Quelle était la raison d'être d'un tel monument ? Bien des hypothèses ont été proposées. Des travaux récents, présentés dans le numéro de juin 2008 de National Geographic, peuvent apporter un nouvel éclairage. Il s'agit de découvertes archélogiques qui concernent les environs de Stonehenge.
Ainsi, en 2002, des archéologues ont mis au jour deux sépultures, celles d'un homme et d'un adolescent, situées à 4 km de Stonehenge et datables d'environ 2400 av. J.-C. La tombe de l'adulte a livré le plus riche mobilier funéraire jamais identifié, pour cette époque, en Grande-Bretagne : parures en or pour la chevelure, couteaux en cuivre, outils en silex, protège-poignets d'archer en pierre polie, une pierre pour le travail du métal et des poteries correspondant à la culture des gobelets campaniformes, très répandue en Europe continentale. L'analyse chimique de l'émail des dents a révélé un détail étonnant : l'adulte aurait été originaire d'une région préalpine, sans doute le sud de l'Allemagne, d'où il aurait apporté certains des objets trouvés dans sa tombe ! Ce qui confirmerait que l'Europe de cette époque était traversée de courants de circulation. Phénomène confirmé par une autre découverte, en 2003, à quelques centaines de mètres de la première. Il s'agissait cette fois des tombes de sept personnes, venant elles aussi d'assez loin (peut-être la Bretagne).
Il semble bien, donc, que le site de Stonehenge ait attiré du monde... Une équipe d'archéologues, animée par Mike Parker Pearson, de l'université de Sheffield, s'est mise au travail, à partir de 2003, pour affiner ce constat. D'ores et déjà elle a obtenu des résultats spectaculaires. Un henge (surface délimitée par des fossés circulaires et des levées de terre, de 30 m de large et 3 ni de haut) de 450 m de diamètre, a été identifié à 3 km de Stonehenge. C'est le site de Durrington Walls. A l'intérieur du henge, trois structures circulaires en bois, repérables par ce qui en reste : des trous de poteaux. A l'extérieur du henge ont été mis au jour les emplacements de sept, maisons formant hameau, lequel était traversé par une avenue de 30 m de large, pavée de silex. conduisant aux rives de l'Avon. Dans ces maisons. d'émouvantes traces des activités humaines emplacement d'un foyer, coin destiné à la cuisson de la nourriture, empreintes de pieds de lits en bois... Des sondages réalisés dans les environs ont révélé les emplacements de plusieurs centaines de maisons : le plus vaste village néolithique connu à ce jour en Grande- Bretagne.
Mike Parker Pearson propose des interprétations liées au sacré : l'avenue reliant Stonehenge au cours de l'Avon, longue de 3 km, aurait été une voie de processions. Stonehenge aurait été un site destiné aux morts (plusieurs centaines de tombes ont été repérées) tandis que Durrington Walls aurait été un lieu de vie (de grandes quantités de poteries et de débris d'animaux, surtout des porcs, ont été retrouvés), les deux sites étant reliés par des processions saisonnières, destinées à perpétuer le lien entre morts et vivants. Et l'archéologue fait remarquer que Stonehenge est aligné dans l'axe du lever du soleil au solstice d'été, et dans l'axe du coucher du soleil au solstice d'hiver, alors que le cercle sud de Durrington Walls est orienté vers le lever du soleil au solstice d'hiver. Troublant, non ?
Un élément supplémentaire de réflexion est proposé aux archéologues par le site des monts Preseli, dans le sud-ouest du pays de Galles, territoire connu pour ses nombreux monuments mégalithiques. C'est de là que proviennent les fameuses "pierres bleues" de Stonehenge. Question : pourquoi les constructeurs de Stonehenge sont-ils venus si loin chercher des pierres et comment les ont-ils transportées sur une distance de 400 km ? Les réponses dépendent des travaux archéologiques en cours, qui vont se poursuivre et se développer. Stonehenge n'a pas encore livré tous ses secrets. Mais ce qui est assuré c'est que le territoire environnant Stonehenge a été, pendant la très longue période de construction du monument, occupé et mis en valeur sur le plan agricole et pastoral. Stonehenge, qui attirait des hommes venus de loin, était au centre d'une vaste communauté. Utilisant des symboles qui parlent encore à ceux des Européens qui n'ont pas perdu la mémoire, une mémoire venue de loin."
24.10.2008
[Blog] Europe Impériale !
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24.09.2008
[Europe] Le drapeau européen
Sans avoir besoin de lancer un sondage, il est probable que bien peu de citoyens appartenant à l’U.E. (anciennement la C.E.E.) connaissent l’historique du choix du drapeau Européen et la nature de l’inspiration de son auteur, un strasbourgeois, Arsène HEITZ, travaillant au service du courrier du Conseil de l’Europe, qui à lui seul a conçu une vingtaine de projets sur les 101 présentés entre 1950 et 1955! « C’est à moi qu’on a demandé de dessiner le Drapeau de l’Europe. J’ai eu subitement l’idée d’y mettre les douze étoiles de la Médaille Miraculeuse de la rue du Bac, sur fond bleu, couleur de la Sainte Vierge. Et mon projet fut adopté à l’unanimité, le 8 décembre 1955, fête de l’Immaculée Conception. »
Ces aveux, du créateur même du drapeau européen, ne peuvent que conforter une signification qui ne soit ni d’inspiration maçonnique, ni ésotérique, ni technocratique, mais bel est bien inspirée par l’église catholique romaine. Les douze étoiles ne correspondaient pas, à ce moment-là, au nombre des nations. Le Parlement Européen était «conçu pour» douze nations, mais le drapeau de l’Europe est le drapeau du « Conseil de l’Europe », et ce Conseil n’a jamais comporté douze nations : il en a comporté successivement six, neuf, puis quinze… et actuellement 32. Les discussions, réunions, commissions et sous-commissions furent innombrables, pendant plus de cinq ans, de 1949 à 1955. Finalement, c’est le 8 décembre 1955 que le dessin de M. Heitz fut retenu… à l’unanimité !
