02.09.2008

[Corsica] Speculadori fora !

AUTOCOLANT SPECULADORI.jpgAJACCIO (AFP) — Une cinquantaine de militants indépendantistes corses ont occupé samedi pendant une heure le jardin de la villa de l'acteur Christian Clavier à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud), a-t-on appris auprès de personnes présentes sur les lieux.

"Nous avons choisi d'occuper symboliquement et pacifiquement la villa de Christian Clavier pour dénoncer la spoliation foncière" en Corse, a expliqué à l'AFP un militant du mouvement indépendantiste U Rinnovu, Gérard Dikstra.

"Il ne s'agit pas d'une occupation", a affirmé une source policière soulignant que "les nationalistes ont été conviés par le personnel de la villa à boire un verre".

Les organisations indépendantistes corses, récemment engagées dans un processus d'union, s'étaient rassemblées samedi matin devant la mairie de Porto-Vecchio pour protester contre le Plan d'aménagement et de développement durable pour la Corse (Padduc) qui privilégie selon eux "l'économie résidentielle" et encourage "la colonisation de peuplement", c'est-à-dire l'installation de personnes n'étant pas d'origine corse sur l'île.

Le Padduc devrait être approuvé par l'Assemblée de Corse avant la fin du premier semestre 2009.

Après avoir hissé sur la façade de la mairie une banderole où il était écrit "Honte à toi qui vend la Corse", la centaine de militants s'est dispersée dans le calme.

Une partie d'entre eux s'est ensuite dirigée vers la plage de Palombaggia, sur la commune de Porto-Vecchio, afin de pénétrer dans l'enceinte de la maison de l'acteur Christian Clavier.

Début août, la banque BNP avait décidé de renoncer à un projet destiné à faciliter l'accession à la propriété des étrangers non-résidents en Corse sous la pression de militants indépendantistes venus occuper ses locaux d'Ajaccio et Bastia.

08.07.2008

[Corsica] 15 ans de prison contre le principal accusé des attentats

drapeau%20corse.jpgLes neuf nationalistes corses accusés d'avoir fomenté ou participé à une trentaine d'attentats dans l'île en 2001-2003, dont certains visaient la communauté maghrébine, ont écopé mardi de peines allant de 15 ans de prison ferme à cinq ans, assortis de sursis, l'un d'entre eux étant acquitté.

Après plus de douze heures de délibérations, les sept magistrats de cette cour sans jury populaire, chargée des affaires de terrorisme, ont rendu dans la nuit un verdict globalement moins sévère que celui réclamé par l'avocate générale Delphine Dewailly.

Les juges ont réservé la sentence la plus dure, 15 ans, à Dominique Casimiri, présenté par l'accusation comme "le véritable chef", alors qu'il a reconnu 24 attentats.

Paul-François Battestini, qui a admis 11 des 14 actions qui lui sont reprochées et contre lequel 15 ans avaient été requis, a finalement écopé de 12 ans de réclusion. "Je n'avais que 18 ans et je n'avais pas pris conscience de l'ampleur de mes actes", avait-il plaidé devant la cour.

Pierre-Ferdinand Casanova, considéré par l'accusation comme "le donneur d'ordre", a écopé de 10 ans, quatre de moins que la peine réclamée par l'avocate générale.

Casanova gérait le personnel de l'entreprise au coeur de cette affaire : Corsica gardiennage services (CGS). Huit des neuf accusés étaient employés par cette société de sécurité qui les rémunérait pour commettre des attentats, selon les enquêteurs.

Pour l'accusation, Pierre-Ferdinand Casanova était "l'homme de confiance" de l'ancien leader nationaliste corse Charles Pieri, actuellement en prison pour le volet financier de cette affaire et qui contrôlait la CGS.

Henri Bastiani, qui a reconnu sept actions, a été condamné à six ans de prison, alors que l'accusation réclamait le double pour cet homme qui a subi un total ostracisme de ses co-accusés pour en avoir dénoncé certains.

"J'ai brisé la loi du silence. En parlant au juge, j'ai signé mon arrêt de mort. Cela n'a pas été facile, croyez-moi", avait-il expliqué.

Dominique Graziani, contre lequel dix ans avaient été requis, a écopé de cinq ans, tout comme Paul-André Contadini, pour lequel l'avocate générale avait réclamé huit ans.

