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        <title>Réseau Durandal - economie</title>
        <description>Le Réseau Durandal est un site d'information indépendant à l'échelle locale et nationale</description>
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                <title>[Economie] Délit d'initié chez EADS</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 01 Jul 2008 10:31:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;b&gt;PARIS (NOVOpress)&lt;/b&gt; - Nouveau développement dans le cadre de l’enquête sur d’éventuels délits d’initiés chez EADS. Après les mises en examens de Noël Forgard, ancien président d’Airbus et celle de Jean-Paul Gut, ancien directeur général délégué d’EADS, c’est Gustav Humbert qui a été entendu hier par les inspecteurs de la Brigade financière à Paris. &lt;p&gt;L’ancien patron d’Airbus de juin 2005 à juillet 2006 est à ce titre soupçonné d’avoir eu accès à des informations privilégiées sur les perspectives financières du groupe EADS ainsi que sur les retards des programmes de l’A380 et du long-courrier A350.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon un rapport de l’Autorité des marchés financiers, Gustav Humbert a vendu 160.000 actions EADS issues de ses stock-options en novembre 2005 et en a retiré environ 1,685 million d’euros.Il reste désormais à savoir dans quelle niche fiscale il a bien pu les cacher…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;www.novopress.info&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>[Economie] Aux origines de la spéculation</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 04 Jun 2008 21:30:10 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.hautetfort.com/admin/posts/undefined&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/02/02/1185138889.jpg&quot; id=&quot;media-1051558&quot; alt=&quot;korbomatresdumondedcoupdl5.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1051558&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;b&gt;Les politiques laxistes des gouvernements et des banques centrales à l’origine de la spéculation&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec les fortes augmentations du prix des denrées de base et de l’énergie, la chasse au spéculateur est plus que jamais ouverte. Sont ainsi montrés du doigt les commerçants-détaillants, les réseaux de grande distribution, les grossistes, les industriels, sans oublier les épargnants qui investissent en bourse. Ces diverses catégories n’ont qu’un seul point commun : être les boucs émissaires idéaux de l’époque.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Afin de remettre les pendules à l’heure et d’empêcher que les emprises idéologiques d’un autre âge, toujours bien présentes dans la population, ne reprennent le dessus, il n’est pas inutile d’expliquer le mécanisme réel et surtout la cause principale de la spéculation. Un producteur de blé semble un exemple tout indiqué.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Grâce à de bonnes conditions climatiques, ce producteur vient de faire une récolte exceptionnelle, tant en quantité à l’hectare qu’en qualité. S’il est débutant ou naïf, il va penser pouvoir augmenter la quantité de blé mise sur le marché ainsi que son prix de vente. Mais il oublie alors que si les conditions climatiques ont été excellentes pour sa récolte, elles l’ont également été pour celles de ses concurrents. Et un accroissement de l’offre va faire chuter les cours car les acheteurs vont proposer un prix plus bas que prévu. D’où, pour notre producteur, une grande déception, voire des difficultés financières&lt;/p&gt; &lt;p&gt;www.novopress.info&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>[Economie]  Conférence sur la gestion de la crise Société générale</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 02 Jun 2008 17:24:45 +0200</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/02/01/1650350782.jpg&quot; id=&quot;media-1047465&quot; alt=&quot;795641228.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1047465&quot; /&gt;&lt;b&gt;PARIS (NOVOpress)&lt;/b&gt; – « &lt;i&gt;La Société générale nous dévoile tout !&lt;/i&gt; ». Tel est le titre de la conférence que l’UJJEF (Union des Journaux et Journalistes d’Entreprises de France) organise demain soir à Paris. Une conférence exclusive retraçant la récente gestion de crise de la Société générale. « &lt;i&gt;Les événements avant l’annonce et l’explosion médiatique qui a suivi sa révélation nous serons présentés, ainsi que la communication de crise mise en place à cette occasion&lt;/i&gt; », précisent les organisateurs. Une présentation assurée par Denis Marquet, Directeur de l’information du groupe Société générale. &lt;p&gt;Réservée aux membres de l’UJJEF, cette réunion se déroulera mardi à 18 heures, 12 rue La Fayette (75 009 Paris).