En effet, les douze étoiles n’ont rien à voir avec le nombre des nations tel qu’on a pu le croire à une époque mais fait directement référence aux douze étoiles de ” la médaille miraculeuse de Notre Dame ” de la rue du Bac à Paris. Evidemment, il fallait éviter d’évoquer la signification religieuse des douze étoiles et du fond bleu, en vertu de la sacro-sainte laïcité.
En 1950, c’était M. Paul M.G Lévy qui était le premier Directeur au Service de Presse du Conseil de l’Europe. C’est donc lui qui fut chargé de faire aboutir le projet de Drapeau. Cet homme très cultivé ne savait pas dessiner. Mais il connaissait M. Arsène Heitz, homme très simple, employé au service du courrier, mais très artiste pour peindre et dessiner. Tous deux étaient de bons catholiques.
M. Paul M.G. Lévy avait une réunion de 3 jours, fixée aux 7, 8 et 9 décembre, pour faire adopter tout un ensemble de projets. Tous les documents sont datés du 9 décembre, puisqu’on signe l’ensemble à la fin de la réunion. Mais tout alla si vite et si bien que cette assemblée termina son travail le 8 décembre, jour où furent apposées les signatures particulières. Et en sortant de la salle, le gendre de Paul Claudel poussa du coude M. Lévy en murmurant: «Mais c’est aujourd’hui la fête de la fête de L’immaculée Conception! » Et tous deux ont retrouvé sans le vouloir le fameux introït du 15 août : « Un signe grandiose est apparu dans le ciel, une femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de 12 étoiles. » (Apocalypse XII, 1). Arsène Heitz, lui, homme simple, parlait des 12 étoiles de la Médaille Miraculeuse. M. Lévy, professeur d’économie politique, parlait du chapitre 12 de l’Apocalypse.
Le drapeau a été officiellement présenté au public le 13 Décembre 1955… Le 13 Décembre, à (6 + 6 + 6) ou 18 jours de la fin de l’année, est la fête de Sainte Lucie, Lucie signifie “lumière” en latin. Sainte Lucie fut fêtée dès le Moyen Age en Scandinavie, sur sa tête repose une couronne de bougies allumées (elle porte des lumières), ce qui lui laissait les mains libres pour transporter mets et boissons et éclairer son chemin la nuit (là encore en portant une torche, elle porte la lumière).
Les fameuses étoiles européennes sont donc la reproduction de celles figurant sur la médaille miraculeuse de Notre-Dame, emblème de la chapelle du Sacré-Cœur de Jésus construite en 1815. Ici, au 140, rue du Bac (Paris-7e), Catherine Labouré, une fille de paysans de 23 ans entrée dans les ordres, aurait par trois fois vu la Sainte Vierge en 1830. Marie lui aurait demandé de faire réaliser une médaille la représentant entourée des douze étoiles citées dans l’Apocalypse. Catherine Labouré aperçoit le 27 novembre 1830 une apparition de la Vierge, debout, les pieds posés sur un globe terrestre, où s’agite un serpent de couleur verdâtre. La Vierge avait le pied posé sur le serpent. Elle dit : “Cette boule représente le monde entier, la France, chaque personne en particulier.” La Vierge tenait entre ses mains un globe plus petit surmonté d’une croix d’or. Tout à coup les doigts de ses mains se remplissent d’anneaux porteurs de diamants qui jettent des rayons de lumière de tous côtés.
Le contexte historique de la médaille de la Rue du Bac.
Les apparitions de la Vierge s’inscrivirent dans un contexte bien particulier, qui s’apparente plus à une reprise en main directe par le prince de ce monde qui voit la domination sans partage, pendant plus mille ans, de “son” église être battu en brèche spirituellement, d’abord par la réforme protestante, puis au XVIII siècle par le réveil méthodiste de John Wesley. Auxquels il faut rajouter les évènements révolutionnaires français du début du XVIII siècle qui jetèrent l’Europe dans un grand chaos. En France on assiste à la destruction des cathédrales, des églises et des couvents. Partout, écrit Châteaubriand, on peut apercevoir les ruines des églises et des couvents; les hommes, d’une certaine manière, se divertissaient à se promener sur de telles ruines. Tout l’épiscopat, ajoute Montalembert, se trouve en persécution, les prêtres sont envoyés à la guillotine ou exilés. Les révolutionnaires cherchent à convaincre les hommes que la religion est une folie, une erreur, qui se base sur l’ignorance et sur la superstition. La vague révolutionnaire alla jusqu’à chasser le pape de la ville éternelle, siège séculaire du vicaire de Rome. Le 24 novembre 1848, portant le “Saint Sacrement” sur son cœur, Pie IX fuyait de Rome pour sauver sa vie dans l’exil et ne pas priver l’église de son chef. A Rome la révolution chantait victoire : on proclama la république, le gouvernement fut confié à un triumvirat. “Le peuple est l’unique maître”, hurlait la foule devenue féroce. C’est dans ce contexte catastrophique que “Marie” apparut plusieurs fois au XVIII siècle afin de sauver “son” église, il y a urgence car l’église catholique romaine est en passe de s’effondrer.