Deux autres accusés, Yves Gefart et Frank Rinaldi, ont été condamnés à des peines de cinq ans, mais assorties d'une période de sursis telle que le temps de prison ferme restant est déjà couvert par celui qu'ils ont passé en détention provisoire.

Le neuvième, Lucien Mattei, a été reconnu non coupable alors qu'il lui était reproché d'avoir entreposé des armes et munitions dans son bar. Il avait fait un malaise cardiaque dans l'après-midi et avait dû être brièvement hospitalisé.

Bien qu'aucune des 36 actions dont était saisi le tribunal n'aient fait de morts ou blessés graves, celle-ci avait insisté sur la "xénophobie qui colore de manière très désagréable ce dossier", racisme que les accusés ont nié.

Outre des bâtiments d'EDF, la mairie et le palais de justice de Bastia ou encore une charcuterie industrielle, les actions de ce groupe ont porté sur différents commerces et habitations, les policiers retrouvant parfois sur les lieux des inscriptions en corse telles que "les Arabes dehors".

Ces attentats avaient été revendiqués par Resistenza Corsa, groupuscule clandestin apparu en décembre 2002 disant agir au nom du "combat contre le trafic de drogue en Corse et l'immigration clandestine". En août 2003, il avait rejoint le principal groupe armé corse, le FLNC-Union des combattants.

Source : Yanndarc 

02.07.2008

[Corsica] Tranquilles, les Corses !


Comme toujours, les chiffres ne reflètent qu’une partie de la réalité, laissant notamment de côté toutes les « menues » agressions sur lesquelles tant d’entre nous ont pris la mauvaise habitude de passer. Mais les informations contenues dans ce dossier peuvent servir à nourrir votre argumentaire local.
 
En marge de l’article principal, le passage suivant, consacré à la faible insécurité de la Corse, vaut le détour…
 
corsica.jpg« L'île de Beauté surprend davantage dans ce palmarès. Malgré les bombes et la sémantique guerrière des militants nationalistes du FLNC, elle se trouve épargnée par la violence du quotidien. Ajaccio figure dans les 20 villes les plus sûres de France. Bastia la suit de près. Un policier continental le dit : "Ici, les insulaires se montrent très attentifs à ce qui passe dans la rue, chez le voisin. Le moindre écart, lors d'une altercation, suscite une réprobation immédiate des témoins. Ce qui contribue grandement à apaiser le climat." Un collègue renchérit : "Il faudrait s'inspirer de la Corse qui évolue, de ce point de vue, aux antipodes de ce qui passe dans nos cités et nos quartiers, où règnent l'anonymat et une certaine forme d'indifférence." »
 

La leçon, que le journaliste n’ose évidemment pas tirer, c'est que face à la fracture ethnique, la cohésion identitaire est gage de paix et de tranquillité.

www.elus-identitaires.com 

24.05.2008

[Corsica] FLNC "1976"

1687943315.jpgL'organisation clandestine corse jusqu'ici inconnue, le "FLNC 1976", a revendiqué lundi 26 attentats en Corse, notamment contre des résidences secondaires, des gendarmeries et des bâtiments publics, dans un communiqué adressé à la radio publique Radio Corse Frequenza Mora (RCFM).

Cette nouvelle organisation avait envoyé un peu plus tôt dans la journée, toujours à RCFM, la copie de lettres de menaces visant trois personnes dont le publicitaire Jacques Séguéla, leur interdisant de poursuivre des constructions en cours sur la zone de Cala Longa, en bordure de mer, près de Bonifacio.

"Notre initiative a pour objectif la réunification totale et le renforcement du FLNC sur les fondements de la création historique du FLNC, le 5 mai 1976", affirme le nouveau mouvement clandestin selon lequel "des résistants des deux principales organisations clandestines se sont unis, il y a plus d'un an, avec d'autres patriotes volontaires".

Jusqu'ici les deux principaux mouvements clandestins nationalistes qui revendiquent des attentats en Corse, sont le "FLNC-Union des combattants" et le "FLNC du 22 octobre".

