17.02.2009

[Environnement] Consommez équitable

images.jpegLe conseil «éconologique» de Jean-Marc Lorach, auteur de «Comment faire des économies…avec l'écologie!», (Editions du Puits Fleuri).

Sur 1,3 milliards de paysans dans le monde, plus d'1 milliard vivent en situation de grande pauvreté et cultivent leur exploitation à la main. Ce sont dans les pays du Sud que l'on retrouve l'essentiel des plus démunis ; ils sont évidemment en position de faiblesse pour négocier leurs prix. Le commerce équitable vise à faire bénéficier les petits producteurs de meilleures conditions commerciales, tout en garantissant leurs droits et ceux de leurs employés. La multiplication des produits, qui s'en réclament, pose aujourd'hui problème au consommateur, qui ne sait plus qui croire et comment orienter ses achats. Pour s'y retrouver, il n'est pas inutile de vérifier que vos achats portent un label équitable reconnu et certifié par un organisme indépendant. Les deux principales certifications en la matière sont FloCert (www.flo-cert.net) et EcoCert (www.ecocert.fr).

Sous l'appellation Bioéquitable (www.bioequitable.com), vous trouverez le principal label français en la matière. L'association Bioéquitable a été fondée en 2002. Son label est dédié à des produits « bio » issus d'entreprises agricoles de taille réduite (huile, riz, cacao, poivre, thé, coton…). Le label Bioéquitable est certifié Ecocert.

Au plan international, le plus connu des labels équitables est Max Havelaar (www.maxhavelaarfrance.org), du nom d'un héros de roman anticolonialiste du XIXème siècle. Ce label existe depuis plus de 20 ans, et couvre un large éventail de produits allant du café ou du riz, jusqu'aux cosmétiques, en passant par les fleurs ou le linge de maison. Le label Max Havelaar est certifié FloCert.

Bon à savoir : 1,4 millions de familles, dans 60 pays, ont vu leurs conditions de vie s'améliorer grâce au commerce équitable.

www.lefigaro.fr

10.12.2008

[Environnement] Eco-Emballages » plaçait de l’argent dans des paradis fiscaux

ecoemballagesil9.jpgPARIS (NOVOpress) - Le conseil d’administration d’Eco-Emballages a informé le ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, d’un important risque de perte lié à des “placements non sécurisés d’une partie de la trésorerie dans des paradis fiscaux”, a indiqué hier le ministère dans un communiqué.
“60 millions d’euros restent à ce jour placés sur ce type de fonds à risques dont l’emploi est inacceptable au regard de la morale républicaine, s’agissant de fonds publics”, souligne le communiqué du ministère qui a demandé une enquête approfondie.

Eco-Emballages est un organisme qui gère les contributions des entreprises pour les redistribuer aux collectivités locales effectuant la collecte et le recyclage.

Une affaire qui porte un nouveau coup à la crédibilité à la fois de la gestion publique et à celle des politiques écologiques, pourtant si impérieuses aujourd’hui.

www.novopress.info

02.11.2008

[Environnement] En harmonie avec la nature

2r38dxj.gifL’homme moderne s’est coupé de son monde, en particulier de la nature. Le confort du monde urbain nous ramollie et nous coupe de nos racines. L’homme doit pouvoir survivre dans des conditions hostiles. L’homme qui se tient debout doit se reconnecter avec la nature. Quelques petits principes :

Pour les anciens, le feu produisait la chaleur, la protection contre la faune hostile, la lumière et bien sûr permettait de cuisiner. Il existe donc un lien primal entre l’homme et le feu. Les flammes ont regroupé les hommes à la recherche de chaleur et donné naissance à des grandes discussions et à des légendes. Le feu était le centre de la camaraderie et à éclairer au combien de rendez-vous romantiques. Un homme devrait préférer 100 repas cuisiné au dessus d’un feu de camp à n’importe quel restaurant chic. Alors comment faire un bon feu de camp :

- Le choix du bois : Il faut d’abord collecter les trois éléments essentiels : les brindilles, les petits morceaux et les bûches. Les brindilles ou l’herbe doivent être bien sèches pour prendre feu rapidement. Il est impossible de passer d’un feu de brindille à l’allumage d’une bûche. Il faut donc choisir des branches de la taille d’un crayon pour construire votre feu. Si votre bois est un peu humide, vous pouvez enlever l’écorce avec votre couteau pour favoriser l’allumage. Les bûches sont le véritable carburant du feu. D’elles viennent la chaleur et les braises. Commencé par des branches de la taille d’un bras avant de passer à des morceaux plus gros. Le bois humide brûle aussi si les premières étapes ont bien été menées. Choisissez de préférence du bois mort car le bois vert brule moins vite et produit plus de fumée.

