10.12.2008
[Eire] Les "Fighting Irish"
Les « Fighting Irish » étaient les soldats Irlandais de la « Irish Brigade » qui combattirent durant la guerre civile américaine. Ces régiments conservèrent leur nom durant la première guerre mondiale et leurs exploits furent immortalisés par le poète Joyce Kilmer.
À majorité irlandaise, les étudiants de l’université Notre Dame choisirent le nom de Fighting Irish pour représenter leur université dans les compétitions sportives. Selon le site Internet de l’Université, plusieurs légendes entourent le choix de ce nom. En 1899, lors d’un match de football qui les opposait à l’université Northwestern, à majorité protestante, les fans auraient commencé à scander « Kill the Fighting Irish ». En 1909, toujours lors d’un match de football, alors qu’ils étaient menés, l’entraîneur aurait rappelé à ses joueurs que le sang Irlandais coulait dans leur veines et que ces derniers ne perdent jamais sans avoir combattu jusqu’au bout de leurs force. Notre Dame gagna ce match. Finalement la dernière légende date de 1924, lorsque les étudiants de Notre Dame auraient affronté des membres du Ku Klux Klan viscéralement anticatholiques.
Quelque soit l’explication de ce surnom, il rappelle que l’histoire des immigrants Irlandais aux États-Unis fut ponctuée de batailles pour conserver leur identité et leur religion.
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25.08.2008
[Eire] Son nom était Michael Collins
Sur une route d’Irlande mourrait, il y a 86 ans, Michael Collins, victime d’une terrible guerre civile. Né en 1890 dans l’Irlande occupée d’alors, Michael Collins fut très tôt sensibilisé au nationalisme. Il part vivre une dizaine d’année à Londres pour travailler, à 15 ans, après la mort de son père. C’est là qu’il devient l’un des membres de l’Irish Republican Brotherhood, en 1909. Il en devient rapidement l’un des chefs.
Collins rentrera en Angleterre en 1916, l’année des Pâques sanglantes. Lors de l’insurrection, il combat avec Patrick Pearse. Tout comme lui, il sera arrêté et emprisonné. Mais il aura eu le temps de comprendre les raisons du désastre de 1916. Il orientera à sa sortie de prison le nationalisme irlandais sur les voies de la guérilla.
Il intègre un nouveau mouvement nationaliste, le Sinn Fein dont il devient député. A la veille de la guerre d’indépendance, il dirige les services de renseignement de l’IRA, préside l’IRB et devient bientôt ministre des Finances. Il n’a pas trente ans.
A l’issue de la guerre, Collins est chargé par Eamon de Valera – le président des républicains avec lequel il existe de fortes tensions – de négocier un traité avec Londres. Collins obtient la création d’un Etat irlandais mais intégré à l’empire ; de plus il doit concéder la partition avec l’Irlande du nord.
C’est une trahison pour nombre de nationalistes qui déclenchent alors une guerre contre le nouvel Etat, malgré le soutien du peuple irlandais à Collins. Il devient Premier ministre du nouveau gouvernement, puis se retire pour devenir commandant de la nouvelle armée irlandaise. C’est lors d’un campagne sur ses terres natales, le Corkj, que Collins tombera dans une embuscade. Il y périra, à l’âge de 31 ans.
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27.07.2008
[Eire] 71% des Irlandais opposés à un nouveau référendum
DUBLIN (NOVOpress) – Selon un sondage réalisé entre le 21 et le 23 juillet pour le cercle de réflexion Open Europe et publié dimanche, 71% des Irlandais sont opposés à la tenue d’un nouveau référendum portant sur le traité de Lisbonne, après la victoire du « non » à 53% au référendum du 12 juin. Seuls 24% y seraient favorables. 62% des personnes interrogée indiquent qu’elles voteraient « non » en cas de nouvelle consultation, le « oui » ne recueillant que 34%, soit un gain de 24 points pour le camp des opposants au traité. Pire pour les « eurocrates », 17% des personnes ayant voté « oui » en juin seraient désormais prêtes à voter « non », alors que seuls 6% des opposants de juin pourraient basculer dans l’autre camp. Autre fait significatif, 57% des abstentionnistes se disent prêts à voter « non », alors que le « oui » ne recueille chez eux que 26%.
« Les dirigeants européens qui tentent de forcer l’Irlande à voter à nouveau jouent un jeu très dangereux, et il semble que Brian Cowen [le Premier ministre, Ndlr] pourrait mettre son avenir politique en jeu s’il demande un nouveau vote », a commenté le directeur d’Open Europe, Neil O’Brien, selon qui « en paraissant forcer la main des électeurs, les hommes politiques européens conduisent en fait beaucoup de gens dans le camp du “non” ».