Tandis que le pape exilé observait de la forteresse de Gaète cette terrible situation, le cardinal Lambruschini se présenta à lui en disant : «Saint Père, Votre sainteté n’assainira de nouveau le monde qu’en déclarant l’immaculée conception de Marie comme dogme de foi. Le 2 février 1849, de Gaète il adresse aux évêques catholiques la lettre encyclique «Ubi Primum», dans laquelle il ordonne que partout on élève de ferventes prières et que l’on prépare ce qui est nécessaire pour la solennelle définition de “l’Immaculée Conception de Marie”. Plus de 500 évêques, cardinaux, patriarches répondirent au Saint Père qu’ils attendaient avec anxiété le jour de la définition dogmatique de l’Immaculée Conception. L’épiscopat répondit : «Parle, oh! Pierre, par la bouche de Dieu, et nous écouterons humblement». Où est le pape là est l’Eglise et la forteresse de Gaète devint une nouvelle Rome chrétienne. Des millions de cœurs s’unirent en prière et s’adressèrent à l’immaculée conception pour sauver le Pape exilé, pour anéantir les phalanges des ennemis de l’Église.
Le 12 avril 1850 Pie IX retourna à Rome. Aux salves s’unissait la jubilation de la population qui criait ses vivats. Le Capitole, la Coupole de Saint Pierre et toute la ville était en liesse. Ce changement subit Pie IX l’attribua à celle qu’il avait appelée en aide dans la forteresse de Gaète; et se convainquit que le dogme de l’immaculée conception était ce remède que Dieu avait ordonné pour notre époque. Et finalement le 8 décembre 1854, en présence de 200 évêques, Pie IX lui-même dans la basilique Saint-Pierre posait sur le chef de Marie la couronne sans tache, définissait le dogme catholique de l’immaculée conception. Le règne du Christ Roi s’acheva et commença celui de la “Reine du Ciel”.
On ignore souvent que les apparitions de la Chapelle de la Rue du Bac ont préparé également les 18 (3 X 6) apparitions de Lourdes en 1858. “La dame de la grotte m’est apparue telle qu’elle est représentée sur la médaille miraculeuse” en disant « je suis l’Immaculée Conception » a déclaré Bernadette qui portait sur elle la médaille de la Rue du Bac. Un immense mouvement de foi maritale s’en suivit en France.
Le 8 décembre 1854 prépara le 18 juillet 1870. Après le dogme de l’Immaculée Conception, devait venir le dogme de l’infaillibilité du pape. Et ainsi l’immaculée conception anéantit l’hérésie de ceux qui ne reconnaissent pas une telle infaillibilité, elle fit en sorte que le prisonnier du Vatican devint le centre autour duquel gravitât le monde; et il fut le promoteur principal du renouveau catholique. Le maître reprit fermement les rênes des destinées humaines en Europe avec tant d’autorité qu’il poussa son audace jusqu’à en imprimer sa marque sur l’étendard européen. Il est évident que c’est la “Vierge Marie” qui sauva du naufrage l’église catholique romaine au XVIII siècle, sans elle aucun renouveau spirituel catholique n’eut été possible.
Il conviendrait maintenant de définir, qui se cache exactement derrière l’image pieuse de cette “Marie” de la Rue du Bac, se tenant debout sur un serpent et porteuse d’une lumière qui rayonne de ses mains…
Source: http://www.blogdei.com
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23.09.2008
[Politique] Rapprochement des forces identitaires européennes
Enthousiastes et attentifs, les 70 participants regroupés dans la belle ville de Saintes, en Charente maritime, ont écouté et longuement dialogué avec les intervenants cinq heures durant.
Délégué aux relation extérieures du British National Party, l’anglais Tim RAIT a témoigné de la forte progression électorale de sa formation face aux complices de l’invasion. Dans un Français parfait, il a affirmé que le peuple Anglais n’avait jamais donné à ses représentants de mandat pour la substitution de population en cours !
Puis Manfred ROUHS a exposé les raisons de la fondation de l’organisation Pro Köln qui s’oppose à l’édification d’une mosquée géante au centre ville de Cologne et appelé à participer à la grande manifestation du 20
Septembre contre l’islamisation de l’Europe.
Une intervention précise et positive de la députée Flamande Hilde DELOBEL lui succédait au nom du très dynamique Vlaams Belang. Une Européenne convaincue; sa proximité avec Bruxelles n’y est pour rien car elle a férocement critiqué le fonctionnement des institutions “bruxelloises”.
Un message de sympathie et de soutien identitaire de la Lega Nord envoyé par le député Européen Mario BORGHEZIO compléta les interventions des amis Européens.
