04.05.2008

[Economie] Perspectives économiques

581926705.jpgConformément au consensus établi par la presse économique et financière et les grands media, la majorité des habitants des économies occidentales, éternellement abusés par les experts et analystes et leurs diagnostics techniques aussi farfelus les uns que les autres, attend de pied ferme la reprise d’une poursuite de la croissance telle qu’on l’a connue depuis les trente glorieuses.

Cette reprise serait soi-disant due à la mise en place de mesures de soutien à l’économie, grâce à l’intervention éclairée des banques centrales, à une libéralisation accrue du fonctionnement des marchés obtenue par le désengagement des états, et au mythe - décidément indéracinable - de la poursuite continue du progrès technologique censé régler la majeure partie des problèmes. En réalité, le retour à un fonctionnement assaini des économies, et par là même à un redémarrage de la croissance, s’avère, maintenant, plus qu’hypothétique.

En effet, au-delà de la crise financière des « subprime », LBO et autre carry trade, de plus en plus de voix s’élèvent pour nous avertir de l’émergence d’une crise structurelle de grande ampleur affectant déjà toutes les économies de la planète. On peut dire que les désordres financiers actuels ont eu le mérite de pousser la réflexion de certains consultants éclairés, bien au-delà des implications dues aux pratiques douteuses d’institutions bancaires dévoyées.

Il faut savoir que le principal outil du développement économique depuis l’après-guerre a été et reste le crédit, c’est-à-dire un accès relativement facile et peu coûteux à l’argent. Or, malgré la surabondance de liquidités, nous entrons paradoxalement dans un marché baissier du crédit, véritable tendance lourde, qui impose d’énormes tensions aux institutions dédiées à la poursuite de l’expansion mondiale, telles que la Banque Mondiale ou le FMI. En effet, l’augmentation continue du coût de l’énergie porte un coup terrible à l’économie planétaire que l’on doit se représenter comme un système, lui-même formé d’un ensemble de systèmes. L’alimentation, le crédit, les transports, l’information, etc., tous ces domaines, dépendants les uns des autres, sont connectés entre eux par le seul facteur qui le permet : l’énergie !

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[Economie] Prix du lait : un devoir de vérité

2040697917.jpgPrix du lait : un devoir de vérité

Les médias se font depuis quelques jours l’écho d’une hausse du prix du lait à la production pour le deuxième trimestre 2008 qui justifierait, selon les industriels, une augmentation des produits finis de 5 à 10% en magasin… Encore une fois, les agriculteurs sont désignés coupables d’une situation qu’ils n’ont ni voulue, ni provoquée et dont ils ne tirent quasiment aucun profit !

Pour tordre le cou définitivement aux idées reçues, l’OPL tient à rappeler quelques éléments essentiels à la compréhension de la formation du prix du lait et de la situation des éleveurs.

Tout d’abord, les matières premières ne représentent en valeur qu’une part minime du prix des produits finis. Ainsi, pour 8 yaourts nature, la « part de l’agriculteur » ne représente que 20% du prix final et pour 1 litre de lait demi-écrémé, 26% du prix…On se demande alors quels sont les produits dans lesquels le prix du lait représente entre 50% et 90% des coûts, comme l’annonce l’industrie laitière…

Par ailleurs, le prix du lait payé aux éleveurs pour un trimestre est basé sur la même période de l’année précédente. Aussi, l’augmentation annoncée de 26% pour avril à juin ne se cumule en aucun cas avec celle du premier trimestre (+37%). En réalité, les agriculteurs seront même moins bien payés (voir le graphique ci-dessous). Les prix en magasin ne devraient donc pas augmenter, mais baisser (de 3% à 4% pour les produits cités en exemple) ! On voit bien que le prix des produits laitiers ne suit pas l’évolution du prix du lait à la production.

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23.04.2008

[Economie] L'euro franchit la barre historique de 1,60 dollar

50126742.jpgLa monnaie européenne a pratiquement doublé sa valeur par rapport à celle du billet vert depuis l'automne 2000.

