08.05.2008

[Environnement] Penser l'écologie jusqu'au bout

266349596.jpgPremière conférence scientifique internationale sur la « décroissance économique pour l’équité sociale et la soutenabilité écologique »

Communiqué de presse
La première conférence scientifique internationale sur la “décroissance économique pour l’équité sociale et la soutenabilité écologique” qui s’est tenue en langue anglaise à Paris les 18 et 19 avril 2008 a ouvert les bases d’une coopération scientifique internationale sur ce thème.

La rencontre a été un grand succès avec 140 chercheurs, 30 pays industrialisés et du sud. Des instituts renommés dans les disciplines tant économiques, sociales qu’environnementales étaient représentés. Divers mouvements se développent en France, Italie et ailleurs afin de promouvoir la décroissance soutenable, équitable, conviviale. La question se pose aux chercheurs : après des années d’améliorations de l’éco-efficacité, le supposé “découplage” entre la dégradation écologique et sociale d’un coté et la croissance économique de l’autre est bien insuffisant. Cela ouvre un nouveau champ de recherches : Quelles seraient les conditions sociales et institutionnelles nécessaires pour un processus de décroissance économique équitable et durable? Que seraient des scénarios de décroissance ?… Parmi les thèmes abordés citons: indicateurs, effet rebond, perspectives du sud, décroissance vs état stationnaire, décroissance de la consommation, décroissance de la production, relocalisation, redistribution, statut des acteurs économiques, changements sociaux et des institutions économiques. La conférence a donné lieu à différentes tables rondes et forums de façon à identifier aspects des problèmes et solutions. La décroissance est devenue un concept international sous la terminologie de “Degrowth”. D’autres traductions sont en cours dans plusieurs langues. Cette rencontre ouvre la porte à de nouvelles solutions et à un réel changement de paradigme alors que les crises économiques, sociales et écologiques mondiales suscitent des inquiétudes grandissantes.

19.04.2008

[Environnement] Stage d’agro-écologie les 27, 28 et 29 juin.

1474704034.jpgStage d’agro-écologie les 27, 28 et 29 juin.

Verdon
Nous avons le plaisir de vous proposer un stage d’agro-écologie animé par Stéphane Fayon, le directeur d’Annadana, notre antenne en Inde. Ce stage aura lieu au Verdon. Le contenu du programme proposé se base exclusivement sur l’expérience pratique développée depuis l’année 2000 dans le sud de l’Inde. Certaines des techniques enseignées par Stéphane (compost, panchagavia, effective micro-organisms, terra preta, jardinage bio-intensif, tourteaux de plantes, purins de plantes, promoteurs de croissance, production de semences, etc) sont tout autant applicables en milieu tempéré qu’en milieu tropical.

Ce stage est ainsi tout autant proposé aux jardiniers de France qu’aux personnes engagées dans des dynamiques de soutien aux communautés rurales en Afrique, Asie, Amérique Latine, etc.

Son coût est de 100 euros par personne et son programme détaillé sera très prochainement présenté sur notre site.

Voir avec Kokopelli pour les réservations.

Séminaires de production de semences
Nous vous rappelons que Kokopelli propose également une douzaine de séminaires de production de semences dans diverses régions de France.

Les dates de ces séminaires sont présentées sur notre site.

Un grand merci pour votre soutien et votre confiance.

SOURCE

13.03.2008

[Environnement] L’impératif écologique

1142780993.jpgL’impératif écologique

par Pierre Chatov (www.les-identitaires.com)

Les milieux alternatifs et radicaux aiment à cultiver une certaine défiance ou tout du moins une prudence suspicieuse vis-à-vis des grands engouements collectifs et des phénomènes de mode bruyamment cornaqués par les professionnels des médias. Cette attitude méfiante, éminemment saine à la base, devient nettement plus critiquable lorsqu’elle se transforme en une réaction mécanique, non plus mue par l’analyse et la prise de distance mais simplement par le goût de la dissidence et de la position minoritaire pour elles mêmes. On tombe alors dans une « posture » tout aussi systématique et pavlovienne que celle à laquelle on prétend s’opposer.

