25.04.2008

[Europe] Maintenant le Kosovo dans l’UE ?

737104735.gifHahredin Kuci ( photo ) qui c’est celui-là ? Et bien apprenez à le connaître ! Il s’agit d’un partenaire primordial pour l’Union européenne puisqu’il est en poste de vice-premier ministre du Kosovo indépendant, apparemment chargé des affaires internationales de cette contrée arrachée de gré et de force à la Serbie.

Donc Hahredin Kuci à indiqué que la ” priorité absolue ” de son pays est l’adhesion à l’UE à l’horizon 2015. Déjà un ” instrument de pré-adhésion ” a été signé entre Pristina et Bruxelles qui permet au Kosovo de pouvoir bénéficier du savoir-faire et des formations avec, bien évidemment, le financement adéquate…

Ce n’est assurément pas la peine d’envisager un scrutin référendaire sur une entrée de cet État fantoche dans l’Union le jour même où d’un coup de crayon, l’obligation voulue par Chirac d’imposer un référendum pour chaque nouvelle adhésion d’un pays, est supprimé. Le gouvernement coaché par Nicolas Sarkozy, nous refait le coup du Traité de Lisbonne et du fait accompli.

Après la Turquie, le Kosovo, pourquoi pas l’Albanie, la Tunisie, le Maroc ou beaucoup plus ” mieux bien ” le Tibet dans l’Union européenne, ce serait cool, non ?

Source : Yann Redekker

[Europe] Pas de barrière à l’entrée de la Turquie dans l’UE

2132575531.pngLe projet de réforme de la Constitution présenté aujourd’hui supprime l’obligation d’un référendum pour ratifier l’adhésion d’un nouveau membre de l’Union européenne. Le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a indiqué :

“Nous pensons que ce verrou n’a pas véritablement de sens”.

Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, a affirmé que cette modification réglait “une question de crédibilité” :

“Comment voulez-vous négocier si au terme des négociations vous dites (…): +J’ai négocié avec vous pendant deux ans, mais je n’y peux rien, ce n’est pas moi qui prendrai la décision et je m’en remettrai à un référendum+ ? Vous n’êtes plus crédible dans le cadre de négociations européennes”.

Solution simple : faire un référendum tout de suite. Car on voit mal l’UE refuser l’adhésion après des années de négociations.

Un Comité parlementaire de vigilance contre l’adhésion de la Turquie à l’UE rassemble 75 députés français sous la présidence de l’UMP Richard Mallié (député pour l’extension de l’ouverture des magasins le dimanche).

Le président slovène a prôné devant les eurodéputés la poursuite des négociations d’adhésion avec la Turquie, estimant qu’aucun pays ne doit être écarté de l’élargissement sur la base de “préjugés culturels”. Pourquoi ne pas commencer à négocier avec la Chine, l’Arabie ou l’Afrique du sud ?

Michel Janva
Source : Le Salon Beige

24.04.2008

[Europe] Elargissement, les Français n’auront plus leur mot à dire

772533361.3.jpgLes Français ne pourront pas bloquer l’adhésion de nouveaux pays à l’Union européenne. Le projet de réforme de la Constitution adopté mercredi en Conseil des ministres supprime en effet l’obligation d’un référendum pour ratifier l’adhésion d’un nouveau membre de l’Union européenne. “Nous pensons que ce verrou n’a pas véritablement de sens, il fixe une règle générale là où il faut faire du cas par cas, en l’occurrence sur la Turquie”, à propos de laquelle le président Nicolas Sarkozy continue de penser qu’elle “n’a pas vocation à intégrer l’Union européenne”, a expliqué le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel.

Cette obligation, introduite sur l’impulsion de Jacques Chirac lors d’une précédente réforme de la Constitution en 2005, visait surtout à calmer les craintes suscitées en France par une éventuelle adhésion de la Turquie à l’UE. Le paradoxe est qu’elle est supprimée par Nicolas Sarkozy, lui-même opposé à l’entrée de la Turquie dans l’Union. Les futures adhésions seront donc soumises à la procédure antérieure, c’est-à-dire qu’elles donneront lieu soit à un référendum soit à leur adoption au Parlement réuni en congrès.

Le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet, interrogé plus tôt par LCI, avait affirmé que cette modification réglait “une question de crédibilité” du président Nicolas Sarkozy à l’égard des partenaires européens de la France. “Comment voulez-vous négocier si au terme des négociations vous dites (…) : j’ai négocié avec vous pendant deux ans, mais je n’y peux rien, ce n’est pas moi qui prendrai la décision et je m’en remettrai à un référendum ?”, a-t-il interrogé : “Vous n’êtes plus crédible dans le cadre de négociations européennes”.

www.fdesouche.com 

[Europe] Les drapeaux étrangers interdit durant la fête nationale !

498460273.jpgEvidement cela ne se passe pas en France mais en Norvège.

Malgré les pressions du lobby immigrationniste “Norsk Innvandrerforum” souhaitant voir des drapeaux, principalement du Pakistan et de la Turquie, se dresser dans la foule lors de la fête nationale du 17 mai, la Norvège a catégoriquement refusée.

Source : JI Normandie

12.04.2008

[Europe] Vers une république islamique danoise ?

