15.10.2008
[Sécurité] Luc Besson renonce
MONTFERMEIL (NOVOpress) – C’est décidément la fièvre du samedi soir tous les jours à Montfermeil (Seine-Saint-Denis). Et le star system n’est pas épargné. La Cité des Bosquets, théâtre des émeutes de 2005, n’accueillera pas John Travolta et Jonathan Rhys-Meyer. Le tournage de From Paris With Love, produit par Luc Besson, a été reporté après l’incendie dans la nuit de dimanche à lundi de 10 voitures servant aux cascades du film d’action. « Le tournage est reporté à une date ultérieure, quand les esprits seront moins chauds, mais il n’est pas abandonné », a assuré un responsable de la société Europacorp. Le son de cloche s’avère différent à la mairie de Montfermeil. Lors d’une rencontre avec les habitants de la cité des Bosquets, recrutés pour les besoins du long-métrage, le réalisateur du « Nikita » aurait confié renoncer à filmer à sur place. « Luc Besson est venu ce matin nous annoncer que le tournage était annulé, c’est une profonde déception », a expliqué le maire UMP de la ville Xavier Lemoine.
Les enquêteurs exploitent « la rumeur d’une tentative de racket » qui aurait pu être exercée sur Luc Besson ou la production. Selon RTL, vendredi dernier, des « jeunes » « en colère » « manifestaient certaines revendications » susceptibles de perturber la préparation du tournage. Ces derniers estimaient que « les promesses qui leur avaient été faites par Luc Besson de jouer les figurants n’étaient pas tenues » et exigeaient la construction d’une salle de concert ou un centre culturel. Rien que ça. Un ultimatum ayant poussé les représentants de la production a « très gentiment accepter de négocier », relate Le Figaro.fr de ce hier. Les figurants de cette cité de non droit touchant jusqu’à 200 € par journée. Une figurante a déclaré à l’AFP : « C’est un rêve qui s’envole, alors qu’on voulait que les gens tournent la page des choses qui se passent à Montfermeil ». Une fois encore, la réalité a rattrapé la fiction en banlieue.
www.novopress.info
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24.09.2008
[Film] Entre les murs , belle imposture !
Dans son livre, L’Ecole dans les griffes du septième art, Véronique Bouzou dénonce la récupération politique, médiatique et financière de la Palme d’or. Selon elle, ce film qui porte à l’écran les élèves d’un collège difficile et leur professeur ne reflète pas la réalité mais ressemble à une émission de téléréalité. Interview.
Pourquoi dites-vous qu’«Entre les murs» est un film scandaleux?
Que ce film existe, soit. Qu’il obtienne la palme d’or, c’est scandaleux. «Entre les murs» s’apparente à de la téléréalité et imite ses travers. Tout y est stéréotypé pour coller à l’image qu’on aime donner de la banlieue. Un exemple: l’un des ados, Franck dans la vraie vie, a été renommé Souleymane dans le film. Autre exemple: le réalisateur a demandé à celui qui joue au caïd d’en rajouter. Il ne faudra pas s’étonner, quand les élèves iront voir ce film et qu’on leur dira qu’il faut l’applaudir, de l’effet boomerang. Ils auront à leur tour envie de jouer les caïds.
Qu’est-ce qui vous gêne dans ce film ?
C’est l’image de l’enseignement véhiculée. On a l’impression que c’est l’école du cirque. Le jour de la rentrée scolaire, personne ne fout le souk, contrairement à ce qui est montré dans le film qui, d’emblée, est dans la caricature. Le premier jour de l’année, les élèves sont plutôt là à observer. De même, des élèves qui mangent pendant un conseil de classe, comme c’est le cas dans le film, je n’ai jamais vu ça en 10 ans passés en ZEP.
Vous semblez avoir une dent contre François Bégaudeau…
Il est le seul héros du film. Il se fait le porte-parole de l’Education nationale et veut donner des leçons aux autres enseignants alors que lui-même n’enseigne plus. Dans le film, il est incapable de se montrer responsable devant une classe. Par exemple, il emmène un perturbateur dans le bureau du principal en laissant sa classe. Or tous les profs le savent: jamais on ne laisse une classe seule ! Et même s’il est prof de français, Bégaudeau préfère la tchatche et le langage sms-banlieue plutôt que d’élever ses élèves vers une autre façon de parler. A un moment, il clame que si l’Autriche était rayée de la carte, personne ne s’en rendrait compte. Et ça, face à une classe entière ! Il l’avait déjà écrit dans son livre. Il le redit dans le film. C’est dire s’il signe sa bêtise.