Ce constat est notamment vrai pour les questions attingentes à l’écologie et plus spécialement au désormais fameux « réchauffement climatique ». Sur ce dernier sujet, certains « esprits libres », au seul prétexte de leur détestation des individus et des organes ayant endossé la promotion de cette problématique (car « on » nous ment, « on » nous manipule, forcément…), se plaisent, incarnant ainsi leur rôle favori de « voyants au milieu des moutons », à railler la peur des catastrophes écologiques et à dénoncer le « néo-gauchisme tendance hippie » que représenteraient les théories de la décroissance et de la simplicité volontaire, se faisant par là, consciemment ou non, les fourriers empressés du matérialisme consumériste et du turbo capitalisme. Pourtant, même s’il faut bien entendu se garder de tout angélisme et faire attention aux possibles dérives d’un « mondialisme écologiste » (comme nous l’avons d’ailleurs déjà écrit ici lien ), ce positionnement est totalement indéfendable. Elle ne peut d’ailleurs s’expliquer que par une forme de complaisance envers le système ou par un banal égotisme, gourmand d’être, une fois de plus, « l’original de service».

Car même la validité scientifique du « réchauffement climatique » (querelle d’experts et de savants qui nous dépasse) est finalement assez secondaire dans le faisceau de questionnements fondamentaux que soulève l’irruption de l’écologie dans le débat politique. Ce dont il est question ici, c’est bel et bien de la place et du rôle de l’homme dans le monde. Ce que permet le débat écologiste c’est une remise en cause drastique du culte mortifère de ce « progrès » qui engendre le déracinement, le bougisme et le rejet de la Tradition.

La perspective des drames écologiques à venir est l’angle par lequel beaucoup de nos compatriotes prennent peu à peu conscience de l’inanité d’existences toutes entières vouées à la seule consommation. Nier ces impasses et ces cataclysmes futurs, ce n’est donc finalement que conforter l’immobilisme et la prorogation du système économico-centré que nous subissons. Position compréhensible chez les libéraux, insane chez les militants identitaires et sociaux. Répétons le, ce n’est pas en premier lieu le prix du pétrole, l’épuisement des ressources naturelles ou le trou de la couche d’ozone qui imposent l’urgence écologiste, mais la santé mentale et la dignité de nos peuples.

L’écologie est une question éthique et morale avant d’être technique et scientifique.

La réintroduction de la notion de « limite », la valorisation de la frugalité, la lutte contre le gaspillage, la relocalisation, le retour à la ruralité, l’agriculture biologique, la préservation de la nature ne sont pas (seulement) des contraintes imposées par l’épuisement de notre biotope, ce sont des valeurs intrinsèquement et ontologiquement positives, en dehors de tout contexte catastrophiste, et même si nous disposions de 20 globes terrestres de rechange, nous devrions les promouvoir. Au nom d’une certaine idée de l’homme et de la vie.

16.02.2008

[Nature] Symbolique de l'ours


Symbolique de l'Ours :

L'Ours a toujours symbolisé la force brute, la force guerrière, c'est pour cela qu'il représentait la classe guerrière chez les Celtes, et qu'il était l'animal de pouvoir des Berserkers, les guerriers fauves. C'est un animal violent, brutal, dangereux et incontrôlé, symbole de la force primitive, de la cruauté, de la brutalité et de la sauvagerie. Néanmoins il peut être apprivoisé, et en cela il symbolise les forces élémentaires capables d'évoluer progressivement, mais capables aussi de régresser violemment. Chez les Celtes, le mot Ours (Artos) se retrouve dans le nom d'Arthur (Artoris), le souverain de la légende. L'Ours est l'opposé du Sanglier, qui représente la classe sacerdotale. En Gaule, la déesse Artio symbolisait le coté féminin de la classe guerrière. D'ailleurs l'Ours est yin, c'est-à-dire féminin. Dans la Mythologie Nordique, Odin est parfois représenté sous la forme d'un Ours.