Le "FLNC 1976", confirmant l'envoi de courriers assortis de menaces de "représailles" à Jacques Séguéla, Marc Sulitzer, cousin de l'écrivain Paul-Loup Sulitzer, et Xavier Delsol, avocat lyonnais, tous trois en train de faire construire des maisons à Cala Longa, affirme être à l'origine de 10 "actions" au cours des derniers mois contre des résidences secondaires appartenant à des "Français" ou des "Allemands", qualifiées de résidences "coloniales".

Il revendique également des attentats contre des agences du Crédit Agricole en janvier à Sartène (Corse-du-Sud) et Moriani (Haute-Corse) "pour sa responsabilité dans la situation d'endettement des agriculteurs".

"En réponse à la répression et à l'arrogance des visites ministérielles coloniales en Corse", l'organisation clandestine "assume" également d'autres attentats ou tentatives contre la gendarmerie de Montesoro, près de Bastia, début avril, et celle de Cargèse (Corse-du-Sud) en décembre 2007, contre la délégation militaire départementale de Bastia en janvier, contre des voitures de gendarmes et l'Office de l'environnement à Corte ou encore contre une annexe du palais de justice de Bastia, en septembre.

"Aucune avancée notable depuis 32 ans de combat ne permet de justifier un abandon de la clandestinité", affirme encore le "FLNC 1976". "Nous sommes déterminés à combattre pour ne pas laisser disparaître le peuple corse avec sa culture, son histoire et sa langue du patrimoine de l'humanité".

Source : AFP 

23.04.2008

[Corsica] Des résidences détruites à Conca et à Zonza

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Des résidences détruites à Conca et à Zonza

Des attentats ont été recensés à Conca et Zonza. Deux villas en construction appartenant à des français du continent ont été légèrement touchées à Conca ( au nord de Porto Vecchio ).

Une résidence hôtelière a été quasiment totalement rasée à Zonza (dans le centre de la Corse).A noter que ces attentats interviennent juste après un jugement qui autorise un publicitaire à construire une résidence secondaire sur un site sauvage de l'île de Beauté.Si le [ Réseau - Durandal Corsica ] exprime sa totale opposition au bétonnage du littoral corse , patrimoine de l'île , la beauté du littoral étant garante de l'insularité corse , nous regrettons les méthodes employées afin de lutter contre la spéculation venue "du continent" , ces actes ( souvent liés au prélèvement de l'impôt révolutionnaire ) étant plus proches du comportement mafieux que du nationalisme corse sincère

http://reseaudurandal.hautetfort.com/corsica/

[ Réseau - Durandal Corsica ] 

 

14.04.2008

[Corsica] Alliot-Marie veut discuter avec les séparatistes corses “modérés”

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Dialogue avec les séparatistes corses ? 

Au dernier jour de sa visite en Corse, Michèle Alliot-Marie a rencontré à Ajaccio les élus de l’île.Elle n’a pas écarté un “éventuel dialogue” avec les séparatistes corses “modérés”.

Saluons cette initiative qui permettra aux nationalistes corses sincères et non terroristes d'exprimer au gouvernement leurs revendications quand à l'avenir de l'île de Beauté

http://reseaudurandal.hautetfort.com/corsica

[ Réseau - Durandal Corsica ] 

08.04.2008

[Corsica] La Corse et l'immigration

1724140416.jpgVoici une contribution des nationalistes corses du mouvement "Rinnovu" sur le thème de l'immigration :

Depuis des siècles le Peuple corse a dépassé la dialectique loi du sol/loi du sang et a su intégrer des individus sans communautarisme. Chaque individu peut, par ses pratiques de vie, trouver sa place au sein du Peuple corse.
Cependant aujourd'hui, les Corses non-reconnus et sans moyens politiques, culturels, économiques et sociaux pour intégrer les flux importants d'arrivants, deviennent minoritaires sur leur terre. Ils sont dans l'impossibilité de rester le modèle social et culturel d'intégration. Notre identité vivante est plus que jamais menacée car notre langue est non-officielle, nous n'avons pas de pouvoir législatif, ni de corps électoral légitime et une forte spéculation sévit sur notre sol. Nous subissons une discrimination durable et antidémocratique alors que le Peuple corse a été reconnu par la première Assemblée de Corse.