L'histoire s'accélère pour l'euro. Il avait franchi la barre de 1,40 dollar le 8 octobre 2007, puis celle de 1,50 dollar le 26 février dernier. La monnaie européenne a coté 1,6002 dollar hier après-midi sur le marché des changes de Londres. C'est un quasi-doublement par rapport au point le plus bas, atteint le 25 octobre 2000, où les deux plus importantes devises de la planète s'étaient alors échangées au cours histo­rique de 0,8272 dollar l'euro.

Ce nouvel accès du billet vert exprime les mauvaises nouvelles de l'économie américaine. Les cambistes ont été sensibles à la publication, mardi, de l'indicateur des reventes de logements anciens : celles-ci ont accusé un recul de 2 %, à 4,93 millions (en rythme annuel). Cela montre que la baisse des prix tend à gripper le marché immobilier américain.

À ce choc des statistiques s'est ajouté le poids des mots, en l'occurrence les déclarations de deux banquiers centraux de la zone euro. D'une part, le Luxembourgeois Yves Mersch s'est demandé, dans un article du Financial Deutschland, s'il ne convenait pas que la BCE puisse relever ses taux directeurs pour lutter contre l'inflation, qui a atteint 3,6 % sur les douze derniers mois dans la zone euro. «Je suis surpris que nombre d'analystes de marché envisagent encore une possibilité qui n'est en au­cune manière requise dans le contexte actuel, c'est-à-dire une baisse des taux.»

Ces propos ont été d'autant plus remarqués que Christian Noyer, son homologue de la Banque de France, n'a pas exclu, lui non plus, un durcissement de la politique monétaire, dans un entretien à RTL : «S'il le faut, nous bougerons les taux d'intérêt. Nous maintenons aujourd'hui les taux d'intérêt à 4 % parce que ça nous paraît le niveau approprié pour faire revenir les prix», estimant que le rôle de la BCE était de faire en sorte que «l'inflation revienne sous les 2 % l'année prochaine».

«Des fluctuations brutales»

Les cambistes en ont déduit que l'écart des taux directeurs entre la BCE et la Fed américaine, actuellement de 1,75 % (4 % en Europe et 2,25 % aux États-Unis), risquait fort de s'élargir dans les prochaines semaines. Compte tenu des données économiques, il est en effet plus que probable que le FOMC, le comité des gouverneurs de la Fed, qui doit se réunir le 29 avril prochain, comme il le fait toutes les six semaines, décidera une nouvelle baisse de 0,5 % de ses taux. Et d'autres pourraient suivre. «Un plancher de 1 % pou r l'objectif des Fed funds (le taux directeur) est devenu crédible», considère Jean-Marc Lucas, économiste à BNP-Paribas.

Outre leur effet malencontreux sur le cours euro-dollar, les déclarations relativement alarmistes sur l'inflation d'Yves Mersch et de Christian Noyer, tous deux membres du conseil des gouverneurs de la BCE, ont eu une autre conséquence désagréable. Les taux sur les marchés obligataires européens se sont, assez logiquement, tendus, le Bund allemand à dix ans passant de 4,105 % lundi à 4,142 % mardi, et les OAT françaises remontant de 4,323 % à 4,346 %.

Cette nouvelle donne, constituée à la fois par les chiffres de la conjoncture américaine et les discours des banquiers centraux de la zone euro, a en tout cas désinhibé les opérateurs sur les changes. La semaine dernière, les marchés étaient restés calmes, après les déclarations de la réunion du G7 de Washington du 11 avril : les ministres des Finances, accompagnés de leurs banquiers centraux, s'étaient dits «préoccupés» (un mot très fort) des « fluctuations brutales» des monnaies. Cette déclaration avait été interprétée comme pouvant ouvrir la voie à des interventions concertées des banques centrales sur les marchés des changes pour enrayer la baisse du dollar. À l'instar de ce qui avait été fait en septembre 2000 pour donner un coup d'arrêt à la faiblesse de l'euro. Cette épée de Damoclès devient moins dissuasive s'il s'avère que les politiques monétaires de part et d'autre de l'Atlantique doivent accentuer leur grand écart.

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21.04.2008

[Economie] La fin de la « mondialisation heureuse » : un retour vers des économies plus autocentrées ?

