02.06.2008
[Forez] Prochainement sur vos murs...
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29.03.2008
[Forez] Figure forézienne : Honoré d'Urfé
Le onzième enfant de Jacques Ier d'Urfé et Renée de Savoie vit le jour le 11 fevrier 1568 à Marseille alors que sa mère venait visiter son frère Honoré de Savoie, gouverneur de Provence.
Ses premières années (1572-1575), le jeune Honoré les passe avec sa mère sur la côte Méditerranéenne, à Tende (Pays Niçois).
Il n'a pas encore dix ans quand il découvre à la fois le calme et la douceur des bords du Lignon, tout près de la résidence familiale de la Bastie d'Urfé (Forez) et la rigueur des études classiques qu'il entreprend au collège de Tournon de 1575 à 1583.
A seize ans, le 12 janvier 1584, Honoré fait profession dans l'ordre de Saint Jean de Jérusalem et de Malte : il est même dit "chevalier". Il s'engage alors dans les rangs de la Ligue en Forez aux côtés de ses frères Anne d'Urfé et Jacques II :
En mai 1590, tandis que son aîné prend la ville de Charlieu dans le nord du Forez, Honoré garde Saint-Etienne en compagnie de ligueurs fidèles. Par la suite, Anne d'Urfé et Honoré marchent sur le Velay après avoir pris et saccagé Essalois (Forez). En octobre 1590, les deux frères se rendent à Riom puis à Vichy pour enfin revenir ensemble sur Espaly en juillet 1591.
L'année suivante, le 2 décembre 1592, le Duc de Nemours prend Montbrison (Forez) : Honoré se remet alors au service du Duc et rompt avec son frère aîné Anne d'Urfé, bailli de Forez, qui tente dès lors de pacifier la province. A sa sortie de prison, le 26 juillet 1594, Nemours nomme Honoré "lieutenant-général au gouvernement de Forez".
Le fougueux forézien ne se rallie donc pas au roi comme son frère mais au contraire se jette à corps perdu dans les combats de la Ligue : en septembre 1594, Honoré attaque Cervières et Saint-just-en-Chevalet (Forez) mais il subit de cuisants échecs; il descend alors de la plaine du Roannais où meurt accidentellement son jeune frère Antoine d'Urfé. Après cet événement tragique, Honoré ne désarme pas et continue la lutte : en février 1595, il est arrêté et rançonné à Feurs (Forez); C'est au bon vouloir de sa belle-soeur Diane de Châteaumorand, la femme de son frère, qu'il doit sa libération : celle-ci versa pas moins de 3000 écus... A peine libre, Honoré part en Savoie pour rejoindre Nemours. A la mort de ce dernier, le Ligueur forézien revient sur la terre de ses ancêtres et attaque Montbrison où il est emprisonné une seconde fois.
Amnistié, Honoré cherche à se faire oublier et se retire dans les Etats des Ducs de Savoie, à Senail près de Virieu-le-Grand (en Bugey) où il achète une terre. Il met alors ses armes au service du Duc Charles-Emmanuel de Savoie qui l'enrôle (1597-1598) et le nomme gentilhomme de sa chambre puis chambellan ordinaire, capitaine de ses gardes et de cent chevau-légers, colonel général de sa cavalerie et infanterie françaises. Il part ainsi en guerre contre Lesdiguières en 1597.
En 1600, le 15 fevrier, Honoré revient en Forez pour épouser Diane de Châteaumorand, sa belle-soeur, après l'annulation de son mariage avec Anne d'Urfé. Honoré et Diane partagent dès lors leur temps entre la Bastie d'Urfé, Chateaumorand, le Bugey et Paris. Mais l'ancien ligueur ne peut tenir en place et reprend les armes en 1616 pour le Duc de Savoie d'abord, puis en 1625 contre les Espagnols pour le compte du roi de France Louis XIII.
Les liens qui unissent les deux époux se distendent dès 1615 : ils vivent dès lors séparés.
Honoré en profite pour effectuer de nombreux voyages notamment en Italie (Rome, Turin et Venise) et en France.
