Grâce à un réseau de « mini ambassades » éparpillées aux quatre coins du globe, la Catalogne espère renforcer encore sa puissance à l’international. Déjà, elle dispose de 38 centres d’affaires dans le monde, lui permettant d’aider l’implantation d’entreprises catalanes dans près de 70 pays.
Ce n’est pas nouveau. Cela fait même 20 ans que la Catalogne a compris qu’elle avait un rôle a joué à l’international. En 1987, elle a créé la COPCA, Consortium de Promotion Commerciale de Catalogne, dans le but d’aider les entrepreneurs catalans dans leurs démarches d’implantation à l’étranger. Mais aujourd’hui, la région entend faire encore plus fort en créant dans le monde entier de véritable « mini ambassades » au rôle plus politique et culturel. Et ce, grâce aux nouvelles possibilités que suppose le nouvel « Estatuto » en matière de relations extérieures.
La Catalogne possède déjà des bureaux institutionnels à Madrid et d’autres à Bruxelles, chargés des relations avec les députés européens. Au printemps, elle ouvrira la première d’une série de bureaux diplomatiques à Paris. Puis ce sera au tour de New York et de Berlin. Plateformes politiques, économiques et culturelle de la Catalogne à l’étranger, elles pourront englober comme c’est le cas à Paris, l’ancienne Maison de la Catalogne et le bureau de promotion commercial de la Copca.
Ouvert en 1989, ce dernier est l’un des premiers centres d’affaires créé par l’organisme dépendant de la Catalogne. Aujourd’hui, il n’est que l’un des 38 centres d’affaires catalans, répartis dans autant de pays. Une véritable toile d’araignée qui permet aux businessmen catalans de trouver assistance et conseils pour s’implanter dans près de 70 pays. « Depuis 1989, nous avons traiter 9 000 projets et aider 10 000 entreprises à s’implanter à l’étranger », résume Nuria Austrich, directrice du département des marchés internationaux de la Copca.
Les démarches débutent souvent à Barcelone où les bureaux de la Copca conseillent, proposent des solutions pour consolider une position internationale, étudient des plans d’action possibles, envisagent les pays où il sera meilleur de commencer une implantation, etc. Sur place, certains entrepreneurs viennent aussi dans les bureaux décentralisés afin de profiter de la connaissance de la réalité locale qu’ont les 110 agents de la Copca basés à l’étranger. « Le personnel que nous employons dans nos antennes est ou bien directement originaires des lieux, ou bien y a vécu suffisamment pour connaître bien les rouages du pays », souligne Nuria Austrich. Aide au recrutement, pour trouver des partenaires ou des distributeurs… Tous les services sont payants mais en échange, la Copca « dédie du temps individuellement, à chaque projet ».
Tous les secteurs économiques sont représentés, de la manufacture aux services en passant par les technologies ou les biens d’équipement. A la France et l’Allemagne, destination majeure de l’investisseur catalan s’ajoutent depuis quelques années la Chine, la Russie ou l’Inde.
Que ce soit par le biais des ses bureaux commerciaux ou par celui de ses mini ambassades, le Gouvernement catalan aspire à avoir un rôle de première ligne dans le processus Euro-méditerranée et dans les relations internationales en général.



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