15.10.2008
[Sécurité] Luc Besson renonce
MONTFERMEIL (NOVOpress) – C’est décidément la fièvre du samedi soir tous les jours à Montfermeil (Seine-Saint-Denis). Et le star system n’est pas épargné. La Cité des Bosquets, théâtre des émeutes de 2005, n’accueillera pas John Travolta et Jonathan Rhys-Meyer. Le tournage de From Paris With Love, produit par Luc Besson, a été reporté après l’incendie dans la nuit de dimanche à lundi de 10 voitures servant aux cascades du film d’action. « Le tournage est reporté à une date ultérieure, quand les esprits seront moins chauds, mais il n’est pas abandonné », a assuré un responsable de la société Europacorp. Le son de cloche s’avère différent à la mairie de Montfermeil. Lors d’une rencontre avec les habitants de la cité des Bosquets, recrutés pour les besoins du long-métrage, le réalisateur du « Nikita » aurait confié renoncer à filmer à sur place. « Luc Besson est venu ce matin nous annoncer que le tournage était annulé, c’est une profonde déception », a expliqué le maire UMP de la ville Xavier Lemoine.
Les enquêteurs exploitent « la rumeur d’une tentative de racket » qui aurait pu être exercée sur Luc Besson ou la production. Selon RTL, vendredi dernier, des « jeunes » « en colère » « manifestaient certaines revendications » susceptibles de perturber la préparation du tournage. Ces derniers estimaient que « les promesses qui leur avaient été faites par Luc Besson de jouer les figurants n’étaient pas tenues » et exigeaient la construction d’une salle de concert ou un centre culturel. Rien que ça. Un ultimatum ayant poussé les représentants de la production a « très gentiment accepter de négocier », relate Le Figaro.fr de ce hier. Les figurants de cette cité de non droit touchant jusqu’à 200 € par journée. Une figurante a déclaré à l’AFP : « C’est un rêve qui s’envole, alors qu’on voulait que les gens tournent la page des choses qui se passent à Montfermeil ». Une fois encore, la réalité a rattrapé la fiction en banlieue.
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24.09.2008
[Film] Entre les murs , belle imposture !
Dans son livre, L’Ecole dans les griffes du septième art, Véronique Bouzou dénonce la récupération politique, médiatique et financière de la Palme d’or. Selon elle, ce film qui porte à l’écran les élèves d’un collège difficile et leur professeur ne reflète pas la réalité mais ressemble à une émission de téléréalité. Interview.
Pourquoi dites-vous qu’«Entre les murs» est un film scandaleux?
Que ce film existe, soit. Qu’il obtienne la palme d’or, c’est scandaleux. «Entre les murs» s’apparente à de la téléréalité et imite ses travers. Tout y est stéréotypé pour coller à l’image qu’on aime donner de la banlieue. Un exemple: l’un des ados, Franck dans la vraie vie, a été renommé Souleymane dans le film. Autre exemple: le réalisateur a demandé à celui qui joue au caïd d’en rajouter. Il ne faudra pas s’étonner, quand les élèves iront voir ce film et qu’on leur dira qu’il faut l’applaudir, de l’effet boomerang. Ils auront à leur tour envie de jouer les caïds.
Qu’est-ce qui vous gêne dans ce film ?
C’est l’image de l’enseignement véhiculée. On a l’impression que c’est l’école du cirque. Le jour de la rentrée scolaire, personne ne fout le souk, contrairement à ce qui est montré dans le film qui, d’emblée, est dans la caricature. Le premier jour de l’année, les élèves sont plutôt là à observer. De même, des élèves qui mangent pendant un conseil de classe, comme c’est le cas dans le film, je n’ai jamais vu ça en 10 ans passés en ZEP.
Vous semblez avoir une dent contre François Bégaudeau…
Il est le seul héros du film. Il se fait le porte-parole de l’Education nationale et veut donner des leçons aux autres enseignants alors que lui-même n’enseigne plus. Dans le film, il est incapable de se montrer responsable devant une classe. Par exemple, il emmène un perturbateur dans le bureau du principal en laissant sa classe. Or tous les profs le savent: jamais on ne laisse une classe seule ! Et même s’il est prof de français, Bégaudeau préfère la tchatche et le langage sms-banlieue plutôt que d’élever ses élèves vers une autre façon de parler. A un moment, il clame que si l’Autriche était rayée de la carte, personne ne s’en rendrait compte. Et ça, face à une classe entière ! Il l’avait déjà écrit dans son livre. Il le redit dans le film. C’est dire s’il signe sa bêtise.
Un film n’est jamais l’illustration fidèle de la réalité…
«Entre les murs» n’est pas une fiction. François Bégaudeau et les élèves jouent leurs propres rôles. Mais ce n’est pas non plus un documentaire, car on n’y apprend rien.
Y-a-t-il eu récupération politique du film selon vous?