Au Japon, l'Ours est censé être l'ancêtre des Aïnu, une peuplade ancienne du Nord du Japon, qui croit que l'Ours est une importante divinité des montagnes. En Chine au contraire, l'Ours est masculin (yang), et est un symbole annonciateur de la naissance des garçons. Le créateur du monde dans la cosmogonie Chinoise, Yu le Grand, prenait dans ses fonctions l'apparence d'un Ours. Dans l'ésotérisme islamique l'Ours est parfois représenté comme un animal vil et répugnant.

En Sibérie et en Alaska, l'Ours est lié à la Lune et au cycle végétal, à cause du fait qu'il hiberne (il disparaît à l'approche de l'hiver et revient avec le printemps). Dans d'autres pays il est considéré comme l'ancêtre de l'humanité à cause justement de son lien avec la Lune, dont la "vie" est semblable à celle des êtres humains. Les Algonquins du Canada appellent d'ailleurs l'Ours "Grand-Père". Dans beaucoup de peuples chamaniques de Sibérie et d'Amérique, l'Ours est présent et joue un rôle dans les cérémonies d'initiation. Chez les Indiens Pomo de Californie du Sud, c'est lui qui tue les candidats à l'initiation, et qui creuse un trou dans leur dos avec ses griffes.

En Europe, l'Ours est fortement lié aux grottes et cavernes où il élit domicile. Il symbolise donc les ténèbres, et l'obscurité, et pour les alchimistes il représente la noirceur du premier état de la matière. En cela il a la aussi une symbolique d'initiateur. Pour les alchimistes, l'Ours représente les instincts et les phases initiales de l'évolution, et sa couleur est le noir de la materia prima. Dans la mythologie grecque il accompagne Artémis, la déesse lunaire, qui prend souvent sa forme lors de ses apparitions. L'Ours symbolise l'aspect sacrificateur et cruel des rites dédiés à Artémis et à la Lune. De par son lien avec la Lune l'Ours symbolise aussi l'intuition, l'instinct, mais aussi et surtout, de par la force qu'il représente, il symbolise surtout, selon Jung, le coté dangereux de l'inconscient.

Comme tous les grands fauves, l'Ours symbolise l'inconscient chtonien, il est lunaire et nocturne, et révèle des paysages internes de la Terre-Mère. Chez certains peuples d'Amérique du Nord, sa chasse est interdite pour les femmes, et celles-ci sont l'objet de plusieurs tabous vis à vis de l'Ours à cause de leur lien avec lui (ne pas regarder la tête d'un Ours, ne pas toucher une peau d'Ours, etc...).

Certaines parties du corps de l'Ours (dents, griffes, et pattes) sont utilisées en magie protectrice. Chez certains peuples de Sibérie, on cloue une patte d'Ours près de la porte de la maison ou de la tente pour écarter les mauvais esprits. Chez les Yakoutes on en dépose une dans le berceau des bébés pour les protéger. Ses griffes sont censées avoir des vertus thérapeutiques selon ces mêmes peuples : elle soigne la diarrhée du bétail pour les uns, et protège des maux de têtes pour les autres. Enfin chez de nombreux peuples altaïques l'Ours est pris à témoins lors des serments : certains jurent assis sur un crâne d'Ours, alors que d'autres mordent sa fourrure pendant qu'ils prononcent leur serment.

 

Aspects totémiques de l'Ours :

Ceux qui ont l'Ours pour totem sont comme lui des personnes très indépendantes, qui ne comptent que sur elles-mêmes, et ne s'appuient que rarement sur les autres. Ils sont déroutés par tout changement et mettent du temps à s'y faire, ils sont plus à l'aise dans des conditions et des lieux familiers. Ils aiment avoir un emploi du temps précis, passer leurs vacances toujours au même endroit, et que les choses soient toujours bien rangées à leur place. Ce sont des personnes méticuleuses, constructives, manuelles, habiles de leurs mains, qui savent tout aussi bien réparer des appareils en panne que prodiguer compréhension et tendresse aux autres.