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rappel des faits : dévoilée le 24 janvier dernier, une fraude a fait perdre 5 milliards d’euros à l’un des plus honorables établissements bancaire français. La direction fait très rapidement porter le chapeau à son trader, Jérôme Kerviel, mais les doutes pleuvent sur la direction de la banque et certains ne croient pas dans cette version officielle. L’enquête est en cours sur ce qui est déjà l’un des plus grands scandales financiers de ces dernières années.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#666666&quot; face=&quot;Arial&quot; size=&quot;1&quot;&gt;www.novopress.info&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; 
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                <title>[Economie] Loi de modernisation de l’économie : interdire les marges arrière</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Thu, 22 May 2008 17:59:53 +0200</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/00/00/1315416157.jpg&quot; id=&quot;media-1029555&quot; alt=&quot;458486847.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1029555&quot; /&gt;Loi de modernisation de l’économie : interdire les marges arrière&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans sa réforme des relations commerciales, le gouvernement a annoncé son désir de « tourner le dos au système des marges arrière ».&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Jugeant que le dispositif du projet de loi de loi de modernisation de l’économie est insuffisant au regard de cet objectif ambitieux, la Coordination Rurale a proposé aux députés deux amendements prévoyant purement et simplement l’interdiction des marges arrière.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Selon la CR, seule une telle interdiction apporterait la garantie de « bonnes pratiques commerciales » dans lesquelles le rôle d’un distributeur serait exclusivement d’acheter un produit pour le présenter à la vente au consommateur final, sans pouvoir prétendre vendre des services en contrepartie à ses fournisseurs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Enfin, la CR juge nécessaire d’étendre aux produits agricoles l’interdiction de pratiquer des marges arrière, car les agriculteurs supportent beaucoup trop souvent par ricochet le poids des avantages financiers consentis aux distributeurs, alors même que leurs prix de vente sont très rarement rémunérateurs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Source: www.coordinationrurale.fr 
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                <title>[Economie] L’État, garant des spéculateurs</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 21 May 2008 19:04:25 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/00/02/737203062.jpg&quot; id=&quot;media-1027929&quot; alt=&quot;310462477.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;&lt;b&gt;L’État, garant des spéculateurs&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’emprise des grandes banques privées sur la Réserve fédérale états-unienne leur a permis d’imposer une idéologie non-interventionniste de l’État à géométrie variable : quand tout va bien, nous empochons les bénéfices, quand ça va mal, l’État éponge les déficits.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ces dernières semaines, les banques centrales ont préservé la liquidité des établissements financiers en mettant à leur disposition des centaines de milliards d’USD. La semaine dernière, le gouvernement des États-Unis a fourni à lui seul plus de USD 200 milliards par l’intermédiaire des établissements hypothécaires semi-publics Fannie Mae et Freddie Mac, chargés de reprendre des crédits douteux à la construction octroyés par des banques régionales et des bailleurs de fonds. Grâce à la garantie de ces deux établissements semi-publics, les crédits peuvent être transmis à une valeur supérieure et être utilisés pour d’autres financements. Les autorités de surveillance espèrent que les deux établissements achèteront, stabiliseront ou garantiront des crédits à la construction pour un montant de quelque USD 2000 milliards.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ainsi, les États-Unis aussi émettent un signal clair selon lequel il incombe à l’État d’intervenir lors de spéculations bancaires malheureuses, de compenser aux frais du citoyen contribuable les pertes bancaires les plus fortes de ces 40 dernières années.