1261031664.jpgLes mois de mars et d’avril 2008 ont été marqués par un tumulte médiatique sur des sujets anecdotiques : les heurs et malheurs d’Ingrid Betancourt, la perturbation du parcours de la flamme olympique, les banderoles de mauvais goût du PSG, les profanations de cimetières ou les agonies télévisées : un programme de divertissement et d’ahurissement de l’opinion qui a permis d’occulter les sujets majeurs. Notamment l’ampleur de la crise économique – 1.000 milliards de dollars de pertes annoncés par le FMI – qui marque la fin de la « mondialisation heureuse ». Heureuse pour certains, sans doute. Mais malheureuse pour beaucoup.

Explications :

Le libre-échangisme mondial

Durant la campagne électorale présidentielle française de 2007, Dominique Strauss-Kahn (DSK) se présenta comme le candidat de la « mondialisation heureuse ». Jolie formule qui ne lui permit pas de devenir président de la République mais qui en a fait un président du Fonds monétaire international (FMI) acceptable pour les Américains.

La « mondialisation heureuse » est l’expression médiatique utilisée pour désigner le libre-échangisme mondial, courant de pensée qui a imposé, au cours des trois dernières décennies, la disparition de tout obstacle à la libre circulation des marchandises, des services, des capitaux et des hommes. Selon cette doctrine, la suppression des frontières, en permettant l’allocation optimale des ressources à l’échelle mondiale, déboucherait sur l’amélioration de la situation dans chaque pays et pour chaque groupe social.

Cette doctrine s’est d’autant mieux imposée qu’elle a assis sa domination par un processus de « ringardisation » et de diabolisation de ses adversaires ; s’y opposer c’était prendre le risque de se placer à l’écart de la modernité et de la rationalité économique et par conséquent d’être déconsidéré.

La mondialisation a été « heureuse » pour la superclasse mondiale

Dans « Qui sommes nous », Samuel Huntington décrit l’existence d’une superclasse mondiale : les « cosmocrates », les « transnationaux économiques », qui mettent l’accent sur la mondialisation, les échanges sans frontières et font carrière en se déplaçant d’un pays à l’autre.
http://www.polemia.com/contenu.php?iddoc=1392&cat_id=36

Huntington estime cette population à 20 millions, dont 40% d’Américains, en 2003, avec la perspective qu’elle atteigne 40 millions en 2010.

Ces « transnationaux » ont été les grands bénéficiaires de la mondialisation : aux Etats-Unis, la croissance enregistrée depuis 1996 a bénéficié à moins de 10% de la population, les revenus des autres Américains stagnant. A titre d’exemple et pour la seule année 2006, les bénéfices des cinq plus grandes banques d’affaires new-yorkaises (Goldman Sachs, Lehman Brothers, Bearn Stearns, Morgan Stanley et Merrill Lynch) ont porté sur 28 milliards de dollars. Et 170.000 banquiers et courtiers d’établissements new-yorkais ont reçu cette même année 2006 en moyenne 212.000 euros de bonus annuel. Des sommes qui, comme le dit Madame El Karoui, professeur de mathématiques financières à l’école Polytechnique, aurait dû alerter (1). La crise de 2007 n’a pas modifié ces pratiques puisque les 100 courtiers les mieux payés du monde ont gagné en moyenne 304 millions de dollars, cinq d’entre eux dépassant le milliard de dollars de gains personnels !

En Chine, en 2006, le nombre de Rolls Royce vendues a, lui, augmenté de 60%.

En France, les 3.500 foyers les plus riches ont vu leurs revenus réels progresser de 43% de 1998 à 2005.

Ces évolutions ne reflètent évidemment pas la croissance générale.

L’ouverture des frontières européennes s’est accompagnée du ralentissement de la croissance française

De 1947 à 1957 puis de 1957 à 1967 l’économie française a vécu dans une ambiance protectionniste, stricto française d’abord, européenne ensuite avec le tarif extérieur commun ; durant cette période, la croissance moyenne annuelle a été de 5,4% (2).

L’aboutissement des négociations Kennedy et de celles de Tokyo, puis les enchaînements libre-échangistes qui ont suivi ont abouti à une suppression progressive des frontières ; parallèlement le taux annuel de croissance a reculé à 3,3% durant la période 1967/1980, puis à 2,12% de 1979 à 2005.

