17.02.2009

[Agriculture] OGM : Bruxelles échoue à faire plier la France

cbb15748-fc48-11dd-9836-23ee083efde1.jpgLes experts des pays de l'UE n'ont pas soutenu, lundi, la demande de la Commission européenne, qui veut contraindre la France et la Grèce à autoriser la culture du maïs OGM Monsanto.

Premier échec pour la Commission européenne dans le dossier OGM. Sa tentative pour forcer la France et la Grèce à autoriser la reprise de la culture du maïs génétiquement modifié de la firme américaine Monsanto n'a pas abouti lundi. Les experts des pays de l'UE réunis à Bruxelles au sein du Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale n'ont pas réuni de majorité pour imposer à Paris et Athènes de lever les mesures d'urgence empêchant la culture de ce maïs OGM.

Lors d'un vote à la majorité qualifiée, seuls 9 pays sur 27 ont soutenu la demande de la Commission européenne. Celle-ci doit désormais décider si elle demande l'arbitrage des ministres. Dans ce cas, elle doit «sans plus tarder» présenter une proposition et les pays de l'UE devront se prononcer dans les trois mois.

Dans l'intervalle, les ministres européens de l'Environnement vont voter dès le 2 mars sur les clauses de sauvegarde mises en place par l'Autriche et la Hongrie, deux autres pays réfractaires aux OGM. Si les ministres eux-mêmes ne parviennent pas à un consensus dans le délai de trois mois, ce sera la Commission européenne qui aura le dernier mot, laquelle risque fort probablement d'intimer à la France et à la Grèce de s'exécuter.

www.lefigaro.fr

23.10.2008

[Agriculture] Marchés agricoles déréglés : l’échec cuisant de la PAC

cerealesle7.jpgEn rétablissant des droits de douane dérisoires sur les importations de céréales en provenance des pays tiers, la Commission européenne reconnaît ainsi que la situation des marchés de cette matière première vitale est devenue totalement anarchique. Les fluctuations sont telles que le prix des céréales dans l’UE a été divisé par 2 en six mois, alors que les besoins et les stocks demeurent identiques et que les coûts de production ont grimpé de 50%.

Cette situation est le résultat tangible d’une politique délibérée de démantèlement constant des outils de régulation de marché menée depuis 15 ans par la Commission européenne avec l’assentiment passif des gouvernements, sous prétexte de faire baisser les prix à la consommation. Mme Ficher Boel, la commissaire à l’Agriculture, n’a eu de cesse de rappeler que, grâce à cette dérégulation, les agriculteurs allaient désormais suivre les signaux du marché !

Tous les agriculteurs sont aujourd’hui totalement désorientés, quelles que soient leurs productions. Pour leur part, les consommateurs subissent une hausse constante de leur budget alimentaire et la faim dans le monde touche maintenant près d’un milliard de personnes.

Alors que la seule modification réelle proposée dans le « bilan de santé » de la PAC consiste en une réduction des aides des céréaliers, qui ont soi-disant vu leurs prix de vente augmenter considérablement, pour les saupoudrer vers les éleveurs et les producteurs de fruits et légumes, la situation actuelle prouve qu’il n’est plus possible de faire confiance à la Commission.

Comme les gouvernements de l’UE ont su reprendre le pouvoir pour intervenir dans la crise financière, ils doivent aussi prendre leurs responsabilités pour s’attaquer énergiquement à la crise agricole et alimentaire qui ruine tout espoir de relance de l’économie réelle.

Dans ce contexte, la CR appelle la Commission à démissionner. Elle demande également une réforme en profondeur d’une PAC qui selon le Président N. Sarkozy « ne peut répondre aux défis de l’après 2013 » pour atteindre les 4 objectifs suivants : « assurer l’indépendance et la sécurité alimentaire de l’Europe - contribuer aux équilibres alimentaires mondiaux - préserver les équilibres de nos territoires ruraux - participer à la lutte contre les changements climatiques et à l’amélioration de l’environnement » (discours du SPACE à Rennes – 2007).

Source: www.coordinationrurale.fr

03.10.2008

[Agriculture] Effondrement du prix des céréales

cerealeshx3.jpgAujourd’hui, 2 octobre 2008, il n’y a pas que la Bourse qui baisse ! Le blé cote 159,50€/t rendu Rouen et pire, le maïs vaut 134,50€/t rendu Bordeaux. En un an, le prix des céréales en France a été pratiquement divisé par deux !

Ce niveau de prix correspond, en monnaie courante, aux cours que nous connaissions il y a une trentaine d’années. Par contre les prix des intrants flambent, poussant les coûts de production des céréales à près de 200€/t.