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Jusqu’à maintenant, toutes les banques du monde occidental ont constamment insisté, en période d’expansion, pour être soumises aussi peu que possible à l’influence de l’État et ont refusé toute intervention de celui-ci. Aussi longtemps que la spéculation a connu le succès, les gains leur sont échus complètement, voire francs d’impôts. Ainsi, une bulle de spéculation reflétant des bénéfices apparents considérables s’est développée dans le monde entier, dont les spéculateurs ont profité et par laquelle l’ensemble du système financier mondial a été pratiquement miné.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;www.novopress.info&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>[Economie] Grogne mondiale contre les inégalités</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 20 May 2008 20:54:24 +0200</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/01/02/820771501.gif&quot; id=&quot;media-1026231&quot; alt=&quot;407157434.gif&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-1026231&quot; /&gt;&lt;b&gt;Grogne mondiale contre les inégalités&lt;br /&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt; 19 mai 2008. Un sondage réalisé en Europe, en Asie et aux USA indique que le fossé croissant entre les revenus des super-riches et ceux de reste de la population soulève de plus en plus du mécontentement. Les opinions publiques réclament une taxation plus forte des hauts revenus.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En 2005, un rapport des Nations Unies publié par le PNUD avait établi que les cinquante personnes les plus riches dans le monde gagnaient plus que les 416 millions les plus pauvres.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce fossé croissant entre les revenus est jugé de plus en plus inacceptable, selon les résultats d’un sondage réalisé pour le Financial Times. Une forte majorité des européens, allant de 76% en Espagne à 87% en Allemagne, considère que les inégalités sont trop fortes. Ce chiffre atteint 78% aux USA, pourtant traditionnellement plus enclin à considérer l’acquisition de fortune comme un accomplissement normal.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La stagnation - voire la diminution - des revenus des classes moyennes américaines contrastant avec le fort développement économique des années 1990 explique sans doute cette évolution. Selon une étude publiée par le Center on Budget and Policy Priorities et l’ Economic Policy Institute, aux USA, les 20% les plus pauvres ont vu leurs revenus diminuer de 2,5% durant cette période, alors que ceux des 20% les plus riches ont augmenté de 9%.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En Asie, 80% des Chinois considèrent aussi que les inégalités sont excessives, et ils sont 64% du même avis au Japon.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une forte majorité des sondés des huit pays étudiés estiment également que ces inégalités allaient sans doute s’aggraver dans les années qui viennent.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Source: http://contreinfo.info/ 
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                <title>[Economie] Perspectives économiques</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 04 May 2008 20:55:18 +0200</pubDate>
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                     &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/01/02/802114985.jpg&quot; id=&quot;media-999713&quot; alt=&quot;581926705.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;Conformément au consensus établi par la presse économique et financière et les grands media, la majorité des habitants des économies occidentales, éternellement abusés par les experts et analystes et leurs diagnostics techniques aussi farfelus les uns que les autres, attend de pied ferme la reprise d’une poursuite de la croissance telle qu’on l’a connue depuis les trente glorieuses.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette reprise serait soi-disant due à la mise en place de mesures de soutien à l’économie, grâce à l’intervention éclairée des banques centrales, à une libéralisation accrue du fonctionnement des marchés obtenue par le désengagement des états, et au mythe - décidément indéracinable - de la poursuite continue du progrès technologique censé régler la majeure partie des problèmes. En réalité, le retour à un fonctionnement assaini des économies, et par là même à un redémarrage de la croissance, s’avère, maintenant, plus qu’hypothétique.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En effet, au-delà de la crise financière des « subprime », LBO et autre carry trade, de plus en plus de voix s’élèvent pour nous avertir de l’émergence d’une crise structurelle de grande ampleur affectant déjà toutes les économies de la planète. On peut dire que les désordres financiers actuels ont eu le mérite de pousser la réflexion de certains consultants éclairés, bien au-delà des implications dues aux pratiques douteuses d’institutions bancaires dévoyées.