30.09.2007
[Tribune libre] Subversion
La subversion capitaliste à travers la publicité recherche : - La destruction des valeurs identitaires pour les remplacer par les valeurs marchandes,
- L’intoxication sur la propre valeur de chaque citoyen, l’injection d’un doute sur soi, accompagnant le doute sur ce en quoi il croyait.
- La culpabilisation.
- Le ridicule, l’illogisme, le dérisoire
Loin de l’image d’Epinal qu’on essaie de nous imposer, le publicitaire est un militant subversif car dans une position confortable par le fait même que l’on ne voit pas pour qui il travaille. Il est une sorte d’agitateur à l’état pur, remuant l’opinion publique d’une manière apparemment désintéressée puisqu’il ne développe aucune idée positive. Pour finir, laissons la parole à un zélateur de la subversion mondialiste, le publicitaire Jacques Attali, conseilleur de François Mitterand et de Jacques Chirac, il faut « encourager la diversité, partager les richesses (…) éliminer les dépenses d’armement, s’ouvrir aux cultures des autres, favoriser tous les métissages, apprendre à penser globalement. »
Signe des temps modernes, reflet la société dans laquelle nous vivons, l’inversion des valeurs constitue un symptôme particulièrement révélateur de l’état de déliquescence de nos sociétés occidentales. Cette évolution contre-nature s’illustre notamment par phénomène de dévirilisation, virus particulièrement inquiétant, et fortement ancré chez l’homme blanc. Ce nouveau fléau prospère sur la perte de repères, conséquence sournoise de l’entreprise de culpabilité orchestrée par certains lobbys et certaines institutions.
Avant d’évoquer ce fait marquant de ces dernières décennies, il convient de retenir une acception parmi tant d’autres de ce que recouvre la virilité (1). Cette dernière englobe ainsi les « attributs sociaux associés aux hommes, et au masculin : la force, le courage, la capacité à se battre, le “droit” à la violence et aux privilèges associés à la domination de celles, et ceux, qui ne sont pas, et ne peuvent pas, être virils : femmes, enfants… »
L’histoire européenne (ancienne) dévoile de multiples épisodes où s’affirme constamment la virilité. Plus proche de nous, notamment avant et pendant les deux guerres civiles européennes, l’homme blanc revendiquait et cultivait avec fierté, affranchi de tous sentiments culpabilisateurs cet attribut consubstantiel de la sphère masculine. Malheureusement, la tendance commence à s’inverser après guerre, même si persiste l’image du mâle incarné à l’écran par les Gabin, Belmondo ou Ventura, symbole du héros, du protecteur adulé par les foules féminines. Ce n’est sans compter sur les évènements de 1968, et dans leurs sillages l’idéologie égalitariste et féministe importée des Etats-Unis, qui participent alors à l’effritement de l’image et de l’identité masculine. Parallèlement au culte de l’image et de l’apparence, nous assistons depuis 20 ans à l’émergence d’un simulacre du mâle, dont le portrait s’exhibe désormais sous la variante du métrosexuel. Plusieurs causes président à ce funeste glissement contemporain vers une dévirilisation accrue chez l’homme blanc et, fait plus grave sa généralisation inconsciemment relayée par une opinion publique ayant perdu ses repères sous la propagande quotidienne des différents organes de culpabilisation. Ce que rappelle de manière lucide Guillaume Faye, lorsque ce dernier affirme : « Les valeurs évidentes qui font la force et conditionnent la survie de tous les peuples dans l’histoire sont aujourd’hui considérées en Occident comme des tares ridicules : honneur, fidélité, famille, fécondité démographique fierté de sa civilisation, patriotisme, volonté de survie dans l’histoire, etc. Mais cette décadence est aussi le fait d’une laïcisation des principes de charité universelle du christianisme et de son postulat central d’égalitarisme individuel, à travers l’idéologie des droits de l’homme ». Le lobby homosexuel alimente également ce processus qui s’apparente à une forme de perversion de l’ethos masculin. L’ensemble de ces jeunes gens en quête de féminisation troque inconsciemment ou non leurs habits d’éphèbes pour endosser celui de l’androgyne noyée par la folie consumériste. Car si certains groupes de pression participent à cette dévirilisation de l’homme blanc, la responsabilité en incombe aussi aux agences publicitaires qui cristallisent cette nouvelle phase de décomposition de nos valeurs, comme le prouve la publicité de la marque Sloggy. Mais les agences de pub, symbole de l’opportunisme mercantile, ne perdent pas de vue l’objectif productiviste. La pub pour la marque de sous-vêtements Sloggy avec l’ancien joueur de tennis multimillionnaire d’origine camerounaise, Yannick Noah, constitue un cas d’école intéressant. La photo met en valeur la musculature de cet homme de couleur mais au-delà de ce choix, l’important consiste à comprendre les raisons de l’absence de l’homme blanc. Indiscutablement ce dernier ne jouit plus du même statut dans nos sociétés occidentales, son image sans cesse dégradée, féminisée, asexuée fait que son caractère de mâle fort et sécurisant se dilue de plus en plus dans une société ayant perdu sa stricte division anthropologique.
En outre, face au métissage organisé de la société française, les marques s’adaptent au marché en tenant compte des caractéristiques sociologiques de ses cibles potentielles. Or, parallèlement à l’évolution démographique de la France et pour diverses intentions idéologiques (parité, antiracisme, etc.) fleurissent de nombreuses publicités mettant en scène un homme de couleur et une femme blanche, ou dans de rares cas, l’homme blanc qui étrangement se trouve toujours en position d’infériorité ou peu enviable comme le suggère la publicité Stella Donna : « Cette publicité présente un message raciste, banalisé dans un contexte humoristique. En effet, on prétend à la supériorité “Coloured” au détriment du type blanc, dit ordinaire, désintéressant, voir même dégoûtant. On présente ainsi ce grand type moche en lui collant un tas de caractéristique indésirables, telle la médiocrité et la malpropreté. De l’autre côté, on voit le grand type noir musclé et présenté comme beau et désirable. Est-ce réellement raciste nous demanderons certains. Nous vous retournons la question en posant l’hypothèse que la même publicité soit reprise en mode “inversé”. »
Le mouvement féministe tient une lourde responsabilité dans cette évolution. Au même titre que l’ethnomasochisme qui sévit dans les esprits, le processus de dévirilisation procède de la même structure constitutive. Dans les deux cas, la haine de soi et de ce que notre identité nous renvoie comme image influe sur nos comportements. Ethnomasochisme et dévirilisation chez l’homme blanc constituent les deux piliers de l’entreprise de démolition de notre civilisation. Mais si l’inclusion du phénomène de dévirilisation est majoritairement observée sur les écrans ou sur les panneaux d’affichage, il ne constitue en rien un artefact des professionnels du marketing. Il reflète tristement l’évolution des mœurs et du culte de l’altérité, créneau dans lequel se sont engouffrées les agences de publicité avides d’exploiter le filon de l’androgynie commerciale. Finalement, cette dévirilisation peut s’assimiler à une facette du complexe de Stockholm.
1) Le dictionnaire critique du Féminisme (2000) Helena Hirata, Françoise Laborie, Hélène Le Daoré, Danièle Senotier, PUF.
Source : www.rebeyne.com
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