Évidemment. Sitôt la palme d’or décernée, Xavier Darcos en a parlé à l’Assemblée nationale. Christine Albanel a conseillé à «tous les élèves» d’aller le voir. C’est comme s’il n’y avait aucune voix discordante alors que ce film fait un constat d’échec de l’école publique. Or qui met ses enfants à l’école privée ? Les politiques.
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05.09.2008
[Film] Cinéma "français" : les films de la rentrée
Entre les Murs, de Laurent Cantet (Palme d’Or 2008 à Cannes)
François est un jeune professeur de français dans un collège difficile. Il n’hésite pas à affronter Esmeralda, Souleymane, Khoumba et les autres dans de stimulantes joutes verbales, comme si la langue elle-même était un véritable enjeu. Mais l’apprentissage de la démocratie peut parfois comporter de vrais risques.
Les Bureaux de Dieu , réalisé par Claire Simon
Un centre du planning familial : Djamila aimerait prendre la pilule parce que maintenant avec son copain c’est devenu sérieux. La mère de Zoé lui donne des préservatifs mais elle la traite de pute. Nedjma cache ses pilules au dehors, car sa mère fouille dans son sac. Hélène se trouve trop féconde. Clémence a peur. Adeline aurait aimé le garder, Margot aussi. Maria Angela aimerait savoir de qui elle est enceinte. Ana Maria a choisi l’amour et la liberté.
Le Dernier Maquis , réalisé par Rabah Ameur-Zaimeche
Au fond d’une zone industrielle à l’agonie, Mao, un patron musulman, possède une entreprise de réparation de palettes et un garage de poids-lourds. Il décide d’ouvrir une mosquée et désigne sans aucune concertation l’imam…
Khamsa, réalisé par Karim Dridi
Placé par mesure de protection dans une famille d’accueil, Marco, onze ans, fugue pour retrouver le camp gitan qui l’a vu naître. Avec son cousin, le nain Tony, Marco rêve de faire fortune avec les combats de coqs. En attendant, il fait les quatre cents coups avec Coyote son ami d’enfance. Avec lui il rencontre Rachitique, un jeune Arabe d’une cité voisine. Très vite, le trio inconscient passe du vol de scooter au cambriolage de maison. Il a beau embrasser la petite main de fatma qu’il porte toujours autour du cou, la protection et le bonheur qu’elle est censée lui apporter ne sont pas au rendez-vous. Marco ne souhaite qu’une seule chose : trouver sa place dans un monde qui se passe de lui.
Parlez-moi de la pluie, réalisé par Agnès Jaoui
Une ex-féministe engagée en politique butte contre son passé perso, mais aussi contre les règles, dixit le personnage joué par Debbouze, de « l’humiliation ordinaire ». Au menu indigeste : racisme, mépris social, sexisme.
Cliente , réalisé par Josiane Balasko
Judith a la cinquantaine séduisante. Femme équilibrée, elle dirige une émission de téléachat. Divorcée, elle vit seule, avec pour confidente sa soeur Irène, qui est la seule a connaître son secret : Judith s’offre régulièrement les services sexuels de jeunes gens, qu’elle choisit sur les sites d’escort d’Internet.
Via Rue89
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24.04.2008
[Film] Le crépuscule des Celtes
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31.03.2008
[Film] Irrésistible Alfie
Titre :
Irresistible Alfie
Sortie :
en 2004
Acteurs :
Jude Law , Sienna Miller ...
Thème :
la drague , les relations amoureuses
Synopsis :
Manhattan est le terrain de chasse favori d'Alfie qui y trouve chaque soir l'occasion de faire de nouvelles conquêtes. Cinq femmes se partagent ses faveurs. Trouvant de plus en plus facile de se mentir à lui-même, Alfie passe de l'une à l'autre, s'éclipsant chaque fois que l'une d'elles prétend s'accrocher. Mais il est bientôt rattrapé par les conséquences de ses actes et par le temps, qui porte une emprise inaltérable sur lui...
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26.03.2008
[Film] Fitna
Il y a plusieurs semaines, et même plusieurs mois, qu’on parle du film de Gert Wilders, intitulé Fitna (mot arabe qui désigne tout désordre public, la sédition, l’émeute, la guerre civile). Ce petit documentaire de 15 minutes, personne ne l’a vu. Mais on connaît l’auteur, un député violemment anti-musulman. Donc on craint « le pire ». A deux reprises, le gouvernement néerlandais, mort de trouille à l’idée des réactions islamistes qu’il pourrait provoquer, a demandé au député d’abandonner son projet. Mais Gert Wilders, qui dort chaque nuit dans un endroit différent et ne se déplace que sous la protection de quatre gardes du corps, n’est pas homme à se laisser intimider. Il a accusé le gouvernement de « capituler » face à l’islam, et il a réalisé son film. Il l’a proposé aux chaînes de télévision, qui l’ont toutes refusé (sans même le voir). Même pendant le temps d’antenne réservé à son parti. Alors il a décidé de le diffuser sur internet. Là encore, les hébergeurs se sont défilés. Il a fini pourtant par en trouver un : Network Solutions. Il a donc pu créer son site, fitnathemovie.com. Avec en page d’accueil ces simples mots : « Fitna coming soon » (bientôt : Fitna), illustrés par une couverture du Coran ornée des mots « Allahou Akbar » en calligraphie arabe.