328198441.jpgOn a beaucoup parlé à travers le monde des caricatures danoises. Les média internationaux nous informent beaucoup moins de l’existence du DAMP, le parti musulman danois. Celui-ci ne cache pas ses ambitions : islamiser le Danemark. Le DAMP affirme qu’il y a déjà environ 700.000 musulmans au Danemark (sur un peu moins de cinq millions et demi d’habitants). Du coup, le DAMP rêve d’une forte représentation musulmane au parlement danois, considérant qu’ils seraient déjà quelques dizaines de parlementaires si tous les musulmans votaient pour un canndidat musulman.

Sur base d’un calcul démographique, le DAMP compte que les musulmans seront majoritaires au Danemark en 2020. Le DAMP compte également beaucoup sur l’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne, car le parti musulman danois y voit une occasion de faire venir de nombreux nouveaux immigrés musulmans qui accentueront le phénomène démographique en cours.

Sur son site internet, le parti musulman danois renvoie, entre autres liens, vers le Black Panther Party, parti raciste noir installé aux Etats-Unis. Référence révélatrice…

Source : France Jeunesse Civitas

[Europe] L’ethnonationalisme continuera de modeler le monde au XXIe siècle

80244675.jpgPour l’historien Jerry Z. Muller, « l’ethnonationalisme continuera de modeler le monde au XXIe siècle »

Dans un long et très intéressant article intitulé « Us and Them » publié dans le dernier n° de

Foreign Affairs – la revue du très cosmopolite et très influent Council on Foreign Relations – l’historien américain Jerry Z. Muller constate sans vraiment s’en désoler« le pouvoir durable du nationalisme ethnique ». Un énorme couac dans le discours aseptisé du mondialement correct

Pour l’ethnonationalisme, on ne peut comprendre les grands phénomènes de l’histoire si on fait l’économie des facteurs raciaux, ethniques et culturels. Tout agglomérat de populations selon des critères purement idéologiques – les « valeurs de la République », les « droits de l’homme » – ou mercantiles, est pour ses tenants une chimère de l’histoire.

« Qu’il soit politiquement correct ou non, affirme l’historien, l’ethnonationalisme continuera de modeler le monde au XXIe siècle » . Les actuels événements des Balkans et du Tibet ne sauraient tout à fait lui donner tort… Profondément enraciné dans l’esprit humain, substrat comportemental des peuples, l’ethnonationalisme est une « source de cohésion et de stabilité [qui] sous une forme ou sous une autre, restera présent pendant de nombreuses générations. »

L’auteur constate que les deux guerres mondiales ont donné lieu à un double mouvement ethnocentré : la seconde a déplacé les peuples pour les faire rentrer à l’intérieur des frontières, quand la première avait modifié les frontières pour qu’elles coïncident avec les peuples … Avatar européen de la tectonique des plaques ethnoculturelles que Bernard Lugan a clairement mis en évidence dans l’histoire longue du continent africain.

L’historien américain souligne que « l’idéal ethnonationaliste a été largement réalisé » à l’issue de ces deux conflits majeurs. « L’Europe a retrouvé son harmonie depuis la seconde guerre mondiale, insiste-t-il, non en raison de l’échec du nationalisme ethnique mais en raison de son succès »

Quant aux phénomènes migratoires extra européens que l’on constate depuis une trentaine d’années, ils sont, affirme l’auteur, de nature à entraîner non un mélange plus ou moins harmonieux des populations selon le modèle droits-de-l’hommiste – lequel repose exclusivement sur le choix politique et économique –, mais au contraire « une résurgence des identités ethnonationales traditionnelles » . Les nations ethniquement homogènes – on pense pour quelque temps encore à la Suisse ou aux pays d’Europe du Nord… – offrent une double garantie d’efficacité et de démocratie que ne connaissent pas les empires, qui diluent les nations et dévorent les peuples.

Les amoureux des peuples et des cultures authentiques boiront comme du petit lait les paroles de cet historien de renom. Quant aux tenants du métissage généralisé et de l’ homme sans racine réduit à sa seule fonction de producteur et de consommateur, la lecture de cet article de la revue du CFR ne devrait pas trop les décourager de continuer à oeuvrer – sitôt passé un moment de légitime étonnement – à l’épiphanie des espérances planétariennes

Henri Dubost pour Novopress

www.novopress.info 

07.04.2008

[Europe] Bouclages à Padoue

261809205.jpgLe roman de Vladimir Volkoff deviendrait-il réalité ? A Padoue, la maire de centre-gauche a bouclé la via Anelli, dans les quartiers est de la ville : une palissade destinée à répondre à la colère des habitants qui ne supportaient plus le bruit, les trafics de drogue et les bagarres entre clans. Depuis, les immigrés ont été déplacés. Les six immeubles de la via Anelli, qui ont accueilli jusqu’à 600 personnes, sont vides, en attente d’être détruits. Les familles en situation régulière ont été relogées dans des quartiers de la ville. Les dealers se sont éparpillés. Le mur est resté : 3 mètres de haut et 80 de long.

L’adjointe communiste au maire explique :

“Un régime mafieux régnait via Anelli. Les dealers s’échappaient et se réfugiaient dans les maisons des riverains. Nous sommes intervenus après une bagarre à la hachette entre bandes tunisienne et nigériane.”