Le taux de chômage initialement à 2% s’est installé autour de 10% bien que la mise en place de préretraites, d’un côté, du RMI et des minima sociaux, de l’autre, contribue à le minorer.

Encore faut-il nuancer ce taux de 2,12% de croissance annuelle puisqu’il tombe à 0,52% pour le revenu moyen disponible des ménages, la croissance nominale étant à partager entre un plus grand nombre de bénéficiaires du fait de l’immigration, d’une part, du vieillissement de la population, de l’autre ; le vieillissement s’accompagnant par ailleurs de la marchandisation de tâches familiales et domestiques qui n’entraient pas jusqu’ici dans le cadre de la comptabilité nationale et contribuant ainsi indirectement à une augmentation du PIB en partie artificieuse.

Ajoutons que de 1998 à 2005 les revenus déclarés par 31,5 millions de foyers fiscaux, soit 90% de la population fiscale, n’ont augmenté que de 4,6% (3).

Enfin, la mondialisation et la financiarisation se sont accompagnées d’une amélioration de la situation des détenteurs de capitaux (rentes et fonds de retraites notamment) au détriment des producteurs et des jeunes.

En France, l’écart entre les jeunes et les vieux actifs, notamment pour les cadres, s’est accru pour la génération née entre 1970/1980 par rapport à la situation connue par la génération née de 1950 à 1970. Ce sont les classes d’âge jeune et en âge de constituer les familles qui se sont trouvées financièrement pénalisées, ce qui contribue à la baisse du taux de fécondité et au déclin démographique des populations européennes.

Libre échange et financiarisation : l’augmentation des coûts de friction économiques et sociaux

Le libre-échange international et la financiarisation de l’économie n’ont cessé de pousser les entreprises à améliorer leur compétitivité.

Des efforts considérables ont été accomplis en France et en Europe pour diminuer les coûts de production ; ils ont porté sur l’amélioration de la productivité des industries et des services et souvent débouché sur la délocalisation d’une partie de la production (4).

Si une partie de ces efforts ont bénéficié aux consommateurs, d’un côté, et à ceux des travailleurs qui ont pu garder leur emploi, de l’autre, ils n’ont pas été, non plus, sans augmenter les coûts de friction économiques, sociaux et psychologiques.

D’abord, le courtermisme et la versatilité des marchés (notamment des devises et des matières premières) n’ont cessé de rendre difficile, voire impossible, l’allocation optimale des ressources. D’autant que les changements rapides de stratégies et les chocs brutaux des prix ne sont pas absorbables sans dommages ni gaspillages. Tout cela fragilise l’inscription dans la durée des projets de vie professionnels et personnels.

Enfin, la sortie de l’emploi – de manière provisoire ou définitive – de nombreux agents économiques engendre un coût social élevé pour la collectivité, les gains économiques en termes de productivité étant souvent compensés par des charges sociales et fiscales supplémentaires. En termes de revenus le jeu risque alors d’être à somme nulle tout en étant à somme négative en termes d’équilibre social et psychologique.

C’est ce qui a conduit Giulio Tremonti, vice-président de Forza Italia, à rompre avec le libéralisme mondialiste dans son livre « Crainte et Espoir ». Il y dénonce la vélocité et la violence dans le processus de compétitivité et voit dans la précarité de l’emploi et la chute du pouvoir d’achat la conséquence de la « folie de la mondialisation ». Dénonçant à l’origine de ce phénomène (5) « un groupe de fous, d’illuminés ayant décidé dans les vingt dernières années de diviser le monde en deux : production à bas coût en Asie et consommation aux Etats-Unis et en Europe. Et au final la situation a empiré pour nous comme en Asie ».

Libre-échange et spéculation : l’émergence d’une crise alimentaire mondiale

L’ouverture générale des frontières tout comme la spéculation débouche aujourd’hui sur le retour d’une crise alimentaire dans certains pays d’Afrique ou d’Asie.