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Il faut savoir que le principal outil du développement économique depuis l’après-guerre a été et reste le crédit, c’est-à-dire un accès relativement facile et peu coûteux à l’argent. Or, malgré la surabondance de liquidités, nous entrons paradoxalement dans un marché baissier du crédit, véritable tendance lourde, qui impose d’énormes tensions aux institutions dédiées à la poursuite de l’expansion mondiale, telles que la Banque Mondiale ou le FMI. En effet, l’augmentation continue du coût de l’énergie porte un coup terrible à l’économie planétaire que l’on doit se représenter comme un système, lui-même formé d’un ensemble de systèmes. L’alimentation, le crédit, les transports, l’information, etc., tous ces domaines, dépendants les uns des autres, sont connectés entre eux par le seul facteur qui le permet : l’énergie !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;www.novopress.info&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>[Economie] Prix du lait : un devoir de vérité</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Sun, 04 May 2008 20:53:46 +0200</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/01/02/283897705.jpg&quot; id=&quot;media-999709&quot; alt=&quot;2040697917.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-999709&quot; /&gt;&lt;b&gt;Prix du lait : un devoir de vérité&lt;/b&gt; &lt;p&gt;Les médias se font depuis quelques jours l’écho d’une hausse du prix du lait à la production pour le deuxième trimestre 2008 qui justifierait, selon les industriels, une augmentation des produits finis de 5 à 10% en magasin… Encore une fois, les agriculteurs sont désignés coupables d’une situation qu’ils n’ont ni voulue, ni provoquée et dont ils ne tirent quasiment aucun profit !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour tordre le cou définitivement aux idées reçues, l’OPL tient à rappeler quelques éléments essentiels à la compréhension de la formation du prix du lait et de la situation des éleveurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout d’abord, les matières premières ne représentent en valeur qu’une part minime du prix des produits finis. Ainsi, pour 8 yaourts nature, la « part de l’agriculteur » ne représente que 20% du prix final et pour 1 litre de lait demi-écrémé, 26% du prix…On se demande alors quels sont les produits dans lesquels le prix du lait représente entre 50% et 90% des coûts, comme l’annonce l’industrie laitière…&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Par ailleurs, le prix du lait payé aux éleveurs pour un trimestre est basé sur la même période de l’année précédente. Aussi, l’augmentation annoncée de 26% pour avril à juin ne se cumule en aucun cas avec celle du premier trimestre (+37%). En réalité, les agriculteurs seront même moins bien payés (voir le graphique ci-dessous). Les prix en magasin ne devraient donc pas augmenter, mais baisser (de 3% à 4% pour les produits cités en exemple) ! On voit bien que le prix des produits laitiers ne suit pas l’évolution du prix du lait à la production.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;www.novopress.info&amp;nbsp;&lt;/p&gt; 
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                <title>[Economie] L'euro franchit la barre historique de 1,60 dollar</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Wed, 23 Apr 2008 11:13:45 +0200</pubDate>
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                     &lt;h2&gt;&lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/02/02/1063622718.jpg&quot; id=&quot;media-982162&quot; alt=&quot;50126742.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; /&gt;La monnaie européenne a pratiquement doublé sa valeur par rapport à celle du billet vert depuis l'automne 2000.&lt;/h2&gt; &lt;div class=&quot;texte&quot;&gt; &lt;p&gt;L'histoire s'accélère pour l'euro. Il avait franchi la barre de 1,40&amp;nbsp;dollar le 8&amp;nbsp;octobre 2007, puis celle de 1,50&amp;nbsp;dollar le 26&amp;nbsp;février dernier. La monnaie européenne a coté 1,6002&amp;nbsp;dollar hier après-midi sur le marché des changes de Londres. C'est un quasi-doublement par rapport au point le plus bas, atteint le 25&amp;nbsp;octobre 2000, où les deux plus importantes devises de la planète s'étaient alors échangées au cours histo­rique de 0,8272 dollar l'euro.