- Comment placer le bois : Il existe plusieurs techniques. Vous pouvez construire un genre de tipi avec les brindilles et les petites branches. Cela crée une cheminée qui va améliorer le tirage. On peut aussi construire un genre de cabane de bois miniature avec les fondations en brindilles.

- Éteindre le feu : On ne doit jamais abandonner un feu au risque de transformer notre petit coin de paradis en désert de cendre. Éteindre un feu prend beaucoup de temps surtout si il a brûlé longtemps. Avec un seau, aspergez le feu mais ne versez pas l’eau d’un coup car si vous désirez redémarrer le feu le lendemain, votre foyer ne doit pas être noyé. Versez doucement l’eau sur les braises et sur les cendres. Dès que vous ne voyez plus de vapeur ou entendez des sifflements, vous approchez du but. Approchez le dos de votre main près des cendres afin de sentir la chaleur. Enlevez les cendres et les traces de votre feu en les dispersant afin de laisser l’endroit intact.

JesusFranco

www.zentropa.info

15.10.2008

[Paris] Cercle Sainte Geneviève : Compte-rendu

photocercle3pj7fm3.jpgCercle Sainte Geneviève : Compte-rendu…

Lundi 6 octobre a eu lieu le troisième cercle de formation sainte Geneviève. A cette occasion, Pierre Chatov, rédacteur en chef de ID magazine, nous proposait un exposé intitulé : « L’impératif écologique : Réflexions avant la fin du monde. »

Il a rappelé notamment que l’écologisme comme nécessité vaut plus encore comme combat moral et éthique. Cela semble tautologique et rebattu, mais la société consumériste dans laquelle nous vivons est foncièrement dévoyée et corromps les mœurs.

L’exigence actuelle est de sortir du modernisme irréfléchi en cessant de désirer sans cesse de nouveaux gadgets, de nouvelles babioles technologiques et autres bibelots brillants. La lutte des générations présentes et futures est de combattre contre le matraquage quotidien venant de toutes parts et gangrenant littéralement les esprits.
Car ce qui éloigne de la tradition, rapproche de la dévalorisation de soi, de l’irrespect des ancêtres et de la terre.
En effet, c’est ici que réside le deuxième fondement de cet impératif écologique : il est indispensable de se rapprocher de la terre, de sa terre. En consommant des produits locaux, de saisons et le moins transformés possibles. Pour le goût, pour la culture, pour la tradition.

Il faut de manière vitale, changer les habitudes de consommations pour revenir à une consommation plus raisonnable, plus respectueuse de nos environnements. Car on ne l’oublie que trop : l’alimentation est aussi un marqueur identitaire. Pour cela évidemment, il faut prendre le temps de cuisiner et à une époque où le temps libre est occupé par l’otium, le loisir, qui prend encore le temps de préparer des plats avec des produits simples ?

Pierre Chatov a donc bien pointé du doigt les enjeux et aussi les problématiques actuelles face auxquelles nous nous trouvons. Et a évoqué l’idéologie décroissante développée dans les années 70 notamment par Nicholas Georgescu-Roegen , Jean Baudrillard et Ivan Illich qui affirme que le bonheur humain dépasse la production industrielle et la consommation des ses produits. Le concept de décroissance est utilisé pour contester l’idée selon laquelle la croissance économique initiée à la révolution industrielle pourrait être durable, en raison notamment de la raréfaction des ressources naturelles et des dommages sur l’environnement qu’elle engendre, climat et écosystème, mais aussi des dommages collatéraux causés sur la population. Le déracinement, la sensation de vivre dans un monde inégal, le sentiment d’exploitation et de raillerie de la part des pouvoirs publics ; les occidentaux sont de plus en plus asthéniques et sentent bien que leur destin leur échappe complètement. De plus en plus d’alcooliques, de névrosés, d’inadaptés sociaux parsèment les rangs de nos compatriotes.