D’abord, l’accès à la richesse de centaines de millions d’Indiens et de Chinois modifie leurs habitudes alimentaires. La viande qu’ils consomment désormais, poulets ou porcs, augmente la demande en céréales et oléagineux qu’il faut produire pour nourrir le bétail ou les volailles, ce qui crée une tension dans l’économie réelle entre l’offre et la demande, conduisant à une hausse des prix. Celle-ci est amplifiée par les mouvements spéculatifs, la crise boursière et l’éclatement de la bulle immobilière conduisant les détenteurs de capitaux et les acteurs des marchés à terme à rechercher d’autres placements.

En se portant sur les matières premières et les produits alimentaires, l’économie casino déclenche leur renchérissement. Cela nourrit les craintes légitimes sur le pouvoir d’achat dans les pays développés et se traduit par des révoltes frumentaires dans de nombreux pays d’Afrique, comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun, l’Egypte ou les Caraïbes comme Haïti, voire d’Asie du Sud (Bengladesh).

Enfin certains producteurs de riz comme le Vietnam, la Thaïlande ou l’Inde ont choisi de protéger la consommation de leurs nationaux en limitant leurs exportations.

Vers un retour à des économies réelles plus autocentrées

Selon de nombreux analystes, la crise actuelle est la plus profonde depuis la grande dépression de 1929. Son ampleur doit conduire à une complète réorientation de l’économie mondiale :

– d’abord par l’arrêt de la fabrication artificielle de monnaie, la limitation de l’endettement des acteurs financiers et une meilleure couverture des risques qu’ils prennent par l’existence d’actifs réels pour les garantir ;

– ensuite par une meilleure maîtrise des autorités nationales sur les grands échanges économiques ; sauf à dénier toute souveraineté aux Etats – et à vider la démocratie de tout sens dans les pays qui la pratiquent encore – il faut rapprocher les centres de décisions politiques et les centres de décisions économiques ; ce que la mondialisation ne permet pas ;

– les pays les moins développés seront d’ailleurs conduits à agir dans le sens de la recherche de l’autosuffisance pour des raisons sociales : garantir l’accès aux produits alimentaires de première nécessité (céréales, oléagineux) à leur population ;

– les pays les plus avancés seront, eux, conduits aux mêmes nécessités pour protéger la rareté de leurs espaces et la qualité de leur environnement ; des règles strictes dans ces domaines étant difficilement compatibles avec la mise en compétition des entreprises européennes avec celles des pays aux normes beaucoup moins exigeantes.

Il faut reconstruire l’ordre économique des nations, selon les perspectives tracées depuis plus de 10 ans déjà par le prix Nobel français d’économie Maurice Allais, politiquement incorrect mais économiquement lucide !

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/messages_recus/La_crise_mondiale_d_aujourd_hui_Maurice_Allais_1998.htm
et :
http://www.polemia.com/contenu.php?cat_id=37&iddoc=1650

Polémia

NOTES :
(1) Dans « Le Monde » du 29 mars 2008. La Lettre de Polémia de janvier 2007 avait signalé le caractère exorbitant de ces chiffres.
(2) Pierre Milloz, « Les frontières ou le chômage », Editions nationales.
(3) Camille Landais, « Les hauts revenus en France (1988/2006) », Paris School of economics, 2007.
(4) Voir le dossier de Polémia sur « Les stratégies possibles pour les entreprises industrielles dans la mondialisation » :
http://www.polemia.com/campagne.php?iddoc=1494&cat_id=62
(5) Le 6 mars 2008 sur la 2e chaîne de télévision de la RAI.

Source : Polémia

16.04.2008

[Economie] Vivent les économies !

1653605842.jpgVivent les économies !

Peut-on encore parler de rigueur quand un avion du gouvernement fait la navette entre Paris et la jungle colombienne dans l’attente d’une passagère, Ingrid Betancourt, qui ne vient jamais ? Comment, après cela, reprocher à Christian Estrosi d’utiliser un avion privé pour se rendre à Washington ? Lui, au moins, avait une bonne raison, boire une coupe de champagne avec le président. On pourrait, avant de renvoyer notre avion dans la jungle, utiliser le moyen préconisé par Nicolas Sarkozy pour éviter de déplacer les détenus : organiser une télé conférence avec les Farc pour être tout à fait sûr qu’ils permettront à leur prisonnière illustre d’être à l’heure pour ne pas rater l’avion. Pendant que François Fillon dépense son énergie à éviter que sa secrétaire d’Etat à l’environnement ne soit écharpée par sa majorité pour avoir injurié un ministre et un député, Zapatero lui, travaille. Il va, comme nous l’avions déjà annoncé, supprimer l’ISF au-delà des Pyrénées. Et tout le monde est d’accord. Que d’énergies gaspillées d’un côté, que d’économies de l’autre.