Philippe MILLIAU, organisateur des débats au nom du Bloc identitaire fit un dynamique rappel de la longue histoire commune des peuples Européens et chercha à ouvrir les voies de la reconquête à venir. Développant les méthodes identitaires il s’adressa particulièrement aux nombreux jeunes présents, très attentifs au message d’espoir et d’action.
Il revenait à Annick MARTIN, actuelle principale dirigeante du Mouvement National Républicain de conclure une très satisfaisante journée d’amitié Européenne. Elle souligna notamment la communion de pensée entre les orateurs et l’absolue nécessité de sortir des vieux réflexes étroitement nationalistes qui ont tant opposé nos peuples pour le plus grand profit des mondialistes.
Oui, il s’est bien passé quelque chose à Saintes. Rapprochements humains, nouvelles perspectives d’action, liberté de parole…le ton était juste ! L’équipe d’organisation emmenée par Claire, Jean pierre et David ont été
récompensés de leurs efforts.
www.novopress.info
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19.09.2008
[International] La notion de frontière
La notion de frontière
Dans un monde de plus en plus globalisé , les frontières existent-elles encore ?
Quels sens occupent-elles depuis la nuit des temps jusqu'au XXIe siècle ? Quelle doit en etre l'approche identitaire autonome et comment redonner sa place à ce concept ?
Il convient tout d'abord de suivre les évolutions des différentes délimitations des territoires et de saisir le rapport entre l'évenement et les consquences engendrées
Ainisi l'Europe a vu son nombre de frontières se multiplier au XXe siècle après des évenements tels que la 1ere guerre mondiale ou encore l'éclatement du bloc soviétique
Au sens strict , rappelons qu'une frontière est une discontinuité géo-politique occupant une fonction de marquage de l'espace
On distingue les frontières naturelles ( montagnes , fleuves ...) , les frontières réelles ( murs , douanes ) et les frontières symboliques ( "Hexagone" )
Chaque frontière définit en réalité un territoire à l'intérieur duquel un peuple ou une communauté affiche une cohésion identitaire
Le continent européen est à ce sujet un centre d'étude intéressant sur les frontières étatiques du à l'importance occupée par les états nations
Il existe évidemment d'autres notions de frontières telles que les frontières sociale , le social étant irasciblement lié à l'identité d'où la nécessité d'établir une opposition sociale de droite au mondialisme
Le cas des frontières entre des aires culturelles a lui été soulevé par l'ouvrage polémique " Le Choc des civilisations" concept récupéré par les thèses néo-conservatrices à des fins impérialistes
La frontière est donc une limite qui à la fois isole , sépare mais est aussi lieu de contact entre deux pays et parfois lieu de partenariat privilégié ( cas des euro-régions ... )
Il y'a cette idée de zone de contact , de point de rencontre de l'autre . Ainsi la Méditerranée est une interface entre pays riches et pays en voie de développement
La frontière étatique est une typologie héritée de l'histoire : en effet les frontières ont très rapidement été pensées . Les sociétés ont très vite penser leurs limites et ces fameuses limites ont différemment occupé l'espace et se sont au fil du temps diversement justifiées , la superficie d'un territoire étant representé comme symbole de sa puissance.
Là encore la civilisation européenne permet de mieux nous aider à discerner l'importance des frontières pour nos sociétés occidentales . Car c'est au VIe siècle que les Grecs ont pensé leur territoire avec notamment la place réservée aux dieux protecteurs des limites de la cité athénienne : statue d'Hestia gardienne du foyer et statue d'Hermès assurant la diplomatie avec les cités voisines tandis que les Ephèbes devaient marcher le long de cette ligne pour protéger la Cité.
Il y'a donc dans la civilisation grecque cette volonté de borner les limites du territoire en synergie avec le culte de la gloire attribué aux faits d'armes parfois établi dès le plus jeune age comme à Sparte , modèle de résistance identitaire européenne
On distingue une conception différente chez les Romains : le Limes ( l'Empire) devant sans cesse s'agrandir face au "monde barbare" ou bien concrétiser ses avancées ( mur d'Hadrien )
L'Antiquité nous laisse deux visions principales de la frontière
Bien plus tard , les Etats nations vont se définir un espace national qui leur sera propre engendrants des conflits territoriaux , les frontières se formant lors d'affrontements militaires ayat pour conséquence les signatures de traité . C'est ce modèle frontalier qui sera exporté durant la colonisation , les pays d'Afrique nouvellements formés décidant de garder les frontières coloniales en 1963 par souci d'efficacité immédiate d'où le tracé géométrique de plusieurs frontières (sud de l'Algérie , frontière égypto-soudanaise...)
L'histoire a par ailleurs crée des des frontières internes : Avignon appartenait aux Etats pontificaux enclavé dans le royaume de France
L'éclatement de l'URSS révélant au grand jour ces "problèmes internes"...
C'est le cas des identités régionales refusant la sujétion à un état jugé artificiel et de la lutte pour l'émancipation voire l'autodétermination qui en découle
Des institutions internationales telles en son temps la SDN désormais l'ONU ont tenté en vain d'établir elles memes des frontières , le XXe siècle constituant un remodelage ininterrompu des frontières
Parmi les critères de définition d'une frontière on retient principalement le critère linguistique , la langue permettant de souder une communauté ( Louis XIV annexant la Franche Comté au prétexte que cette province parlait français ) ; cas plus extreme de l'application directe de ce critère : le pangermanisme , retenons également le droit des peuples à disposer d'eux-memes (sachez également que l'ONU ne peut s'ingérer dans les affaires internes d'un Etat) , la volonté d'un peuple d'affirmer sa souveraineté
L'armée étant chargée de faire respecter l'inviobalité du territoire , elle intervient lors de nombreux litiges frontaliers ( cas de Gibraltar , guerre des Malouines , tension entre le Cameroun et le Nigeria , question du Sahara occidental...)