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce nouvel accès du billet vert exprime les mauvaises nouvelles de l'économie américaine. Les cambistes ont été sensibles à la publication, mardi, de l'indicateur des reventes de logements anciens&amp;nbsp;: celles-ci ont accusé un recul de 2&amp;nbsp;%, à 4,93&amp;nbsp;millions (en rythme annuel). Cela montre que la baisse des prix tend à gripper le marché immobilier américain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;À ce choc des statistiques s'est ajouté le poids des mots, en l'occurrence les déclarations de deux banquiers centraux de la zone euro. D'une part, le Luxembourgeois Yves Mersch s'est demandé, dans un article du Financial Deutschland, s'il ne convenait pas que la BCE puisse relever ses taux directeurs pour lutter contre l'inflation, qui a atteint 3,6&amp;nbsp;% sur les douze derniers mois dans la zone euro. «Je suis surpris que nombre d'analystes de marché envisagent encore une possibilité qui n'est en au­cune manière requise dans le contexte actuel, c'est-à-dire une baisse des taux.»&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces propos ont été d'autant plus remarqués que Christian Noyer, son homologue de la Banque de France, n'a pas exclu, lui non plus, un durcissement de la politique monétaire, dans un entretien à RTL&amp;nbsp;: «S'il le faut, nous bougerons les taux d'intérêt. Nous maintenons aujourd'hui les taux d'intérêt à 4&amp;nbsp;% parce que ça nous paraît le niveau approprié pour faire revenir les prix», estimant que le rôle de la BCE était de faire en sorte que «l'inflation revienne sous les 2&amp;nbsp;% l'année prochaine».&lt;/p&gt; &lt;h3&gt;«Des fluctuations brutales»&lt;/h3&gt; Les cambistes en ont déduit que l'écart des taux directeurs entre la BCE et la Fed américaine, actuellement de 1,75&amp;nbsp;% (4&amp;nbsp;% en Europe et 2,25&amp;nbsp;% aux États-Unis), risquait fort de s'élargir dans les prochaines semaines. Compte tenu des données économiques, il est en effet plus que probable que le FOMC, le comité des gouverneurs de la Fed, qui doit se réunir le 29&amp;nbsp;avril prochain, comme il le fait toutes les six semaines, décidera une nouvelle baisse de 0,5&amp;nbsp;% de ses taux. Et d'autres pourraient suivre. «Un plancher de 1&amp;nbsp;% pou r l'objectif des Fed funds (le taux directeur) est devenu crédible», considère Jean-Marc Lucas, économiste à BNP-Paribas. &lt;p&gt;Outre leur effet malencontreux sur le cours euro-dollar, les déclarations relativement alarmistes sur l'inflation d'Yves Mersch et de Christian Noyer, tous deux membres du conseil des gouverneurs de la BCE, ont eu une autre conséquence désagréable. Les taux sur les marchés obligataires européens se sont, assez logiquement, tendus, le Bund allemand à dix ans passant de 4,105&amp;nbsp;% lundi à 4,142&amp;nbsp;% mardi, et les OAT françaises remontant de 4,323&amp;nbsp;% à 4,346&amp;nbsp;%.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette nouvelle donne, constituée à la fois par les chiffres de la conjoncture américaine et les discours des banquiers centraux de la zone euro, a en tout cas désinhibé les opérateurs sur les changes. La semaine dernière, les marchés étaient restés calmes, après les déclarations de la réunion du G7 de Washington du 11&amp;nbsp;avril&amp;nbsp;: les ministres des Finances, accompagnés de leurs banquiers centraux, s'étaient dits «préoccupés» (un mot très fort) des « fluctuations brutales» des monnaies. Cette déclaration avait été interprétée comme pouvant ouvrir la voie à des interventions concertées des banques centrales sur les marchés des changes pour enrayer la baisse du dollar. À&amp;nbsp;l'instar de ce qui avait été fait en septembre&amp;nbsp;2000 pour donner un coup d'arrêt à la faiblesse de l'euro. Cette épée de Damoclès devient moins dissuasive s'il s'avère que les politiques monétaires de part et d'autre de l'Atlantique doivent accentuer leur grand écart.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;www.lefigaro.fr&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt; 
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                <title>[Economie] La fin de la « mondialisation heureuse » : un retour vers des économies plus autocentrées ?</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (Reseau-Durandal)</author>
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                                                <pubDate>Mon, 21 Apr 2008 20:26:33 +0200</pubDate>