L’autre pendant à ce phénomène est l’ultra urbanisation de la population ; le nouvel eldorado se situe dans les grandes villes ou en périphérie des grandes villes. Et d’ailleurs, tout tend à nous le rappeler : de la publicité aux modèles médiatiques en passant par ce fameux système jacobin.

Pour conclure, Pierre nous a mis en garde contre la menace consumériste et nous a enjoint à réfléchir à notre mode de vie. Le voulons-nous enraciné, indépendant, valorisé ? Si oui, il sera nécessaire de se poser les bonnes questions.

Lola
Source : JI Paris

03.10.2008

[Environnement] Dies Irae protège l'environnement

plageseulvr6.jpgProtection de l’environnement : Communiqué de Dies Irae

Ce samedi 27 septembre, Dies Irae lançait sa première action sociale inscrite dans la protection de l’environnement. En réunissant son équipe pour nettoyer une plage polluée, Dies Irae tenait à rappeler que l’amour et la défense de notre civilisation passe par l’amour et la défense de notre terre, au sens le plus concret.

A l’encontre de certaines enseignes de grande distribution, images de la société de consommation, de gâchis et de pollution, qui utilisent l’écologie pour se rallier l’opinion, en organisant de vaste campagne « nettoyons la nature » ; en opposition à nombre d’associations mondialistes qui récupèrent ce thème à des fins purement idéologiques, Dies Irae a montré son véritable attachement à une terre qu’elle protège et défend à tous les niveaux, même le plus élémentaire.

Le combat est loin d’être gagné mais il doit être mené par tous ceux qui partagent cette vision ; qu’ils n’hésitent pas à rejoindre notre pôle environnement pour les nouvelles actions qu’il mènera prochainement : la tâche est grande, chacun est attendu !

Source : Dies Irae

Il faut noter que cette action a été évoquée dans le bulletin de réinformation de Radio-Courtoisie du lundi 29 septembre.

09.09.2008

[Environnement] La biodiversité à votre portée

images.jpgLa biodiversité à votre portée

Le magasin “le Retour à la Terre”, véritable grenier de la bio-diversité, vous propose de connaître le plaisir des sens. Vous serez surpris par ce festival de fruits et légumes, de céréales, de fromages, de pains… dont les goûts, les couleurs, les formes, les odeurs vous étonneront et vous séduiront.

Notre engagement, rendre les produits biologiques accessibles à chacun d’entre vous.

Un large choix de produits
En plus de vos produits habituels, vous y trouverez :

Des fruits et légumes oubliés, dont certains en provenance de notre verger conservatoire de Normandie
Un « bar à vrac » de plus d’une centaine de produits (céréales, riz, pâtes, légume set fruits secs, biscuits…)
Des produits de petits producteurs
De nombreux produits sous mentions Nature & Progrès, Demeter et issus du Commerce Equitable
Et aussi

Un florilège de miels et confitures
Des semences pour faire vous aussi votre retour à la terre !
Le Retour à la Terre c’est aussi un lieu de vie, d’information et d’échange : rencontres dégustations avec les producteurs, dédicaces de livres, conférences…

Le Retour à la Terre est un magasin du réseau Biocoop

114 avenue Philippe Auguste 75011 Paris
Téléphone : 01 44 93 81 81
Mail : contact@leretouralaterre.fr

Metro Philippe Auguste (ligne 2), à 5 mn de Nation
Stations Velib : 11019, 11021 et 11104
Bus : 61, 69 et 76

Ouvert du lundi au vendredi de 10h à 14h et de 15h30 à 20h ; le samedi de 10h à 20h

26.08.2008

[Environnement] Les besoins croissants de nourriture mettent sous tension les réserves en eau

images.jpgLa demande croissante de nourriture, liée à l'accroissement de la population mondiale ainsi que l'utilisation toujours plus importante de biomasse telle que le pétrole, mettent sous tension les réserves en eau, selon des experts réunis cette semaine à Stockholm.