Comme leur totem ce sont des rêveurs, et ce malgré leur habilité manuelle. Ils sont dotés d'une très grande imagination, dans laquelle ils peuvent se laisser emporter au point de confondre la situation qu'ils imaginent avec la réalité, ce qui peut entraîner des quiproquos et donner l'impression qu'ils mentent.

Ils sont travailleurs, prudents, pleins de bon sens et passionnés, et lorsqu'ils se lancent dans un projet ils le mènent jusqu'à son terme, même si cela doit alourdir de façon conséquente leur emploi du temps. Ils peuvent se focaliser sur les détails au point d'en oublier le problème principal, ce qui peut parfois les amener à traiter un problème morceau par morceau, car le problème global les déroute. Ils sont tourmentés par des détails et des questions mineures que d'autres considéreraient comme insignifiantes, et ont du mal à communiquer avec les autres. Ils ont besoin d'autorité, de recevoir des ordres, et ils ne lésinent pas sur les services rendus aux autres. Leur attention à l'opinion que les autres ont d'eux les pousse à vouloir satisfaire les autres avant tout, jusqu'au point de devenir des bonnes poires dont les autres profitent allègrement.

Ils sont travailleurs, dignes de confiances, mais ils acceptent souvent plus de travail qu'ils ne peuvent raisonnablement en fournir pour satisfaire les autres, et s'ils en viennent à se lasser d'un travail ils vont mentir, ou simuler une maladie pour se décharger de cette tâche, plutôt que d'en discuter et de négocier pour résoudre le problème.

Leur difficulté à communiquer avec les autres leur pose souvent problème dans le domaine sentimental, où ils sont souvent incompris. N'arrivant pas à maîtriser les sentiments qu'ils portent en eux, ils peuvent avoir tendance à les refouler, ce qui peut donner l'impression qu'ils sont froids et distants. C'est à cause de cela qu'ils ont du mal à établir une relation durable, mais une fois que cela est fait leur dévouement et leur fidélité ne se relâche jamais. Ce sont des compagnons tendres, doux et attentionnés, dont la tendance assez moraliste (ils ont besoin du mariage et d'une famille pour se sentir en sécurité) ne doit pas cacher le fait qu'ils sont capables de demander la séparation ou le divorce si leur partenaire pousse un coup de gueule de trop.

Ils ont peu confiance en leurs talents et en leur potentiel, peut être à cause du fait qu'ils se perdent dans toutes les possibilités fournies par leur imagination, et qu'ils en oublient l'idée originelle avant d'avoir commencé à la développer.

Ils somatisent les limitations et les inhibitions qu'ils s'imposent, et s'angoissent sur des détails sans importance au point de déclencher maux et ulcères d'estomac, problèmes intestinaux et éruptions cutanées. Ils ont aussi souvent tendance à se blesser aux mains et aux pieds.

Enfin les Ours ont bon caractère, et trouvent naturel tout ce qu'on exige d'eux. Cela fait d'eux des amis précieux, et des aides sur qui on peut compter, et même s'ils n'aiment pas commander ils préféreront travailler seuls ou à leur compte, plutôt que de devoir travailler avec des gens qu'ils n'aimeront pas.