Dans un autre contexte, si nous maîtrisions notre destinée, les immigrations seraient un apport enrichissant ; mais au regard de notre démographie et de notre non-reconnaisance, elles participent d'une colonisation de peuplement multiforme. Avec l'occupation du maximum de postes clés surtout dans le secteur public, cette colonisation est une stratégie de décorsisation et de contrôle. De plus, l'Etat français qui régule et gère ses frontières, n'équilibre pas sa politique entre les régions ce qui suscite un déséquilibre important sur notre territoire.
Du fait de la mondialisation libérale, du néo-colonialisme, et du désequilibre nord sud, nous recevons une forte immigration essentiellement pour raison économique. La cohabitation avec ces arrivants n'a jamais posé de problèmes grâce à notre valeur d'hospitalité. Cependant, pour les raisons précitées, nous commençons à ressentir un début de société "intercommunautaire" avec des phénomènes de rejets et des difficultés d'identification chez les jeunes issues des diverses immigrations. On se dirige donc vers un modèle d'intégration à la française, en échec depuis des années, avec sa recherche désespérée d'une citoyenneté républicaine qui débouche de fait sur des communautés figées autour de leurs particularités culturelles.
Comme tous les peuples du monde, le Peuple corse doit avoir la maîtrise de sa politique migratoire. On doit lui donner les moyens d'accueillir dignement, et d'intégrer ceux qui veulent bâtir un avenir commun. L'Etat, les politiciens locaux, les profiteurs de tout-accabit sont les principaux responsables des phénomènes de discimination, d'exploitation de la misère, de ghettoïsation. Aujourd'hui ils se parent d'une dose de bonne conscience "républicaine française" pour justifier leur dessein et anéantir notre culture vivante. Deux courants normalisateurs se rejoignent : l'universalisme exacerbé et le républicanisme français hégémonique, ils ne voient dans les identités que du folklore. Ils nient l'existence du Peuple corse et veulent sa disparition comme entité consciente d'elle même, pour n'avoir plus ici que des "habitants de la Corse", livrés aux valeurs marchandes.
Les valeurs culturelles fondatrices du Peuple corse historique, ouvertes sur la modernité et le monde, doivent se transmettre et cimenter le plus grand nombre pour éviter en Corse une société multiculturelle conflictuelle.

Rinnovu

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15.03.2008

[Corsica] A populu fattu bisogna a marchja , liberta !

Un racisme qui se porte bien, le racisme anti-corse

Gare à quiconque qui, aujourd’hui dans l’aire hexagonale décadente, exprimerait d’une manière crue son mécontentement envers un footballeur, surtout si celui-ci est de couleur, ou bien douterait de l’apport - indéniable - de l’Afrique à la Civilisation humaine, il se retrouverait aussitôt en garde-à-vue et traduit en correctionnel ! On le sait, depuis quelques décennies, le racisme, « ce n’est pas une opinion, mais un délit »… (Et le communisme avec plus de cent millions de morts, n’est-ce pas un crime abominable ?) Or, comme dans La ferme aux animaux d’Orwell, certaines attitudes racistes sont plus égales, plus tolérables, que d’autres. C’est le cas pour le racisme anti-corse.

Ce racisme s’exprime ad nauseam dans les médias et chez les élus. Il ne se restreint pas au seul champ politique. La stigmatisation, insidieuse, de la population corse prend souvent les chemins plus susceptibles à toucher le plus grand nombre, ceux du divertissement et de l’humour. N’est-il pas surprenant que les seules blagues désormais permises portent sur les Belges, les blondes et les Corses ? Ayant en mémoire quelques fâcheux précédents, les humoristes se gardent bien maintenant de se moquer de groupes ethniques ou sexuelles qui n’hésiteraient à crier à la persécution discriminatoire…

Plus intéressant est le traitement de l’information quand elle concerne un fait-divers survenu sur l’Île de Beauté ou dans une « zone de non-droit ». S’ils sont Corses, les auteurs seront vilipendés, mis au pilori médiatique et accusés de presque tous les maux. En revanche, s’ils appartiennent à la « caillera » (terme qui faisait naguère leur fierté), ils bénéficieront d’une surprenante indulgence. « Les pauvres, se lamenteront les “ médiatyrans ”, s’ils dealent du shit, c’est parce qu’ils vivent dans de grands ensembles périphériques ghettoïsés et qu’ils sont rejetés par une société française intimement raciste. » Le Corse, qui lutte pour son identité, sera, lui, forcément un criminel au gène assassin, coupable de défendre un « patois de berger ».

