision malmène à l’évidence les grands principes des libertés fondamentales : la liberté de manifestation, la liberté de réunion, l’interdiction traditionnelle pour les autorités de police d’alléguer d’un risque putatif à l’ordre public pour interdire un rassemblement ou une manifestation. Enfin, les professionnels de l’antiracisme si prompts à organiser des actions de testing pour dénoncer les discriminations anti-ethniques n’ont jamais rapporté qu’un sans-abri ait jamais été privé du secours proposé parce qu’il se refusait de consommer de la viande porcine. C’est donc la seule présence de porc dans le menu proposé qui rend le menu discriminatoire. Là réside l’intérêt politique de la décision. Laïcité sélective.

Jamais les autorités publiques ne s’étaient jusqu’alors autorisées à contrôler le contenu d’une action caritative à des prescriptions d’origine religieuse, de surcroît étrangères aux traditions françaises. Avec l’interdiction de la soupe au cochon, c’est désormais chose faite : la charia est devenue une source de droit.

Source : Europae gentes

24.03.2008

[Gastronomie] Croquettes de crevettes

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Croquettes de crevettes 

Ingrédients pour 6 à 8 personnes

120 gr de beurre
3/4 de l de lait
1 kg de crevettes grises non épluchées
1 oignon haché grossièrement
1 branche de céleri blanc coupée en morceaux
1 carotte coupée en morceaux
1 dl de crème
130 gr de farine
1 jus de citron.

Pour la panure
2 œufs
Chapelure, muscade
Poivre et sel.

Préparation

Epluches les crevettes.
Faits étuver le céleri, la carotte et l’oignon dans 20 gr de beurre.
Ajoutes les parures de crevettes (queues et têtes).
Mets y le lait.
Laisses cuire à petit feu et réduire jusqu’à obtenir 1/2 l de jus (entre 1 et 1h30). Filtrez.
Travailles la crème avec les jaunes d’oeufs (gardes les blancs au réfrigérateur jusqu’au lendemain).
Mets le reste du beurre dans la casserole, faits un roux avec la farine.
Verses le court-bouillon de crevettes et laisses cuire 10 minutes à petit feu en tournant.
Pour que les croquettes soient plus crémeuses, tu peux ajouter 50 gr de gruyère. Hors du feu, ajoutes la crème avec les oeufs et les crevettes épluchées, sales, poivres, muscades.
Presses-y un jus de citron.
Places au réfrigérateur jusqu’au lendemain sur une plaque huilée

Bats les blancs d’oeufs avec un peu d’huile et passes y la pâte débitée en croquettes, ensuite à la chapelure.

Reserves plusieurs heures au féfrigérateur, tu peux même les congeler et ainsi les préparer à l’avance.

Faits frire à 180°.
Serts avec des branches de persil frit et des quarts de citron.

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22.02.2008

[Gastronomie] Du foie gras chinois produit par des français !

Du foie gras chinois produit par des français !

Par Lila PERRAUD (http://les-identitaires.com)

Depuis quelques années, les chinois s’étaient mis en tête de produire du foie gras. Grands amateurs de canards, des élevages de palmipèdes spécifiquement conçus pour produire ce mets qui fait la fierté de notre pays avaient vu le jour, avec des résultats moyennement satisfaisants. Une micro-production de mille tonnes - contre près de 20 000 en France, de très loin le premier producteur mondial - destinée avant tout au marché intérieur et à cette classe moyenne grandissante, éprise de la France et de sa gastronomie… Micro-production qui augmente tout de même de 30% par an dans un pays où le foie gras est vendu 20% moins cher que les produits de qualité en France !

Cette nouvelle clientèle est une manne pour des professionnels de la filière en France qui n’hésitent pas à s’implanter en Chine, pour conquérir ce gigantesque marché !

Prêtant main forte aux éleveurs autochtones, Delpeyrat, numéro deux du secteur (appartenant au holding MVVH formé par le regroupement des groupes coopératifs landais Maïsadour, gersois Vivadour et vendéen Val de Sèvre), avait tout d’abord conclu un accord avec un groupe chinois, Jifa, pour lui apprendre à fabriquer du foie gras. La firme vient désormais de créer une joint-venture de production avec la société chinoise.

En parallèle, le groupe français Euralis (marques Rougié, Montfort, Bizac, Grimaud et Pierre Champion), numéro un mondial du foie gras, a tout récemment fait l’acquisition d’une ferme dans laquelle il entend investir 2 millions d’euros.

La bonne aubaine pour les groupes français ! A court terme, ils seront gagnants, sans l’ombre d’un doute mais demain, après-demain, quand les chinois auront maîtrisé notre savoir-faire, c’est eux qui imposeront leur foie gras en France, au détriment des éleveurs français et probablement de la qualité du produit…

13.02.2008

[Gastronomie] Touche pas à ma potée !

8b246f4aa81a71c1dfa31b8ff1929686.jpgAlors que l’on impose déjà de la viande « halal » dans certaines cantines, il est tout bonnement révoltant que la police de la pensée (se muant même en police de la panse !) en vienne à poursuivre des associations qui s’avisent de distribuer des « soupes aux cochons » pour les sans-logis. Cette police invoque le prétexte que la traditionnelle soupe gauloise de notre pays ne conviendrait pas aux ressortissants de certaines populations respectueuses de certains interdits alimentaires.