Source : www.yanndarc.com 

11.02.2008

[Normandie] Un parc éolien offshore en projet au large de la Normandie

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Un nouveau projet de parc éolien offshore, porté par la société WPD Offshore France, vient d'être présenté aux Normands. Doté de 50 éoliennes, soit une puissance totale de 250 MW, ce parc serait situé en baie de Seine, à au moins 8 kilomètres de la côte. Une éolienne de 5 MW fournissant l'électricité, hors chauffage, pour 8000 habitants, le parc suffirait à assurer les besoins de 70% de la population du Calvados. Souhaitant profiter des faibles fonds et du vent soufflant en baie de Seine, WPD Offshore France affirme que son projet ne couvrirait qu'1 à 2% de la surface de la baie. L'installation d'un tel parc en mer suscite l'inquiétude, voire l'opposition des pêcheurs, ces derniers y voyant une nouvelle contrainte pour exercer leur métier. Le promoteur, qui précise que les éoliennes seront éloignées des principales zones de pêche, prévoit une compensation de 1.5 million d'euros par an pour les professionnels, via un fond maritime géré par le Département du Calvados. Les communes toucheraient une enveloppe similaire. Une concertation sur ce projet a notamment été lancée avec les présidents des comités locaux des pêches de Port en Bessin et Honfleur/Courseulles afin d'identifier les zones de moindre pêche à privilégier. Le groupe de travail « a aussi identifié de nombreux projets d'avenir à financer avec cette taxe. L'idée des récifs artificiels semble faire l'unanimité par exemple. Le groupe a de toutes manières prévu de se rendre sur un parc Nord Européen afin d'en avoir le coeur net », souligne Frédéric Lanoë, de WPD Offshore France. Les suggestions du groupe de travail seront prochainement soumises à un comité élargi à une vingtaine d'autres pêcheurs. « Nous espérons que cette démarche de consultation active et pragmatique permettra la naissance d'un beau projet d'avenir dans le respect des professionnels de la mer », précise Frédéric Lanoë.
Ce projet entre dans le cadre du plan de développement gouvernemental des énergies renouvelables, qui doivent représenter 21% de l'énergie produite à l'horizon 2015. D'ici là, l'Etat prévoit l'installation de 4000 MW au large du littoral français, soit l'équivalent de 900 éoliennes comme celles que WPD Offshore France souhaite implanter devant les côtes normandes. D'autres projets offshores ont été présentés ces dernières années, notamment le parc des Deux Côtes, porté par la Compagnie du Vent à Cayeux et Criel-sur-Mer.

Source : meretmarine.com

30.01.2008

[Environnement] KOKOPELLI : biodiversité, la fin des illusions

f6113817eb064fb5d148590f27a9e5b9.jpgKOKOPELLI : biodiversité, la fin des illusions

Les verdicts sont tombés : l’association Kokopelli est lourdement condamnée :

12.000€ pour le grainetier Baumaux
23.000€ pour l’état et la fédération des industriels de la semence (FNPSPF).

Il faut être réaliste : les semences que défend l’association Kokopelli, étant maintenues dans l’illégalité par une volonté politique, nous ne pouvions pas gagner ces procès.

Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.
C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000€ augmenté de 10.000€ et recevra 2.000€ pour ses frais.

L’état français recevra 17.500€ au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000€ seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeux des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.

L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.
Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.
N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.

Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !

Raoul JACQUIN

Source: http://www.kokopelli.asso.fr

05.12.2007

[Normandie] EPR , un mensonge de plus !

941d4ccfeb57dd47f7fe0d122d1bfa2b.jpgOfficiellement, la nécessité de construire le réacteur nucléaire de troisième génération, EPR, à Flamanville, reposait sur le fait de répondre à la demande croissante du marché national et uniquement national. Pourtant dans le cadre d’un accord intergouvernemental, franco-italien, la société ENEL, l’équivalent de EDF, vient d’acquérir 12,5 % des parts du prochain réacteur nucléaire français ! Par contre l’italien ENEL ne recevra pas 12,5 % des déchets radioactifs !

Source : JI Normandie 

25.11.2007

[Environnement] L'écologisme comme instrument du mondialisme

aace549a4a664a80bbecefc12f82ddfc.jpgL'écologisme comme instrument du mondialisme

Si l'on se réfère à la définition qu'en donne le Petit Larousse, le mondialisme c'est "la doctrine qui vise à réaliser l'unité politique du monde considéré comme une communauté unique".

Plus explicitement encore, c'est "la proposition de nouvelles organisations politiques de l'humanité, impliquant le transfert de certaines prérogatives de la souveraineté nationale à une autorité fédérale mondiale capable de résoudre les problèmes qui mettent en cause le destin de l'espèce" (définition tirée du "Que Sais-je ?" n°1687 - Le Mondialisme - 1977).