Un film n’est jamais l’illustration fidèle de la réalité…
«Entre les murs» n’est pas une fiction. François Bégaudeau et les élèves jouent leurs propres rôles. Mais ce n’est pas non plus un documentaire, car on n’y apprend rien.
Y-a-t-il eu récupération politique du film selon vous?
Évidemment. Sitôt la palme d’or décernée, Xavier Darcos en a parlé à l’Assemblée nationale. Christine Albanel a conseillé à «tous les élèves» d’aller le voir. C’est comme s’il n’y avait aucune voix discordante alors que ce film fait un constat d’échec de l’école publique. Or qui met ses enfants à l’école privée ? Les politiques.
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05.09.2008
[Film] Cinéma "français" : les films de la rentrée
Entre les Murs, de Laurent Cantet (Palme d’Or 2008 à Cannes)
François est un jeune professeur de français dans un collège difficile. Il n’hésite pas à affronter Esmeralda, Souleymane, Khoumba et les autres dans de stimulantes joutes verbales, comme si la langue elle-même était un véritable enjeu. Mais l’apprentissage de la démocratie peut parfois comporter de vrais risques.
Les Bureaux de Dieu , réalisé par Claire Simon
Un centre du planning familial : Djamila aimerait prendre la pilule parce que maintenant avec son copain c’est devenu sérieux. La mère de Zoé lui donne des préservatifs mais elle la traite de pute. Nedjma cache ses pilules au dehors, car sa mère fouille dans son sac. Hélène se trouve trop féconde. Clémence a peur. Adeline aurait aimé le garder, Margot aussi. Maria Angela aimerait savoir de qui elle est enceinte. Ana Maria a choisi l’amour et la liberté.
Le Dernier Maquis , réalisé par Rabah Ameur-Zaimeche
Au fond d’une zone industrielle à l’agonie, Mao, un patron musulman, possède une entreprise de réparation de palettes et un garage de poids-lourds. Il décide d’ouvrir une mosquée et désigne sans aucune concertation l’imam…
Khamsa, réalisé par Karim Dridi
Placé par mesure de protection dans une famille d’accueil, Marco, onze ans, fugue pour retrouver le camp gitan qui l’a vu naître. Avec son cousin, le nain Tony, Marco rêve de faire fortune avec les combats de coqs. En attendant, il fait les quatre cents coups avec Coyote son ami d’enfance. Avec lui il rencontre Rachitique, un jeune Arabe d’une cité voisine. Très vite, le trio inconscient passe du vol de scooter au cambriolage de maison. Il a beau embrasser la petite main de fatma qu’il porte toujours autour du cou, la protection et le bonheur qu’elle est censée lui apporter ne sont pas au rendez-vous. Marco ne souhaite qu’une seule chose : trouver sa place dans un monde qui se passe de lui.
Parlez-moi de la pluie, réalisé par Agnès Jaoui
Une ex-féministe engagée en politique butte contre son passé perso, mais aussi contre les règles, dixit le personnage joué par Debbouze, de « l’humiliation ordinaire ». Au menu indigeste : racisme, mépris social, sexisme.
Cliente , réalisé par Josiane Balasko
Judith a la cinquantaine séduisante. Femme équilibrée, elle dirige une émission de téléachat. Divorcée, elle vit seule, avec pour confidente sa soeur Irène, qui est la seule a connaître son secret : Judith s’offre régulièrement les services sexuels de jeunes gens, qu’elle choisit sur les sites d’escort d’Internet.
Via Rue89
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24.04.2008
[Film] Le crépuscule des Celtes
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31.03.2008
[Film] Irrésistible Alfie
Titre :
Irresistible Alfie
Sortie :
en 2004
Acteurs :
Jude Law , Sienna Miller ...
Thème :
la drague , les relations amoureuses
Synopsis :
Manhattan est le terrain de chasse favori d'Alfie qui y trouve chaque soir l'occasion de faire de nouvelles conquêtes. Cinq femmes se partagent ses faveurs. Trouvant de plus en plus facile de se mentir à lui-même, Alfie passe de l'une à l'autre, s'éclipsant chaque fois que l'une d'elles prétend s'accrocher. Mais il est bientôt rattrapé par les conséquences de ses actes et par le temps, qui porte une emprise inaltérable sur lui...