Mais, dimanche, tout cela avait disparu. A la place, un communiqué de Network Solutions indiquant que le site était suspendu en attendant le résultat de l’enquête pour savoir si le contenu de ce site violait les règles de la « politique d’utilisation » de l’hébergeur, lequel fait état de plaintes qu’il aurait reçues. Or il est évident que ce qu’on voyait sur le site n’était contraire à aucune règle, et que les plaintes n’ont aucun fondement en l’état actuel de la question. Il s’agit d’une censure préalable.
Network Solutions précise que sa charte interdit toute diffamation et toute propagande haineuse, et qu’il s’engage à respecter toutes les lois locales, nationales et internationales.
Gert Wilders affirme que son film respecte les lois néerlandaises, mais il va de soi qu’il ne respecte pas les lois d’autres pays, notamment musulmans (et sans doute pas non plus les lois françaises…). Mais Networks Solutions fait preuve d’une flagrante hypocrisie : il héberge des sites de jeux d’argent et des sites pornographiques qui contreviennent aux lois de nombreux pays.
En vérité, c’est la critique de l’islam qui est interdite. Je n’ai guère de sympathie pour Gert Wilders, dont la critique du Coran me paraît superficielle et déficiente (c’est un livre « fasciste », dit-il…), mais on constate que le débat est interdit.
Nous avons ici une preuve éclatante et terrifiante de la dhimmitude mondiale qui s’installe.
(En revanche, ou plutôt en parallèle, il est tout à fait permis, et recommandé, de diffuser à la télévision, de préférence au moment de Pâques - même si l’on y a échappé semble-t-il, en France, cette année - des “documentaires” violemment anticatholiques, encensés par la critique, voire même par certaines chrétiens.)
Source : Yves Daoudal
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24.03.2008
[Film] Sarajevo mon amour
Titre : Sarajevo mon amour
Sorti : En 2006
Acteurs : Karanovic , Mijovic...
Synopsis :
Esma, mère célibataire, vit avec sa fille de douze ans, Sara, dans le Sarajevo de l'après-guerre. Sara doit participer à une excursion scolaire. Esma accepte un job de serveuse dans une boîte de nuit pour réunir l'argent nécessaire. Sara se lie d'amitié avec Samir qui, comme elle, n'a pas de père. Leurs pères sont des héros de guerre, morts au combat. Cependant, lorsque la fille aborde ce sujet avec sa mè]re, Esma répond toujours de manière évasive. Sara a le sentiment qu'elle lui cache quelque chose...
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[Film] Jeux d'enfants
Titre : Jeux d'enfants
Sorti : En 2003
Acteurs : Guillaume Canet , Marion Cotillard...
Synopsis :
Une vie entière pour se dire "je t'aime". 80 ans pour démarrer une histoire d'amour. Et tout ça à cause d'un jeu. Ou peut-être grâce à un jeu.
Sophie et Julien ont défini les règles du jeu. Ils en sont, pour le restant de leurs vies, les arbitres et souvent les victimes. "Cap ou pas cap ?" "Cap ! Bien sûr ! " Ils sont cap de tout : du meilleur comme du pire. Bafouer tous les tabous, défier tous les interdits, braver toutes les autorités, rire, se faire mal. Cap de tout !? sauf, peut-être de s'avouer qu'ils s'aiment.
Ce jeu commence avec un pari innocent : un pari afin d'oublier que Maman est gravement malade, afin d'oublier quand toute la classe te traite de sale polak. Et quelques paris plus tard, le jeu devient ce qu'il y a de
plus beau, de plus fort dans la vie des deux enfants.
Ils jouent, ils s'aiment ? Le jeu, l'amour ? L'amour, le jeu : finalement c'est tellement plus simple d'être ami.
Et ainsi la vie passe, le jeu reste, de plus en plus intense, comme la passion. Et chaque fois qu'ils se répondent "Cap !", ils se disent "Je t'aime plus que ma propre vie". "Plus que ma propre vie ?" "Cap !"
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21.03.2008
[Film] Le Péril Jeune
Quelques jeunes hommes se retrouvent plusieurs années après avoir quitté le lycée. Ils assistent pendant son accouchement la compagne de leur meilleur ami, mort une semaine auparavant d'une overdose. C'est pour eux l'occasion de confronter leurs souvenirs.