Cette deuxième définition nous éclaire de façon décisive sur les relations d'affinité et de complémentarité liant l'écologisme planétaire à la réalisation des fins ultimes du mondialisme ; le premier servant d'instrument idéal, de "véhicule" idéologique aux secondes. Voyons comment.

Pour voir le jour et s'imposer comme une solution évidente aux problèmes des peuples et des Etats, le gouvernement mondial a besoin d'institutions et plus encore d'un prétexte, d'un catalyseur suffisamment fort et attractif pour balayer toute forme de réticence.

Les institutions sont déjà en place, depuis 1945 avec l'ONU, ses très nombreux organismes, programmes et comités d'experts dont le GIEC (Groupement Intergouvernemental d'Etude du Climat), qui en est une parfaite émanation.

La mondialisation économique et financière, le libre-échangisme planétaire ont depuis longtemps contribué à contrôler les économies, les capitaux, les monnaies et dans une moindre mesure, les ressources naturelles et alimentaires.

Reste à couronner l'édifice mondialiste avec ce que les experts appellent la gouvernance mondiale (le mot "gouvernement" fait encore peur), rendue indispensable pour lutter contre ce qui "met en cause le destin de l'espèce" humaine.

Or cette menace terrifiante porte un nom : elle s'appelle réchauffement climatique.

La diffusion dans les opinions publiques mondiales de cette idée d'origine onusienne et qui chemine depuis longtemps (conférence sur l'environnement de Stockholm en 1972, sommets de la Terre de Nairobi en 1982, Rio en 1992 et Johannesbourg en 2002, conférence de Kyoto en 1997) va connaitre en France une brutale accélération avec la canicule meurtrière de l'été 2003, puis avec la surexploitation médiatique de plusieurs catastrophes naturelles, aussitôt attribuées au réchauffement climatique (inondations, tempêtes et cyclones tropicaux, tsunami indonésien de décembre 2004).

Le président Chirac, en bon apôtre de la culpabilisation et de la repentance enfonce le clou en déclarant sur le ton de la dramatisation : "Notre planète brûle et nous regardons ailleurs !"

Les médias, se faisant les porte-voix des seuls scientifiques du GIEC, se déchainent sur le thème du catastrophisme planétaire, de la menace imminente et de l'urgence à agir, prioritairement chez nous en changeant radicalement nos comportements.

Très rapidement, l'information se transforme en propagande moralisatrice et manichéenne.

Malgré de nombreuses réserves exprimées sur le sujet par des scientifiques de renom (comme Claude Allègre dénonçant "la dictature de l'incertain", Richard Lindzen, Bjorn Lomborg* et bien d'autres encore), l'origine humaine du réchauffement climatique fait figure de dogme, inaccessible à la moindre critique et représentant la plus urgente des priorités d'un monde menacé d'extinction.

Le ministre Jean-Louis Borloo symbolise à lui tout seul l'embrigadement des esprits et l'absence totale de pensée critique qui prévalent actuellement lorsqu'il déclare avec enthousiasme à la presse (Le Figaro Magazine du 8/9/2207) "qu'il faut créer une gouvernance écologique mondiale, une ONU pour l'environnement, une seule gouvernance dotée d'un président médiatique pour sauver la planète !"

On peut difficilement être plus clair sur la réalité des objectifs poursuivis par le "père" du Grenelle de l'Environnement !

19.11.2007

[Environnement] Après les voitures, le Parlement européen épargne les avions

7abce905fa7eb63b54e3caaa311cf0c6.jpgAprès les voitures, le Parlement européen épargne les avions

Après avoir voté, fin octobre, une résolution très favorable aux constructeurs automobiles, le Parlement européen vient d’exprimer la même générosité avec les émissions de CO2 du transport aérien.