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26.03.2008
[Film] Fitna
Il y a plusieurs semaines, et même plusieurs mois, qu’on parle du film de Gert Wilders, intitulé Fitna (mot arabe qui désigne tout désordre public, la sédition, l’émeute, la guerre civile). Ce petit documentaire de 15 minutes, personne ne l’a vu. Mais on connaît l’auteur, un député violemment anti-musulman. Donc on craint « le pire ». A deux reprises, le gouvernement néerlandais, mort de trouille à l’idée des réactions islamistes qu’il pourrait provoquer, a demandé au député d’abandonner son projet. Mais Gert Wilders, qui dort chaque nuit dans un endroit différent et ne se déplace que sous la protection de quatre gardes du corps, n’est pas homme à se laisser intimider. Il a accusé le gouvernement de « capituler » face à l’islam, et il a réalisé son film. Il l’a proposé aux chaînes de télévision, qui l’ont toutes refusé (sans même le voir). Même pendant le temps d’antenne réservé à son parti. Alors il a décidé de le diffuser sur internet. Là encore, les hébergeurs se sont défilés. Il a fini pourtant par en trouver un : Network Solutions. Il a donc pu créer son site, fitnathemovie.com. Avec en page d’accueil ces simples mots : « Fitna coming soon » (bientôt : Fitna), illustrés par une couverture du Coran ornée des mots « Allahou Akbar » en calligraphie arabe.
Mais, dimanche, tout cela avait disparu. A la place, un communiqué de Network Solutions indiquant que le site était suspendu en attendant le résultat de l’enquête pour savoir si le contenu de ce site violait les règles de la « politique d’utilisation » de l’hébergeur, lequel fait état de plaintes qu’il aurait reçues. Or il est évident que ce qu’on voyait sur le site n’était contraire à aucune règle, et que les plaintes n’ont aucun fondement en l’état actuel de la question. Il s’agit d’une censure préalable.
Network Solutions précise que sa charte interdit toute diffamation et toute propagande haineuse, et qu’il s’engage à respecter toutes les lois locales, nationales et internationales.
Gert Wilders affirme que son film respecte les lois néerlandaises, mais il va de soi qu’il ne respecte pas les lois d’autres pays, notamment musulmans (et sans doute pas non plus les lois françaises…). Mais Networks Solutions fait preuve d’une flagrante hypocrisie : il héberge des sites de jeux d’argent et des sites pornographiques qui contreviennent aux lois de nombreux pays.
En vérité, c’est la critique de l’islam qui est interdite. Je n’ai guère de sympathie pour Gert Wilders, dont la critique du Coran me paraît superficielle et déficiente (c’est un livre « fasciste », dit-il…), mais on constate que le débat est interdit.
Nous avons ici une preuve éclatante et terrifiante de la dhimmitude mondiale qui s’installe.
(En revanche, ou plutôt en parallèle, il est tout à fait permis, et recommandé, de diffuser à la télévision, de préférence au moment de Pâques - même si l’on y a échappé semble-t-il, en France, cette année - des “documentaires” violemment anticatholiques, encensés par la critique, voire même par certaines chrétiens.)
Source : Yves Daoudal
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24.03.2008
[Film] Sarajevo mon amour
Titre : Sarajevo mon amour
Sorti : En 2006
Acteurs : Karanovic , Mijovic...
Synopsis :
Esma, mère célibataire, vit avec sa fille de douze ans, Sara, dans le Sarajevo de l'après-guerre. Sara doit participer à une excursion scolaire. Esma accepte un job de serveuse dans une boîte de nuit pour réunir l'argent nécessaire. Sara se lie d'amitié avec Samir qui, comme elle, n'a pas de père. Leurs pères sont des héros de guerre, morts au combat. Cependant, lorsque la fille aborde ce sujet avec sa mè]re, Esma répond toujours de manière évasive. Sara a le sentiment qu'elle lui cache quelque chose...
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[Film] Jeux d'enfants
Titre : Jeux d'enfants
Sorti : En 2003
Acteurs : Guillaume Canet , Marion Cotillard...