"Si nous regardons la quantité d'eau dont nous avons encore plus besoin pour la nourriture et celle pour la biomasse destinée à l'énergie... c'est plutot inquiétant", résume Jan Lundqvist, qui dirige le programme scientifique de l'Institut international de l'eau de Stockholm (SIWI).

Les besoins en nourriture devraient doubler d'ici 2050. Parallèlement, le climat change et les réserves en pétrole qui s'amenuisent, pressent les pays à consacrer davantage de terres à la production de biomasse afin de remplacer les énergies fossiles émettrices de gaz à effet de serre.

Ces tendances risquent de se heurter à "la réalité biophysique de la pénurie de l'eau de la planète", souligne le SIWI qui a organisé la Semaine mondiale de l'eau dans la capitale suédoise.

"Quasiment chaque augmentation de l'eau utilisée dans l'agriculture affectera la quantité d'eau disponible pour d'autres utilisations, dont celle nécessaire pour que les écosystèmes soient préservés et puissent résister aux changements et perturbations", souligne l'institut dans une étude récente.

Selon M. Lundqvist, la population mondiale utilise aujourd'hui environ 4.500 km3 d'eau par an pour couvrir l'ensemble des besoins en eau y compris pour l'irrigation, l'utilisation urbaine et la production d'énergie.

Bien que ce nombre soit inférieur au seuil considéré comme "irresponsable sur le plan environnemental", il souligne que les besoins à venir pourraient conduire à une utilisation de l'eau dans des quantités dangereuses.

"Il pourrait être raisonnable sur le plan de l'environnement de retirer peut-être 6.000 (km3)", dit-il mais guère davantage car cela aurait un coût environnemental très élevé, l'eau étant indispensable aux différentes écosystèmes.

Selon le directeur de projet du SIWI Jakob Granit, des études récentes montrent que "d'ici 2030, la même quantité d'énergie, produite aujourd'hui à partir des énergies fossiles, devra provenir de la biomasse".

En même temps, les scientifiques prédisent que nous serons en mesure de "répondre aux demandes en nourriture d'ici 2050 si nous avons une utilisation de l'eau un peu plus efficace (...). Cela n'inclut pas l'eau dont nous avons besoin pour toute cette biomasse", a-t-il expliqué à l'AFP.

Aussi la meilleure manière de s'atteler au problème de l'amenuisement des réserves en eau est-elle d'améliorer l'utilisation de cette ressource et de la terre, relèvent les experts.

Il faut trouver en particulier une alternative aux systèmes d'irrigation, qui pressurisent les rivières, les lacs et nappes phréatiques, renchérit M. Lundqvist.

"Quand nous arrivons à l'irrigation, nous sommes au bout du chemin, toute l'eau disponible des rivières et autres ayant déjà été plus ou moins utilisée", dit-il.

Il propose alors de se centrer davantage sur le potentiel que les précipitations représentent.

"Dans une grande partie de l'Afrique, si l'on regarde le total de (la quantité de) l'eau de pluie (tombée) tout au long de l'année, la quantité est habituellement suffisante... pour faire pousser nombre de cultures", affirme-t-il.

Il conclut que si l'on parvenait à récupérer cette eau de pluie, "il serait possible d'accroître considérablement la production de nourriture dans ces zones".


AFP

26.07.2008

[Environnement] La Méditerranée malade de l'homme


• La Grande Bleue subit une pression humaine sans équivalent sur la planète.
• Résultat: elle accumule agents pathogènes, métaux lourds et polluants organiques persistants.
• La communauté internationale s'efforce depuis 30 ans de redresser la situation. Mais sans succès.



Eaux polluées, rives bétonnées, espèces animales et végétales fragilisées: destination par excellence de nos vacances, la Méditerranée est malade. Malade de l'homme qui y déverse ses déchets, colonise son pourtour et exploite ses ressources sans vergogne. Las! Le problème date de plusieurs décennies. Il a été reconnu depuis belle lurette. Et pourtant, année après année, il ne fait qu'empirer.