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                     &lt;img src=&quot;http://reseaudurandal.hautetfort.com/media/02/01/223943760.jpg&quot; id=&quot;media-979060&quot; alt=&quot;1261031664.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0pt; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0pt; float: left&quot; name=&quot;media-979060&quot; /&gt;Les mois de mars et d’avril 2008 ont été marqués par un tumulte médiatique sur des sujets anecdotiques : les heurs et malheurs d’Ingrid Betancourt, la perturbation du parcours de la flamme olympique, les banderoles de mauvais goût du PSG, les profanations de cimetières ou les agonies télévisées : un programme de divertissement et d’ahurissement de l’opinion qui a permis d’occulter les sujets majeurs. Notamment l’ampleur de la crise économique – 1.000 milliards de dollars de pertes annoncés par le FMI – qui marque la fin de la « mondialisation heureuse ». Heureuse pour certains, sans doute. Mais malheureuse pour beaucoup. &lt;p&gt;Explications :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Le libre-échangisme mondial&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Durant la campagne électorale présidentielle française de 2007, Dominique Strauss-Kahn (DSK) se présenta comme le candidat de la « mondialisation heureuse ». Jolie formule qui ne lui permit pas de devenir président de la République mais qui en a fait un président du Fonds monétaire international (FMI) acceptable pour les Américains.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La « mondialisation heureuse » est l’expression médiatique utilisée pour désigner le libre-échangisme mondial, courant de pensée qui a imposé, au cours des trois dernières décennies, la disparition de tout obstacle à la libre circulation des marchandises, des services, des capitaux et des hommes. Selon cette doctrine, la suppression des frontières, en permettant l’allocation optimale des ressources à l’échelle mondiale, déboucherait sur l’amélioration de la situation dans chaque pays et pour chaque groupe social.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette doctrine s’est d’autant mieux imposée qu’elle a assis sa domination par un processus de « ringardisation » et de diabolisation de ses adversaires ; s’y opposer c’était prendre le risque de se placer à l’écart de la modernité et de la rationalité économique et par conséquent d’être déconsidéré.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;La mondialisation a été « heureuse » pour la superclasse mondiale&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans « Qui sommes nous », Samuel Huntington décrit l’existence d’une superclasse mondiale : les « cosmocrates », les « transnationaux économiques », qui mettent l’accent sur la mondialisation, les échanges sans frontières et font carrière en se déplaçant d’un pays à l’autre.&lt;br /&gt; http://www.polemia.com/contenu.php?iddoc=1392&amp;amp;cat_id=36&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Huntington estime cette population à 20 millions, dont 40% d’Américains, en 2003, avec la perspective qu’elle atteigne 40 millions en 2010.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces « transnationaux » ont été les grands bénéficiaires de la mondialisation : aux Etats-Unis, la croissance enregistrée depuis 1996 a bénéficié à moins de 10% de la population, les revenus des autres Américains stagnant. A titre d’exemple et pour la seule année 2006, les bénéfices des cinq plus grandes banques d’affaires new-yorkaises (Goldman Sachs, Lehman Brothers, Bearn Stearns, Morgan Stanley et Merrill Lynch) ont porté sur 28 milliards de dollars. Et 170.000 banquiers et courtiers d’établissements new-yorkais ont reçu cette même année 2006 en moyenne 212.000 euros de bonus annuel. Des sommes qui, comme le dit Madame El Karoui, professeur de mathématiques financières à l’école Polytechnique, aurait dû alerter (1). La crise de 2007 n’a pas modifié ces pratiques puisque les 100 courtiers les mieux payés du monde ont gagné en moyenne 304 millions de dollars, cinq d’entre eux dépassant le milliard de dollars de gains personnels !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En Chine, en 2006, le nombre de Rolls Royce vendues a, lui, augmenté de 60%.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En France, les 3.500 foyers les plus riches ont vu leurs revenus réels progresser de 43% de 1998 à 2005.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces évolutions ne reflètent évidemment pas la croissance générale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’ouverture des frontières européennes s’est accompagnée du ralentissement de la croissance française&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De 1947 à 1957 puis de 1957 à 1967 l’économie française a vécu dans une ambiance protectionniste, stricto française d’abord, européenne ensuite avec le tarif extérieur commun ; durant cette période, la croissance moyenne annuelle a été de 5,4% (2).