Les producteurs de grains, qui espéraient que le retour à des prix rémunérateurs stables était acquis pour plusieurs années, vont se retrouver en déficit et avec de gros problèmes de trésorerie pour financer les investissements engagés depuis un an.

Ce retournement de situation brutal met en évidence que le projet de la Commission de l’UE qui consiste à reprendre une partie des aides aux grandes cultures pour les donner à d’autres productions est absurde. Le ministre de l’Agriculture et certaines organisations agricoles françaises qui ont soutenu cette idée font également fausse route.

Comment en est-on arrivé là ? La filière des céréales, avec la complaisance de la Commission européenne, a tout fait pour faire chuter les prix. La suppression des taxes à l’importation et l’attribution d’autorisations de commercialisation de nouveaux OGM, sont à l’origine d’importations de 12 millions de tonnes de maïs et 5 millions de tonnes de sorgho qui ont encombré et tiré le marché vers le bas.

Pour l’Organisation des Producteurs de Grains, il est urgent de mettre en place des mesures de stabilisation des marchés de grains dans l’intérêt des consommateurs et des agriculteurs. Il faut rétablir la préférence communautaire et relever le niveau du prix d’intervention qui, à 101€/t, ne correspond plus à rien. La sortie de l’agriculture de l’OMC est aussi un préalable pour garantir la sécurité alimentaire de l’UE.

L’ère d’instabilité dans laquelle nous sommes entrés va mettre à rude épreuve les paysans. En revanche, les catégories sociales à faible pouvoir d’achat risquent de ne pas profiter de la chute des cours qui, une nouvelle fois, ne sera certainement pas répercutée sur les prix des denrées alimentaires.

Source: www.coordinationrurale.fr

24.09.2008

[Savoie] Avenir de la PAC : pauvre débat à Annecy !

sanstitrewu5.pngLe Conseil des Ministres de l’agriculture de l’UE à Annecy aurait pu être l’occasion de remettre à plat la politique agricole et de définir un grand dessein pour la PAC. La politique préconisée par la France relevait du bon sens : commencer par débattre des objectifs stratégiques et des outils de la PAC avant de d’aborder la question budgétaire.

A l’issue de cette rencontre, il faut malheureusement déchanter et admettre que les positions pourtant minimalistes et consensuelles défendues par la France n’ont pas entraîné l’adhésion de ses partenaires.

Pire encore, les déclarations faites aujourd’hui même par la Commissaire européenne Mme Fischer-Boël reviennent sur le sujet, qu’il était pourtant convenu de laisser pour l’instant de côté : le budget de la PAC. Ses propos relèvent donc de la provocation.

Il revient maintenant au Conseil européen - et à la France en particulier - de reprendre une initiative forte sur la PAC et de remettre la Commissaire à sa vraie place : elle n’a pas à se substituer au pouvoir légitime des ministres, mais à le respecter et à exécuter les décisions qu’ils prendront au nom des citoyens.

Alors qu’ils ont organisé ce matin à Annecy un marché fermier et rencontré un représentant du ministère de l’Agriculture, les agriculteurs de la Coordination Rurale attendent des dirigeants européens et français une vision d’avenir pour l’après 2013. Il est encore temps d’avoir ce débat.

Source: www.coordinationrurale.fr

26.08.2008

[Agriculture] Soutenir les AMAP

2120489479.jpgUne association pour le maintien de l’agriculture paysanne (AMAP) est un partenariat de proximité entre un groupe de consommateurs et une ferme locale, basé sur un système de distribution de « paniers » composés des produits de la ferme. C’est un contrat solidaire, basé sur un engagement financier des consommateurs, qui payent à l’avance la totalité de leur consommation sur une période définie par le type de production et le lieu géographique. Ce système fonctionne donc sur le principe de la confiance et de la responsabilisation du consommateur.

Une AMAP représente pour le paysan, le maintien de l’activité agricole par la garantie de revenu, puisque le consommateur s’engage à payer à l’avance le fameux panier hebdomadaire tandis que pour le consommateur, cela représente des aliments frais, de saison, souvent biologiques, produits à partir de variétés végétales ou races animales de terroir ou anciennes ; de fait, cela garantie un prix équitable pour les deux partenaires.

En outre, on ne répétera jamais assez la nécessité vitale de manger les fruits et légumes de saison. Manger une fraise en février, c’est agréable, mais surtout, cela fait bosser les producteurs peu consciencieux de la terre, qu’ils empoisonnent de produits nuisibles pour faire pousser la précieuse fraise à une saison qui n’est pas indiquée, sous des serres, dans le cadre d’une agriculture intensive faisant de la fraise, une espèce de grosse patate rose gorgée d’eau, sans goût et sure.