Il convient alors de voir l'opposition entre cette notion et la mondialisation voulue par les oligarchies dominantes . Car cette globalisation , règne de l'argent roi ne peut se faire qu'au détriment de ce concept sacré de frontière véritable garant de notre identité et repère de notre nation . Le processus de mondialisation vise à supprimer ou à passer outre les frontières , à faire fi des bannières et des barrières afin de procéder aux échanges et au développement des flux ( humains , de matières premières etc...)
Le post-libéralisme devenant alors le doctrine économique générale de Jakarta à Mexico créant un homme uniformisé répondant aux besoins du marché , ayant constamment besoinde voir ses désirs consuméristes se renouveller
Les firmes transnationales s'implantant aux quatre coins du globe , disposant de leurs propres réseaux , engendrant frustrations et délocalisations et se moquant du role fédérateur des nations
De nombreux subterfuges permettent aujoud'hui aux tenants de l'idéologie dominante de faire avaler la pilule aux peuples victimes de ce processus déshumanisé et artificiel , ainsi l'instrumentalisation du réchauffement climatique prélude à une fin des temps annoncée par les apotres de l'apocalypse nécessiterait un traitement global des affaires mondiales et donc l'abaissement des frontières pour sauver la planète menacée . Cet éco-terrorisme intellectuel appliqué par les valets de l'Oncle Sam en Europe à grands coups d'écologie punitive (culpabilisation permanente du citoyen "à éduquer" , taxes pique-nique ...) étant d'autant plus paradoxal puisque le capital pollue eau , terre , air et mers , détruisant l'écosystème , bétonnant nos campagnes , installant des panneaux publicitaires géants à la périphérie des forets...
Les décisions prises à l'échelle mondiale astreignant les états à céder à la pression internationale sous peine de devenir "non-aligné"
Si la mondialisation néglige ou contraint les Etats on remarque cependant que les frontières persistent et que l'affirmation de celles-çi sont perçues comme un "repli identitaire" pour les partisans cosmopolites , repli qui pourtant aura perduré durant plusieurs millénaires et généré des civilisations diverses à travers les temps et les continents
On le voit la frontière est donc un concept clé dans l'établissement d'une alternative identitaire durable , face aux mondialistes libéraux et aux alter-mondialistes tous deux cherchant à les supprimer pour mieux nous déraciner . C'est en sens que la vision identitaire dépasse la vision nationale , les nationalistes définissent leur identité se figeant sur des tracés pouvant etre modelés au cours du temps et parfois articiels plaçant la nation avant le peuple tandis qye nous cobsidérons ces frontières comme un héritage , un ciment , un garant et une possibilité d'affirmer son identité sans oublier de placer ceux qui les créent en premier et non l'inverse à savoir les peuples
http://reseaudurandal.hautetfort.com
[ Réseau - Durandal ]
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02.09.2008
[Rossiia] L'Europe a besoin d'une Russie puissante à ses côtés
Depuis la chute du Mur de Berlin, l’Europe a retrouvé ses frèresséparés du centre et de l’est : polonais, roumains, hongrois, etc. Non seulement les pays de l’ancien « Pacte de Varsovie » ont retrouvé leur indépendance mais d’anciens pays rattachés de force à l’URSS sont devenus indépendants : les trois Pays baltes, la Géorgie, l’Arménie, etc.
Conséquence : la Russie s’est trouvée plus réduite géographiquement qu’à la fin du règne de Catherine II, au XVIIIe siècle. Jamais une grande puissance n’a accepté autant de reculs sans guerre, et ce pour le plus grand bien de l’humanité. Mais il y a des limites à ne pas franchir. Quand les pays limitrophes de la Russie se rapprochent de l’Alliance « atlantique », de son organisation militaire l’OTAN, s’alignent sur la politique offensive et parfois belliciste des États-Unis d‘Amérique, la Russie a le sentiment que ces politiques anti-russes et pro-américaines de pays voisins constituent autant de menaces contre elle, autant de pistolets braqués sur elle, et autant de tentatives de l’encercler. C’est dans ce contexte qu’est survenue la crise géorgienne. Que s’est-il passé ? La Géorgie, après avoir longtemps dans son histoire recherché la protection de la Russie, notamment contre les Perses, est dirigée par un président très clairement allié inconditionnel des États-Unis. C’est par ailleurs une plaque tournante pour l’acheminement du pétrole. Le 13 mars 2007, le parlement géorgien a adopté une Déclaration sur l’adhésion « complète et urgente » de la Géorgie à l’OTAN. Les conséquences en sont bien entendu légitimement inquiétantes pour la Russie, à ses portes. La Russie doit elle accepter ce que les États-Unis n’ont pas toléré lors de la crise des missiles à Cuba en 1962 ? La Russie n’a pourtant entrepris aucune action militaire. C’est la suite des événements qui l’a amené à intervenir. Pourquoi ? Explications. La Géorgie comporte trois régions peuplées de populations qui demandent leur autonomie et sont pro-russes (l’Ossétie du sud, l’Abkhazie, l’Adjarie). Les deux premières régions sont limitrophes de la Russie. Ayant dû se retirer pour l’essentiel de l’Ossétie du sud, la Géorgie a tenté de la reprendre par la force le 8 août 2008, n’hésitant pas à bombarder la population. La Russie est alors intervenue, elle aussi militairement, pour garantir la très majoritaire volonté d’indépendance de l’Ossétie du sud et ses aspirations de rapprochement avec l’Ossétie du nord, appartenant à la fédération de Russie. Dés lors, Ossétie du sud et Abkhazie ont proclamé leur indépendance que la Russie a reconnu. Quel exemple suivait la Russie ? Celui des puissances occidentales, qui ont reconnu il y a quelques mois l’indépendance unilatérale du Kosovo, en portant atteinte à l’intégrité territoriale de la Serbie. A la différence que la Serbie, si elle était de sympathie « pro-russe », ne constituait aucunement un pistolet braqué sur le cœur de l’Alliance atlantique et n’aspirait aucunement à intégrer une alliance militaire pro-russe et anti-occidentale.