Malade à Gênes, alors qu'il guerroie en tant que Maréchal de camp général au cours de la campagne de la Valteline, Honoré se fit transporter à Villefranche dans le Comté de Nice où il rédigea son testament le 30 mai 1625 et mourut le 1er juin. Son corps fut transporté et inhumé à Turin pour être ensuite ramené en Forez : le mystère demeure encore sur la localisation du corps du romancier forézien...
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05.03.2008
[Forez] Bonne pioche !
Lors d'une opération de la police, 750 kgs de cannabis saisis dans la Loire et 72 personnes interpellées.
Le démantèlement de ce réseau de trafic de drogue de la région de Saint-Etienne a permis de mettre la main sur de nombreuses armes, kalachnikov, fusils à pompe, pistolets, revolvers et grenades. 70 000 euros ont également été retrouvés.
http://club-acacia.over-blog.com/
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24.02.2008
[Forez] Partenariat Saint Etienne / Fès
Partenariat Saint-Etienne / Fes
Comme nous le pensions lors de l'accord signé en décembre 2006 avec la ville marocaine de Fes au Maroc (voir notre communiqué de cette date ici), les echanges avec cette ville ne se feront que dans le sens Saint-Etienne -> Maroc. Cet accord a pour objectif de "favoriser la coopération dans les domaines culturel, économique, sanitaire et universitaire".
C'est donc suite à ce partenariat que la ville de Fes recevra de la part de la ville de Saint-Etienne la coquette somme de 200 000 € afin de financer une "maison du design et de l'artisanat".
Source: Forez info
http://jiforez.hautetfort.com
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17.11.2007
[Forez] Vol d'armes à Saint-Etienne
NOVOPRESS - Le “plus important vol d’armes jamais réalisé dans une caserne de CRS de l’Hexagone” vient d’être annoncé ce matin par les autorités policières. Le vol c’est produit dans les locaux d’une caserne de CRS à La Talaudière (Loire). Le butin des malfaiteurs très bien renseignés selon les premières constations, s’élève à treize pistolets automatiques de calibre 9 mm (de marque Sig Sauer) et chargeurs de 15 cartouches chacun. Le vol a été constaté jeudi vers 8h45 au moment où des CRS, rentrés de mission la veille, s’apprêtaient à repartir. L’Inspection générale de la police nationale (IGPN), saisie par le parquet de Saint-Etienne, devra apprécier si le fait d’avoir déposé leur arme de service dans les casiers des vestiaires constitue une “faute” de la part des fonctionnaires concernés, où s’il s’agit d’une “tolérance acceptable” vis-à-vis de la réglementation en vigueur dans une caserne de CRS, a expliqué une source syndicale.
Pour l’instant deux pistes sont privilégiées, celle interne à la caserne et celle de l’ETA. L’organisation séparatiste basque étant active dans le département de la Loire depuis de nombreuses années.
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11.11.2007
[Forez] Saint-Etienne sous l'Ancien Régime
Au cours du XVIIe siècle, la ville s’étend peu, par contre on reconstruit beaucoup. Conséquence de l’essor démographique, la création d’une nouvelle paroisse permit l’édification de l’église Notre-Dame, en 1669, après la construction de la chapelle des Minimes (aujourd’hui église St-Louis). On assiste également à l’implantation d’établissements charitables et d’ordres religieux.
La fin du règne de Louis XIV fut une période de calamités, de chômage, de souffrances dont, dans son poème “Description de la misère de Saint-Etienne en 1693“, l’abbé Jean Chapelon, vicaire de la Grand’Eglise fit, en patois stéphanois (rameau du dialecte franco-provençal), un tableau saisissant.
Dans le plan terrier de 1773, on reconnaît le vieux bourg médiéval par la trace qu’ont laissé les anciens remparts. Au-delà, s’étendent les faubourgs, populaires vers l’Ouest, plus bourgeois vers l’Est aux abords de l’église Notre-Dame.
C’est dans les faubourgs que ce sont développées les activités artisanales : fabrication des armes, travail du métal et de la soie, ébauche d’une exploitation du charbon. Cette prolifération justifie une population de près de 20.000 personnes.