A 500 mètres, Gisela Scarferla, figure populaire, femme au foyer, a recueilli des signatures pour ériger une autre enceinte via Luciano-Manara :

“Entre la prostitution et la drogue sous mes fenêtres, je ne parvenais plus à dormir, alors j’ai dit “basta”. J’ai commencé à hurler […] Les barrières sont des palliatifs. Pour finir, la ville risque d’être emmurée et nous vivrons comme dans une prison. En Italie, on ne fait pas respecter la loi et les extracommunautaires ne veulent pas s’intégrer.”

Les travaux de déblaiement ont déjà débuté. Padoue est un résumé des défis posés à tout le pays : en quelques années, un flux massif d’immigrés est venu fournir en main-d’œuvre les entreprises d’une région vieillissante. Aujourd’hui, les étrangers en situation régulière représentent 10% de la population de Padoue. Le secrétaire local de la Ligue du Nord, Fabrizio Borron, affirme :

“Avec le mur, le maire ne va parvenir qu’à nous créer des ghettos. La solution, c’est de renvoyer les étrangers en situation irrégulière. Ceux qui travaillent peuvent rester. Ils ne posent pas de problèmes. Le soir, ils sont fatigués de leur journée et vont dormir.”

Michel Janva
Source : La Salon Beige

04.04.2008

[Europe] Les valaques

Les valaques 

Les sombres forets de Transylvanie et des Carpates ont toujours été un bastion et un refuge de peuples et de légendes. Les monts si romantiques et fantastiques sont en effet des terres chargées de mythes et d'histoire. Ils font partis de cette Roumanie qui a rejoint l'UE et qui a été créée par la fusion de la Valachie et de la Moldavie.Monts fantastiques comme Dracula, historique comme la Valachie et l' « empaleur » Vlad Tepes.
Pour le français et l'européen en général- sans parler des américains- les Carpates ou la Transylvanie, c'est essentiellement le lieu de résidence privilégié du vampire Dracula, issu de l'imagination de Bram Stocker. Dracula est un personnage de fiction inventé par l'écrivain irlandais à la fin du XIXe siècle. Il s'est inspiré cependant de la crainte liée au sang, véhiculée par un personnage historique, Vlad Ţepeş (Vlad l'Empaleur), voïvode de Valachie au XVe siècle. L'auteur en a fait un vampire, c'est-à-dire un être quasiment immortel qui se repaît du sang des vivants. Le personnage de Dracula a été exploité par d'autres auteurs et par le cinéma. Il est sans doute le plus connu des monstres populaires.
Le nom, lui, est dérivé de Diable en roumain. Ainsi "Diable" se dit "Drac", "le Diable" se dit "Dracul ». Il y a aussi un lien avec un ordre chevaleresque, celui des « dragons »

Le château de Dracula est, depuis très longtemps, un lieu touristique. Hélas il va se transformer petit à petit en « Draculaland », perdant de son authenticité. Pour ceux qui aimeraient être du voyage, il faut se hâter de prendre chambre dans l'auberge traditionnelle située aux pieds du château avant l'installation prochaine du Novotel... Le château de Dracula est revenu dans l'actualité très récemment du fait de sa mise en vente : situé à Bran dans le centre de la Roumanie, il est à céder pour 60 millions d'euros. Le Conseil départemental de Brasov étudie l'opportunité de l'acheter, même si son prix est jugé "indécent et exagéré" par le ministère de la culture. Début 2006, le château avait été restitué à Dominic de Hasbourg petit-fils de la reine Marie de Roumanie, 58 ans après avoir été confisqué par le régime communiste. Ce bâtiment est crucial pour le tourisme, car il attire près de 500.000 visiteurs par an, ce qui représente un peu plus d'un million d'euros de recettes. En plus du château, le domaine comprend trois petites bâtisses, un terrain de plus de 7000 m², une collection d'objets d'art et des tableaux datant du XIVe siècle. Évidement le touriste de base parle, sur place, de Dracula le monstre sanguinaire, souvent pour faire l'intéressant, il a alors la surprise de constater que les roumains ne veulent pas de cette assimilation entre le Vlad historique et le Dracula du roman. Car pour eux Vlad Tepes est un héros national symbole de la résistance contre le Turc et l'islam. Cette résistance est celle non pas vraiment de la Roumanie d'aujourd'hui, mais de la principauté de Valachie dont l'histoire est peu connue et de ses farouches habitants, les Valaques.

La Roumanie d'aujourd'hui fait remonter son origine à l'antique Dacie. Les Daces, indo-européens proche des thraces sont soumis par Trajan et par Rome. Le pays est alors largement peuplé de colons latins. Le repli romain, sous la pression des Goths, ouvre ensuite la région à des vagues d'envahisseurs. Pour certains historiens le départ des légions n'a pas entraîné de mutation de la population, qui a conservé une langue dérivée du latin. Ces « roumis » auraient créé les principautés de Valachie et de Moldavie. Pour d'autres historiens, au contraire, les populations romanisées ont suivi les légions et le territoire roumain a été envahi par des valaques, slaves du Danube remontant vers le nord. Des principautés (voïvodats) plus ou moins indépendantes, notamment de la Hongrie se sont constituées autour de la Transylvanie et des Carpates. Valaques désigne donc plus précisément les habitants de la principauté de Valachie, du milieu du XIII siècle jusqu'en 1860, date à laquelle, profitant du repli Ottoman, la Valachie a fusionné avec la Moldavie voisine pour former la Roumanie moderne. A partir de cette date, les Valaques, comme les Moldaves, sont appelés Roumains.

