Une soupe hallale pour tous ?
Le cochon clandestin dans Paris : Claude Autant-Lara n’aurait pas renié la scène ! Aurait-il pourtant imaginé que le cochon, le cochon de La traversée de Paris, le cochon des valises de Martin et Mariette, ait réellement pû un jour devenir non grata aux portes de nos villes ? Nous ne sommes plus en 1943 mais en 2008. Le cochon n’est plus interdit pour des motifs de rationnement. Il l’est parce qu’il est devenu discriminatoire : au motif que certaines minorités religieuses n’en mangent pas, il serait en effet interdit d’en servir ! C’est du moins ce qu’il faut comprendre de la décision du Préfet de Police d’interdire la distribution par une association identitaire d’une soupe dite « soupe au cochon » aux sans-abris parisiens.
Le préfet ne risque rien : il se retranche derrière une décision du Conseil d’Etat du 5 janvier 2007 qui interdit la distribution sur la voie publique d’un repas contenant du porc.
Les motifs de cette décision sont les suivants : en proposant une soupe populaire au cochon, les organisateurs entendent exclure les indigents refusant de consommer du porc pour des raisons religieuses. L’initiative porterait ainsi atteinte à la dignité de ces personnes et serait dès lors susceptible de créer des troubles à l’ordre public : bref, une soupe raciste, une soupe fasciste, une soupe discriminatoire interdite aux juifs et aux musulmans !
A suivre ce raisonnement, l’étape suivante sera, inévitablement, la fermeture administrative de toutes les charcuteries, des tavernes alsaciennes et des restaurants toulousains ; puis les villes de Vire (pour l’andouillette), du Mans (pour les rillettes) seront décrétées cités interdites puisque les clientèles juives et musulmanes ne pourront évidemment s’y fournir ou s’y restaurer ! La décision d’interdiction n’a cependant pas été simple puisqu’à deux reprises, le tribunal administratif de Paris avait autorisé en référé la distribution de la soupe au cochon en jugeant qu’elle n’était pas discriminatoire. Le Conseil d’Etat a jugé qu’il fallait censurer ces décisions. Pays légal, Pays réel : l’ordonnance rendue par la haute juridiction administrative sonne un nouveau recul de la France éternelle.
L’intérêt de cette décision est pourtant juridique autant que politique. Sur le terrain juridique tout d’abord, la décision malmène à l’évidence les grands principes des libertés fondamentales : la liberté de manifestation, la liberté de réunion, l’interdiction traditionnelle pour les autorités de police d’alléguer d’un risque putatif à l’ordre public pour interdire un rassemblement ou une manifestation. Enfin, les professionnels de l’antiracisme si prompts à organiser des actions de testing pour dénoncer les discriminations anti-ethniques n’ont jamais rapporté qu’un sans-abri ait jamais été privé du secours proposé parce qu’il se refusait de consommer de la viande porcine. C’est donc la seule présence de porc dans le menu proposé qui rend le menu discriminatoire. Là réside l’intérêt politique de la décision. Laïcité sélective.
Jamais les autorités publiques ne s’étaient jusqu’alors autorisées à contrôler le contenu d’une action caritative à des prescriptions d’origine religieuse, de surcroît étrangères aux traditions françaises. Avec l’interdiction de la soupe au cochon, c’est désormais chose faite : la charia est devenue une source de droit.
Source : Europae gentes



3600… C’est en moyenne le nombre de kilomètres que parcourt un aliment pour se retrouver dans l’assiette du consommateur canadien. Ce chiffre provient d’une étude du très sérieux Leopold Center for Sustainable Agriculture de l’université de l’Iowa. Sur la sellette : nos comportements alimentaires… 
Alors que l’on impose déjà de la viande « halal » dans certaines cantines, il est tout bonnement révoltant que la police de la pensée (se muant même en police de la panse !) en vienne à poursuivre des associations qui s’avisent de distribuer des « soupes aux cochons » pour les sans-logis. Cette police invoque le prétexte que la traditionnelle soupe gauloise de notre pays ne conviendrait pas aux ressortissants de certaines populations respectueuses de certains interdits alimentaires. 
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