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21.07.2008
[Eire] Sarkozy en visite éclair en Irlande
DUBLIN (NOVOpress) – C’est aujourd’hui que Nicolas Sarkozy, accompagné par Bernard Kouchner, doit se rendre à Dublin. Le président français va y rencontrer le premier ministre irlandais Brian Cowen, des ministres, ainsi que des groupes de pression favorables ou opposés au traité de Lisbonne, rejeté à 53% par le peuple irlandais voici un peu plus d’un mois. Dans un entretien au quotidien Irish Times, M. Sarkozy a dit vouloir, à Dublin, « écouter » et « comprendre » les raisons de ce vote. Un pari difficile à tenir dans le cadre de cette visite éclair d’à peine six heures.
On ne peut pas dire que Nicolas Sarkozy soit attendu avec un enthousiasme débordant après ses déclarations fracassantes sur la nécessité de faire « revoter » les Irlandais. Un groupe d’opposants au traité a d’ailleurs prévu de manifester devant le gouvernement avec le mot d’ordre « Non c’est non ! » Un message qu’il sera difficile de faire passer au président français : il n’est de pire sourd…
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07.07.2008
[Eire] Une notre Europe
Les Identitaires du Pays Niçois saluent le refus par le peuple irlandais du « Traité de Lisbonne », nouvelle version grossièrement maquillée de la Constitution européenne rejetée en 2005 par les Français et Hollandais.
Déjà le porte-parole de l’UMP Alain Lamassoure suggère à l’Irlande de faire adopter ce Traité par voie parlementaire. Ils sont beaux nos démocrates ! Mais après tout n’est-ce pas de cette façon que le parti de Nicolas Sarkozy et Christian Estrosi a traité le NON des Français ?
Leur Europe bureaucratique et antidémocratique a 50 ans. Elle n’est qu’un espace économique, vague étape entre le citoyen-consommateur et le marché mondial.
Notre Europe a 30 000 ans. Elle est une terre, une civilisation, une Histoire, des racines.
Il est temps que cesse la mascarade de l’Europe de Bruxelles et que se mette en place une véritable union européenne. Une Europe fière de ce qu’elle est et affirmant ses frontières tout comme son identité. Une Europe défendant ses peuples contre la mondialisation.
Pour l’Europe des peuples et des patries ; pour l’Europe de la subsidiarité et des souverainetés : de Nice à Dublin un même chemin.
www.nissa-rebela.com
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20.05.2008
[Eire] Non au traité , oui à l'Europe !
Le nouveau sondage publié samedi par l’Irish Times sur le référendum pour le traité de Lisbonne donne 35% de oui, 18% de non, et 47% d’indécis.
Le oui est en hausse de 9 points par rapport au dernier sondage du même institut, qui datait du mois de janvier ; le non est en hausse de 8 points, et le taux des indécis tombe de 64% à 47%.
Le sondage du Sunday Business Post publié le 11 mai donnait le oui à 38% (en hausse de 3 points), le non à 28% (en baisse de 3 points) et les indécis à 34%.
On remarque le fossé qu’il y a entre les 18% de non de l’Irish Times et les 28% du Sunday Business Post.
On remarque aussi, comme le fait la presse irlandaise, la forte proportion d’indécis qui demeure. Mais la perspective n’est pas brillante...
La campagne gouvernementale est bien entendu une suite de mensonges, comme on l’a vu chez nous en 2005.
Hibernia Girl relève celui-ci, du nouveau Premier ministre :
« Je suis conscient que dans le mouvement syndical on est préoccupé par l’impact potentiel de récents jugements de la Cour européenne de Justice à propos des droits des travailleurs. Je peux comprendre que de telles préoccupations voient le jour, mais je suis confiant que ces décisions n’auront aucun effet dommageable sur les droits des travailleurs ici en Irlande, et je suis satisfait de ce que le traité n’affaiblira la position des travailleurs en aucune manière. »
Or ces jugements, souligne Hibernia Girl, « démontrent clairement que les eurocrates sont en train d’abolir les lois et les conventions sur le salaire minimum à travers l’Europe et cherchent à diminuer les salaires des travailleurs en général ».
L’un de ces jugements est celui qui a permis à une société de construction lettonne opérant en Suède de payer ses salariés au tarif letton, bien en dessous des salaires suédois. L’autre est celui par lequel la Cour a cassé une loi locale allemande stipulant que les contrats ne pouvaient être passés qu’avec des entreprises payant les salaires syndicaux.