Valaque dérive du nom que les Goths ont donné aux autoctones lorsqu'ils sont arrivés dans la région. À l'instar des peuples sous l'influence de l'empire romain qui ont été appelés les Romans, habitant la Romania, les Valaques se nommaient eux-mêmes romani .Leurs voisins hongrois les nommaient Olasz. Le processus d'unification des voïvodats au sud des Carpates a été accéléré par la menace d'invasion hongroise. Litovoi et son frère Bărbat luttent en 1277 contre les troupes hongroises ; Litovoi meurt et Bărbat est fait prisonnier, mais le roi hongrois meurt aussi, ainsi que ses trois fils.
Le processus de centralisation est poursuivi par Basarab I le Fondateur (Basarab Întemeitorul), Grand voïvode et seigneur, qui autour de 1320 - 1330, est le seul maître de la Valachie. Il profite aussi de la faible puissance des Tatars (mongols) et des luttes pour le trône de Hongrie, et refuse de reconnaître la suzeraineté du roi de Hongrie, qui entreprend une expédition punitive. Le combat se déroule du 9 au 12 novembre 1330, à Posada. Basarab écrase l'armée magyare conduite par Charles Robert d'Anjou, qui se sauve en se déguisant. Son règne dure jusqu'en 1352.

Mais bientôt une autre menace, plus terrible, vient de l'est : la marche turque. La vassalité acceptée vis-à-vis des Turcs permet d'éviter à Mircea Ier l'Ancien (Mircea cel Bǎtrân) une invasion de ceux-ci et une transformation du pays en pachalik. Le pays était soumis, en dhimmitude mais gardait son identité. Il avait un statut de protectorat chrétien Tous les chefs Valaques vont donc ruser ou se révolter contre la sublime porte. De nombreux souverains se sont rebellé ou n'ont plus répondu aux exigences des sultans: Dan II (Dan), Vlad III l'Empaleur (Vlad Ţepeş), Raoul des Enfumés (Radu de la Afumaţi), Michel Ier le Brave (Mihai Viteazul), Raoul le Serbe (Radu Şerban). Qui se souvient, aujourd'hui, de ces combattants de l'Europe contre l'islam turc ?
La notoriété de Vlad mérite de s'y arrêter. Son surnom, resté dans les chroniques occidentales, écrites bien après sa mort, est Ţepeş (« l'Empaleur » en roumain), qui signifie celui qui mène au pal, du nom de sa méthode favorite d'exécution. Les chroniqueurs turcs eux-mêmes l'ont appelé Kaziglu Bey, ce qui signifie « Le Prince Empaleur ».

Sa vie et ses actions s'inscrivent dans le contexte extrêmement mouvementé du milieu du XVe siècle pour l'Europe de l'est. Le Saint Empire romain germanique et les pays chrétiens d'Europe de l'ouest, en particulier les royaumes d'Autriche, de Hongrie et de Pologne sont sérieusement menacés par la poussée de l'Empire ottoman, qui vient de faire tomber définitivement l'Empire Byzantin avec la chute de Constantinople le 29 mai 1453. Les régions qui se situent entre les deux empires constituent le dernier rempart de la Chrétienté (catholique et orthodoxe) contre les Musulmans, et sont le théâtre de batailles acharnées. Les sultans consolident leur contrôle sur Constantinople renommée Istanbul et assiègent les Balkans, jusqu'à se rendre maîtres de la plus grande partie de cette région, pour être finalement arrêtés aux portes de Vienne.

Vlad Ţepeş connaît déjà une célébrité importante de son vivant, répandue surtout par les marchands saxons de Transylvanie, et par Mathias I Corvin le Juste (Matthias Corvin), le roi de Hongrie qui le détestaient. Il est en effet connu comme étant un souverain cruel qui empale ses ennemis. Il aurait empalé dit-on des centaines de milliers d'hommes, et en particulier, les négociants allemands de Transylvanie, membres de la vieille noblesse, les paysans qui se dressaient contre lui, ainsi que les prisonniers turco-ottomans.

En étant plus cruel encore que ses ennemis, il permit ainsi d'insinuer le doute parmi les turco-ottomans quant à leur supériorité guerrière, ce qui n'était jamais arrivé depuis Tamerlan. Début 1462, Vlad se sent plus fort, et la participation que lui promet Mathias en personne dans une expédition contre les Turcs l'enhardit jusqu'à briser son allégeance envers les Ottomans. Il lance alors une campagne contre les Turcs sur le Danube, tuant plus de 30 000 hommes. Vlad provoque la colère du sultan Mehmed II lorsqu'il refuse d'accéder à la demande des émissaires turcs pour le paiement du tribut au sultan. Lorsque les émissaires du sultan refusent d'ôter leur turban en face de lui, il s'assure qu'ils les garderont ainsi puisqu' ils y tiennent tant en les clouant directement sur leur tête. Quand le sultan apprend l'exécution originale de ses émissaires, il décide de punir Vlad en envahissant massivement la Valachie. Il entre en Valachie avec une armée trois fois plus importante que celle de Vlad. Abandonnés par des alliés chrétiens terrorisés. Le Valaque doit se résoudre à se retirer à Târgovişte, à brûler ses propres villages, et à empoisonner les sources sur sa route, de façon à ne plus rien laisser à boire et à manger à l'armée turque.