La ville n’en est pas moins confrontée à des problèmes cruciaux. Il s’agit tout particulièrement de l’occupation des sols de la vallée du Furan par les institutions religieuses qui condamne la ville à s’étirer d’Est en Ouest. Seuls le Nord et le Sud offrent de vastes terrains à peu près plats qui permettraient une extension plus harmonieuse.
St-Etienne poursuivit son essor au XVIIIe siècle. En 1722, on créa une académie de musique et, en 1761, une société savante. Les rares poètes de la ville exprimèrent, comme aux siècles précédents, la mentalité, l’humour stéphanois, l’âme de la cité du travail. Les couplets de “La basane” (le tablier des forgerons), entre autres, décrivant “le sort malheureux” des pauvres gens, étaient encore chantés au début du XXe siècle.
Saint-Etienne exporta ses produits dans toute la France, en Europe et profita du développement du commerce colonial. L’exploitation du charbon commençait à attiser les convoitises.
La fin de l’Ancien régime se caractérise par une modification importante du contexte économique et social : l’introduction du métier à tisser automatisé dit “à la Zurichoise”, la construction du banc d’épreuve des canons de fusil, la méthode de l’abbé Poidebard, artiste-mécanicien, pour quadrupler le rendement de la force motrice hydraulique dans les ateliers, préfigurent le décollement économique du début du XIXe siècle. Mais parallèlement, dans les années 1770, les industries métallurgiques subissent de graves problèmes d’approvisionnement, le prix du fer ayant augmenté de 40 % en quelques années, la stagnation du commerce et la pénurie de la soie en 1787 provoquèrent de nombreuses faillites.
Mais la ville garda ses traits caractéristiques : absence d’une grande bourgeoisie financière et bien sûr d’une noblesse. Pour tous, St-Etienne était la ville des artisans, cité enfumée peu attractive voire méprisée. Aussi, administrativement et politiquement, St-Etienne, seconde ville de la Généralité de Lyon, resta-t-elle dépendante de Montbrison et de Lyon.
Source : Une Histoire de Savoire-faire
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02.10.2007
[Forez] Rencontre identitaire dans le Forez : une réussite !
La rencontre organisée par les JI Forez a réuni une quinzaine de personnes ce samedi soir à Saint Etienne. Martin Faure et moi-même avons pris la parole au cours de cette soirée.
J’ai tout d’abord présenté les Jeunesses Identitaires afin que les nouveaux venus connaissent les raisons de notre engagement. Défendre et préserver notre identité avant tout. Une identité qui se décline selon trois grandes familles : région-nation-civilisation. J’ai tenu à insister sur le fait que ces trois niveaux d’identité se complétaient et se renforçaient. La disparition de l’un d’entre eux entrainerait indéniablement un affaiblissement des deux autres. J’ai pu également présenter notre mode de fonctionnement ainsi que nos moyens d’action. Du militantisme classique au Lobbying, en passant par la formation intellectuelle et physique, les personnes présentes ont pu voir que nous étions un mouvement dynamique et structuré.
Martin Faure a ensuite pris la parole pour nous présenter les JI Forez. Le Forez, comme la Bretagne ou la Catalogne, est doté d’une identité qui ne demande qu’à vivre. Les réunions sur le Franco-provençal, la lecture ou les randonnées dans le Pilat sont autant d’actions qui ont été entreprises par les JI Forez pour que le sentiment d’appartenance à un héritage, une lignée naisse dans le cœur de chacun de leurs militants. Martin a ensuite présenté la campagne actuelle des Jeunesses Identitaires sur le Racisme Anti-blanc. Ce racisme, vécu par beaucoup de « petits blanc » mais nié par tous les « grands » de ce monde, doit être dénoncé et combattu sans relâche. Martin a très bien montré l’hypocrisie républicaine qui vise à promouvoir les minorités visibles au détriment de la majorité invisible (celle qui travaille, celle qui se fait tuer sur les champs de batailles ...).