Cela fait aussi bosser des étrangers (à une époque où les agriculteurs français se trouvent dans une détresse financière inimaginable) car l’on sait que la majorité des fraises vendues en France hors saison provient de l’étranger, où les coûts de production sont moins élevés. Ceci fait, par un système de la libre-concurrence, baisser les prix en France, et donc prend à la gorge des producteurs qui se voient dans l’obligation de rendre leur produit inabordable, ou de brader leur production ou de la jeter à la poubelle.

Ce qui est valable pour les fraises est valable pour tous les autres fruits et légumes.

Donc l’AMAP participe de l’ économie solidaire dans la mesure où le lien du producteur au consommateur n’est pas rompu par moult intermédiaires qui se servent allégrement au passage sur la bête, arnaquant d’une part le producteur, et d’autre part, le consommateur ; et tout cela pour avoir…servi d’intermédiaire. (Pas de logistique, pas de stockage, juste un peu d’usure)

Le prix du panier est donc plus équitable pour cette première raison que nous venons d’évoquer mais aussi parce que son prix est calculé en fonction du prix de production et non sur les aléas capricieux d’une place de marché en plein centre de Paris et qui fixe plus les prix comme au Monopoly que selon le bon sens ancestral.

Ce système a plusieurs avantages comme ré-enraciner l’économie au niveau local, ce qui créé une dynamique d’emploi ; comme respecter la biodiversité et la fertilité des sols ; comme la réappropriation de la terre par les agriculteurs et non par les grands groupes agro-alimentaires et surtout consommer des produits savoureux, préparés par un consommateur qui reprend en main son équilibre alimentaire ; comme le moyen de redonner aux urbains une connaissance et un goût de la ruralité qu’ils ont perdu (malgré leurs ancêtres).

Faut-il rappeler qu’une fraise est un fruit délicieux ? Ou faut-il attendre que plus personne ne se souvienne de son goût ? Car à force de manger de mauvais fruits et légumes, on finit par ne plus aimer cela. A méditer.

Louise Demory

Source: www.jiparis.com

28.07.2008

[Agriculture] Les bonnes intentions ne suffisent pas

fe00051bleuh9.jpgAides de l’UE aux pays pauvres : les bonnes intentions ne suffisent pas

Par la voix du président Barroso, la Commission européenne promeut en ce moment l’idée d’un plan d’aide aux pays pauvres. Doté d’un milliard d’euros, ce plan serait financé sur les fonds agricoles européens. Pleine de bonnes intentions, cette idée a toutes les chances d’être très populaire auprès des citoyens, même si certains Etats membres, dont l’Allemagne, ont déjà exprimé des réserves.

Mais les bonnes intentions ne suffisent pas. La Coordination Rurale estime, au contraire, que cette idée doit être rejetée car elle participe à la confusion actuelle qui existe sur les questions agricoles. Il est en effet trop facile pour la Commission de s’exonérer de ses responsabilités considérables dans la conduite de la politique agricole en « faisant la charité » aux pays africains.

En refusant d’assumer ses responsabilités dans la régulation des marchés agricoles et en menant une politique à la petite semaine, notamment sur les biocarburants qu’elle a promus avant de les abandonner, l’Union européenne est coresponsable des tensions considérables sur les prix alimentaires que l’on constate depuis quelques mois.

Le monde a beaucoup plus besoin d’une organisation mondiale des politiques agricoles que d’une opération voyante de charité, qui plus est financée sur le dos des agriculteurs européens, dont une petite partie seulement voit ses prix réellement augmenter depuis quelques mois.

Au lieu de céder aux mirages et de vider la PAC de son contenu pour signer un accord de dupes à l’OMC, la Commission ferait mieux d’agir pour régler les problèmes de fond. Le monde a besoin de bonnes politiques agricoles et notamment d’une bonne PAC. Le « business de la charité » n’a que trop duré.

Source: www.coordinationrurale.fr

16.07.2008

[Agriculture] Poulet aux hormones

toiletteeo3.jpgBien que 21 des 27 ministres de l’agriculture européens s’y opposent, la Commission européenne s’apprête à autoriser à nouveau l’importation de poulets chlorés américains.

Une mesure de sécurité sanitaire prise en 1997 à la suite d’un rapport accablant ayant révélé que les poulets américains ainsi que le matériel d’abattage étaient nettoyés avec de l’eau non potable, l’absence de contrôle de la température à tous les stades de la production et l’utilisation de produits chlorés à haute dose et souvent recyclés en fin de chaîne.