Lorsque le sultan arrive à Târgovişte, il est confronté à une vision d'épouvante : sur des milliers de pals, les corps de plus de 20.000 prisonniers turcs sont dressés, une scène terrifiante restée dans les mémoires comme« la Forêt des Pals ». Mehmed, fatigué et affamé, renonce, et s'en retourne à Istanbul La scène est décrite par Victor Hugo, dans sa Légende des siècles. En 1476, après bien des péripéties- lutte contre son frère, emprisonnement , guerres civiles- Vlad est reconnu à nouveau comme prince de Valachie et c'est alors son troisième règne. Il est assassiné à la fin du mois de décembre 1476 à Bucarest. Le corps de Vlad Ţepeş est décapité et sa tête envoyée au sultan, qui la pique sur un pieu pour se rassurer, comme preuve que le valaque est bien mort.

Tepes est mort mais pas la légende de l'empaleur, seigneur de Transylvanie, dévastateur des Carpates, terreur de l'ottoman et voïvode des valaques.

Pierre Lambert Article paru dans Id Magazine 9

http://www.les-identitaires.com/aff_doc.php?id=1304&idrub=1

02.04.2008

[Europe] Repenser l'Europe

772533361.2.jpgRepenser l'Europe 

A - Les erreurs commises

L’examen des dernières années de construction européenne est riche d’enseignements quant aux erreurs commises, tant sur le fond que sur la forme.


1 - Erreurs sur le fond


Elles portent tant sur les possibilités que sur les moyens et sur l’analyse de la situation.


a) Le projet

S’agissant de définir quelle était la finalité de la construction européenne, on est obligé de reconnaître qu’un flou certain a flotté et flotte encore sur les notions pourtant fondamentales de l’identité, de la citoyenneté européenne et de la forme politique à donner à l’Europe.

- Définition de l’Europe

Sans frontières géographiques depuis la chute du communisme, l’Europe ne peut plus seulement se définir au travers d’un modèle économique commun que l’arrivée des pays de l’Est a fait voler en éclats. On parle donc de l’Europe, mais personne ne se risque à en déterminer le cadre de façon trop précise, ce qui ne peut être sans conséquence sur la conscience d’une identité européenne par ses ressortissants eux-mêmes.

- Définition de la citoyenneté européenne

La théorie politique moderne pose le citoyen comme "membre d’une communauté territoriale, titulaire de droits et soumis à des obligations uniformes, indépendamment de son appartenance à des collectivités particulières". Trois traits principaux caractérisent donc le citoyen : il détient indivisiblement ses droits civils, sociaux et politiques ; il est loyal à une seule communauté politique ; et il accepte de voir l’intérêt public primer ses intérêts privés.

Qu’en est-il du citoyen européen au regard de cette définition ? Quels sont ces droits auxquels il peut prétendre au nom de l’Europe ? Comment être à la fois loyal envers la nation et envers l’Europe ? Que signifie l’intérêt public à l’échelle européenne et qui décide des conditions dans lesquelles il primera les intérêts privés ? Questions jusqu’à présent savamment élucidées...

- Forme politique

Même si l’objectif est, à terme, fédéraliste, les européistes ont là encore laissé planer le doute. Ainsi a-t-on modifié le texte du traité de Maastricht en remplaçant "l’objectif fédéral" par "une union toujours plus étroite". Sans doute était-ce le prix à payer pour rallier à la cause européenne un maximum de politiques aux sensibilités tout aussi diverses que l’étaient leurs visions du projet européen. Les "Etats-Unis d’Europe" ont séduit les uns, certains ont mis en avant l’idée d’une confédération, d’autres encore ont développé la notion de "communauté en tant que modèle politique inédit et à construire", pendant que les opposants à Maastricht insistaient sur L’Europe des nations ou encore sur l’Europe libérale.

En fait, sans finalités clairement définies, sans motivations positives partagées par tous, chacun s’est vite retranché derrière un projet aux contours d’autant plus incertains qu’un tel flou lui permettait d’y voir ce qu’il voulait. Seul point commun à tous les défenseurs de l’Europe de Maastricht : une même confusion coupable entre les fins et les moyens, une même obsession de "l’union pour l’union". Les nations auraient fait leur temps et le progrès consisterait à les dépasser pour construire les Etats-Unis d’Europe.

Peu importent finalement les objectifs que doit se donner l’Europe face aux dangers qui la menacent, ce qui compte, nous dit-on, c’est l’union car l’unification mondiale est en marche et elle appelle inévitablement la constitution de grands ensembles. Refuser cette évolution, justifiée ou non, bénéfique ou non, serait aller contre l’histoire. Nous retrouvons là le déjà vieux mythe du processus inévitable de la mondialisation comme seule forme d’organisation politique de la planète.


b) Les moyens d’y parvenir.