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’aboutissement des négociations Kennedy et de celles de Tokyo, puis les enchaînements libre-échangistes qui ont suivi ont abouti à une suppression progressive des frontières ; parallèlement le taux annuel de croissance a reculé à 3,3% durant la période 1967/1980, puis à 2,12% de 1979 à 2005.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le taux de chômage initialement à 2% s’est installé autour de 10% bien que la mise en place de préretraites, d’un côté, du RMI et des minima sociaux, de l’autre, contribue à le minorer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Encore faut-il nuancer ce taux de 2,12% de croissance annuelle puisqu’il tombe à 0,52% pour le revenu moyen disponible des ménages, la croissance nominale étant à partager entre un plus grand nombre de bénéficiaires du fait de l’immigration, d’une part, du vieillissement de la population, de l’autre ; le vieillissement s’accompagnant par ailleurs de la marchandisation de tâches familiales et domestiques qui n’entraient pas jusqu’ici dans le cadre de la comptabilité nationale et contribuant ainsi indirectement à une augmentation du PIB en partie artificieuse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ajoutons que de 1998 à 2005 les revenus déclarés par 31,5 millions de foyers fiscaux, soit 90% de la population fiscale, n’ont augmenté que de 4,6% (3).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, la mondialisation et la financiarisation se sont accompagnées d’une amélioration de la situation des détenteurs de capitaux (rentes et fonds de retraites notamment) au détriment des producteurs et des jeunes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En France, l’écart entre les jeunes et les vieux actifs, notamment pour les cadres, s’est accru pour la génération née entre 1970/1980 par rapport à la situation connue par la génération née de 1950 à 1970. Ce sont les classes d’âge jeune et en âge de constituer les familles qui se sont trouvées financièrement pénalisées, ce qui contribue à la baisse du taux de fécondité et au déclin démographique des populations européennes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Libre échange et financiarisation : l’augmentation des coûts de friction économiques et sociaux&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le libre-échange international et la financiarisation de l’économie n’ont cessé de pousser les entreprises à améliorer leur compétitivité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des efforts considérables ont été accomplis en France et en Europe pour diminuer les coûts de production ; ils ont porté sur l’amélioration de la productivité des industries et des services et souvent débouché sur la délocalisation d’une partie de la production (4).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si une partie de ces efforts ont bénéficié aux consommateurs, d’un côté, et à ceux des travailleurs qui ont pu garder leur emploi, de l’autre, ils n’ont pas été, non plus, sans augmenter les coûts de friction économiques, sociaux et psychologiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D’abord, le courtermisme et la versatilité des marchés (notamment des devises et des matières premières) n’ont cessé de rendre difficile, voire impossible, l’allocation optimale des ressources. D’autant que les changements rapides de stratégies et les chocs brutaux des prix ne sont pas absorbables sans dommages ni gaspillages. Tout cela fragilise l’inscription dans la durée des projets de vie professionnels et personnels.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin, la sortie de l’emploi – de manière provisoire ou définitive – de nombreux agents économiques engendre un coût social élevé pour la collectivité, les gains économiques en termes de productivité étant souvent compensés par des charges sociales et fiscales supplémentaires. En termes de revenus le jeu risque alors d’être à somme nulle tout en étant à somme négative en termes d’équilibre social et psychologique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C’est ce qui a conduit Giulio Tremonti, vice-président de Forza Italia, à rompre avec le libéralisme mondialiste dans son livre « Crainte et Espoir ». Il y dénonce la vélocité et la violence dans le processus de compétitivité et voit dans la précarité de l’emploi et la chute du pouvoir d’achat la conséquence de la « folie de la mondialisation ». Dénonçant à l’origine de ce phénomène (5) « un groupe de fous, d’illuminés ayant décidé dans les vingt dernières années de diviser le monde en deux : production à bas coût en Asie et consommation aux Etats-Unis et en Europe. Et au final la situation a empiré pour nous comme en Asie ».