Cette différence de traitement s’explique aisément de la part de journalistes déformés par quelques décennies de politiquement correct. Par delà une condamnation de principe, la Grosse Presse comprend le soi-disant désarroi des caïds des banlieues qui, par l’invective, l’agression gratuite, l’incendie de voitures, cherchent à se faire remarquer des pouvoirs publics. Ils espèrent ainsi retirer de ce jeu des subventions qui faciliteront leur intégration dans la société pourrie de consommation de masse. Les émeutes en banlieues expriment surtout une frustration de consommateurs désargentés, car peu motivés à travailler, qui utilisent l’islam politique comme une bannière revendicative (à moins qu’ils se fassent manipuler par les islamistes, les deux interprétations n’étant pas contradictoires). Les « activistes » corses, eux, défendent l’avenir de leur culture, de leur langue, de leur patrimoine, même si ce combat légitime se retrouve mêlé à des actes de petite et de grande délinquance qui entachent la cause du peuple corse. Par ailleurs, leur mauvaise image provient, malgré une logomachie encore marxisante et un schéma idéologique simpliste fortement marqué par le tiers-mondisme, de l’évocation de thématiques ouvertement identitaires. Ce souci prioritaire de l’âme de leur peuple sur son ventre les dessert sur le plan médiatique puisqu’on les assimile à des « racistes ». Bref, le bourrage de crânes corsophobe les considère non pas comme des résistants à l’uniformisation du monde, mais comme des tricheurs, des terroristes et des fainéants, tout juste capables de poser des bombes.

Mais comment alors expliquer le silence assourdissant de la Grande Presse au communiqué du F.L.N.C. - Union des combattants du 25 février dernier qui conseille « aux Français étrangers aux intérêts vitaux de notre terre de ne pas se rendre aux urnes. […] La colonie française de peuplement […] n’a aucun droit sur cette terre » (1) ? La corsophobie si décriée ne serait-elle pas une exagération ? Bien au contraire parce que les journalistes estiment que ce sont les continentaux qui sont dans le collimateur des clandestins. Or ces continentaux sont souvent des Français de racine européenne qui appartiennent à la « majorité invisible » (et non à une quelconque « minorité visible », nuance de taille), ce qui explique qu’à la corsophobie ambiante des médias se superpose un insidieux, scandaleux et incontestable racisme anti-blanc.
De la démocratie falsifiée et verrouillée
Le 14 janvier dernier, lors d’une rapide visite à Ajaccio, le Premier ministre, François Fillon, qualifia d’« acte de délinquance » l’occupation par les nationalistes de l’Assemblée de Corse et l’incendie qui s’en suivit. Très en verve ce jour-là et tout heureux de se défouler enfin de toutes les avanies qu’il a reçues de la part de l’actuel locataire de l’Élysée, le chef du gouvernement déclara que « nous sommes dans une démocratie. Dans une démocratie, quand on veut exprimer ses opinions, quand on veut exprimer ses critiques, ses oppositions, il y a des lieux pour le faire. L’Assemblée territoriale en est un. » Tiens donc, conseils municipaux, conseils généraux, conseils régionaux, Assemblée national, Sénat, Parlement européen seraient donc des lieux d’aisance, pardon !, de critiques et d’expression ? Les millions de salariés angoissés par de probables licenciements induits par les délocalisations et le « laisser-fairisme » (Maurice Allais) seront ravis de l’apprendre. De pareils propos sonnent en fait faux, car de tels lieux n’existent pas. Ces assemblées sont essentiellement des salons ouatés dans lesquels se calfeutrent des politicards cumulards autistes, aveugles et sourds aux légitimes exigences du peuple.