Source: http://blog-va.com/

12.04.2008

[Economie] L’État au service des banques ou de l’intérêt général ?

1283944798.jpgL’État au service des banques ou de l’intérêt général ?

Au cours des dernières années, les banques occidentales ont stigmatisé l’interventionnisme étatique et plaidé pour une complète privatisation. Érigeant cette idéologie en norme, les banquiers occidentaux sont parvenus, via les institutions financières internationales, à interdire aux États du Sud de contrôler leur secteur financier provoquant les catastrophes économiques que l’on sait. Mais dès que leur activité a été touchée par la crise des subprimes, les mêmes banquiers occidentaux ont réclamé à corps et à cris l’intervention de l’État. Damien Millet et Éric Toussaint dénoncent cette doctrine à géométrie variable.

À maints égards, la crise financière internationale qui s’étend est un splendide révélateur des tromperies et des reniements de la part des promoteurs de la globalisation financière, qu’ils soient dans les conseils d’administration des grandes banques privées ou dans les hautes sphères des États. Durant ces dernières années, le discours dominant proclamait que tout allait pour le mieux sur le front de la dette : grâce à de nouveaux produits, comme la titrisation des créances, le risque se trouvait dispersé entre une multitude d’acteurs. Point de crise en vue, les profits étaient mirobolants et la croissance soutenue.

Aujourd’hui, leur construction s’effondre. Comment pouvait-il en être autrement quand de grandes banques mènent d’énormes opérations hors bilan, construisent un château de cartes avec des crédits douteux et contribuent à créer une bulle spéculative dans le secteur immobilier qui finit par exploser ? Loin de disperser le risque, le système a fait tout le contraire, les grandes banques ayant accumulé les fragilités. Chacune d’elles s’est alors efforcée de passer la patate chaude à sa voisine qui était déjà bien embêtée avec la sienne…

Au lieu de reconnaître leurs erreurs et d’en assumer toutes les conséquences, les grandes banques ont alors fait appel à celui dont elles dénigrent l’action à longueur de temps : l’État. Elles n’ont pas hésité à quémander une action publique forte de la part d’un État qu’elles jugent en général bien trop interventionniste. En effet, les lobbies des grandes banques répètent à l’envi que les pouvoirs publics doivent se plier aux lois du marché qui seuls permettraient d’allouer efficacement les ressources et de fixer les prix à leur juste montant…

Comme de simples subordonnés, les pouvoirs publics des États-Unis et d’Europe se sont exécutés de bonne grâce : on ne refuse rien à des dirigeants de grandes banques qui soutiennent les principaux candidats à l’élection présidentielle et qui évoluent dans les mêmes cercle fermés… Les gouvernants se sont donc empressés d’aller à la rescousse du privé. Au menu : nationalisation de banques en difficulté, échanges de titres dépréciés contre de l’argent frais (pour 200 milliards de dollars aux États-Unis), injection de liquidités, plans de sauvetage, baisse des taux d’intérêts…

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08.04.2008

[Economie] Le FMI vend 403 tonnes d'or

Le conseil d'administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé hier la vente de 403 tonnes d'or (12% de ses réserves), représentant environ 46 milliards de francs. Autre plan de la réforme (à ne pas confondre avec rigueur) le socialiste Dominique Strauss-Kahn va également procéder à la suppression d'environ 400 emplois. Il s'agit de renflouer les caisses de l'organisme mondialiste qui devrait terminer son exercice en déficit d'environ 585 millions de francs. Ces diverses économies (et une petite modification des pratiques habituelles) devraient permettre au FMI de spéculer en bourse alors qu'il était contraint jusqu'alors de n'acheter que des obligations d'Etat.
Ce projet doit désormais être validé par 85% des 185 pays membres du FMI.