Yves Daoudal
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12.04.2008
[Eire] Irish rebels
13:41 Publié dans Eire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.04.2008
[Eire] La résistance irlandaise
La Résistance irlandaise (1916-2000) de Roger Faligot est sans aucun doute la somme la mieux conçue et la mieux réalisée sur le sujet. Parue initialement en plusieurs éditions sans cesse réactualisées, cette étude est particulièrement recommandée à ceux qui n'ont jamais compris les enjeux et les tenants de la lutte irlandaise pour l'indépendance nationale. Journaliste d'investigation réputé (nous recommandons d'ailleurs chaudement son Histoire secrète de la V° République publiée aux Editions de La Découverte), l'auteur retrace avec minutie et patience les péripéties de cette Irlande combattante à travers les méandres de l'histoire d'un siècle. Adoptant le regard objectif et détaché du chercheur, malgré la passion qui l'anime (cf. sa biographie de James Connoly, autre héros des Pâques 1916), il fournit au lecteur l'appui et les données des questions économiques, sociales et sociologiques. Ces dernières sont notamment capitales pour saisir les raisons de la guerre civile et de la situation en Irlande du Nord. Roger Faligot décrit aussi parfaitement l'évolution de cette résistance à travers les scissions successives de l'IRA, ses chevaux de bataille et ses stratégies. Le passage de la lutte armée à la résolution politique est bien traitée en posant la question de l'unité possible des 32 comtés à l'heure du post-nationalisme.
Au final, l'aspect universitaire de l'ouvrage peut rebuter, mais il est impossible de s'en passer pour comprendre la complexe question irlandaise.
http://jirouen.hautetfort.com/
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17.03.2008
[Eire] La harpe et le tigre
Notre patrimoine : La harpe et le tigre
Sous la plume de David Sharrock, son correspondant en Irlande, le Times évoquait récemment un débat qui fait actuellement rage sur l’Ile verte, en rapportant l’indignation de l’écrivain et poète Seamus Heaney, prix Nobel de Littérature en 1995.
Déplorant la disparition de l’antique esprit irlandais, celui-ci affirme que « L’Irlande est en danger de perdre ses valeurs spirituelles uniques. » Aujourd’hui, en effet, deux visions de l’Irlande s’affrontent. D’une part Tara, site vénéré par païens et chrétiens, duquel est né la harpe, ancien symbole de l’Eire et de l’autre, le Tigre celte, incarnant l’Irlande moderne et multiculturelle.
La construction très controversée d’une autoroute traversant Tara, dans ce comté de Meath où siégèrent autrefois de grands rois, est à l’origine de ce cri tribal : « Le Tigre fouette de sa queue les cordes de la Harpe antique et cela peut signifier que les priorités de ces îles ont changé… » s’insurge Seamus Heaney. Tara représentait « un “idéal de l’esprit” fondamental à ce que signifiait l’Irlande… telles Delphes pour les Grecs, Stonehenge pour les Anglais, Nara pour les Japonais… Ce mot évoque par son aura, le “duchas’’ irlandais, l’appartenance, le patrimoine, l’idéal, l’esprit qui habite cet endroit… »
Le gouvernement irlandais doit de même faire face à la critique d’archéologues, d’académiciens et d’environnementalistes, ainsi qu’à la menace de poursuites judiciaires de la part de la Commission Européenne. Mais il se montre inflexible, bien décidé à compléter cette autoroute M3 dans les deux ans prévus, afin de satisfaire les banlieusards et autres quidams irrités par la lenteur du trafic…
www.novopress.info
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15.03.2008
[Eire] Cultural Decline
Cultural Decline
St. Patrick Day has traditionally been cherished as a day for expressing the unique characteristics of the Irish community, with an emphasis on our native culture and the origins of our people. While religious in its nature, it has always been embraced as a day of public holiday, and as a day of community spirit that includes people of all religious persuasions. The growth in local parades, which includes many community groups, sporting clubs, pipe bands and a wide variety of colourful floats, is a resemblance of the ancient Aonach’s; where our ancestral Gael assembled to celebrate the seasonal changes, and to express their cultural uniqueness, often in festive competitions and Feiseanna which lasted for several days.
While St. Patrick Day parades have been adopted as festive occasions throughout Irish communities abroad, creating a link with their homeland and with people who have a shared affinity to all things Irish – there has been a trend of late towards attempting to transform the nature of the celebrations, from one of being Irish to one of being multicultural. This unfortunately is beginning to take from the defining spirit of St. Patrick Day, turning it into both a political and commercial occasion, as opposed to a religious and cultural celebration, that can be cherished in the same way Traditional Irish music or Gaelic games can be.
Craobh Gal Gréine welcomes all community groups and associations who actively promote and encourage this unique Irish festivity, and hope that in the coming years a greater emphasis will again be put on all things Irish, as opposed to the superfluous adoption of multiculturalism and its commercial undertones. St. Patrick Day has for the past few hundred years grown out of a nation that was subjected to Penal Laws and the tyranny of English colonialism; a negativity which saw cultural and religious suppression, which resulted in a tremendous part of our ways of life being dissolved and transformed beyond recognition. In a time of increased European colonialism and a bombardment of mono-culture and a renewed attack upon our sovereignty, every effort should be again made to redefine the cultural bond of this cultural festivity, and the affinity of the Irish people to all things Irish. Éire Saor, Éire Gaelach.
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