Face à un projet qui manquait de clarté et risquait donc de ne pas susciter l’adhésion, on a cherché le plus petit fédérateur commun : il s’est agi de l’économie. Notons que ceci est une constante dans l’histoire de l’Europe. Le traité de Rome lui-même, bien qu’à visée politique, ne traitait que d’économie.

Maastricht avait pour objectif d’accélérer la constitution de la première puissance commerciale du monde, sorte de revanche de l’Europe de demain après la défaite de la vieille Europe au XXème siècle face aux Etats-Unis et au Japon. C’était là faire preuve d’un bel optimisme quant au pouvoir mobilisateur d’un tel argument, sans aucune dimension symbolique ; c’était surtout mal appréhender la donnée économique dans ce qu’elle a d’incertain et de complexe. En matière monétaire, la durée et la gravité de la récession que nous venons de subir a porté un coup fatal au projet, du moins au respect de ses échéances. Les pays se sont retrouvés écartelés entre "l’obligation morale" de tendre vers les critères de convergence du Traité et l’obligation, non moins morale et bientôt impérieuse, de résoudre les drames du chômage et de l’exclusion.

Et ce n’est pas l’ouverture aux pays de l’Est, dont les problèmes économiques paraissent quasi insurmontables, qui plaide en faveur d’une construction européenne fondée sur un argument aussi sujet à polémiques et à bouleversements.


c) Les paramètres à prendre en considération.


Les bouleversements politiques et économiques de ces dernières années n’ont pas été pris en compte. "Maastricht, c’est l’avenir tel qu’on le voyait hier", a dit Mrs Thatcher.

Rappelons simplement quelques évènements : chute du mur de Berlin (novembre 1989), réunification allemande (novembre 90), fin du régime communiste en URSS (octobre 1991) et dans les république satellites. Outre le fait que l’un des mobiles initiaux de la construction européenne disparaît avec la menace communiste, la démarche, logique, des pays de l’ex-bloc soviétique auprès de l’Union Européenne, pour en demander l’élargissement à leur profit, ne pouvait que bouleverser fondamentalement l’équilibre et les perspectives du projet imaginé à la fin des années 1980.

Nous avons mentionné dans le paragraphe précédent le primat contestable de l’économie dans le projet ; nous ne reviendrons donc pas ici sur la faute commise dans l’appréciation de la gravité de la crise économique subie par les pays européens et sur les nécessaires remises en cause et réorientations qu’elle aurait dû entraîner.

- Mépris du fait national

Il est ici paradoxal de constater que face à l’exemple des pays de l’Est qui s’étaient libérés de l’oppression communiste par le fait d’une résistance héroïque des identités nationales, le credo des européistes a été celui d’une grande union européenne dans laquelle viendraient se fondre les Etats nationaux.

Sans expérience et sans cadre concret de perception, les citoyens appréhendent l’Europe au travers ce qui constitue leur identité : la nation. Même au niveau des politiques et des fonctionnaires de Bruxelles, les enjeux se définissent le plus souvent en fonction des intérêts nationaux. De fait, les réflexes nationalistes constatés çà et là ne sont que l’illustration d’un problème plus vaste, celui de l’identité, qui est pour Dominique Wolton "la plus grande question anthropologique de cette fin de siècle". Refuser cette donnée du problème risque de conduire à de grandes désillusions.


2 - Les erreurs sur la forme


La forme suit le fond. Comme l’apprend Boileau aux générations successives de notre pays : "ce qui se conçoit bien s’énonce clairement". Faute d’un projet réfléchi et réaliste sur le fond, les moyens pour y faire adhérer les citoyens ont péché par les mêmes travers.

- Les erreurs de communication

Au mépris du fait identitaire correspond une forme de communication "technocratico-moderniste", peu soucieuse de convaincre véritablement. Parce que l’on n’avait finalement que faire de l’opinion des citoyens, il est apparu assez confortable soit de les priver d’information, soit de les noyer de considérations techniques abstruses dans l’espoir qu’ils s’en contenteraient, dispensant ainsi les politiques de trop d’efforts pour expliquer, justifier et défendre leur projet.

- La diabolisation des positions adverses

On peut parler de Maastricht comme d’un "acte de despotisme éclairé" plutôt que d’un acte réellement démocratique. En fait de débat, on a eu droit à une condamnation systématique des positions contestataires, à une mise au ban de la scène politique infligée à quiconque osait s’élever contre le projet.

- La fuite en avant dans la construction européenne

Il en va de l’Europe comme de nos économies en crise : on reconnaît volontiers que les solutions préconisées ne sont pas forcément satisfaisantes et imposent de lourds sacrifices, mais il n’y a plus d’alternative possible. Revenir sur Maastricht serait forcément la mort de l’Europe. Et plutôt que d’accepter, ne serait-ce qu’une pause dans le processus, on a choisi la fuite en avant : grands travaux, Europol, monnaie unique... que de projets grandioses échafaudés avec l’espoir que plus les objectifs seraient ambitieux, mieux ils fédéreraient les ardeurs des Etats membres, plus ils renforceraient la cohésion et l’esprit européen au sein de l’Union. Dangereuse illusion.