Entre les manifestations , la drogue , les squatts et les plans drague ce film retrace l'histoire d'une jeunesse livrée à elle même découvrant les joies de l'interdit durant les années 1970 , période d'insouciance où le chômage éclosait à peine
Ce film est également un véritable plaidoyer contre les dangers de la drogue et de ses consquences puisque Tomasi au début rebelle amusant et cynique devient à la fin un drogué instable et meurt d'une overdose
Le film se déroule dans le lieu par excellence de rendez-vous de la jeunesse lycéenne et étudiante parisienne à savoir le Quartier Latin , autrefois vitrine d'un Paris authentique mais aujourd'hui en proie à la mondialisation ( Starbucks et McDo tout les 300 mètres )
Ce film tourné en 1995 ravira les fans de Romain Duris ( l'Auberge espagnole ) alors très jeune.
Un très bon Klapisch et un film culte à regarder de toute urgence notamment pour ceux qui ont vécu leurs "années lycées" durant les années 70
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17:28 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film
29.02.2008
[Film] Survivre avec les loups : une pure invention !
Misha Defonseca finit par avouer que son best-seller autobiographique, «Survivre avec les loups», porté à l’écran par Véra Belmont, repose sur un mensonge.
Tout est né de son imagination. Ou presque. Misha n’est pas la petite fille juive de 8 ans partie à pied à travers une Europe à feu et à sang pour retrouver ses parents arrêtés par la Gestapo, et qui survécut grâce à une meute de loups. Le roman présenté comme autobiographique de Misha Defonseca, traduit en dix-huit langues, a pourtant ému des millions de lecteurs. Il a aussi bouleversé des milliers de spectateurs du film de Véra Belmont, Survivre avec les loups, qui totalise en cinquième semaine plus de 540 000 entrées.
Las ! Depuis quelque temps, un blog diffusait des archives belges remettant tout en cause*. À l’appui de ces documents, un chirurgien auteur du livre L’Énigme des enfants loups (Éditions Publibook), Serge Aroles, et un historien de la déportation, Maxime Steinberg, taxaient d’ «escroquerie» le récit de Misha. «L’un des monuments de la crédulité universelle de ces dix dernières années», accusait le premier. «Une des grosses manipulations de l’histoire», déplorait le second.
À noter toutefois que le blog était celui de l’éditrice américaine de Misha Defonseca, Jane Daniel, condamnée par la justice américaine à verser plus de 20 millions de dollars à cette dernière, pour «non-respect des obligations contractuelles». Ainsi, Misha était catholique, comme en atteste un extrait de registre de baptêmes de sa ville de naissance, Etterbeck (Belgique). Son père fut déporté non parce qu’il était juif, mais résistant.
www.lefigaro.fr
15:57 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loups, guerre, cinéma
22.02.2008
[Film] Bienvenue chez les Ch'tis
Mercredi prochain sort le film : « Bienvenue chez les Ch’tis ». Un des deux personnages centraux est joué par l’humoriste Dany Boon, originaire de Ch’nord comme ils disent là-bas. Bien sur, une bonne partie des répliques est en Ch’ti et par ce film, Dany Boon rend hommage à sa région natale. Le film, qui, dans Ch’nord, est sorti mercredi dernier relance (ou plutôt lance) le sentiment identitaire que les Ch’tis ont en eux. En effet le chiffre d’affaire de magasins vendant des T-shirts avec des phrases en Ch’tis a été multiplié, des bandes dessinées des aventures de nos fameux gaulois Astérix et Obélix sont traduites en Ch’tis, …
Mais faudra-t-il attendre qu’un humoriste de chaque région réalise un film sur sa terre natale, pour que la totalité de la population française ressentent l’importance de nos cultures régionales ?
jisavoie.hautetfort.com
23:59 Publié dans Film, Picardie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.02.2008
[Film] Katyn
Katyn : un film contre un mensonge
Image Hosted by ImageShack.usAvec son nouveau film, «Katyn», Andrzej Wajda signe une œuvre magistrale sur le massacre de vingt-deux mille Polonais dont plus de 4000 officiers dans la forêt de Katyn, perpétré par l’Armée rouge, sur l’ordre de Staline, au début de la Seconde Guerre mondiale. Le père de Wajda compte parmi les officiers victimes du crime soviétique. Ce sujet était absolument tabou au temps du communisme, au point que le seul fait d’être apparenté à une victime de Katyn pouvait entraîner l’interdiction de faire des études. «Sur le mensonge de Katyn reposait toute la soumission de la Pologne à Moscou», a dit le cinéaste.
Le 17 septembre 1939, l’Armée rouge pénètre en Pologne. Le pacte germano-soviétique est alors en vigueur. Après sa rupture, en 1941, les Allemands, avançant vers l’est, découvriront les charniers de la forêt de Katyn, et révéleront le crime soviétique, que l’URSS, désormais dans le camp des alliés, saura étouffer.