Et le Premier ministre de poursuivre sa belle rhétorique : « La vérité, c’est que ceux qui ont fait ça perdent les élections ». Voilà un exemple flagrant de désinformation ! Les élections actuelles permettent-elles la libre-expression des citoyens ? Non, nullement, car la France, et plus généralement le monde occidental, sont des ploutocraties oligarchiques déguisées en démocraties formelles. La conséquence est que nous vivons dorénavant en monocratie éclatée. Les principaux partis politiques hexagonaux, de Besancenot à Villiers, ne se distinguent plus que sur d’infimes détails secondaires et jouent en réalité une même partition. Par ce rituel sacralisé qu’est devenue l’élection, le citoyen est sommé de choisir entre des potiches pré-sélectionnées qui entérineront des décisions prises avant le scrutin. Et si le peuple s’oppose, se montre réticent ou rejette ce qu’on lui propose ? Les oligarchies lui imposent leurs volontés en le violant. Il existe deux formes de viol électoral : soit elles font revoter le peuple jusqu’à ce qu’il accepte, lassé par ce harcèlement électoral (par exemple, les Irlandais pour le traité de Nice), soit plus subtilement elles le contournent et usent la voie parlementaire comme vient de le faire le gouvernement français. C’est le Congrès à Versailles qui a ratifié le soi-disant « mini-traité », mais maxi-traité de Lisbonne qui est un traité constitutionnel eurocratique bis. À quoi bon dès lors de voter si le bulletin mis dans l’urne ne sert strictement à rien ?

À cette « démocratie confisquée » (pour reprendre le beau titre d’un ouvrage du Club de l’Horloge paru en 1989 sous la direction d’Yvan Blot) s’adjoint une « démocratie falsifiée ». On observe en effet que depuis une dizaine d’années une restriction des conditions de candidature en raison de la mise en place de quotas féminins et de règles draconiennes du financement public des campagnes électorales. Les élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars prochain confirment ce durcissement anti-participatif. La parité entre les deux sexes exigée sur les listes oblige plusieurs partis politiques à renoncer de se présenter dans de nombreuses villes parce qu’il faut trouver des volontaires avec le risque non négligeable, pour les formations les plus politiquement incorrectes, de subir de véritables représailles de la part de quelques voyous « ras-des-neurones ». Par ailleurs, les modalités du financement contraignent les petits mouvements soit à passer sous les fourches caudines des banques qui refusent au final d’accorder des prêts, soit à hypothéquer leurs biens personnels pour un succès aléatoire. Est-il bien nécessaire de se retrouver à la rue pour avoir voulu sonner le tocsin auprès de ses concitoyens butés ? Pessimisme outrancier diront certains. Simple réalisme en fait.

À la falsification s’ajoute un verrouillage habile des opinions. L’usage de modes de scrutin qui empêchent la libre représentation des minorités politiques (alors que le Parlement français, pléthorique, est devenu une simple chambre d’enregistrement des oukases de la Commission eurocratique) allié à une couverture tendancieuse des médias qui se détournent superbement des « petits candidats » rend la participation des citoyens superfétatoire. Le jeu électoral en devient biaisé. Faut-il par conséquent se scandaliser de l’action incendiaire de quelques jeunes indépendantistes corses radicalisés ? Craignons plutôt que le précédent kossovar ne les radicalise encore plus.

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[Corsica] Résultats des listes corses

996061144.jpgÀ Bastia les nationalistes font un excellent score.
SIMEONI GILLES (autonomiste) 16,60 %
TALAMONI JEAN GUY (indépendantistes) 5,90 %


À Porto Vecchio les nationalistes font un score exceptionnel de 43,36 % !!!
JEAN-CHRISTOPHE ANGELINI (autonomiste) 37.13 %
MARIE-CLAUDE BRANCA (indépendantiste) 6.23 %

À Ajaccio où trois listes nationalistes (autonomistes et indépendantistes) se présentaient aux électeurs, l’addition des scores donne un chiffre plus qu’honorable de 14,3 %.
CASANOVA Thierry 6.2%
FELLI Lucien 5.3 %
ROSSI Jacky 2.8 %

À Corte, fief du nationalisme et de l’université de Corse, le score est moindre mais intéressant.
FERRANDINI André 6.2 %

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29.02.2008

[Corsica] Guerre entre le milieu et le séparatisme corse pour les machines à sous: un mort

2069854066.jpgLa cour d’assises d’Aix en Provence juge six hommes considérés comme des caïds du grand banditisme appartenent la ” Brise de mer” pour le meurte de onze balles d’un jeune séparatiste corse. Activiste de l’organisation mafioso-terroriste “Armata Corsa”, Nicolas Montigny a, semble-t-il, été victime de la lutte sanguinaire qui opposait les deux organisations pour le contrôle des machines à sous en balagne ( Haute corse). Les accusés nient les faits.

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