On le voit : au-delà de la mosaïque des ethnies dans les affaires du Caucase et singulièrement de la Géorgie le problème de fond est de savoir si on veut une Russie forte ou faible. Une Russie faible, c’est l’intérêt des États-Unis. Ce n’est pas l’intérêt de l’Europe. La Russie est une part de l’Europe, donc l’Europe ne peut vouloir la faiblesse d’un de ses membres. La Russie est notre arrière pays, l’Europe n’est forte qu’étendue vers la Sibérie. De son côté, la Russie est européenne sans être toute européenne : elle est ainsi un pont vers les autres. La Russie est ce qui donne et donnera à l’Europe sa force, son espace, sa capacité d’agir pour le multilatéralisme. L’Europe a besoin d’une Russie forte et respectée, de même que l’Europe a besoin d’être forte et respectée ; Europe et Russie sont deux espaces de civilisations qui ont vocation à se rapprocher, à travailler ensemble pour leur défense et leur sécurité, à lutter contre l’hégémonisme sans frein de la seule hyper-puissance d’aujourd’hui, les États-Unis d’Amérique du nord.
Vouloir encercler la Russie, vouloir l’écarter du règlement des affaires du monde, la marginaliser, déformer la présentation de ses actes, intoxiquer les opinions sur sa politique prétendue impérialiste, c’est agir contre l’Europe ; Oui l’Europe a besoin d’une Russie forte, elle a besoin d’une Russie respectée, elle a besoin d’une Russie en sécurité sur ses frontières.
Non, ce n’est pas la Russie qui est menaçante, c’est l’expansionnisme de l’OTAN qui est facteur de risques de guerre. La Russie doit savoir que des Européens lui disent : nous avons besoin d’une Russie forte et ferme, autant que mesurée.
L’Europe ne doit pas être solidaire d’une politique de confinement dirigée contre la Russie.
Amitié et paix avec la Russie éternelle.
18:49 Publié dans Europe, Rossiïa | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.08.2008
[Europe] Notre vision des choses
L’indignation américaine et européenne largement relayée par les média a de quoi laisser pantois.
Lorsqu’il y a à peine quelques mois, les russes attiraient l’attention du monde entier sur les risques d’une reconnaissance de la déclaration unilatérale du Kossovo, sans doute en avaient-ils une singulière expérience avec la myriade de petites républiques qui ont peuplé l’ex-Urss.
Mais il ne vient à aucun média occidental ou aucun homme politique « officiel » de se risquer à faire un parallèle avec l’Ossétie.
Lorsque les américains décident d’intervenir au Kossovo en bombardant les populations civiles serbes en 1999 arguant d’un risque de catastrophe humanitaire, la France de Chirac ne trouve rien d’autre à faire que se ranger servilement derrière la bannière étoilée en envoyant des Mirage 2000.
Pourtant, à la différence de l’Ossétie qui dés 1992 avait proclamé son indépendance, le Kossovo ne bénéficiait d’aucun statut particulier lui permettant d’invoquer une violation du droit international.
Aujourd’hui, on fait mine de s’indigner de la reconnaissance par le parlement russe de l’indépendance de l’Ossétie.
Pourquoi ce qui hier était légitime devient aujourd’hui une grave entrave au droit international.
En quoi, le droit des Ossètes descendants des Allain et des Scythes qui constituent un peuple depuis bien longtemps serait-il moins légitime que les albanais musulmans du Kossovo, arrivés comme réfugiés sur une terre qui était le berceau de la Serbie ?
En quoi le gouvernement Ossète autoproclamé aurait-il moins de crédibilité que le mafieux Hasim Thaci qui aux dires d’un général italien de l’Otan, va faire de son pays la plaque tournante de la prostitution et de la drogue en Europe ?
Certes, les russes n’ont que faire du droit des peuples. Mais qui a pris l’initiative de l’agression sinon l’irascible président géorgien Mickael SAAKCHIVILI en envoyant ses chars et son artillerie sur la capitale ossète, fort pensait-il du soutien de ses commanditaires américains envers qui il voue une admiration sans faille ?