B - Brosser de nouvelles perspectives au projet européen.


1 - Dénoncer les mensonges

- Un fédéralisme maquillé mais bien réel

Maastricht vise indéniablement la mise en place d’un Etat fédéral, c’est-à-dire un transfert de la souveraineté des Etats vers un Super-Etat européen. Cette logique tend à rogner progressivement toutes les prérogatives nationales dans le domaine de la monnaie (UEM), de la fiscalité (TVA communautaire), de la défense (Eurocorp), de la politique intérieure (immigration, visas) et du droit (primauté du droit européen sur les droits nationaux). Cette évolution se concrétise par la règle de la majorité qualifiée - dont le champ d’application s’élargit sans cesse - qui obligera les Etats membres à se soumettre à des décisions éventuellement contraires à leurs intérêts nationaux.

- Le mensonge de la subsidiarité

Rappelons rapidement le principe, posé très clairement par l’Eglise : laisser à chaque échelon de la vie sociale l’exercice de sa pleine responsabilité en évitant que ne remonte à l’échelon supérieur ce qui peut être traité à l’échelon inférieur, le premier ne faisant suppléance qu’en cas de défaillance du second.

Mais qui est juge de la capacité des autres, inférieurs ou supérieurs, à agir à son propre échelon ? Les Etats membres décideront-ils de déléguer leurs pouvoirs, ou au contraire ce transfert leur sera-t-il imposé par la Communauté ? Si la réponse n’est apparemment pas très clairement donnée, il semble pourtant qu’on s’oriente vers une subsidiarité "à l’envers" où la décision s’imposera d’en haut.

S’il peut être bénéfique que les pays délèguent une part de leur pouvoir à une entité commune mise en place par eux-mêmes quand la complexité d’un problème le justifie, cette délégation doit rester réversible et subordonnée aux gouvernements des Etats et non l’inverse.

- Le mythe de l’Europe des régions

La mise en place du Comité des régions d’Europe participe de la stratégie d’affaiblissement “par le bas”, cette fois, des Etats nationaux, qui seraient ainsi court-circuités dans le rapport entre l’autorité supranationale et les autorités infranationales. C’est oublier, ou plutôt vouloir faire oublier que toutes les décisions vitales ne se prennent pas à l’échelon des régions, que dans la plupart des cas, en particulier pour la France, privées du rempart naturel que garantit la souveraineté de l’Etat national, les régions d’Europe ne seront plus que de pauvres électrons flottants, multitudes éparses soumises à la loi des puissances supranationales. On retrouve là une sorte d’élargissement aux dimensions du continent du modèle allemand, fédéraliste et régionaliste, certes porteur de vertus, mais qui, lié à une histoire particulière, n’est pas le nôtre, comme il n’est pas, par exemple, celui de l’Angleterre.


2 - Les vrais chantiers de la construction européenne.


a) Au fondement, réhabiliter ce qui devrait être les quatre piliers de l’Union Européenne : "passé, identité, nation, religion" [5]

- Le passé

La tradition ne doit pas être considérée comme un obstacle mais comme une chance pour l’Europe, car dans le contexte actuel d’effacement des frontières physiques, commerciales et de dissolution des références transcendantes, il apparaît dangereux de pouvoir construire un nouvel espace politique sans intégrer ce qui fut l’histoire d’hier.

- L’identité

L’aventure met chaque jour le citoyen européen face à ces questions : où va s’arrêter l’Europe ? Jusqu’où chaque européen doit-il se sentir solidaire de ses voisins dans une union à six, puis neuf, douze pays, dix-huit ou plus demain ? Renforcer les identités, qui au fond puisent toutes dans l’universalité des mères patries, est le seul moyen de favoriser l’émergence ultérieure de l’identité européenne. Tant que cette question de l’identité ne sera pas reconsidérée dans une perspective positive, tant que la moindre référence à la nation sera taxée de réflexe nationaliste d’arrière-garde, il n’y aura pas d’ouverture à l’autre possible.

- La nation

Corollaire de la question de l’identité, la question de la nation doit être réexaminée avec le souci de réhabiliter la notion de souveraineté. On n’accepte l’ouverture que si l’on se sent fort... et l’on ne se sent fort que si l’on a conscience de rester maître de son destin. Certes, cette notion est à manier ici avec souplesse, mais elle est fondamentale. Dans un projet européen qui lie des pays si différents en termes politiques, économiques, démographiques, le principe de souveraineté est le seul moyen d’assurer une forme d’égalité entre puissances inégales ; il est finalement le seul frein aux prétentions des empires, le seul recours contre les agressions.

- La religion.

Les limites du rationalisme moderne sont aujourd’hui criantes et l’on s’accorde à reconnaître comme finalement nécessaire le recours aux valeurs spirituelles et chrétiennes qui ont tout apporté à l’Europe dans le passé. Face aux interrogations et incertitudes de la construction européenne, la religion peut apporter une aide précieuse : elle est, elle-même, l’un des signes les moins contestables de cette identité européenne que les européens ont tant de mal à définir, elle est un exemple réussi de ce en quoi passé, présent et avenir ne s’opposent pas mais se continuent ; elle propose enfin une solution réaliste au problème du rapport entre identité et universalité, sur la base d’une doctrine solide sur le rapport entre soi et les autres, entre la personne, la communauté, l’extérieur et l’histoire.

