27.08.2008
[Lyon] Camp Identitaire 2008 : Compte-rendu
Dans la banlieue lyonnaise, du côté du massif central, serpentent de longues collines sur lesquelles se dressent de majestueuses forêts de pins. Le matin, le sol tapissé d’herbes hautes est humides de rosée. Certains soirs, une lumière orange vient embraser le ciel. Les agriculteurs y sont peu nombreux et le coin est relativement calme.
C’est par là que les Jeunesses identitaires sont venues faire leur sixième camp d’été. Au programme, des activités sportives (boxe, jeux physiques comme l’épervier ou le jeu de la corde…) mais aussi des conférences, des cours sur certains pans de l’histoire européenne ou encore des ateliers de formation militante. Des cycles de formation thématique sont poursuivis tous les cinq camps. Ainsi, les cinq premiers camps d’été ont abordé le thème des aristocraties européennes. Le sixième camp aborde un nouveau cycle : les révoltes contre le monde moderne. Ce cycle fut inauguré par la référence aux rebeynes, ces révoltes qui ont secoué plusieurs fois la ville de Lyon, et en particulier celle de 1793 où les lyonnais se sont rebellés contre la mainmise oppressante du pouvoir jacobin.
Une fois les tentes installées, les sections JI hissent leurs drapeaux. A la veillée, ce soir-là, et comme tous les soirs qui suivront, les militants chantent au coin du feu ; dans le froid des soirées de campagne, loin des villes trop confortables, la chaleur physique des flammes procure un bien-être imprescriptible et toutes sortes de chants européens sont entonnés en chœur chaque soir. Mais le feu n’est allumé qu’après de denses journées de sport et de conférences. Tous les matins, on fait de la boxe, on se bat entre militants (en gardant toujours les gants, sportivité oblige) ou on s’exerce pour de nouveaux coups. Beaucoup font ici leur premier camp.
Néanmoins, le niveau sportif est tout à fait satisfaisant et les séances de sport donnent à chacun l’occasion de s’améliorer encore. Il y a aussi beaucoup de conférences ou d’ateliers. Au risque de donner parfois trop d’informations, les conférenciers démentent tous les clichés d’”inculture” planant sur notre milieu, c’est certain ! Des cours sur le fédéralisme, le modèle impérial, le principe de subsidiarité (qui régit la gestion fédérale en politique)… viennent enrichir les connaissances des militants. Chacun ressort avec un bagage culturel, correspondant aussi bien aux idées des identitaires qu’à différents éléments de l’histoire. Mais il n’y a pas que de la boxe ou de la théorie, car les ateliers militants sont aussi au rendez-vous. Par exemple, un atelier sur la création d’associations, sur les différentes manières de militer ou encore sur la création d’une campagne politique sont l’occasion d’acquérir des connaissances pratiques. Ou encore l’atelier « service d’ordre », où les militants apprennent à former un S.O. efficace dans les manifestations ou dans les meetings. Là, rien ne vaut le réalisme, et certains se souviennent encore des tomates lancées lors de l’atelier !
La semaine se déroule dans une ambiance de camaraderie, de formation politique et de sportivité. Les deux derniers jours, chaque section choisit un champion pour un tournoi de boxe, dans lequel les champions s’affrontent au milieu du cercle des militants. Le champion parisien a terminé deuxième, au terme d’un combat sans merci, sous les encouragements et les vivats de son équipe.
Pour la dernière après-midi, le président du Bloc identitaire Fabrice Robert vient parler de différentes caractéristiques du Bloc ; sa stratégie, ses liens avec les JI, l’agence indépendante Novopress… c’est l’occasion d’un débat, long mais pas ennuyeux, couvrant plusieurs sujets pratiques. Le soir, avant la clôture du camp, on remet le trophée de la meilleure équipe à la section s’étant le plus illustrée durant la semaine. Surprise : comme l’année dernière, il s’agit… des JI Paris ! Les parisiens peuvent ramener fièrement leur trophée chez eux.
Après un dîner typiquement lyonnais, on clôture le camp et nous repartons dans nos villes respectives.
Vivement l’année prochaine !
Geoffroy Soubis
Source : Blog identitaire
12:19 Publié dans Lyon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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