31.08.2007
[Sécurité] Le commerçant harcelé placé sous protection policière
Mahmed Abderrahmen, le gérant du Franprix de Saint-Denis agressé à de multiples reprises, a été reçu hier au ministère de l'Intérieur. Son magasin du quartier du Franc-Moisin, de nouveau pris pour cible avant-hier, a été placé sous surveillance.
«Je ne fermerai pas. Mon appel au secours est pris au sérieux au plus haut niveau. Les policiers ne nous lâchent plus, les enquêtes avancent.
Les voyous ne gagneront pas. » Mahmed Abderrahmen est sorti hier « rassuré » et « regonflé » de la longue journée qui l'a mené du ministère de l'Intérieur au bureau du procureur de la République de Bobigny, François Molins. Patron du Franprix du Franc-Moisin, à Saint-Denis, ce commerçant a été agressé à deux reprises en trois mois et sa supérette a été prise d'assaut mercredi par un groupe d'hommes encagoulés. Hier, place Beauvau, il a été reçu pendant trois quarts d'heure par Michel Delpuech, directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie. Ce dernier lui a annoncé un ensemble de mesures visant à sécuriser le quartier du Franc-Moisin, proche du Stade de France. A commencer par la protection policière de Mahmed Abderrahmen , 54 ans, qui est persuadé de « payer » depuis trois mois sa fermeté vis-à-vis des resquilleurs et ses prises de position dans les médias contre la violence.
« Nous avons besoin de la coopération des habitants »
Cette surveillance « accrue et visible » concerne évidemment les employés de sa supérette mais aussi des commerces voisins. Le ministère espère « ramener le calme » dans le quartier en renforçant la présence des CRS et ainsi lutter contre les vols avec violence. On parle aussi d'une intervention prochaine du GIR, groupement spécialisé dans la lutte contre l'économie souterraine. A ce sujet, le directeur de la sécurité publique de Seine-Saint-Denis, David Skulli, espère que « les langues vont se délier dans le quartier ». « Nous avons besoin de la coopération des habitants. »
Ce n'est pas tout. Hier matin, le nouveau préfet de Seine-Saint-Denis, Claude Balland, a reçu comme consigne de faciliter et accélérer la mise en place de la vidéosurveillance au Franc-Moisin, en partenariat avec la municipalité. Dans le courant de l'après-midi, le procureur de Bobigny, François Molins, a confirmé à Mahmed Abderrhamen « l'engagement et la volonté du parquet de faire aboutir le plus rapidement possible les enquêtes en cours » sur les violentes agressions dont il a été victime, le 6 juillet et dimanche dernier.
« Le gouvernement prend cette affaire très au sérieux », assure Fadela Amara. La secrétaire d'Etat à la Politique de la ville a poussé elle aussi un « coup de gueule » hier. Elle a appelé sur RTL « à briser la spirale de la violence dans les quartiers ». « Il ne faut pas avoir peur de reconnaître que beaucoup de quartiers sont pris en otage par une minorité de jeunes qui les terrorisent. Et face à cette violence insupportable, que l'on me rapporte de plus en plus souvent dans mes réunions, la présence visible et massive de la police est vraiment nécessaire. »
Source : www.leparisien.com
11:05 Publié dans Sécurité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



Commentaires
Pure démagogie …
Cela ne résout pas les problèmes de fond qui découlent du laxisme et de la victimisation de la racaille.
Des policiers vont-ils être affecté pour les dizaines d’autres commerces également agressés mais ont les affaires n’ont pas été médiatisées ?
Ecrit par : Julien | 01.09.2007
En effet Julien , vous semblez être parfaitement lucide sur la situation actuelle il ne s'agit évidemment pas d'un cas isolé !
Ecrit par : Réseau-Durandal | 01.09.2007
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