Michel Janva
Source : Le Salon Beige
14:24 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.02.2008
[Film] Fin de la grève des scénaristes à Hollywood
Fin de la grève des scénaristes à Hollywood
12/02/08 – 9h15
LOS ANGELES (NOVOpress) - D’un à trois milliards de dollars. C’est la somme perdue par l’industrie du cinéma et de la télévision en quatorze semaines de grève des scénaristes et auteurs, selon les chiffres avancés par les grands studios hollywoodiens. Autant dire qu’à l’annonce de l’accord trouvé entre le principal syndicat des scénaristes et l’organisation représentant les producteurs, tout le monde a exprimé son vif contentement.
C’est donc un très large pan de l’économie de la Californie qui va pouvoir repartir. Et le reste du monde de son côté va pouvoir continuer à être fourni en téléfilms et séries plus ou moins débilitantes promouvant le sacro-saint modèle de vie américain. Le monde libre peut respirer…
Source : www.novopress.info
20:11 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.02.2008
[Film] L’industrie du film s’empare de la crise financière
L’industrie du film s’empare de la crise financière
Il ne faut pas croire que le monde de la finance internationale s’apparente à un bloc monolithique, plus ou moins coupé du reste du monde et à l’intérieur duquel des entités mystérieuses, même si elles s’affrontent sur les divers marchés, restent néanmoins solidaires et complices pour monter les coups les plus tordus comme, par exemple, les crédits hypothécaires à risques, appelés subprime et désormais connus du grand public et de ceux dont la maison est saisie et qui se retrouvent à la rue ! Heureusement la réalité n’est pas aussi simple puisque tous les acteurs des marchés mondiaux n’entendent pas jouer la même partition. Les raisons ? Pas vraiment le besoin de se transformer en Robin des Bois, mais les investisseurs, les vrais, sont bien là pour soutenir les entreprises qui font appel à l’épargne publique, tout en gagnant bien sûr de l’argent, ce qui est le but recherché par ceux qui acceptent de prendre des risques.
Depuis les années 70 au cours desquelles le dollar a été décorellé de l’or, des dérives toujours plus nombreuses et toujours plus sophistiquées n’arrêtent pas de voir le jour et s’apparentent à une fuite en avant extrêmement dangereuse pour l’équilibre financier de la planète. Il est pourtant simple de comprendre qu’avec une croissance mondiale d’environ 5 % à l’heure actuelle, il est anormal de constater que le rendement attendu par une certaine frange d’investisseurs est bien plus élevé, 15 % l’an étant un minimum, considéré d’ailleurs comme médiocre. Il faut bien que quelques petits génies des mathématiques et de la finance aient trouvé les moyens de produire de véritables miracles… A l’heure où les problèmes environnementaux sont mis en avant, peut-on dire que nul ne songe à pointer du doigt les dangers autrement plus redoutables des déséquilibres des richesses mondiales et le potentiel de tensions et de guerres qu’ils représentent ? La réponse est non. En effet, dans tous les pays occidentaux, un nombre toujours plus élevé d’analystes et d’investisseurs ont voulu, depuis de nombreuses années, se démarquer des « grandes modes financières ». Ils veulent dénoncer les combines qui permettent, entre autres, de concentrer les bénéfices entre très peu de mains et mutualiser les risques, et donc les pertes, de façon à ce que le citoyen lambda qui ne joue même pas en bourse, se voit, par le biais de l’inflation ou de la pression fiscale, devoir rembourser les excès d’un tout petit nombre d’individus, toujours les mêmes, qui deviennent immensément riches à un point difficilement imaginable.
Comme vous allez le voir, les choses sont en train de changer, ne serait-ce, déjà, que grâce à la crise financière actuelle dont les grands media commencent à chercher les responsables et semblent sur le point de les trouver ce qui porte à croire qu’ils ont toujours su où ceux-ci se trouvaient… Toutefois tous ceux qui ont essayé de se protéger des désordres en prônant un retour au bon sens économique, ont fini par se regrouper pour pouvoir se faire entendre et leurs paroles finissent pas être écoutées. En France, les Publications AGORA (1) représentent ce courant qui se veut contrarien. Elles sont issues de AGORA Publishing, maison mère située aux Etats-Unis et créée par William BONNER qui est également l’auteur de la lettre quotidienne Daily Reckoning et d’un certain nombre de livres se rapportant à la véritable situation économique de la première puissance mondiale.