C’est ensuite autour d’un verre que j’ai pu faire plus ample connaissance avec des jeunes identitaires pour qui les mots Forez, France et Europe signifient tout. Tout ce qu’ils sont, et ce pourquoi ils se battent !
Arnaud Borella
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28.09.2007
[Forez] Où trouver un drapeau du Forez ?
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[Forez] Anne Dauphine : dernière comtesse de Forez
Anne Dauphine d’Auvergne était la fille de Béraud II, dauphin d’Auvergne, et de Jeanne de Forez, elle-même fille du comte Guy VII. Le dauphiné d’Auvergne était un petit état féodal situé dans la région d’Issoire, enclavé dans le comté (devenu ensuite duché) d’Auvergne. Sa capitale – fort modeste – était le bourg de Vodable qui garde encore aujourd’hui les restes d’un château médiéval.
Anne Dauphine d’Auvergne fut comtesse de Forez par héritage et duchesse de Bourbon par mariage. Elle a laissé un grand souvenir dans la mémoire forézienne, d’abord parce qu’elle fut la dernière comtesse d’un Forez autonome par rapport au Bourbonnais. Ensuite parce que, pendant son veuvage, elle revint en Forez – elle s’installa dans son château de Cleppé – et administra son comté elle-même, à l’intérieur avec beaucoup de sagesse et de fermeté, et sur le plan diplomatique, avec une grande habileté.
Comtesse de Forez et duchesse de Bourbon
Anne Dauphine d’Auvergne était la petite-fille du comte Guy VII de Forez. Après Guy VII, ses deux fils régnèrent successivement sur le Forez et moururent sans enfants. Le premier, Louis Ier, fut tué à l’âge de 24 ans à la bataille de Brignais (1362) qui opposa les troupes royales et les routiers, mercenaires sans emploi, dont on essayait de débarrasser le royaume. Son cadet, Jean II, eut l’esprit dérangé par suite de la bataille de Brignais à laquelle il avait participé et au cours de laquelle plusieurs membres de sa famille avaient été tués. Incapable de régner, il ne fut comte de Forez qu’en titre. Dix ans de régence furent à l’origine d’une véritable ‘’ guerre de succession ’’ aux multiples péripéties. Finalement, Anne Dauphine, qui avait épousé le duc Louis II de Bourbon, chef de la branche cadette des Capétiens, hérita du comté de Forez qu’elle porta dans l’Etat bourbonnais, l’un des plus importants des états féodaux qui étaient sous la suzeraineté du roi de France.
Anne Dauphine vécut tantôt à la Cour de France auprès du roi que servait son époux, tantôt à Souvigny puis à Moulins dont le duc Louis II avait fait une véritable capitale. Du vivant de Louis II de Bourbon, les textes ne permettent pas toujours d’identifier le rôle d’Anne Dauphine par rapport au gouvernement de son époux.
Retour en Forez : le choix de la paix
Louis II mourut en 1410. Anne Dauphine, duchesse douairière de Bourbon, résida désormais en Forez – province dont elle avait personnellement hérité et qui faisait partie, avec le Beaujolais, de son douaire (la part qui revient à la veuve). Elle résidait à Cleppé, à Sury-le-Bois, à Saint-Galmier ou à Sury-le-Comtal. Elle venait aussi souvent à Montbrison où se trouvaient les institutions comtales mises en place par ses ancêtres : Cour de Justice, Chambre des comptes, Etats du Forez, collège des chanoines de Notre-Dame. Elle tint les rênes d’une main ferme. Sur le plan extérieur, son action témoigne de son intelligence politique.
A la mort de Louis II, son fils Jean Ier succédé comme duc de Bourbon. On était en pleine guerre de Cent ans : les Armagnacs et les Bourguignons s’affrontaient. La politique de Jean Ier fut marquée par de nombreuses hésitations entre les partis du duc d’Orléans et du duc de Bourgogne. Il pencha finalement du côté du parti d’Orléans et combattit les Bourguignons. Anne Dauphine mena, elle, une ‘’ politique d’abstinences de guerre ’’ : expression qui désigne, à l’époque, une neutralité de fait, marquée par la conclusion de trêves successives et par la volonté affirmée de se tenir en dehors de la mêlée. La politique d’Anne Dauphine fut habile et mesurée, prudente et méfiante à la fois. Le but d’Anne Dauphine était avant tout de protéger le Forez de la guerre et des incursions bourguignonnes dans le Forez et le Beaujolais qui faisaient partie de son douaire.