Les débats avaient pourtant bien démarré avec un exposé clair et précis de la situation : « En 2004, la part de l’UE dans les émissions de gaz à effet de serre provenant de l’aviation internationale était en hausse de 7,5% par rapport à 2003. La croissance cumulée des émissions de CO2 de l’aviation atteint 87% depuis 1990, en contradiction avec les objectifs de réduction de 8% des gaz à effet de serre que l’UE s’est fixés au titre du protocole de Kyoto. » Pour mémoire, l’aviation avait été volontairement oubliée du système de quotas lors des négociations finales du protocole de Kyoto.
Face à ce dérapage constaté, le Parlement vient de proposer une Directive a minima en fixant à seulement 10 %, à partir de 2011, la réduction des émissions de CO2 par rapport à la moyenne annuelle de la période 2004-2006.
La justification d’un si faible pourcentage est globalement similaire à celle mise en avant pour le secteur automobile, à savoir la difficulté pour la technologie à suivre les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Comme pour le secteur automobile, cela illustre, une fois de plus, le grand décalage entre la nécessité de l’urgence de l’action, exprimée dans les discours, et la réalité des prises de décisions.

Source: http://www.univers-nature.com

02.11.2007

[Environnement] Les réseaux de chaleur

e5c1fbd1251f74c316a695932092b74b.gifCafé Energie : Les réseaux de chaleur

Le jeudi 22 novembre 2007, de 19h00 à 21h00.

C’est quoi ? Selon l’exemple des cafés de philosophie, l’objectif est de transmettre et d’échanger des connaissances dans le domaine de l’énergie, entre spécialistes ou non, dans l’ambiance conviviale d’un café. Chaque soirée porte sur un thème. Un invité présente un sujet durant environ trois quarts d’heures, puis un débat a lieu.

Le prochain café portera sur le thème :

Les réseaux de chaleur, une solution durable ?

Alors que le chauffage constitue une des premières dépenses énergétiques de la France et également une des premières sources d’émissions de gaz à effet de serre, le Café Energie propose de s’intéresser aux réseaux de chaleur appelés également chauffage urbain, assez méconnus du grand public. Il y en a plus de 400 en France et un quart des immeubles parisiens sont alimentés par le chauffage urbain. Du point de vue économique, ce mode de chauffage est particulièrement compétitif, du point de vue environnemental, ils utilisent de nombreuses sources d’énergies locales et renouvelables avec une haute efficacité énergétique. Enfin, ils jouent un rôle social important alimentant de nombreux logements sociaux.

Ces réseaux ont à l’origine été créés pour lutter contre l’insalubrité des immeubles et les incendies dus aux chaudières individuelles au début du siècle dernier. Puis l’urbanisation d’après guerre a induit un besoin massif en chauffage, qui a favorisé le développement de ces réseaux, alimentés alors en fioul, charbon et à l’incinération des ordures ménagères. Le choc pétrolier de 1973 a contraint la France à limiter sa dépendance au pétrole, et les réseaux de chaleur ont commencé à utiliser la géothermie.

Aujourd’hui, dans un contexte de flambée du baril de pétrole, d’un prix du chauffage électrique très élevé, d’un dérèglement climatique que l’on ne remet plus en question, d’une menace pour les habitants à faibles ressources et d’ouverture du marché de l’énergie, les réseaux de chaleur, outil de politique locale pour les Villes pourraient-ils apporter une solution durable à nos besoins de chauffage ?

Pour discuter des enjeux environnementaux, sociaux et économiques du développement des réseaux de chaleur, nous avons invité Olivier FERRY, qui a travaillé dans l’association AMORCE (association nationale de villes et de professionnels pour une bonne gestion des déchets de l’énergie et des réseaux de chaleur) est aujourd’hui dans une société (bureau d’études) qui conseille les collectivités locales sur leurs orientations à avoir en matière de réseaux de chaleur : la distribution de chaleur étant un service public en devenir.

C’est où ?

Café littéraire Le Petit Ney 10 avenue Porte de Montmartre - 75018 Paris M° : Porte de Clignancourt , Porte de Saint-Ouen (ligne 13) ; Bus 95 – 60 Renseignements Petit Ney 01 42 62 00 00 ou EDIF 01 42 09 66 75 / 17 rue curial 75019 Paris

Informations
Site Web: http://www.edif.asso.fr/spip.php?article79

 

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