Ce qui est vraiment nouveau c’est que l’ouvrage majeur de Bill Bonner et d’Addison Wiggin, L’Inéluctable faillite de l’économie américaine, ait pu donner naissance à un film dirigé par Richard CREADON, dont le titre est I.O.U.S.A –jeu de mots intraduisible entre « IOU » (reconnaissance de dette, en anglais) et USA (Rf Chronique Agora du 26/01/2008)-. Ce film vient d’être lancé le 19 janvier au Festival du Film de SUNDANCE (UTAH) et a remporté un franc succès ! On comprend qu’en pleine débâcle financière, il fasse parler de lui en Amérique. Puisse-t-il aider à désigner les coupables d’une situation devenue intenable. Mais peut être sommes nous trop naïfs ?
F.P.P. pour Novopress France
1 ) Il est possible de recevoir par e-mail la lettre quotidienne gratuite La Chronique Agora en s’abonnant à www.publications-agora.fr.
Source : www.novopress.info
19:18 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.12.2007
[Film] Le Village
Le Village
Sorti le 18 août 2004
Résumé :
Une petite communauté isolée vit dans la terrifiante certitude qu'une race de créatures mythiques peuple les bois entourant le village. Cette force maléfique est si menaçante que personne n'ose s'aventurer au-delà des dernières maisons, et encore moins pénétrer dans les bois... Le jeune Lucius Hunt, un garçon entêté, est cependant bien décidé à aller voir ce qui se cache par-delà des limites du village, et son audace menace de changer à jamais l'avenir de tous...
[ Réseau - Durandal Cinéma ]
17:05 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
02.11.2007
[Film] Paranoid Park
Alex, un jeune skateur, tue accidentellment un agent de sécurité sur l'un des spots les plus malfamés de Portland, le Paranoid Park. L'adolescent doit maintenant choisir entre se dénoncer ou garder le secret sur ce tragique événement.
Pourra-t-il en garder le secret ?
[ Réseau - Durandal Cinéma ]
Après Elephant, Gus Van Sant réalise une nouvelle variation sur l’adolescence et, en l’occurrence, sur la criminalité adolescente au travers d'histoires difficles ,étouffantes dans l’univers des skaters de Portland. Pour la quatrième fois depuis 1998, il raconte une histoire inspirée de faits réels, mettant en scène des ados marginaux dont il montre les difficultés qu’ils ont à affronter la vie réelle. D’autant plus qu’ils sont laissés à eux-mêmes, les traditionnelles institutions représentant l’ordre sont absentes ou incapables (famille, police…). Paranoid park ne présente pas de ligne claire comme Elephant, il s’agit d’un film plus diffus. Il baigne dans un état de flottement, propre à l’œuvre de Gus Van Sant grâce à des figures de style caractéristiques et une bande originale éclectique et omniprésente. Comme d’habitude, les sentiments sont exprimés par la musique et la manière de filmer. En effet le cinéaste se défait de toute psychologie. Les ados de Paranoid park et notamment le jeune héros, Alex Tremain, sont filmés de face, la caméra s’attardant parfois sur leur visage. Cela contraste évidemment avec Elephant où la caméra se contentait d’accompagner les protagonistes souvent en les filmant de dos. Un film de Gus Van Sant est toujours une expérience unique.
Par Korssan
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28.09.2007
[Film] Le fils de l'épicier
Sans doute le « fils de l'épicier » ne marquera-t-il pas l'histoire cinématographique. Dans ce long métrage d'Eric Guirado, point d'innovation stylistique, de mise en sènce révolutionnaire ou de montage alambiqué.
Il n'en reste pas moins un « petit » film précieux. Précieux justement par sa simplicté et son classicisme qui ne tombe jamais dans la lourdeur ou le pompiérisme.
Le film est une fresque rurale qui traite avec sensibilité d'un thème peu souvent abordé par le cinéma français (qui préfère évoquer sans fin les affres sentimentalo-sexuelles des bobos citadins…) celui de la désertication rurale qui mène à la progressive disparition d'une certaine France.
Dans les campagnes oubliées par la modernité, les derniers anciens, abandonnés peu à peu par les services publics et les commerces locaux, disparaissent doucement, laissant derrière eux un grand vide que leurs enfants ne veulent plus occuper.
Le « retour à la terre » d'Antoine, le personne principal, jeune homme buté et orgueilleux en rupture familiale parti chercher en ville « autre chose » sans jamais le trouver est l'occasion pour le cinéaste, ancien documentariste, de porter un regard affectueux mais sans excessive complaisance sur un monde rural que beaucoup regrettent intérieurement sans toujours vraiment le connaître.
Paysages magnifiques des campagnes françaises, hymne à la ruralité, éloge de la reconstruction des liens sociaux traditionnels, hommage aux petits commerçant et à leur œuvre sociale quotidienne … toutes choses bien trop rares sur les grands écrans hexagonaux pour ne pas courrir voir ce film et par là le soutenir car il est douteux qu'il lui soit fait beaucoup de publicité.