Source : AFP

02.04.2008

[Economie] La baisse des impôts promise par M. Sarkozy n’aura pas lieu

186344776.jpgLe ralentissement de la croissance qui compromet totalement les chances de la France de tenir ses engagements européens de réduction du déficit public et de la dette, va renvoyer au placard les perspectives de baisses d’impôts pourtant promises par le candidat Sarkozy.

Eric Woerth le confirme en creux au lendemain des municipales: “Nous n’augmenterons pas les impôts (…). Nous n’augmenterons pas la CSG, nous n’augmenterons pas la TVA”…

En quelques mois, le débat fiscal français s’est donc complètement déplacé : la question n’est plus de réduire les prélèvements sociaux et fiscaux, mais bien de savoir comment ne pas les augmenter.

 http://fr.altermedia.info/

31.03.2008

[Economie] Aggravation du déficit public et de la dette de l’Etat en 2007

1660022958.jpgAggravation du déficit public et de la dette de l’Etat en 2007

Bercy vient de chiffrer le déficit public en 2007 à 50,3 milliards d’euros, soit 2,7% du PIB. En juillet dernier, devant les ministres des finances de l’Union européenne, le président de la République s’était engagé à ce qu’il reste identique à celui de 2006 (2,4%)…

Après le déficit record de 2003 (4,1%) qui mettait la France en dehors des clous de Maastricht, les trois dernières années avaient vu l’amélioration des comptes de l’Etat. 2007 les plombe de nouveau. Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait promis un retour à l’équilibre en 2010. Puis, sagement, en 2012 quelques mois plus tard…

Les révisions à la baisse des objectifs de croissance de notre économie, les incertitudes sur la conjoncture mondiale et la crise du système bancaire international rendent cet objectif chimérique.

En 2007, la dette de l’Etat s’établit à 64,2% du PIB, nettement au-dessus des critères de Maastricht. C’est en 2003 que le seuil des 60% a été dépassé pour la première fois.

Au lieu de s’attaquer aux deux causes principales du déficit, à savoir la hausse des dépenses de fonctionnement de l’Etat (12 milliards d’euros l’an dernier, soit une hausse de 3,6% nettement supérieure à l’inflation) et une ruineuse politique d’immigration, dont le solde négatif vient d’être évalué par contribuables associés à 26 milliards d’euros pour 2007, le gouvernement préfère pointer du doigt le déficit des collectivités locales (7,2 milliards d’euros), feignant d’ignorer que ce dernier est essentiellement dû aux transferts massifs des dépenses de l’Etat vers ces collectivités.

Pour boucher les trous dans l’urgence, le gouvernement s’apprête à procéder à un nouveau dépeçage des actifs de l’Etat. Déjà sur les rails : la vente de 2,5% du capital d’EDF et la privatisation d’Areva, une entreprise publique spécialisée dans le nucléaire.

En matière de restriction budgétaire, la Défense devrait une nouvelle fois faire les frais de la politique gouvernementale. C’est le sens de la récente annonce par Sarkozy de la prochaine mise à la casse d’un tiers de la force de dissuasion française.

Comme le dit sans rire Eric Woerth, le ministre du Budget : « Certes, les déficits français sont trop importants. On n’arrête pas de le dire mais on n’arrête pas aussi d’essayer de les combattre. »…

Quand le gouvernement arrêtera-t-il d’essayer ?

Henri Dubost pour Novopress

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27.03.2008

[Economie] Propagation de la crise financière mondiale

662277718.jpgPropagation de la crise financière mondiale

Les consommateurs américains ont emprunté 6,9 milliards de dollars en crédit à la consommation au mois de janvier 2008, près de deux fois plus qu’au mois de décembre, et la plus forte hausse depuis une décennie.

“Ceux qui dépendaient d’un financement hypothécaire se tournent vers des emprunts à court terme pour pouvoir rembourser leurs emprunts déjà contractés.

Les banques sont de plus en plus réticentes à accorder des prêts aux ménages peu solvables après l’effondrement des prêts hypothécaires subprimes”, selon l’agence Bloomberg.

Face à l’afflux des candidats à risques, les banques vont augmenter les taux des prêts à la consommation. La crise des subprimes hypothécaires risque ainsi de se propager à d’autres secteurs de l’économie.

Source: Les barons marqués

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