Puis le voilà deux jours après tout penaud, face à la volée de bois vert de russe, à solliciter une négociation et un arrêt des hostilités. Cette agression stupide et téméraire amène certains à comparer cette agression à une attaque du Luxembourg contre la Chine. Comment a-t-il pu imaginer que la Russie de Poutine resterait de marbre ?
Sans doute cette affaire a-t-elle cristallisée autour de lui un fort sentiment national alors que sa cote de popularité était en berne et qu’il a du, il y a plus d’un an, faire face à de violentes manifestations.
Une autre explication est celle donnée par les russes selon lesquels, ce sont les américains qui auraient cyniquement poussé le Chef d’Etat georgien à agresser l’Ossétie.
Cette explication n’est pas aussi invraisemblable que cela et elle est même confirmée par Marek Halter dans le Figaro du 15 août. Selon lui, le coup de force a été préparé par les conseillers militaires américains et approuvé par Condoleeza Rice afin de provoquer une réaction russe et d’entraîner une mobilisation médiatique contre la Russie.
En tout état de cause, l’attitude européenne est irresponsable et partiale et la présidence de Sarkozy laisse craindre un alignement sans faille derrière les Etats Unis et l’Otan. Pourtant l’Europe n’a rien à gagner et tout à perdre d’une rupture avec nos frères russes.
Ce n’est pas au nom de principes philanthropiques que les américains s’intéressent au Caucase mais parce qu’il est le champ de bataille de puis 15 ans du grand jeu énergétique. L’ancien conseiller de Carter, Zbigniew Brezinski qui voit le monde comme un grand échiquier le considère comme une des zones les plus stratégiques du monde. L’installation de bases militaires de l’Otan est dans cette perspective une priorité absolue pour les américains.
En quoi cette perspective va-t-elle dans l’interêt de l’Europe ?
De même que nous n’avons rien à gagner en envoyant nos troupes se faire massacrer en Afghanistan pour servir de supplétifs aux américains, il est grands temps de changer radicalement d’orientation. Seule une Europe forte permettra de tempérer les ardeurs hégémoniques de la Russie et d’apporter une sécurité à nos frères baltes et polonais qui risquent de se tourner vers l’Amérique.
Le retrait de l’Otan et la création d’une armée européenne autonome, la mise en place d’un axe Paris-Berlin-Moscou sont aujourd’hui une nécessité impérieuse.
Laissons les américains s’enliser là où ils ont voulu jouer aux apprenti-sorciers et tournons-nous vers nos frères de l’Est pour construire une Europe puissance seule capable de réequiliber le monde face aux menaces terroristes et aux marchands du temple de la maison blanche.
Les alter européens
Source : Europae Gentes
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26.08.2008
[Sports] L'Europe championne olympique
L'Union européenne, championne olympique
Avec 71 médailles d'or, et 224 médailles au total, les vingt-sept Etats membres de l'Union Européenne décrochent la première place du classement général des Jeux Olympiques de Pékin, loin devant la Chine et les Etats-Unis.
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21:49 Publié dans Europe, Sports | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.08.2008
[Europe] Europe , Russie même combat contre l'impérialisme US
Les apprentis sorciers de Washington ont incité Saakachvili, la crapule qui sert de président à la Géorgie, à provoquer l’ours russe en s’attaquant à l’Ossétie du Sud. La Russie a riposté comme il le fallait à cette provocation. Ceux qui s’imaginaient que la Russie de Poutine et Medvedev est la même que celle d’Eltsine en sont pour leurs frais. L’ours russe est bien sorti de son hivernage et ses coups de patte font mal. Bien entendu, les valets occidentaux de Washington , Sarkozy et Kouchner en tête, s’indignent, se lamentent et gesticulent beaucoup. Chacun sait que cela n’a strictement aucune importance. Nous voici enfin venus au temps des comptes (souvenez-vous du Kosovo, messieurs les « démocrates »…) et du poids des réalités. Plus que jamais, donc, il faut choisir son camp. Notre choix est évident : nous sommes aux côtés de nos frères russes, qui portent l’espoir de notre libération par l’exemple de résistance et de reconquête qu’ils offrent à tous les Européens. Chaque point marqué par la Russie est un pas supplémentaire vers l’affranchissement de l’Europe et un message aux ennemis de la grande patrie européenne à laquelle appartiennent les Russes. Un message qu’ils feraient bien de méditer. Sinon il leur faut s’attendre à de gros soucis.
Pierre VIAL
21:42 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
[Europe] Soutien total aux Russes
Comme aux plus belles heures de la guerre du Kosovo, les médias « occidentaux » (c’est-à-dire ceux des pays inféodés à l’Oncle Sam) balancent des images en pagaille aux yeux des spectateurs (des images présentées comme celles de la guerre en Géorgie pourraient venir du Liban que personne ne s’en rendrait compte…), avec la traditionnelle répartition des rôles (Russie = puissance impérialiste cruelle, Géorgie = victime innocente et Etats-Unis/ « Communauté internationale » = grands frères protecteurs) et la scène peut être montée : avec la France dans le rôle pathétique des porteurs de riz et les Etats-Unis dans celui de l’acteur que l’on prend au sérieux, parce qu’il a les moyens de ses ambitions (contrairement au coq tricolore qui a renoncé à toute « ambition »). Il est particulièrement risible d’entendre parler « d’impérialisme » à propos de la Russie alors que la Géorgie (qui souhaite adhérer à l’OTAN) est depuis des années le chien fidèle, pour ne pas dire une colonie, des Etats-Unis (ce qui démontre que l’impérialisme n’est pas tant du côté russe qu’américain). Par ailleurs, le président Bush n’a pas craint le ridicule en appelant au respect le plus solennel de « l’intégrité territoriale » de la Géorgie ; on notera toutefois que le vol du Kosovo et le charcutage de « l’intégrité territoriale » de la Serbie n’ont pas particulièrement troublé le sommeil de la diplomatie US ces derniers mois… Joies et délices de l’hypocrisie américaine.