La «mer du milieu», comme l'appellent nombre des peuples qui l'entourent, subit une pression humaine sans équivalent sur la planète. Elle est entourée de 22 pays et territoires qui comptent quelque 450 millions d'habitants, dont un tiers, 150 millions d'hommes, de femmes et d'enfants, vivent sur ses côtes. Une population permanente qui double pratiquement chaque année en été avec l'afflux de 135 millions de visiteurs (un touriste sur trois dans le monde!). Enfin, quelque 220000 navires de plus de 100 tonnes, représentant environ un tiers du commerce maritime international, croisent sur ses eaux.

Et cette présence humaine devrait augmenter encore sensiblement à l'avenir. Un rapport de l'Agence européenne pour l'environnement, «Priority issues in the Mediterranean environment» datant de 2005, prédit que la population des pays méditerranéens croîtra de 70 à 120 millions de personnes d'ici à 2030 et le nombre de touristes de 100 à 165 millions.

Une telle pression démographique a de lourds effets sur la Grande Bleue. Le premier est la bétonisation accélérée de ses rives. Agglomérations, routes et aéroports y poussent comme des champignons. Sur le littoral marocain, pour ne prendre que cet exemple, le nombre de petites villes a passé de 2 à 14 et celui de villes moyennes de 16 à 30 entre 1977 et 1994. Au total, on estime que près de la moitié du bord de mer sera «artificialisé» en 2025, avec tout ce que cela suppose de réduction d'espaces sauvages, de disparition d'habitats et de menaces pour la biodiversité.

La deuxième conséquence est la pollution. Une pollution issue à 80% de la terre ferme, à savoir de rejets industriels, agricoles ou ménagers portant des agents pathogènes, des métaux lourds, des polluants organiques persistants, du pétrole et des substances radioactives. «Que ce soit par l'eau ou par l'air, toutes les pollutions terrestres arrivent en mer à plus ou moins long terme», avertit Jean-Pierre Feral, directeur du Laboratoire diversité, évolution et écologie fonctionnelle marine de l'Université de la Méditerranée et du CNRS.

Ce mouvement est favorisé par le sous-équipement de nombreuses concentrations humaines. Sur le pourtour de la Méditerranée, «une bonne moitié des agglomérations de plus de 100000 habitants n'ont pas d'usines de traitement des eaux usées et 60% des eaux usées produites dans ces centres urbains sont évacués directement dans la mer», indique un rapport de la Banque européenne d'investissement, «Horizon 2020 - Elaboration of a Mediterranean Hot Spot Investment Programme», publié en janvier dernier.

La pollution restante est causée essentiellement par les navires qui déversent année après année en mer d'énormes quantités d'hydrocarbures. Lors d'accidents comme lors d'opérations de routine tel le déballastage.

«La Méditerranée ne peut plus être considérée comme un habitat naturel pour la faune», s'alarme Marina Gomei, chef de projet à l'Union mondiale pour la nature (UICN). «Il est difficile de livrer un diagnostic précis sur la gravité du mal, commente Andrew Murphy, expert de la Direction générale Environnement de la Commission européenne. Ce qui est sûr, c'est que cette mer subit de gros dommages et que, si rien n'est fait pour améliorer son sort, elle n'aura plus, tôt ou tard, la capacité de les absorber.» Les 22 pays et territoires de la région collaborent depuis plus de 30 ans sous l'égide du Programme des Nations unie pour l'environnement (PNUE) dans le but de redresser la situation. Avec trois objectifs à l'esprit. Le premier a été de construire du droit. Il s'est concrétisé dans une convention-cadre élaborée à Barcelone en 1975, puis enrichie par une série de protocoles.

Le deuxième a été de lancer un Plan d'action pour la Méditerranée destiné à faciliter la mise en œuvre du texte. Une initiative qui a consisté notamment à créer des bureaux régionaux spécialisés, ainsi qu'un bureau généraliste basé près de Nice, le Plan Bleu. Le troisième a été de créer un mécanisme de financement, le Mediterranean Trust Fund.