Comme si chacun n’était pas libre de proposer charitablement ce qu’il veut à qui veut en manger !

Voilà que la question se pose désormais de savoir ce que l’on va bien pouvoir servir. Pas de porc pour ne pas offenser les musulmans et les juifs, soit ! Mais alors, pas de vache pour ne pas choquer les hindous !

Et si l’on poursuit les fidèles de la charcutaille comment ne pas poursuivre les musulmans qui dans leurs œuvres de bienfaisance ne veulent pour leur part ne servir que la viande halal et les juifs, de la viande casher.

Comme si chacun ne pouvait librement consommer et discriminer alimentairement à sa guise ?

Au train où vont les choses, faudra-t-il interdire les soupes aux poissons avec des crustacés dedans car attentatoires aux prescriptions de la Tora ou toutes les soupes avec de la viande ou du poisson car discriminatoires à l’égard des végétariens ? Car tout choix n’est-il pas en effet discriminatoire ?

Pour ma part, je voudrais tout de même que les chinois cessent de manger du chien qui est le meilleur ami de l’homme. Ma bonne chienne Praline est scandalisée avec raison par cette pratique.

De même, je voudrais que l’on cessât de manger du cheval qui a déjà été tellement sacrifié au long des guerres.
Je suis également offusqué par ceux qui se pourlèchent les babines en disant « à bon chat, bon rat ».Il ne faut en effet manger habituellement ni de l’un ni de l’autre, sauf du deuxième en cas de famine grave.

Mais de toutes ces considérations je ne ferai pas un plat. Très libéral en matière alimentaire, je suis prêt pour ma part à manger sans rechigner des sauterelles halal (bien grillées) ou des bigorneaux casher, voire, en cas d’absolue nécessité, des topinambours à la mode calviniste.

Mais en attendant, je crois à la succulence de la soupe au cochon et à la liberté d’en distribuer.

Le mouvement du Pays Libre appelle donc les Français à défendre leur liberté alimentaire et à se regrouper
autour d’un slogan « Touche pas à ma potée » !

Source : Bernard Anthony

30.12.2007

[Gastronomie] Subversion alimentaire

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23.12.2007

[Provence] Les treize desserts du Noël provençal

5faee73432fd254b530de246d8671b5e.jpgLes treize desserts du Noël provençal

“Ce jour là, sur la table, trois chandelles brillaient, et si parfois la mèche tournait devers quelqu’un, c’était de mauvaise augure. A chaque bout dans une assiette, verdoyait du blé en herbe qu’on avait mis à germer dans l’eau le jour de la sainte Barbe. Sur la triple nappe blanche, tout à tour apparaissaient les plats sacramentels : les escargots (…) la morue frite et le muge aux olives, le cardon, le scolyme, le céleri à la poivrade, suivis d’un tas de friandises réservées pour ce jour là.”
Frédéric Mistral

Les desserts provençaux du souper de Noël sont au nombre de treize comme les convives de la Cène. Leur composition peut varier en fonction des régions, des cantons, des villes et même des familles :

- raisins séchés ;
- figues sèches ;
- amandes et noix ;
- prunes de Brignoles
- poires d’hiver et pommes ;
- cédrats confits ;
- confiture de coings et confiture de fruits au moût de raisin ;
- nougat blanc (noisettes, pignons et pistaches) et nougat noir (miel) ;
- cachat piquant (fromage blanc) ;
- fougasses ;
- bugnes frites ;
- galettes au lait parfumées au fenouil et au cumin ;
- pompe à huile pour saucer le vin cuit.

Après le gros souper qui se termine par un verre de ratafia, la maisonnée prend la route de l’église pour la messe de minuit. La porte n’est pas fermée à clef. On laisse sur la table la troisième nappe et les reliefs du repas afin que les anges et les défunts puissent se restaurer.

Les trois nappes représentent les trois personnages de la Trinité, le décor est éclairé de trois bougies. Chaque personne les allume, la plus âgée commençant. Selon les puristes faut sept plats au souper de Noël en souvenir des sept plaies du Christ crucifié. La pompe à huile est un pain de fête préparé à la maison mais cuit chez le boulanger. Il s’agit de l’huile d’olive qu’on ajoute à la pâte confectionnée de farine, de levain, de sucre, de cassonade et aromatisée de zeste d’orange et de citron. On la déguste trempée dans du vin cuit. Les quatre mendiants sont composés de quatre fruits secs. Leur couleur sombre rappelle celle des robes des ordres des mendiants. On raconte que les raisins secs symbolisent les Dominicains, les amandes les Carmes, les figues les Franciscains, les noisettes les Augustins.

Les treize desserts sont souvent accompagnés de ratafia de cerises et de Carthagène.

Il ne reste plus qu’à nouer les quatre coins de la troisième nappe pour en faire un baluchon et apporter aux pauvres les reliefs du souper.

D’après http://www.joyeux-noel.com

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