Derrière les pleurnicheries du président géorgien Mikheïl Saakachvili qui veut faire passer son pays pour la victime d’un nettoyage ethnique façon Darfour (il y a des « nettoyages ethniques » dans tous les conflits de nos jours, c’est merveilleux !) et la promptitude du bon samaritain américain à voler au secours de la Géorgie, il y a la réalité froide et incontournable des intérêts pétroliers américains et de leurs vassaux : en effet la Géorgie est l’intermédiaire entre l’axe atlantique (Etats-Unis/Europe de l’ouest) et les hydrocarbures d’Azerbaïdjan, situation bien pratique qui permet de contourner la Russie pour s’approvisionner en pétrole et ainsi accroître la tutelle américaine sur le continent européen grâce au pion géorgien… D’où l’inquiétude des Américains et de leurs alliés. De l’Irak à la Géorgie : rien de nouveau sous le soleil !
Enfin, dans cette affaire où les peuples des deux côtés de l’Atlantique sont pris pour des imbéciles par leurs élites médiatico-politiques, on remarquera cette propension bien journalistique à parler avec emphase de « communauté internationale » comme pour justifier les ingérences insupportables des élites américaines : la « communauté internationale » intervient ici, la « communauté internationale » fait cela… Et on oublie que derrière cette expression en trompe-l’œil (notion floue, sans aucun fondement juridique) se trouve l’œil de Washington puisque les Etats-Unis ont un poids considérable dans les décisions de l’OTAN (organisation politico-militaire héritée de la guerre froide et alliant les Etats-Unis et l’Europe occidentale pour la défense de cette dernière contre l’URSS). Chose qu’avait compris De Gaulle en retirant la France de sa structure militaire intégrée et de sa direction en 1966, se méfiant des arrières pensées du « grand frère américain ». Leçon oubliée par Nicolas Sarkozy qui annonce en 2008 le retour de l’hexagone dans le commandement intégré de l’OTAN. Attention donc aux termes tarte à la crème tels que « la communauté internationale » qui sous-entend de manière sournoise que la décision prise, parce qu’elle est « internationale », l’a été à l’unanimité ou est le résultat d’un consensus, alors que la plupart du temps ce sont les Etats-Unis qui ont le dernier mot (fait admis de tous).
La réémergence de la Russie sur la scène mondiale, débarrassée des scories du communisme, ardent défenseur du Kosovo serbe, impitoyable envers le terrorisme islamique et décidée à en finir avec la pax americana, devrait plutôt exciter la curiosité et la sympathie des Européens au lieu de se laisser bêtement prendre au piège de l’épouvantail soviétique agité par les Etats-Unis. L’âme de l’Europe, si elle est encore bien vivante, est très forte dans cette Russie orthodoxe fière de ses racines et de son identité.
La construction européenne, pour être crédible, ne peut pas se faire sans la Russie : revenir à la situation de la Guerre froide, avec un bloc américain à l’ouest et une Europe occidentale qui lui est totalement soumise (la seule différence aujourd’hui est que la sphère d’influence américaine s’étend jusqu’aux pays de l’est inclus), et un bloc russe d’autre part, serait, plus qu’un retour en arrière en forme de pied de nez historique, un insupportable gâchis ! Ne ratons pas cette occasion historique.
Julien Langella
Blog Identitaire
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30.07.2008
[Patrimoine] Stonenhenge , monument mythique
Stonehenge est un site qui fait vibrer l'imaginaire. Ce cercle de monolithes, dont le plus gros pèse 50 tonnes, se dresse au sud-ouest de l'Angleterre, dans la plaine de Salisbury, près du fleuve Avon. A l'origine, dès le néolithique moyen (3000 av. J.-C.), était installée là une structure circulaire en terre de 114 m de diamètre, entourée d'un fossé et où étaient plantés cinquante-six poteaux de bois. Cette structure, complétée par des alignements de nouveaux poteaux de bois au milieu du néolithique, prend de nouvelles proportions au néolithique final (2500 av. J.-C.) : des "pierres bleues" de 4 tonnes, transportées sur 400 km depuis le pays de Galles, sont disposées en cercle, puis la touche finale est donnée avec le "cercle de Sarsen", composé de trente pierres ouvragées, d'une hauteur de 5 mètre, surmontées de linteaux, cinq trilithes indépendants (deux pierres verticales coiffées par un linteau) se dressant à l'intérieur, en fer à cheval. Les linteaux étaient assujettis à leurs montants par assemblages à tenon et mortaise, technique empruntée à la charpenterie.Magazine Terre & Peuple n°36
22:17 Publié dans England, Europe, Mythologie, Patrimoine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