Un royaume déchiré par la guerre civile
Comment agit-elle ? D’une part, elle continue de prêter hommage de ses terres beaujolaises – terres d’Empire – à Jean sans Peur, duc de Bourgogne. Son suzerain ne peut, sauf à se rendre coupable de forfaiture, s’en prendre à une vassale qui lui manifeste sa loyauté.
D’autre part, elle défend les droits foréziens par rapport aux agents du roi – suzerain du comté de Forez – qui voudraient manifester trop de zèle dans l’affirmation des droits de leur maître vis-à-vis d’un vassal qui semble pencher du côté des Orléans. Anne Dauphine doit donc être à la fois ferme et loyale vis-à-vis du roi.
Cette politique de neutralité marque-t-elle une divergence politique avec son fils Jean Ier de Bourbon qui a pris parti pour la faction d’Orléans ? En fait, Anne Dauphine protège, elle, les flancs du domaine bourbonnais tout entier en tenant le Forez et le Beaujolais à l’écart de la guerre – tout en défendant ses propres intérêts puisqu’ils appartiennent à son douaire. Pourrait-on dire que Jean Ier était ‘’ l’épée ’’ et Anne Dauphine sa mère le ‘’ bouclier ’’ de l’état bourbonnais ? Y avait-il eu concertation ? Difficile à dire, d’autant que, du côté royal et bourguignon, on essayait constamment de séparer la mère et le fils. On mesure ici les subtilités infinies de cette partie d’échecs qui se jouait à l’échelle d’un royaume ravagé par la guerre civile...
Un coussin de fleurs de lys parsemé de dauphins
Jean Ier est fait prisonnier à Azincourt le 25 octobre 1415 et Anne Dauphine meurt deux ans plus tard, à Cleppé le 21 septembre 1417. Son corps fut ramené à Moulins puis enterré dans l’église de Souvigny, nécropole des ducs de Bourbon. Son gisant, œuvre de Jean de Cambrai, représente la duchesse en robe longue et corsage décolleté, à la taille très haute, marquée par une ceinture de joyaux ; sur ses cheveux, roulés en deux coques contre les oreilles, est posée la couronne ducale. Sa tête repose sur un coussin fleurdelysé (les fleurs de lys des Bourbon) parsemé de dauphins : le dauphin d’Auvergne et celui du Forez...
Claude LATTA, La Liberté
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[Forez] Héraldique du Forez
Forez, ancienne province, dont les seigneurs portèrent le titre de comte. Les premiers qui l’ont possédé, du Xème au XIIème siècles, avaient aussi le comté de Lyon ; on leur donne des armes particulières. Leurs biens passèrent par alliance à un cadet des Dauphins de Viennois, qui brisait les armes de sa famille par la différence des émaux ; cette seconde branche s’éteignit en 1372 et le Forez passa à la maison ducale de Bourbon jusqu’à la confiscation des terres du connétable, au commencement du XVIIIème siècle, époque où cette province fut réunie à la couronne. Elle fit depuis partie de la généralité du Lyonnais. Le Forez, outre le Forez proprement dit, comprenait aussi le pays de Jarez et le Roannais, qui en étaient des subdivisions. Dans quelques anciens sceaux, le dauphin est représenté avec une nageoire dorsale continue ; un ancien auteur qui a traité du blason, l’appelle à ce propos dauphin du Nil, et dit que c’est un de ces dauphins dont parle Solin et qui, au dire de cet auteur, étaient munis d’une nageoire de fer avec laquelle ils éventraient les crocodiles. André STEYERT, Armorial général du Lyonnais, Forez et Beaujolais.
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