P.Chatov
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19.09.2007
[Film] Mon frère est fils unique

Remarqué en 1988 dans la sélection officielle "Un certain Regard" avec Domani, Domani alors que le cinéma italien battait un peu (beaucoup, carrément... même) de l'aile, puis en 1991 avec "Le Porteur de Serviette", le réalisateur Daniele Luchetti a soutenu cette année pour la troisième fois dans la sélection officielle cannoise, son dixième long métrage, "Mon frère est fils unique".
Adapté du roman autobiographique d'Antonio Pennachi, "Il Fasciocommunista", le film plante son décor dans l'Italie des années 70, pour dire l'errance politique puis l'adhésion au mouvement fasciste d'Accio, que l'on surnomme "La Teigne", et l'engagement de son frère aîné Manrico (absent du livre) dans les Brigades rouges. Tout les oppose, donc, en apparence, sinon peut-être cet amour fou qu'ils éprouvent l'un et l'autre pour la même jeune femme, Fransesca.
Deux fronts politiques opposés, une confrontation fraternelle et sans fin, une période de fugues, de retours, d'échanges de coups et de grandes passions: voilà ce que dépeint "Mon frère est fils unique", chronique familiale et politique, titrée d'après une chanson que le musicien Rino Gaetano roucoulait il y a plus de trente ans. Daniele Luchetti explique sa démarche:
"Je voulais raconter les années 70 du point de vue -rarement traité- d'un fasciste. J'étais un homme de gauche quand j'ai malmené le ministre socialiste interprété par Nanni Moretti dans 'Le Porteur de serviette', et je suis toujours un homme de gauche. J'ai envie que les jeunes spectateurs découvrent l'état d'esprit de cette période compliquée, traversée d'idéologies opposées et d'une grande naïveté, surtout."
"Des garçons intelligents qui ont pris la mauvaise voie"
Le réalisateur a, dans l'élaboration de cette fresque passionnante, sciemment privilégié l'aspect "humain", car il ne s'agit pas ici d'un film politique:
"J'ai commencé à me convaincre que ce personnage, Accio, raconté par Pennachi, ne constituait pas seulement un morceau de sa biographie personnelle, mais, de façon plus générale, le fragment d'une biographie italienne. Une fraction d'Italie faite d'exclus, de petits frères, d'enfants dont personne n'avait le temps de s'occuper, de garçons intelligents qui ont emprunté une mauvaise voie, qui ont obéi aux mots d'ordre efficaces et superficiels du fascisme seulement parce qu'ils étaient à la recherche d'une identité, d'un ami pour les écouter.
"Ce point de vue 'humain' m'a aidé à trouver une ligne personnelle et émotive pour construire cette histoire. Le film parle d'êtres humains qui aiment, souffrent, rient, et qui font aussi de la politique. Idéologiquement, il ne prend pas position."
"Faire naître de le rire de l'étrangeté"
Plus d'un million de spectateurs italiens ont adhéré à cette heureuse tentative de renouement avec la comédie populaire italienne, quelque peu tombée en désuétude après les "Monstres", "Nouveaux Monstres" et autres "Affreux, sales et méchants" de Risi, Monicelli, Scola... ce cinéma et ses cinéastes caustiques de l'après 68.
Luchetti, pour garder un pied dans le réel, confie avoir toutefois "renoncé à la structure classique de la comédie", et essayé "de faire naître le rire de l'étrangeté, de la nostalgie, voire de la tendresse...".
On pense alors inévitablement à "Nos meilleures années", téléfilm de Marco Tullio Giordana devenu un succès de cinéma en 2003, ce qui n'est pas complètement surprenant puisque les auteurs en sont les très courtisés Sandro Petraglia et Stefano Rulli, collaborateurs de longue date de Luchetti.
Accio et Manrico (Elio Germano et Riccardo Scamarcio), leur soeur, les parents, Fransesca (Angela Finocchiaro) et les compagnons des factions sont admirablement interprétés: les années 70 affleurent, là, sous nos yeux - aucun tic, aucune mauvaise posture ne déroge à cette parfaite restitution de l'Italie à cette période.
Acteurs magnifiques, donc, scénario d'une grande justesse, son, musique et décors au diapason font de ce portrait émouvant et drôle un film incontournable.
Source : Rue89
17:53 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.08.2007
[Film] Fight Club
Fight Club de David Fincher avec Brad Pitt
Film sorti en 1999 et adapté du roman du même nom de Chuck Palahniuk
C'est un film relativement profond par rapport a ce qu'on a l'habitude de voir avec Brad Pitt , le spectateur ne comprend réellement l'histoire que vers la fin.
Ce film est une critique acerbe de la société de consommation de masse ainsi qu'un appel pour l'homme à retrouver ses vraies valeurs et sa force réelle en dehors d'un monde où tout est formaté et dicté par la publicité.
Partant , de cette idée les deux personnages principaux décident de monter des "Fight Club" clandestins afin de ré-apprendre aux hommes à se battre et ainsi leur faire mener une sorte d'autre vie , de vie parallèle en dehors des produits qui dévirilisent l'homme.