Synopsis :
Une vie entière pour se dire "je t'aime". 80 ans pour démarrer une histoire d'amour. Et tout ça à cause d'un jeu. Ou peut-être grâce à un jeu.
Sophie et Julien ont défini les règles du jeu. Ils en sont, pour le restant de leurs vies, les arbitres et souvent les victimes. "Cap ou pas cap ?" "Cap ! Bien sûr ! " Ils sont cap de tout : du meilleur comme du pire. Bafouer tous les tabous, défier tous les interdits, braver toutes les autorités, rire, se faire mal. Cap de tout !? sauf, peut-être de s'avouer qu'ils s'aiment.
Ce jeu commence avec un pari innocent : un pari afin d'oublier que Maman est gravement malade, afin d'oublier quand toute la classe te traite de sale polak. Et quelques paris plus tard, le jeu devient ce qu'il y a de
plus beau, de plus fort dans la vie des deux enfants.
Ils jouent, ils s'aiment ? Le jeu, l'amour ? L'amour, le jeu : finalement c'est tellement plus simple d'être ami.
Et ainsi la vie passe, le jeu reste, de plus en plus intense, comme la passion. Et chaque fois qu'ils se répondent "Cap !", ils se disent "Je t'aime plus que ma propre vie". "Plus que ma propre vie ?" "Cap !"
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21.03.2008
[Film] Le Péril Jeune
Quelques jeunes hommes se retrouvent plusieurs années après avoir quitté le lycée. Ils assistent pendant son accouchement la compagne de leur meilleur ami, mort une semaine auparavant d'une overdose. C'est pour eux l'occasion de confronter leurs souvenirs.
Entre les manifestations , la drogue , les squatts et les plans drague ce film retrace l'histoire d'une jeunesse livrée à elle même découvrant les joies de l'interdit durant les années 1970 , période d'insouciance où le chômage éclosait à peine
Ce film est également un véritable plaidoyer contre les dangers de la drogue et de ses consquences puisque Tomasi au début rebelle amusant et cynique devient à la fin un drogué instable et meurt d'une overdose
Le film se déroule dans le lieu par excellence de rendez-vous de la jeunesse lycéenne et étudiante parisienne à savoir le Quartier Latin , autrefois vitrine d'un Paris authentique mais aujourd'hui en proie à la mondialisation ( Starbucks et McDo tout les 300 mètres )
Ce film tourné en 1995 ravira les fans de Romain Duris ( l'Auberge espagnole ) alors très jeune.
Un très bon Klapisch et un film culte à regarder de toute urgence notamment pour ceux qui ont vécu leurs "années lycées" durant les années 70
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29.02.2008
[Film] Survivre avec les loups : une pure invention !
Misha Defonseca finit par avouer que son best-seller autobiographique, «Survivre avec les loups», porté à l’écran par Véra Belmont, repose sur un mensonge.
Tout est né de son imagination. Ou presque. Misha n’est pas la petite fille juive de 8 ans partie à pied à travers une Europe à feu et à sang pour retrouver ses parents arrêtés par la Gestapo, et qui survécut grâce à une meute de loups. Le roman présenté comme autobiographique de Misha Defonseca, traduit en dix-huit langues, a pourtant ému des millions de lecteurs. Il a aussi bouleversé des milliers de spectateurs du film de Véra Belmont, Survivre avec les loups, qui totalise en cinquième semaine plus de 540 000 entrées.
Las ! Depuis quelque temps, un blog diffusait des archives belges remettant tout en cause*. À l’appui de ces documents, un chirurgien auteur du livre L’Énigme des enfants loups (Éditions Publibook), Serge Aroles, et un historien de la déportation, Maxime Steinberg, taxaient d’ «escroquerie» le récit de Misha. «L’un des monuments de la crédulité universelle de ces dix dernières années», accusait le premier. «Une des grosses manipulations de l’histoire», déplorait le second.
À noter toutefois que le blog était celui de l’éditrice américaine de Misha Defonseca, Jane Daniel, condamnée par la justice américaine à verser plus de 20 millions de dollars à cette dernière, pour «non-respect des obligations contractuelles». Ainsi, Misha était catholique, comme en atteste un extrait de registre de baptêmes de sa ville de naissance, Etterbeck (Belgique). Son père fut déporté non parce qu’il était juif, mais résistant.
www.lefigaro.fr
15:57 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : loups, guerre, cinéma