Les résultats n'ont pas été à la hauteur des espérances. Pas facile de coordonner les politiques de 22 pays et territoires représentant des niveaux de développement contrastés, appartenant à des espaces géopolitiques différents et peu habitués à coopérer - la Convention de Barcelone est le seul forum où ils se réunissent régulièrement tous ensemble.

Surtout, la question a été traitée jusqu'ici au niveau des ministres de l'Environnement, qui restent des poids légers face à leurs collègues des finances, du transport ou de l'énergie. «Le sommet de l'Union pour la Méditerranée, qui s'est tenu dimanche dernier à Paris, a eu cela d'important pour nous qu'il va non seulement encourager la collaboration dans la région, s'enthousiasme Henri-Luc Thibault, directeur du Plan Bleu. Il a d'ores et déjà porté la question environnementale à un plus haut niveau.» Espoir, espoir...


Le Temps

24.05.2008

[Environnement] Sauver la planète

772533361.5.jpgL’avenir de la planète est en danger. La sauver est l’affaire de tous. Diminuer les émissions de gaz carbonique est une priorité absolue. Malheureusement, force est de constater que les propositions du Grenelle de l’environnement, trop frileuses, ne vont pas assez loin. Il existe, en effet, une source importante de ce terrible polluant dont l’aréopage réuni par M. Sarkozy ne semble pas se soucier : la respiration.

Je remarque que celle des humains émet autant de gaz carbonique que toutes les automobiles de la planète réunies. En effet, chacun d’entre nous expire en moyenne 900 grammes de gaz carbonique par 24 heures. Soit pour l’ensemble de la population mondiale qui est de 6,7 milliards d’individus un total de 2,2 10 9 tonnes par an ! Comme il circule de par le monde quelques 600 millions véhicules équipés de moteurs à combustion interne, ceux-ci produisent à peu près la même quantité de gaz carbonique (en admettant qu’ils émettent en moyenne 0,2 kg de gaz carbonique par kilomètre en roulant 20.000 km par an) que l’ensemble de la population humaine. CQFD. Alors pourquoi prendre des mesures pour réduire la production de CO2 des voitures et ne rien faire pour réduire celle des humains ? Après tout une molécule de gaz carbonique est une molécule de gaz carbonique quelle que soit son origine !

Que faire ? L’idéal serait évidemment que nous consommions moins d’air en sautant par exemple une inspiration sur cinq. Nous atteindrions ainsi l’objectif du nouveau Grenelle qui impose une diminution de 20% de la production de gaz carbonique à l’horizon 2020. Hélas, les spécialistes me disent que cela est impossible. D’accord. Mais il est tout à fait possible de faire en sorte qu’au moins les émissions excessives soient éliminées. En effet, les 900 grammes de production quotidienne par tête ne représentent qu’une moyenne. Des efforts physiques entraînent une plus forte production d’énergie avec transformation d’oxygène en gaz carbonique. Ce sont donc de tels efforts qu’il faudrait réguler. Pour commencer il conviendrait d’interdire les sports à tous les niveaux (professionnel et amateur). Comme il est à craindre qu’ils soient pratiqués subrepticement, nous devrions aller jusqu’à réglementer la vitesse de déplacement des piétons (le jogging pouvant être sanctionné par des peines sévères).

Les émissions de dioxyde de carbone provenant des personnes en surcharge pondérale sont, à l’évidence, également excessives. Comme les Français plébiscitent à 61% l’apposition d’écopastilles sur les voitures polluantes, pourquoi ne pas les faire porter aussi par les obèses (qui devraient se coudre un disque jaune sur la poitrine, par exemple) ? Dans le même esprit citoyen les anorexiques bénéficieraient de primes.

Ce n’est pas tout. Je me dois d’aborder ici un sujet délicat. Celui de nos excréments. Comme ils se décomposent en lâchant du gaz carbonique (représentant environ 5% de celui résultant de notre respiration), il conviendrait de ne plus les évacuer par les égouts. Chaque individu devrait disposer les siens dans des sacs en papier recyclé paraffiné qui seraient scellés et collectés par les mairies afin d’être enfouis au fond de mines désaffectées et recouverts chaque jour d’une couche de ciment. Quoique cela puisse choquer nombre de mes lecteurs, nos cadavres, en se décomposant, dégagent aussi du gaz carbonique et devaient subir le même traitement (mais pourraient être enfouis dans des mines différentes).