Très vite , le Fight Club compte chaque jour de nouveaux membres ce qui pousse son créateur à le transformer en une sorte d'organisation terroriste secrète ayant pour nom " le Projet Chaos"...
La suite du film ne peut vous être révélée par le Réseau-Durandal car le film n'aurait plus d'intérêt pour vous !
Résumé :
Un employé de bureau, expert en assurances (Edward Norton, le narrateur), seul, dans la trentaine, souffrant d'insomnie chronique et désillusionné par la vie, recherche une façon de s'évader de son existence monotone, façon qu'il trouvera grâce à l'aide d'un louche vendeur de savon, mi-nihiliste, mi-terroriste, Tyler Durden (Brad Pitt), qui lui fera découvrir une nouvelle façon de vivre et de voir les choses. Les deux personnages trouveront ainsi leur liberté face à la prison de la réalité à travers un Fight Club (club de combat) underground qu'ils créeront ; où l'homme peut être ce que le monde lui nie d'être. Mais leur Fight Club et leurs canulars inoffensifs, tout comme l'apparition d'une fille qui rôde dans les rues, Marla Singer (Helena Bonham Carter), les conduiront vers un cercle vicieux de comportements et de faits incontrôlables.
Réseau-Durandal
10:03 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.08.2007
[Film] Ratatouille
Truffée de clins d'oeil au Paris des Halles, cette histoire de rat cuisinier est un savoureux hommage à la gastronomie française. La nouvelle production Pixar est tout simplement un régal.
Un rongeur dans une cuisine ? Du déjà-vu dans le dessin animé. Mais un rat à la tête des cuisines d'un grand restaurant français ? Jamais personne n'était allé aussi loin dans la provocation ! Le paradis du goût, estampillé fierté nationale, abandonné aux griffes douteuses d'un mangeur de poubelles ? Impensable. Que le responsable de ce sacrilège soit en plus américain alimenterait même quelques soupçons : il doit s'agir d'un coup vache de nos amis d'outre-Atlantique. Rien de tout ça : « Ratatouille », qui sort aujourd'hui en France sur 721 écrans, est tout simplement le dernier chef-d'oeuvre de Pixar, la belle machine à rêves qui a déjà créé « Toy Story », « le Monde de Nemo », « Cars » ou « Monsters ».
Merveilleuse reconstitution
Drôle, inventif, vitaminé, ce nouveau bijou réalisé par Brad Bird, le génial auteur des « Indestructibles », fait saliver du premier au dernier plan. L'histoire ? Une variation sur le goût et un savant dosage d'épices en tout genre, gags et sentiments compris. Ceux de Rémy, en particulier, qui vit comme un calvaire la médiocrité culinaire à laquelle le condamne sa vie de rat. L'animal a des papilles d'or et un odorat de chef. Il rêve de ce bon joufflu d'Auguste Gusteau, star de la gastronomie française, et se verrait bien lui aussi à la tête d'une flopée de marmitons. Le hasard lui fait rencontrer le jeune Linguini, un commis particulièrement maladroit. Evidemment, leur association va produire des étoiles...
L'idée originale, sortie de l'imagination de Jan Pinkava, a longuement mijoté sur les fourneaux de Pixar, au risque de donner quelques aigreurs à Disney, la maison mère. Certains personnages étaient déjà développés, mais l'histoire n'avançait pas. Brad Bird, deux fois oscarisé pour « les Indestructibles » (300 millions de dollars de recettes), a été appelé à la rescousse. Piquer la toque du voisin n'est pas son style : selon lui, il n'y avait guère qu'« un petit problème à résoudre ». Mais son envie de spectateur a été la plus forte. « C'est vrai que ce n'est pas mon genre d'idée et que ça ne me ressemble pas vraiment, admet-il, mais elle me plaît. Je me suis dit que j'aurais aimé la voir à l'écran. »
Brad Bird a repensé des personnages, ajouté ou coupé des scènes, taillé, allongé, assaisonné... Du coup, le public, plongé au coeur du quartier des Halles, dans un Paris merveilleusement reconstitué, goûte avec délectation la vie des cuisines de Rémy le rat, qui paraissent plus vraies que nature. Les techniciens de Pixar n'ont pas mégoté pour réussir leur coup : quarante-trois d'entre eux ont pris des cours de cuisine aux Etats-Unis. Ils ont aussi rencontré des chefs, apprivoisé les aliments, découvert les vins. L'équipe a aussi visité de grands restaurants français et filmé des chefs en pleine action (voir ci-dessous). On notera enfin que la chanson phare du film, confiée à Camille, s'intitule « le Festin ». Une belle promesse. Car avec « Ratatouille », le public de tous âges est assuré de se régaler.
Source : www.leparisien.com
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