À l’époque, Emma Bonino, commissaire à la Santé, avait parlé d’une « absence d’hygiène impressionnante». Aujourd’hui, le commissaire européen aux Entreprises et à l’Industrie Günther Verheugen révèle que le dossier est en réalité politique : « La priorité des États-Unis reste la question du poulet. C’est un sujet test pour savoir si nous sommes sérieusement pro-Américains. » Y compris au détriment de la santé des consommateurs européens !

Source: Faits et Documents

26.05.2008

[Agriculture] Loi OGM = loi à problèmes

487534321.jpgLoi OGM = loi à problèmes

Le vote de la loi sur les OGM, pour laquelle la CR avait déposé des amendements de bon sens qui ont été écartés, montre que les rapports de force politiciens l’ont emporté sur l’intelligence, l’objectivité et le réalisme.

Truffée de lacunes, bardée d’incohérences, cette loi permet, tel un bulldozer, d’ouvrir une large route aux productions OGM pour le plus grand bénéfice des semenciers.

Elle va malheureusement montrer ses carences dès qu’elle aura à s’appliquer, car elle ne pourra ni préserver les droits des producteurs victimes de contaminations OGM de leurs cultures, ni ceux des producteurs d’OGM qui voient leur responsabilité engagée, même s’ils n’ont commis aucune faute.

Par cette loi, l’Etat permet ainsi la culture généralisée des OGM tout en s’exonérant de sa propre responsabilité vis-à-vis des risques, inconnus mais possibles, liés à leur dissémination volontaire.

La France n’est plus l’Etat-Providence mais l’Etat-Inconséquence.

Source: www.coordinationrurale.fr

25.05.2008

[Agriculture] Pêcheurs en colère , agriculteurs solidaires !

623556340.jpgL’agriculture et la pêche constituent les deux secteurs nourriciers, donc vitaux, pour l’humanité. En Europe, ils ont aussi en commun d’être aujourd’hui sous la pression de la Commission européenne. Celle-ci, obsédée par la quête du toujours moins cher et gardienne du dogme de la concurrence libre et non faussée, reste sourde aux difficultés et aux appels des professionnels menacés de disparaître rapidement.

Face aux difficultés qu’ils rencontrent, les pêcheurs comme les agriculteurs demandent logiquement à leur ministre de prendre les mesures nécessaires, conjoncturelles mais surtout structurelles, pour empêcher une catastrophe économique et sociale. Ils sont aujourd’hui face à un constat : le ministre en négociation avec la Commission ne peut leur apporter de réponse autre que celle de la Commission.

La CR comprend la légitime révolte des pêcheurs et demande que la France reprenne en main son pouvoir d’assister les secteurs en danger lorsqu’elle l’estime nécessaire.

Le problème majeur des pêcheurs et des agriculteurs ne se résoudra que par une autre politique, basée sur la préférence communautaire et l’harmonisation des réglementations intra européennes.

Les professionnels qui nourrissent les hommes veulent et doivent vivre de la vente de leurs produits, payés par les consommateurs à un juste prix couvrant leurs coûts de revient.

Ils refusent l’atteinte à leur dignité que constituent les aides et les subventions de subsistance.

Source: www.cordinationrurale.fr

20.05.2008

[Agriculture]la nouvelle charte n’a rien de la solution miracle !

220192067.jpgSuite à la réforme de l’OCM (Organisation commune des marchés) fruits et légumes, la France met en place une charte nationale. Cette dernière entraîne la disparition de l’organisation économique en place, peut-être imparfaite, mais qui avait tout de même structuré un réseau d’informations et permis la concertation entre les acteurs de la première mise en marché (organisations de producteurs (OP), expéditeurs et producteurs indépendants).

Les comités de bassin vont être remplacés par une nouvelle organisation économique atomisée, au sein de laquelle beaucoup de producteurs ne pourront plus être entendus et défendus. En effet, elle néglige les producteurs indépendants et certaines OP, et ne concernera donc que la moitié de la production. En fixant un cadre aussi restrictif, la France laisse de côté une large part de ses producteurs, ce qui suffit à nous faire douter de la portée de la charte nationale.

La Coordination rurale (CR) déplore également le manque d’unité de gestion des filières, dont le but premier devrait être de garantir la sécurité des prix et la pérennisation des exploitations en assurant le renouvellement des producteurs par les installations.

L’organisation économique de la filière ne peut être efficace que si la production est parfaitement connue. C’est pourquoi la CR demande une nouvelle fois au Ministère de saisir l’opportunité de la présidence française de l’UE pour élargir le cadre de l’OCM en créant une Organisation commune de la production et des marchés (OCPM), qui seule peut apporter une connaissance réelle de la répartition des productions et donc la maîtrise des marchés.

Source: www.coordinationrurale.fr

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