Malheureusement l’homme n’est pas le seul animal qui pollue par le simple fait d’exister. Prenons les bovins ; ils sont 1,5 milliards sur notre planète. Une vache produit à peu près autant de gaz carbonique qu’une voiture (plus même en comptant la décomposition de ses déjections, mais je ne reviendrai pas sur ce sujet scabreux). Je note donc que les vaches dans leur ensemble produisent davantage de gaz carbonique que les hommes et leurs voitures réunis ! Et en plus, en ruminant, elles dégagent du méthane, autre gaz à fort effet de serre. Un contrôle social adéquat devrait donc également s’exercer sur ces bestiaux. Surtout sur les vaches suisses dont le lait va dans le chocolat (qui fait grossir, donc produire du CO2 en excès) et qui semblent nous narguer du haut de leurs alpages dont la fraîcheur n’a pas encore été altérée par le réchauffement climatique. Une taxe à l’importation des biens helvétiques (et en particulier du chocolat) devrait apprendre à nos voisins à mieux respecter l’environnement. Il en va de même des porcins. La Chine qui en élève un grand nombre devrait être punie fiscalement à l’instar de la Suisse. En revanche, les pays musulmans (et Israël) qui, religion oblige, ne mangent pas ces animaux et donc ne les élèvent pas, pourraient bénéficier d’aides écologiques idoines. Et il n’y a pas de raison que les ovins, les chevaux et tous les autres animaux domestiques ne soient également l’objet de réglementations citoyennes.

Je n’ai fait ici qu’esquisser quelques modestes propositions qui ne couvrent pas, loin s’en faut, tout l’immense problème de la production de gaz carbonique d’origine respiratoire. Les mesures à prendre par une Haute Autorité de la Pollution Respiratoire, à instituer d’urgence, devraient s’étendre à toute la sphère animale. De mon côté, me sentant dépassé par l’énormité de la tâche je compte sur vous, lecteurs. Envoyez-moi vos propositions et sauvons ensemble la planète (du ridicule).

Florin Aftalion
Docteur-ès-Sciences Physiques

22.05.2008

[Environnement] Dédramatiser le réchauffement climatique

1887886330.jpg Il n’existe actuellement aucune raison de penser que le climat global de la Terre connaisse une modification quelconque. Tous les arguments présentés pour prouver ces modifications reposent sur des falsifications, des erreurs de calcul ou de modèle, des fautes de raisonnement.

 Le climat, de tous temps et en tous lieux, a connu de fortes variations locales. Il n’existe aucune raison de penser que les variations locales actuelles sont plus importantes que par le passé. Bien plus, les données recueillies (par exemple l’élévation du niveau de la mer) montrent que le climat a été beaucoup plus sage au cours des 2 000 dernières années qu’au cours des 20 000 ans qui ont précédé. A l’inverse, les arguments prouvant par exemple une augmentation récente de la force des cyclones reposent sur des falsifications, des erreurs de calcul ou de modèle, des fautes de raisonnement.

 Si le climat global de la Terre évolue (ce que nous n’avons actuellement aucun moyen de savoir, faute de données suffisantes), des variations d’activité solaire peuvent en être la cause. On sait que de telles variations existent, mais on ne sait pas les quantifier, ni quantifier leur influence sur le climat. A l’inverse, les arguments portant sur des variations de l’orbite terrestre reposent sur des erreurs de raisonnement.

 L’ensemble des actions humaines entreprises pour lutter contre le “réchauffement climatique” (limitation des gaz à effet de serre, etc.) est absurde, grotesque, dépourvu de contenu scientifique comme d’efficacité : il s’agit d’une prière lancée en une langue incompréhensible à un dieu qui n’existe pas.

 Si un réchauffement venait à s’installer en France, ce ne serait qu’un retour à une situation ancienne : par le passé, le climat français a été plus chaud qu’aujourd’hui. Il n’y aurait aucune raison de s’en plaindre, puisque nous dépensons actuellement une quantité considérable d’énergie à nous chauffer.

www.novopress.info 

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