Pour l’organisation, redéfinir clairement les prérogatives de chaque niveau d’autorité

Si l’on considère que l’Europe doit se faire entre plusieurs Etats souverains, liés entre eux sous forme d’une union contractuelle librement consentie, on s’oriente donc vers un projet non fédéraliste dont il conviendra de préciser les modalités de fonctionnement avec réalisme, prudence et souplesse. L’adhésion des Etats doit être totale : il faut que tout le monde signe le même traité et ne s’exonère pas, à la carte, de certaines de ses obligations ou contraintes. Ce qui n’empêche pas, au niveau inférieur des actions spécifiques, de laisser à chacun le droit de participer à tel ou tel projet. Ceci implique donc un cadre assez général pour être accepté par tous... un projet modeste et souple.


b) Redéfinir les objectifs du projet avec réalisme et humilité


Il s’agira ici de redonner à l’économique sa juste place, en cessant d’en faire l’objet d’un volontarisme aveugle condamné à l’échec dans l’actuel contexte économique mondial.

Il s’agira aussi de repenser radicalement l’Europe face à la question des pays de l’Est. Car, à des pays dont la misère nous indispose, qui nous irritent à vouloir tant nous ressembler sans pour autant abandonner leurs identités et leurs valeurs, le seul discours qui est tenu est celui du libéralisme radical qui sapera le génie qui les a fait résister au communisme comme il nous a affadi. Pour autant, selon Vaclav Havel, il y a urgence à agir : "laisser les pays de l’Est à la porte, c’est laisser s’installer des conflits de plus en plus graves en Europe ; c’est le plus sûr moyen de répandre une contagion de déstabilisation".

Dernière question : peut-on faire l’Europe par la culture ?

Si la connaissance des racines culturelles de l’Europe contribue à créer une conscience européenne, encore faut-il s’entendre sur la notion de culture. Et, sur ce point, l’objectif européen est, pour l’heure, assez réducteur car limité à ce qu’on pourrait appeler "l’industrie culturelle" (audio-visuel, tourisme...). Cette culture institutionnelle et commerciale ne saurait suffire à faire émerger la conscience d’une culture européenne.

Il faut donc chercher ailleurs... et de là naissent des difficultés qui expliquent sans doute le peu d’égards qu’a toujours eu la culture dans les projets européens ; car la question de la culture ramène à celle de l’identité et aux différences qui caractérisent l’héritage reçu par chaque nation. En trouver un principe commun, une source d’inspiration unique semble impossible... Alors on préfère éviter de prendre le moindre risque de voir les particularismes nationaux revenir en "boomerang" sur ce terrain risqué.

Mais il existe une culture européenne... elle est deux fois millénaire et elle s’appelle la chrétienté. Par-dessus les frontières, l’appartenance à une même religion, la certitude partagée qu’il faut rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu, la définition commune du bien et du mal, le commandement d’amour du prochain... constituent bien l’héritage commun à nos pays d’Europe. "Quand nous parlons de l’Europe de la culture, il ne s’agit pas d’inventer une notion nouvelle, il s’agit de retrouver un bien perdu".

Peut-être est-ce par là qu’il faut commencer...

http://www.jiparis.com 

[Europe] Après la Serbie , la Macédoine !

265261525.gif Plusieurs rixes ont récemment éclaté entre des élèves macédoniens et albanais de deux lycées de Struga se partageant les mêmes bâtiments. Les établissements ont pris des mesures draconiennes : policiers et vigile patrouillent dans les couloirs et dans la cour. Certains demandent l’introduction d’une rotation horaire sur base ethnique. La peur va-t-elle gagner les esprits ?

Depuis plusieurs semaines, un conflit oppose à Struga les élèves macédoniens du lycée Niko Nestor et les élèves albanais du lycée Ibrahim Temo, qui partagent les mêmes locaux. Les confrontations physiques se sont transformées en affrontements sur Internet, via les cybercafés de cette ville du Sud-ouest macédonien. Dans les jours qui viennent, les responsables des deux lycées doivent trancher : introduiront-ils une rotation horaire sur base ethnique, comme certains élèves l’ont demandé ?

En février, plusieurs élèves ont été blessés dans des bagarres entre Macédoniens et Albanais. Depuis, les habitants de Struga craignent de voir se développer une division ethnique. Beaucoup se demandent comment restaurer la confiance entre les communautés dans la ville, et comment apaiser des étudiants qui semblent s’êtres laissé prendre au jeu de la provocation politique.

Les bâtiments communs des lycées Niko Nestor et Ibrahim Temo sont actuellement surveillés de près. Des policiers et des vigiles engagés par la municipalité patrouillent à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment. La cour de l’établissement est vide. Quand la cloche sonne, les étudiants se rendent immédiatement chez eux, sans se regarder. Afin de prévenir les conflits, une seconde entrée a été ouverte pour les élèves du lycée Ibrahim Temo. Des caméras seront prochainement installées dans la cour, ainsi qu’une barrière qui séparera les entrées des deux lycées.

www.novopress.info

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