&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Libre-échange et spéculation : l’émergence d’une crise alimentaire mondiale&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L’ouverture générale des frontières tout comme la spéculation débouche aujourd’hui sur le retour d’une crise alimentaire dans certains pays d’Afrique ou d’Asie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D’abord, l’accès à la richesse de centaines de millions d’Indiens et de Chinois modifie leurs habitudes alimentaires. La viande qu’ils consomment désormais, poulets ou porcs, augmente la demande en céréales et oléagineux qu’il faut produire pour nourrir le bétail ou les volailles, ce qui crée une tension dans l’économie réelle entre l’offre et la demande, conduisant à une hausse des prix. Celle-ci est amplifiée par les mouvements spéculatifs, la crise boursière et l’éclatement de la bulle immobilière conduisant les détenteurs de capitaux et les acteurs des marchés à terme à rechercher d’autres placements.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En se portant sur les matières premières et les produits alimentaires, l’économie casino déclenche leur renchérissement. Cela nourrit les craintes légitimes sur le pouvoir d’achat dans les pays développés et se traduit par des révoltes frumentaires dans de nombreux pays d’Afrique, comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun, l’Egypte ou les Caraïbes comme Haïti, voire d’Asie du Sud (Bengladesh).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin certains producteurs de riz comme le Vietnam, la Thaïlande ou l’Inde ont choisi de protéger la consommation de leurs nationaux en limitant leurs exportations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Vers un retour à des économies réelles plus autocentrées&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon de nombreux analystes, la crise actuelle est la plus profonde depuis la grande dépression de 1929. Son ampleur doit conduire à une complète réorientation de l’économie mondiale :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;– d’abord par l’arrêt de la fabrication artificielle de monnaie, la limitation de l’endettement des acteurs financiers et une meilleure couverture des risques qu’ils prennent par l’existence d’actifs réels pour les garantir ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;– ensuite par une meilleure maîtrise des autorités nationales sur les grands échanges économiques ; sauf à dénier toute souveraineté aux Etats – et à vider la démocratie de tout sens dans les pays qui la pratiquent encore – il faut rapprocher les centres de décisions politiques et les centres de décisions économiques ; ce que la mondialisation ne permet pas ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;– les pays les moins développés seront d’ailleurs conduits à agir dans le sens de la recherche de l’autosuffisance pour des raisons sociales : garantir l’accès aux produits alimentaires de première nécessité (céréales, oléagineux) à leur population ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;– les pays les plus avancés seront, eux, conduits aux mêmes nécessités pour protéger la rareté de leurs espaces et la qualité de leur environnement ; des règles strictes dans ces domaines étant difficilement compatibles avec la mise en compétition des entreprises européennes avec celles des pays aux normes beaucoup moins exigeantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut reconstruire l’ordre économique des nations, selon les perspectives tracées depuis plus de 10 ans déjà par le prix Nobel français d’économie Maurice Allais, politiquement incorrect mais économiquement lucide !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998.htm&lt;br /&gt; et :&lt;br /&gt; http://www.polemia.com/contenu.php?cat_id=37&amp;amp;iddoc=1650&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;b&gt;Polémia&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;NOTES :&lt;br /&gt; (1) Dans « Le Monde » du 29 mars 2008. La Lettre de Polémia de janvier 2007 avait signalé le caractère exorbitant de ces chiffres.&lt;br /&gt; (2) Pierre Milloz, « Les frontières ou le chômage », Editions nationales.&lt;br /&gt; (3) Camille Landais, « Les hauts revenus en France (1988/2006) », Paris School of economics, 2007.&lt;br /&gt; (4) Voir le dossier de Polémia sur « Les stratégies possibles pour les entreprises industrielles dans la mondialisation » :&lt;br /&gt; http://www.polemia.com/campagne.php?iddoc=1494&amp;amp;cat_id=62&lt;br /&gt; (5) Le 6 mars 2008 sur la 2e chaîne de télévision de la RAI.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Source : &lt;a href=&quot;http://www.polemia.com/edito.php?id=1652&quot;&gt;Polémia&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; 
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